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27 octobre 2026 à 13:24:26
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Auteur Sujet: L'homme qui recevait des injonctions contradictoires  (Lu 405 fois)

Hors ligne Thom

  • Troubadour
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L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« le: 07 octobre 2026 à 17:43:35 »
Pour cette soixantième contribution, écrite sur fond du Prince Igor (acte II) Danses Polovtsiennes, de Borodin (respectez la dose prescrite, sinon cela vous tirera des larmes), je vous invite à poser un regard sur le monde actuel et ses dérives. Qu’il doit être difficile d’avoir vingt aujourd’hui, lorsque la société peine à justifier ses institutions et qu’elle ne vous offre qu’un champ de ruines pour tout horizon. Je reprends donc la plume et rappelle mon naïf personnage, Pierre de Tourmayeux, pour le confronter à ce que nous vivons tous quotidiennement : les injonctions contradictoires. Elles sont partout et nulle part. Peut-être vos avis seront-ils aussi contradictoires, car, le croirez-vous, tout ce que vit Pierre est tiré de la réalité …

Rasé de près, bien que sa journée se passe en télétravail, Pierre de Tourmayeux, commercial chez le voyagiste « Star Ouarz’ », spécialiste du tourisme au Maroc, s’autorise à ne s’habiller qu’à moitié, c’est-à-dire chemise – cravate en haut et en jean – baskets en bas. Le télétravailleur est quelque part un homme tronc qui n’existe que dans le champ de sa caméra d’ordinateur. Son plus proche périphérique est souvent une mug au thé fumant et sa collègue de télétravail, une chatte qui s’étire de tout son long sur le clavier en bousillant son document et en regardant amoureusement … la souris.

Son collègue Michael, prononcé à l’anglaise Mïkeul, naturellement, voire Mike pour les intimes, même si c’était bien « Mika-aile» lorsqu’il est entré dans la boîte, est désormais intégralement en mode décontracté, même en présentiel. Il lui demande souvent, autour de la machine à café et en public, avec une compassion teintée de mépris, les sourcils inquiets et un demi sourire de côté : « Mais, ça ne t’étrangle pas ta cravate ?? C’est pas un peu Ancien Régime ? ». Lui répond invariablement : « Ben non, j’arrête de serrer le nœud avant l’étouffement, c’est juste un accessoire. Regarde, c’est comme toi Michaël : t’es en t-shirt donc t’as pas de col, t’es pas rasé, visiblement tu économises aussi sur le shampoing et le savon pour préserver les nappes phréatiques, mais c’est pas pour autant que tu vas être guillotiné dans la journée… »

Il entreprend, cette fois depuis son bureau, d’imprimer quelques pages avant d’effectuer un déplacement professionnel, d’Orléans à Chartres. Il a réussi à persuader son chef, Dieter, qu’une réunion en distanciel serait délétère et que rien ne vaut un contact humain avec ce client, plutôt ancienne génération, qui doit être vu plusieurs fois par semaine pour organiser ses rallyes dans l’Atlas. Et, songe-t-il, c’est bien mieux pour la santé que de rester derrière assis derrière un écran, à se mijoter sa petite thrombose veineuse…

Dans son local à imprimante, une affiche illustrée de dessins pour enfants lui intime de privilégier l’archivage électronique, car une année d’impressions de documents équivaudrait à gâcher 2900 litres d’eau, soit 14 baignoires ! Il ne peut s’empêcher de penser : ça fait la baignoire à plus de 200 litres, ça, c’est un gros modèle mais ça fait surtout à peine plus d’un bain par mois ! C’est carrément dégu…

« Ah, bonjour Sophie ! J’attends la fin de l’impression et je vous laisse la place… ». Sophie, qui travaille aux RH, vient de rentrer dans ce petit local et attend pour scanner tous ses tickets de cinéma, afin de s’en faire rembourser la moitié par son comité d’entreprise.
« J’ai tout mon temps, dit-elle. Les tickets ont été, dans un premier temps, refusés car ils ne sont pas nominatifs et c’est rédhibitoire », dit-elle à Pierre en mimant de ses doigts des guillemets aériens.
« Entre nous, il est même étonnant qu’ils connaissent ce mot-là au CE !!! », Pierre fait de même avec les guillemets digitaux.
« Pierre, comme vous y allez ! » pouffe-t-elle….
« Mais depuis quand les tickets de cinéma sont-ils nominatifs ??? » remarque-t-il finement.
« Ils ne le sont pas ! Il faut que j’imprime aussi mon relevé de banque avec la date, en surlignant la ligne de l’achat du ticket avec ma CB. »
« Et si vous aviez acheté les tickets en cash ? » demande-t-il, suspicieux.
« Oh, vous n’y pensez pas, ce serait éveiller des soupçons et risquer une déclaration à TRACFIN ! Tout ça pour 5 €… » souffle-t-elle en baissant lentement, trop lentement, ses beaux yeux de biche.
« J’imprime aussi les flyers du programme « Vis ma Vie » voulue par Dieter : on forme des binômes qui n’ont pas vocation à travailler ensemble, un commercial et une RH par exemple, et chacun découvre la réalité du métier de l’autre ; vous vivez pour une journée le poste pour lequel vous n’êtes ni formé, ni actif, ni payé ! Après, vous donnez un avis pour améliorer le fonctionnement du poste et évaluer l’expérience sur notre appli RH, VIMALIFE, c’est formidable, non ? »

Content de cette complicité digne du roman 1984, Pierre s’en retourne tout guilleret à l’organisation de son déplacement professionnel. Il doit préalablement justifier sur C-PATONPEZ, une application professionnelle faite maison, de son trajet, mentionner les adresses, l’heure de départ, l’heure d’arrivée, le trajet retour doit également être spécifié avec le même degré de détail, des fois qu’il fasse un détour par l’Italie… Il doit également renseigner une autre appli T-PALA indiquant aux éventuels visiteurs de passage que son bureau sera libre ce jour-là, exempt de tout effet personnel, qu’il doit donc préalablement retirer et cacher dans ses tiroirs, tant qu’il en a. Le reste du temps, il doit penser à pré-réserver son propre bureau et recevoir son mail de confirmation pour que des inconnus ne décident pas de s’y installer.

Pierre quitte son travail et reprend sa voiture. Il pense d’ailleurs l’utiliser pour son déplacement : un honteux diesel de plus de dix ans, fidèle comme un épagneul, qui démarre même par temps froid, ne s’embrase pas tout seul et affiche une insolente autonomie de plus de 1000 km, bref, une voiture de pollueur de néandertalien rural, très éloignée des citadines électriques à la mode qui trotte qui affichent péniblement, après 1h30 de recharge, 70 km d’autonomie, tout en serrant les fes…

Une publicité à la radio interrompt brutalement ses pensées :

« Achetez une voiture électrique, sans avoir les inconvénients d’un propriétaire ! C’est la joie du leasing ! Payez un loyer, avec certes un premier loyer qui est plus un apport qu’un loyer mais ne nous arrêtons pas aux détails !  Pour 399 € par mois, devenez propriétaire, pour un délai de trois ans ou 90 000 km de notre voiture électrique Zero Nimo et recommencez tous les trois ans ! »
Il songe : tiens, on devient propriétaire en payant des loyers maintenant ?
La publicité se termine, avec une phrase au débit ridiculement trop rapide mais pas trop pour être comprise. L’annonceur s’exécute de ses obligations légales mais fait à l’économie en rabotant le temps d’antenne : « Au quotidien, prenez les transports en commun et préférez la marche ».
Oui, certes, mais les transports en commun ne fonctionnent pas ! Il y a des grèves et des pannes, faute d’entretien digne de ce nom ou lorsqu’une feuille d’arbre en automne tombe sur les rails ou qu’un train vous manque, tout est dépeuplé… Bref, achetez une voiture, mais ne l’utilisez pas !
Ou encore « Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo ». Mais bien sûr, 80 km aller, en vélo ça doit faire environ 5h et à pied, si on ne se fait pas choper non plus car il y a une partie sur l’A10, ça doit prendre environ 15h… Ah, on doit être frais en arrivant au rendez-vous !

Et enfin, le fameux « Pensez à covoiturer ».

Et c’est ainsi que Pierre, finalement sensible aux préoccupations écologiques du gouvernement, emmena Sophie à Orléans dans le cadre d’une expérience « Vis ma Vie », une expérience de partage promue par son employeur, qu’il disserta pendant tout le trajet sur son amour de la nature, sur les économies qu’on peut encore faire pour préserver la planète, rien que ça et sur la réduction de l'empreinte que chacun devrait faire, tout en pensant, en son for, à celle qu’il aimerait bien laisser…

Hors ligne Alan Tréard

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Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #1 le: 07 octobre 2026 à 21:07:36 »
Bonjour Thom,


Je vois que tu fais toujours dans l'humour. Tant mieux, j'avais bien besoin de m'amuser aujourd'hui.

Et je trouve qu'il y a de l'idée dans ton texte avec des tournures alambiquées et des situations rigolotes. Parfois je me suis demandé où ça allait, mais, passée cette impression, j'ai ressenti une certaine recherche dans les tournures de phrases.

Le personnage de ton histoire fait preuve d'un esprit critique et de malice. Il a un côté provocateur qui se veut différent du commun des mortels. Tu développes sa personnalité avec fougue et spontanéité.

C'est ce que je pouvais en dire aujourd'hui.


Merci à toi pour ce moment de lecture.

Et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.

Hors ligne Thom

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Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #2 le: 11 octobre 2026 à 08:40:50 »
Merci Alan,

Il est tout à fait exact que les phrases alambiquées sont ma spécialité : dans un premier temps, j'écris, sur fond de musique, en général d'un jet, de crainte que l'idée, sur le moment jugée bonne, ne s'échappe. Je traîne ce défaut depuis mes études - de droit - et le garde précieusement dans tous mes écrits.

Puis, l'élan ralentit, la raison revient, parfois juste le temps passant, qui est très bonne médecine au passage, je relis et entame un sérieux travail de tailleur, coupant çà et là, des phrases trop longues, comme celle-ci par exemple, j'adore les incises, qui finalement trahissent la pensée initiale et la compréhension. A ce stade, j'ai bien l'idée de départ, mais rarement la fin.

Défaut déjà identifié sur ce site par mes camarades du MdE, que je remercie au passage.

Dans un troisième temps, je relis à nouveau comme si je découvrais le texte : je me mets à votre place et y découvre incontinent (in continenti, pas l'autre sens, voyons...) des ambigüités, des incohérences, des lourdeurs que j'éradique tel un entomologiste à la recherche d'un insecte nuisible mais précieux. J'y ajoute alors souvent des détails, s'ils passent le test de l'utilité : l'histoire peut-elle s'en passer ?

Quatrième phase : arrêter de tout changer et accepter de publier en l'état car cette troisième phase, un peu comme le second souffle en sport, peut nous emmener de façon indolore dans l'inutilité et s'avérer contre productive. C'est un abandon, une retraite militaire : je ne ferai pas mieux, bien au contraire. Souvent cette phase s'annonce par un mot vulgaire de cinq lettres.

S'agissant de mes personnages, j'aime à les confronter à l'irréel teinté du quotidien. C'est la marque innovante du livre et du film Blade Runner ou du premier Alien. On parle dans ce dernier de lutte des classes au sein de l'équipage, des employés prêts à tout pour gratter une prime, qui se moquent ouvertement de la hiérarchie, du voyage qui fatigue, avant même d'introduire la bestiole qui, elle, installe la fiction sur ce lit de vraisemblance. C'est un de mes thèmes favoris : et si, dans un cadre totalement imaginaire, on retrouvait le quotidien ? C'est la France de Pierre Mondy en 2599, le pilote interstellaire à des milliards d'année lumière de sa base qui se brûle avec un café trop chaud...Bien sûr, l'exercice a des limites et jamais on ne verra, en tout cas au cinéma, James Bond pris d'une envie pressante...

Quant au ton, la vie est affaire bien trop grave pour qu'on la prenne au sérieux... et, surtout, je ne sais pas faire autrement. Il en va ainsi de nombreux plumes du MdE qu'on reconnaît aisément, les mots exprimant les maux.

Car le MdE, qui permet de confronter sa production à des yeux bienveillants et objectifs, est un véritable petit paradis dans lequel on est à la fois visiteur, invité, copropriétaire, on change un peu la déco, on reçoit et on est reçu. C'est, dans les faits, très agréable. A chaque fois, je m'aperçois que le texte, une fois publié, ne m'appartient plus : les lecteurs ont des avis, des exigences parfois, des logiques que je n'avais pas imaginées. Ils s'arrêtent sur des passages que je n'avais pas spécialement travaillés ou relèvent des incohérences qui ne m'avaient pas sauté aux yeux. C'est ainsi.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #3 le: 11 octobre 2026 à 11:14:19 »
Bonjour Thom,


C'est très intéressant de découvrir cette auto-critique de ce que tu écris avec tout plein d'éléments sur tes sources d'inspiration. Il y a de l'intensité dans ce que tu fais, avec une véritable sensibilité et une recherche stylistique.

L'humour est un moyen d'exprimer bien des choses que le sérieux ne permet pas. Tu t'y prends avec une certaine habileté, bravo.


Merci beaucoup pour ta réponse.

Et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.

Hors ligne pliplop

  • Plumelette
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Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #4 le: 17 octobre 2026 à 20:17:57 »
Salut Thom,

J’ai lu ton histoire d’une traite. Ça enchaîne sans temps mort, le télétravail, Michael et sa remarque sur la cravate, l’imprimante, Sophie et ses tickets de ciné, les applis à remplir, la vieille diesel, la pub à la radio... On sent bien Pierre se prendre tout ça sur le dos, du début à la fin.

Et la fin avec Sophie et “l’empreinte qu’il aimerait laisser”, elle m’a fait sourire au moment de refermer.

Petite question sur ton intro, avec Borodin et le monde d’aujourd’hui. Elle dit déjà de quoi parle l’histoire. Peut-être que l’histoire suffit à le faire comprendre toute seule ?

Deux trucs m’ont fait tiquer. Au début, Pierre va d’Orléans à Chartres, et à la fin il emmène Sophie à Orléans. Du coup, je ne sais plus trop où il va. Et pour l’A10, je suis pas sûr qu’on la prenne entre ces deux villes, à vérifier.

Pour la réplique “J’imprime aussi les flyers...”, j’ai pas su si c’était Sophie ou Pierre qui parlait.

Tout le texte est au présent, et puis à la toute fin ça passe à “emmena”, “disserta”. Ça m’a un peu sorti de l’histoire, je serais resté au présent jusqu’au bout.

J’ai aussi repéré quelques petites fautes de frappe, le genre de mots qui s’échappent en tapant.
Dans “avoir vingt aujourd’hui”, il manque le mot “ans”.
Dans “derrière assis derrière un écran”, le premier “derrière” est en trop.
“Une mug”, on dit “un mug”.
“Dit-elle” revient deux fois dans la même réplique.
Dans “à la mode qui trotte qui affichent”, des mots se sont mélangés, la phrase se lit pas.
“S’exécute de ses obligations”, on dit plutôt “s’acquitte de ses obligations”.
Et à un endroit, il y a quatre points de suspension au lieu de trois.

Dernier petit truc, il y a beaucoup de “???” et de “!!!” dans les dialogues. J’en enlèverais quelques-uns, ça rendrait la lecture plus fluide.


pliplop

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #5 le: 17 octobre 2026 à 22:52:08 »

Tout le texte est au présent, et puis à la toute fin ça passe à “emmena”, “disserta”. Ça m’a un peu sorti de l’histoire, je serais resté au présent jusqu’au bout.


Je peux me tromper, mais personnellement, pour concocter une chute commençant par "Et c’est ainsi que" puisque destinée à décrire brièvement le comportement de Sophie durant le voyage, j'aurais moi aussi utilisé le passé-simple.

Hors ligne pliplop

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Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #6 le: 17 octobre 2026 à 23:53:56 »
Vu comme ça, le passé simple se tient.


Du coup je me rends compte que je ne l’ai pas lu comme une chute. Plutôt comme un petit épilogue, un clin d’œil pour finir.

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #7 le: 18 octobre 2026 à 17:20:17 »
Vu comme ça, le passé simple se tient.


Du coup je me rends compte que je ne l’ai pas lu comme une chute. Plutôt comme un petit épilogue, un clin d’œil pour finir.

En fait, la structure de ce billet est plus complexe que cela peut paraitre de prime abord. Et ce, notamment parce-que, entre autres particularités, il dispose de plusieurs notes liminaires, dont une principale en avant-texte.

Hors ligne pliplop

  • Plumelette
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Re : L'homme qui recevait des injonctions contradictoires
« Réponse #8 le: 18 octobre 2026 à 18:17:59 »
Je ne vois que le paragraphe du début comme note liminaire.

Tu le découpes en plusieurs notes, la musique, le thème, Pierre, et la réalité à la fin ?


 


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