Le but de ces aphorismes est de n'être que très peu travaillé et relu, ils me prennent tout au plus 30 minutes-1 heure à écrire, j'essaie d'améliorer ma capacité à produire du texte rapidement et relativement bien.
Pour ce qui est des sujets, je suis conscient que ça doit passer ou intéresser très peu de gens, mais c'est ce qui me vient naturellement en ce moment. Les sujets et la construction des aphorismes ne sont aussi pas vraiment pensés auparavant, je me lance et je construis au fur et à mesure. J'essaie vraiment de m'améliorer sur ma capacité à écrire rapidement (sans pour autant que ce soit de l'écriture automatique), pour que ce soit de moins en moins structuré et que j'arrive à produire quelque chose qui soit fidèle à ce que je suis, au moment où j'écris.
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Le cliché – la lèpre de toute liberté d'esprit, la réunion molle et insignifiante dirigée contre la peur. C'est un fléau invisible dont seule la folie pourrait m'affranchir. Mais, à quel prix ? Dois-je devenir un monstre pour qu'émerge d'un sol fiévreux cette particularité qui fissure des époques ? Sourire, me traîner dans la boue et sourire, comme ce vieux chien grec ? Ou abandonner une-à-une mes obligations, me forcer à mordre la poussière, vivre une température inférieure et entre deux dictatures piéger mes limbes. A ce moment précis et opportun où le putsch élève sa voix, inaugure un nouveau mot d'ordre, ce sera la guerre. Ma nouvelle armée n'est pas une colombe déguisée, malheur et cruauté sont ses nécessités. Alors, à tous ceux qui croient que la violence ne justifie rien, je leur oppose comme dans un miroir une brutalité naturelle qu'ils ne supportent plus. Ils ne m'aiment pas pour ça. Ils ne voient en moi qu'un danger. Ils fuient, ils fuient et se rassemblent. Et je les fuis. Et dans cette danse qui fait mal, j'espère atteindre ce qu'ils n'auront jamais aux bouts de leurs doigts, ce qui sur la place publique ne se chuchote sans crier au blasphème, la liberté de jouer avec le malheur.