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22 Septembre 2026 à 01:24:37
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » L'art de ma névrose

Auteur Sujet: L'art de ma névrose  (Lu 65 fois)

Hors ligne Marcel Dorcel

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L'art de ma névrose
« le: 20 Septembre 2026 à 19:31:56 »
Mer de toutes les mères
L'intestin brisé,
Souillé,
Et l'œsophage souffrant de l'inter-textualité.

Ce serment brisé de toutes les aérophagies;
Volute natale.
Moi Je Tue,
Tue Je Moi...

Cette corne dit-on, été d'abondance.

Mère dit soubresauts : dit vagues.
Une réponse du héros:
Désert de vivre,
Là maintenant madame,
Et ailleurs...
Un certain jour,
Oh ! ma névrose !

Quarante ans. Croisés dans un cœur.
Le play-texte.
Je play le texte. Déplie le texte.
Néron sans chevelure, zéro moins cent degrés de l’écriture.
Feed-back de mon alphabet à fantasmes.
Elles m’entourent, assises sur des sofas.
Les clés sont alignées en ordre apparent sur une table. Salon, saloon, Salo.
Et la république de Weimar ?
 
Achtung Republica !
Fuyons  la cordillère, aréopage de peintures féminines, au décor moulé de noir bleuâtre.
Les fugitives au regard absurde.
Ces bitches affolent ma luxure, me transportent.

Je suis l’Ecoute, les jambes glabres, je glisse sur la terre faible.
Marjorie, mécanique, présomption in-carta poétique, m’emploie à effectuer  des tâches , elles me poussent à la dérive jusqu’à la torture chinoise.

Les masques poussent les murs. Munies de loups, elles entrent en scène, six est le chiffre des filles nées sous X.
Nues-menottées à mes angoisses répétitives, serait-ce l’exténuation d’une pensée bourgeoise?
Je suis l’âme vivante d’un chien.
Je rampe avec ma bouche.
Condition sine qua d'homme à une fiction sociale.

Nom M, des chiffreuses de la co- ex-sanguinité : Mélanie, Mascara, Meredith, Melody, Martha, M... Seigneur Dieu Marie-Jésus...!
L’invitation à mouiller mes yeux sur leurs chevilles jusqu'à leurs cuisses.

Gamme égale sept.
Derniers vestiges de la profanation.

Dans le brouillamini, tout corps plongé dans la névrose, est appelé à disparaître.
Ou se soumettre.

En travesti, je déambule ma langue sur la peau de mes maîtresses.
La décade progresse, avance, et l’irrigation de l’atmosphère se charge en doses d’hématomes écrits.
Je play le texte. Déplie le texte. Je replie le texte.

Acte VII, six filles nées sous X, plus  Seven, la plus belle, en chien gladiateur, je force les cris à grandir.

Qu’il usurpe dans l’art de la névrose.
De la mienne, Chienne.
Aimant, amant, avec l'aimable autorisation de l'anticipation.
L’aiguille et le talon. La loi du talion-aiguille.

Elles me chantent des cantiques au réveil, en tenue d'o,r m’aspergent de leur cyprine, dans le séquestre où le monstre vit le jour.
Dans le périmètre des douves, le rythme gravite, m’éclabousse d’odeurs sécessionnistes.

Je sirote un Martini-paille dans leurs pupilles, l’ardente avidité avec laquelle elles rient aux éclats, au nez et à la barbe des profanes.

Euclide, théorème de six filles nées sous X, Seven fut le prénom de la dernière, avant et après.
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Sacha Guitry

J'écris pour me taire
Philippe Léotard

Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes.
Bossuet

Hors ligne HELLIAN

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Re : L'art de ma névrose
« Réponse #1 le: Hier à 14:40:09 »

Salut Marcel,



 Que voilà n texte singulier,  rempli d’une véritable force poétique et d’une cohérence fantasmatique impressionnante, mais qui gagnerait en puissance si certaines trouvailles étaient sacrifiées. Non pour le rendre plus clair,  mais pour établir une hiérarchie entre les images. Il y a beaucoup de très bonnes choses, quelques formulations remarquables, mais presque toutes réclament simultanément la première place. Une légère raréfaction rendrait les meilleures beaucoup plus pertinentes.

Et je ne chercherais surtout pas à « normaliser » sa syntaxe ou à expliquer ses obscurités. Je travaillerais plutôt sur cette question : quelles étrangetés sont indispensables, et lesquelles ne font que doubler une étrangeté déjà présente ? C’est, à mon sens, là que se joue la différence entre un texte foisonnant et un texte véritablement maîtrisé.
cent fois sur le métier...

Hors ligne Marcel Dorcel

  • Prophète
  • Messages: 694
Re : L'art de ma névrose
« Réponse #2 le: Hier à 20:46:52 »
J'apprécie à "sa juste mesure" le commentaire.Oui, il est exact que quelques coupures ou ratures ne seraient pas de trop...ceci afin de ne pas tomber dans une certaine "facilité".
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
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