Les ombres molles de la sérénité
Se déshonorent à rechercher l’espoir
Dans le formol de la réalité
Leurs auréoles sanctifiant le trottoir
Si tout s’étiole dans ce monde alité
Dans chaque corps survit le seul espoir
Des draps qui collent à cette nécessité
Tenir parole au moins jusqu’à ce soir
La nuit impose aux gall’ ries nécrosées
Des talons roses aux licornes enlacées
Le jour s’excite dans ses rêves bien trop lourds
La nuit m’invite à lui compter ses jours
Un sable arrose de lueurs mordorées
Le jour qui fuit laissant si peu de traces
Ce blond qui n’ose au soleil qu’un coucher
Supplie la nuit pour qu’elle les efface
Et caracolent les heures prohibées
D’un tour de sol aux rayons atrophiés
Le jour s’en sort juste pour dire bonsoir
Aux idées folles qui naissent quand il part
Y’a des clartés qu’attendent le noctambule
Pour exister avant le crépuscule
Une aube claire à étranglé la nuit
La faisant taire par simple jalousie