Hé bé !
Ce texte m'a intrigué dès la première lecture. J'y ai retrouvé quelque chose des chants anciens que pouvaient transmettre trouvères, jongleurs ou ménestrels : un refrain obsédant, des lieux dont les noms semblent chargés de légende et le sentiment d'une longue quête dont on ne connaît ni le commencement ni la fin. De fait. je me suis demandé, à plusieurs reprises, si certains termes n'étaient pas inspirés des langues d'oïl ou d'oc. Puis j'ai re-songé à ton intérêt pour l'Oulipo, le collage et la combinatoire... et ça m'a un peu éclairé sur la démarche. Dès lors, les mots sont devenus pour moi, non pas des énigmes à résoudre, mais des expressions poétiques destinées à susciter des résonances tant régionales que possiblement inventées. Bon, je me trompe certainement, et tu vas me le dire...
La [Moie] m'intrigue, tout comme [Vendorinor], mais pas que ! et le désir de les "rejoindre" rend tout le texte parfaitement légitime. Alors, je me dis que c'est peut-être cette tension entre mystère du langage et clarté de l'émotion qui m'a le plus touché ?