Ce poème m'a été inspiré par celui de Marcel Dorcel, "L'art de ma névrose " auquel je tiens à rendre hommage.
Ma liberté
L’ivresse me délivre abolissant mes chaînes
Et me ronge l’échine en me livrant au songe
Comme en lit de mensonge allégé de mes haines,
Mais fort long est le temps où la folie je longe.
Quand la nuit se fait nue sur mon corps allongé
Je m’adonne au sommeil comme à cette Madone
Qui me ferait pitié de la liesse où plongé
Je suis durant le jour quand l’alcool tant m’étonne,
En distillant l’oubli comme une pluie suave
Au désert de ma vie bien plus brûlant que lave
Quand se fait la mémoire un torrent de remords.
Ne suis-je point l’enfant meurtrie telle une épave
Ballotée sous les vents des actes les plus graves ?
Alors, sans Dieu, je bois, c’est ma petite mort.