Dans une suite d'évènements aussi torride que celle-ci, je n'aurais pour derniers mots les suivants: « au revoir ». Deux mots pour lier des espoirs, lier des envies de revivre une chose à milles.
« Au revoir », c'est ce que j'aurais émis le plus souvent aujourd'hui. Pour mes amis, professeurs, coups de cœur, et bien d'autres. On cache sa souffrance derrière un masque. Mon masque se manifeste par mes mots, ma langue, mon langage d'expression – corporelle ou non – ainsi que les sons qui sortent de ma bouche. « Au revoir » pour vingt-quatre heures. Deux heures de travail intense puis la liberté. La liberté conditionnelle: celle où il faut souffrir du manque social pour n'avoir rien à faire.
Plus les jours passaient et plus je redoutais ce moment de nostalgie. Je me manque à moi même et tout ce qui m'entoure mène une réciprocité. Les remords s'ajoutent à la montagne, ne pas avoir accompli certaines choses, ne pas avoir émis certains dires à elle, ne pas s'étouffer du défaut...
La liberté est le plaisir intense d'être dans un vide absolu... Je suis décidément une poule mouillée en ce qui concerne le vide. La liberté n'est pas pour moi. Ne dites pas « liberté » devant moi. J'ai l'impression d'y entendre un raisonnement nazi. Laissons-nous aller... Sautons dans le vide pour détruire nos constructions... Il ne faut pas de relâchement. Il faut toujours continuer. Le vide, c'est la mort. L'attendez-vous? La mort? Bien.
Je hais les fins d'année. Elles arrivent au mauvais moment. Là où tout se déroule bien, les examens nous pendent au cou et mes amis se tournent vers l'ancien. Je doute toujours du bien des vacances. Oui, j'aime les vacances mais seulement lorsque je suis le seul à en avoir. Sinon, ce n'est pas drôle. Les vacances sont le lit de ma mort. Là où les parents en profiteront, la solitude me poursuivra nue dans les couloirs de ma vision et prête à me faire l'amour au pied de mon dernier regard, celui porté vers mon amie de toujours. Solitude, sirène de mes cauchemars.
Après cette journée, j'irai me retrouver seul à seul avec moi même pour planifier mes vacances. Les idées les plus récurrentes sont le jeu abusif, la musique et l'écriture. Il y a toujours les promesses à deux balles... Peut-être plus si j'aurais assez de couilles.
C'est avec un cœur lourd en émotions et rassasié en connaissances que je quitte cette année d'étude avec la sensation d'avoir appris de la vie. Un casier 2121 et plusieurs réponses à la vie, l'Univers et tout le reste... J'en suis satisfait. Il n'y a pas de solution à la vie... Il y en a plusieurs. Un tout sans doute. Je ne sais pas. Je suis rempli d'émotions de part mes proches et mes évènements antérieurs. Je vous aime et je vous dis merci. J'ai trouvé qui je suis, qui je veux être et qui je serais. L'année prochaine sera plus riche. Je vous aime et je vous dis merci. En rentrant chez vous, dites bonjour à votre liberté. Moi, je me contenterais d'un simple « au revoir » pour vous. Je vous aime et je vous dis merci. À la deux. Au revoir.
Il retourne à la maison, bredouille, en ayant le sentiment d'avoir manqué une chose. Il n'en revient pas. Il a vécu autant et aujourd'hui il a achevé quelque chose. « Vous avez terminé votre troisième année jeune homme » « Quoi? Vraiment? » Il se dit que le sablier fût déjà retourné: deux longs mois et demi. Pourra-t-il combattre la solitude? Pourra-t-il lutter contre le vide? Il repense à ce demi sourire et ce long, très long, regard entre lui et elle... Elle et tout ce qui va avec lui manquera... Le temps n'a pas de chiffres, il passe à la vitesse qu'il veut... Il espère être sur le train du retour. Il a fini par se retrouver: il sait qu'il a peur du vide et qu'il est né à chercher, étudier et observer quelque chose. Il écrira sur une feuille de papier jusqu'à sa mort. Il est sur le tremplin, les jambes tendues, prêt à sauter et savourer le détachement de ses pieds de la planche. Il s'engouffre dans le vide comme on perce un cœur.
La liberté, c'est un vide absolu. Plongez-vous dedans au risque de ne pas toucher le fond mais laissez-vous distraire par son aire ambiant.
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Je vous préviens, je n'arrive pas avec quelque chose de nouveau (j'ai l'impression d'être dans un stade de relecture trollolol). J'ai pris celui-ci car il est récent. Je ne l'aime pas pour la régression du style d'écriture (trop enfantin mais au moins on comprend tout). Par contre je l'aime bien car il contredit ce que tout le monde aime: la liberté (et les vacances). J'aurais pu approfondir le sujet mais je n'y ai pas pensé. J'aime bien ma dernière déclaration à la fin. o/
Il est à retravailler au niveau de la ponctuation. Elle est faite comme un pied.
Petite note: 21 + 21 = 42. 42 est un nombre qui signifie la réponse à la vie, l'Univers et tout le reste selon les geeks.