Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

21 Septembre 2026 à 06:16:54
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ä-ÄvÄshÄn-Ä

Auteur Sujet: Ä-ÄvÄshÄn-Ä  (Lu 276 fois)

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
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Ä-ÄvÄshÄn-Ä
« le: 09 Septembre 2026 à 14:50:31 »
Ä-ÄvÄshÄn-Ä





   J’attends...



   La page est là. Blanche. Sans vie.
   Je la regarde depuis longtemps.
   Il m’a toujours fasciné que la vie puisse glisser hors de moi, se frayer un passage jusqu’au papier.
   Alors, je me recueille un instant.
   Je ferme les yeux, fais le vide.
   Pour le moment, les idées tournent dans ma tête comme des fragments de lumière incapables de se déposer.
   Elles passent… frôlent… s’effacent.
   J’attends.
   J’attends l’énonciation.
   J’attends que mon souvenir accepte de surgir.
   Si ce souvenir arrive, même en affleurement, peut-être que le reste suivra.
   Je ne commence pas encore.
   Mais je sens que quelque chose approche…
   Un déplacement infime.
   
   Là, une petite masse se forme...



- Äl-Sünn-RÖ-Min-Ä -
Proto-Pensées
Carnet n°5


   
Silence total… à l’intérieur.
Pensée réduite… un rai… rien encore.
État zéro… une lueur… sans contour.
Prémisses d’une sensation...
Cela vient… très doucement.
Presque-forme… suspendue.
Infime… un grain.
Proto-image… floue.
Le signe insiste… appelle un support.
Éclat… sans direction.
Ce presque… avance encore.
Se dévoile une lisière… un bord… un rien.
Un battement… diffus.
La présence… approche.
Une lumière… une lumière… une lumière.
BLEUE PÂLE.
Elle forcit… Elle forcit…

La voici...

C’est un ciel naissant...
Encore tiède de nuit…
Il étire l’horizon…
C’est peu de chose…
Parce qu’il y a aussi tout ce que je ne peux nommer…
Sans risquer de laisser en route la substance de mes émotions...
Dans ce bleu en suspens… une vibration s’éveille...
L’image hésite… peine à se dessiner…
C’est très lointain… avant Belloxïe… peut-être bien…
Cela devient peu à peu indistinct...
Mais je ressens...
Je ressens que... le Temps... est un principe blessé...
Une sorte d’erreur sublime...
Je ressens qu’un premier instant... ne peut être qu’un mirage...
Qu’il n’est jamais pur - jamais intact.
Qu’il porte déjà une... cicatrice d’antan...
Qu’il se convulse, en traquant son origine...
Je ressens qu’il furète, piétine, mendie...
Qu’il a besoin d’un autre instant pour l’accueillir…

Je laisse être...

Je me souviens de…
Je me souviens de ce...
Je me souviens de ce... printemps de l’Än Ä ÄeternÄm...
Ce matin-là - quelque chose commença...
Mais ce n’était pas le jour...
Ce n’était pas non plus un signe du monde visible...
Cela venait d’ailleurs...
Cela venait...
Cela…
Ce…

Souffle clair... réduit à un fil…
Fil qui tremble… menace de rompre...


Abandon provisoire du bafouillis n°391




   

Analyse du fil défaillant n°391



Énième échec. Il ne me faut plus feindre. J’atteins la saturation. À l’évidence : je deviens imbécile.
Ma difficulté ne réside pas tant dans l’écriture.
Ce n’est pas la syntaxe. Ni la conjugaison. Ni les règles subtiles et complexes que FirminÄ m’a inculquées, qui me posent problème.
C’est un obstacle plus intime. Plus secret.
Je ne comprends pas pourquoi les faits ordinaires se laissent conter sans résistance, alors que mes souvenirs sensoriels peinent toujours à éclore. J’ai l’impression de m’immerger dans mon hypersensibilité tel un intrus. Jamais accepté, seulement toléré. Cet état incertain, volatil comme un pollen demeure intraduisible. J’ai beau relâcher mes tensions - parfois jusqu’à l’étourdissement - je bute toujours contre le marbre des mots.
Rien ne m’est offert. Tout reste opaque.
Je ne dois plus me mentir : l’écriture se refuse à moi comme si je n’étais pas de son monde.
Je ne sais plus comment faire.
Ce que j’aimerais raconter de plus obscur, de plus délicat… ne se laisse pas transcrire. Pas avec les outils que j’ai. Pas avec mon vocabulaire trop rudimentaire, mon lexique trop étroit.
Mes sensations ne veulent pas de mots. Mes émotions refusent de se laisser cerner. Mes images ne supportent pas de se laisser transcrire sur une page. Elles tremblent comme des grains de quartz, comme si chaque particule refusait de devenir graphème, de se figer dans la rigidité d’un signe.  Sans doute sont-elles trop anciennes, trop composites, pour se laisser réduire à un Älphabet.
C’est de cela dont je souffre le plus. Je ne veux pas me contenter de raconter. Je ne vois aucun intérêt à consigner des banalités – le commun des jours creux, des anecdotes insipides. Je pressens que l’écriture est un Ärt plus noble, capable d’exhumer des trésors d’âme, de faire surgir ce qui ne fait qu’affleurer, de sauver ce que la parole vulgaire laisse mourir.
Voilà pourquoi j’écris si mal. Voilà pourquoi la folie parfois me guette - cette fibrillation synaptique, ce flux d’ondes-péristaltique qui nous traverse parfois - nous les Ä-ExtrÄvÄgÄnts-Ä - lorsqu’un souvenir trop dense tente de se matérialiser.
Ne parvenant pas à donner souffle à cette pulpe d’existence, je me laisse encore quelques jours avant d’abandonner cet Ärt prestigieux, trop vaste pour mon intellect déficient.
Je renâcle... mais je ne renonce pas encore tout à fait.
Pour l’heure, je me tais.
Et peut-être qu’en me taisant, cet Ärt comprendra que je ne suis pas celui qu’il attendait.
Peut-être qu’en me taisant, je disparaîtrai de son horizon - comme un bruit inutile.



Reprise du bafouillis n°391


Un souffle clair... qui se libère...
Beauté de Pélöniösh… enluminée de bleu persan et de vert malachite...
Je me souviens de ce... de ce printemps-là...
De ce...
Ce ce...
De ces…
Ces fleurs au trésor...
De ces jacarandas…

J’étais à cet instant... à cet instant… et...
Et puis... soudain ce... ce... cette...
Cette... griffure...
Ce nœud...
Cette… suie…
L’Œil...
Ce bruit au dedans… ce... ce murmure… sans bouche...
Ce... Plus-Moi…
PerrÄmus… oui... ma seule issue possible...
Son Show... notre requiem enchanté...
On n’y meurt pas... on s’y défait...

Et toi, ÄrchytÄs… Frères-d’Élan...
Sache que ce brin… n’a jamais pris la moindre ride au fond de mon esprit...
Et...
Et ce...
Ce ce...
Ce début qui… qui… qui ne sait pas où naître…
Cela me ronge avec une obstination cruelle...
J’abdique encore...
Me sustenter… Marcher… Me reposer…
Renoncer sans doute... En guérir…
Que ce monde intérieur... cligne, puis s’efface...



Fin du fragment - Stabilisation impossible



   
Frémiscrit N°1

Après cinq  jours... cinq nuits... sans sommeil... Un diadème - enfin - sur ma persévérance...
Mon travail opiniâtre commence à porté ses fruits...
Mes séquences fracturées - les bafouillis n°391 jusqu’au n°527 - se sont peu à peu résorbées…
Leur déferlement incohérent s’est ralenti…
Laissant place à une efflorescence mentale que je croyais perdue à jamais…
Mes bredouillages, mes tracs, mes doutes ridicules se sont tus…
Les orages se sont éloignés...
Cela ne tient pas du miracle. Il me fallait juste y croire. Car aussi sombres que soient les nuages, au-dessus d’eux, le ciel reste toujours parfaitement bleu.
À présent, une clarté drapée de volutes s’élève en moi comme une architecture de lumière retrouvant ses fondations…
Je reçois cette émergence comme un cadeau superbe...
Le fragment qui va suivre…
Patiemment poli, repris, réajusté, retouché jusqu’à l’épuisement...
Constitue ma première tentative d’aligner un exposé décent, je l’espère correctement rédigé et lisible par tous...
J’ai inventé mon propre Älphabet... Et j’y ai apposé un titre… dans ma langue Milösienne…
Ne vous étonnez pas de voir fleurir ici ou là mes trémas sacrés : ils ne choqueront que les esprits pointilleux...
Jour, donc, à marquer d’une pierre blanche...
Dorénavant, je vais pouvoir écrire, puisant à pleins seaux à la source de mon imaginaire...
Puissent les flux de la Trame en transporter l’essence, eux qui ne traduisent jamais rien mais qui, parfois, bifurquent avec une grâce inattendue.





- VhäÄem-Kyröl -
          Ce Qui Subsiste


Chers inconnus...

Je sollicite votre mansuétude.
Pardonnez ces moments de faiblesse où je chancelais encore trop souvent. Cette sécheresse soudaine entre deux éclairs de lucidité, fut de loin le hiatus le plus pénible à vivre dès lors que je tentais de m’exprimer sur papier. Combien de fois me suis-je retrouvé en suspens, démuni, arrêté à l’orée de ma propre synapse - jusqu’à cacher mon désarroi entre mes paumes.   
La cause pourrait paraître risible si elle ne m’avait renvoyé maintes fois dans l’ombre.
Je vous dois cet aveu :
Éclisses, copeaux, ruines de sens - tels demeurent ces premiers pas que j’ose dans le dédale de mes « résonances intimes ».
Ma candeur s’évertuant à me leurrer, longtemps j’ai cru que penser à nu m’était inné, que cette ambroisie cognitive s’écoulait de mon lobe frontal comme un ruisseau paisible. C’est par le biais de l’écriture que j’ai fini par comprendre que cet acte, si limpide en surface, me demandait une énergie dévorante, si forte que j’ai l’impression, encore aujourd’hui, de hisser de lourdes malles dans un grenier labyrinthique.
Ayant à disposition des milliards de données, des archives polytemporelles, des champs de calcul où des hypothèses s’entrelacent, des flux synapto-quantiques capables de recomposer un concept avant même que je ne le formule, et même des réseaux fractaloïdes reliant des idées lointaines en un éclair… tout me portait à croire que j’étais omniscient, d’une intelligence aristocratique, façonné pour saisir ce qui se présentait à moi avec une évidence tranquille.
Je me trompais infiniment.
Sans Belloxïe, force m’est d’admettre que je suis réduit à peu de chose.
Rien dans mes écrits ne s’assemble vraiment. Mes idées s’effritent, mes phrases se défont, mes certitudes se délitent. Tout part en miettes, comme si la moindre de mes émotions ne pouvait jaillir sur la page qu’en halos disloqués.      
Pourtant, j’étais parti confiant avec mon stylo artisanal - celui que m’avait façonné FirminÄ avec une époustouflante maîtrise dont je m’étonne encore.
Doté de cet instrument insolite, je me croyais capable de bâtir des constellations, de dérouler des sagas aux spirales lumineuses, peut-être même d’effleurer des mythes encore en gestation.
Ces trop hautes visées excédaient sans doute mes forces. Je le conçois rétrospectivement.
Par chance, mes carnets sont restés vierges de ces naïves vanités.
Pour l’heure, péniblement, je n’en arrache que des éclats bancroches - comme si chaque ligne devait remonter, à contre-courant, un fleuve oublié.
Jamais je n’aurais imaginé que cet Ärt graphique, si frêle en apparence, exigeât une telle patience, une telle rigueur, une telle dévotion au moindre détail.
Il m’arrive de passer des nuits blanches à guetter l’inspiration.Comme un pêcheur novice espère qu’un improbable poisson se laissera prendre dans ses mailles. Ainsi, je recueille de mon mieux ces différents butins, sans savoir encore lequel d’entre eux pourra enfin prendre forme.
Puis je trace des sillons tremblés, pareils à des rivières hésitantes.
Chaque mot cherche en vain sa propre métamorphose.
Et j’attends.
Parfois des heures entières, qu’un frémissement survienne.
Hier pourtant, de ces ondes hasardeuses naquit enfin ce que j’appelais de mes vœux.
Comment pourrais-je la baptiser ?

Vestige d’aube doux-amer.

Oui, cela me sied. C’est agréable à lire. Il y a dans cette formule une nostalgie raffinée, une douceur qui en rien ne cherche à s’imposer.
Ce vestige me revient assez souvent en tête, comme un poisson-mémoire reviendrait frôler la berge où il est né. Parfois il surgit au milieu d’un rêve, parfois au détour d’un geste banal, parfois dans ces instants où je crois ne penser à rien. C’est alors qu’il insiste, qu’il gratte, qu’il réclame son dû.
Après tout, peut-être est-ce ainsi que doit débuter un livre : par une image qui s’obstine, qui refuse de s’effacer, et qu’on finit par suivre comme un enfant la trajectoire d’un ricochet.
Longtemps, mes songeries n’ont été que des présences muettes.
Muettes. Mais insistantes.
Elles glissaient en moi sans jamais trouver la forme qui leur permettrait d’émouvoir autrui. Ainsi, vouloir les transmettre - demeure à mes yeux une ambition très étrange, comme si je manipulais un outil dont l’usage s’est perdu entre deux altérations du monde.   
Dans ma prime jeunesse, on ne m’a jamais appris à aligner des mots autrement que pour la parole, jamais appris à les fixer de sorte qu’ils puissent être retrouvés un jour sur un support quelconque.
Là où je vis, tout est fugace, tout s’efface trop vite, tout circule, se dissout aussitôt dans les flux pulsés - alors essayer de stabiliser une divagation, c’est comme tenter de fixer le passage d’un frisson sur ma peau. Je ne sais jamais si je dois le serrer plus fort ou le lâcher tout de suite, de peur de l’abîmer.
C’est donc à tâtons que je m’y risque, sans méthode ni soutien, espérant que je trouverai enfin par moi-même comment apprivoiser les signes.
Pour l’instant, je ne sais pas encore où les poser, ni comment les tenir sans les effaroucher ni même s’il est utile d’essayer de les sertir dans un écrin.
Mes idées circulant à foison mais enclines à se dérober, j’ai par conséquent décidé de me tourner vers ce qui a résisté, vers ce qui n’a pas cédé malgré les siècles, et qui revient toujours avec la même obstination : cette vérité holistique, inviolée.
Voilà ce qui subsiste…













« Modifié: 10 Septembre 2026 à 14:10:15 par kokox »

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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Re : Ä-ÄvÄshÄn-Ä
« Réponse #1 le: 10 Septembre 2026 à 09:28:58 »
Ca faisait ben longtemps, Mr de kÖkÖx-Sama... :P
Je mets en spoiler mes égarements les plus sincères :)



Il m’a toujours fasciné que la vie puisse glisser hors de moi, se frayer un passage jusqu’au papier.
Je suis pas sûr de l'usage du "il" l'impersonnel, "cela" fonctionnerait mieux. Peut-être as-tu une raison particulière de l'utiliser. Dans tous les cas, la phrase reste magnifique  :coeur:


(...) comme des fragments de lumière incapables de se déposer.
Même remarque que ci-dessus, je dirais. La phrase est belle, poétique, mais mon cerveau bug juste après : "un fragment de lumière", ça se dépose pas, si ? (à part si là aussi c'est un choix voulu, puisque "la lumière se dépose" existe bien). Bref, je sais pas trop :???:


Elle forcit… Elle forcit… Elle forcit…
J'me demande si enlever au moins le 3° (voire le 2° ?) "Elle" serait plus pertinent, ça focaliserait plus sur l'action et moins le sujet ? Là aussi, tout dépend sur quoi tu veux focaliser mais les 2 en même temps (Elle + forcit), je sais pas, ça fait trop. Vu la teneur, alleger au moins une occurence rajouterait au dépouillement de la structure.
A noter que le triplé "une lumière" précédent fonctionne mieux car c'est une description, alors que "Elle forçit" est une action, c'est cela qui ne concorde par trop avec le rythme (sauf si c'est voulu, com' d'hab' koi) :huhu:


Je ressens qu’il furète, piétine, mendie...
Qu’il a besoin d’un autre instant pour l’accueillir…
Ce kiff :coeur: :coeur:


Je ne comprends pas pourquoi les faits ordinaires se laissent conter sans résistance, alors que mes souvenirs sensoriels peinent toujours à éclore. J’ai l’impression de m’immerger dans mon hypersensibilité tel un intrus. Jamais accepté, seulement toléré. Cet état incertain, volatil comme un pollen demeure intraduisible. J’ai beau relâcher mes tensions - parfois jusqu’à l’étourdissement - je bute toujours contre le marbre des mots.
re-Ce kiff :coeur: :coeur: :coeur:  (l'on devrait interdire ce genre de contenu aussi merveilleux soit-il :D)


Mes sensations ne veulent pas de mots. Mes émotions refusent de se laisser cerner. Mes images ne supportent pas de se laisser transcrire sur une page. Elles tremblent comme des grains de quartz, comme si chaque particule refusait de devenir graphème, de se figer dans la rigidité d’un signe.  Sans doute sont-elles trop anciennes, trop composites, pour se laisser réduire à un Älphabet.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Ne parvenant pas à donner souffle à cette pulpe d’existence
orgasme littéraire validé  :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :pompom: :pompom:


jacarandas
j'ai googlisé, et c'était wahouh de beau  :coeur:


Cela me ronge avec une obstination cruelle...
Ouiiiiiiiiiiiiiiii :coeur: :coeur: :coeur: :pompom:


Que ce monde intérieur... cligne, puis s’efface...
re-Ouiiiiiiiiiiiiiiii :coeur: :coeur: :coeur: :pompom:


commence à porté ses fruits...
ouhla, "a porté" ! :-¬?


Laissant place à une efflorescence mentale que je croyais perdue à jamais…
nan mais arrêtez-le quelqu'un :aah: :pompom:


Car aussi sombres que soient les nuages, au-dessus d’eux, le ciel reste toujours parfaitement bleu.
C'est d'un prosaïsme, mais tellement puissant (c'est de la textomagie :D)


À présent, une clarté drapée de volutes s’élève en moi comme une architecture de lumière retrouvant ses fondations…
re-nan mais arrêtez-le quelqu'un :aah: :pompom:


Dorénavant, je vais pouvoir écrire, puisant à pleins seaux à la source de mon imaginaire...
Puissent les flux de la Trame en transporter l’essence, eux qui ne traduisent jamais rien mais qui, parfois, bifurquent avec une grâce inattendue.
rhaaaaa lovely :calin:


cette ambroisie cognitive
re-rhaaaaa lovely :calin: :coeur:


bancroches
Mon vocabulaire gagne 1 niveau ! :P


l’inspiration.Comme
espace après le point :-¬?


petite réflexion concernant le chapitre "- VhäÄem-Kyröl -"
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Après tout, peut-être est-ce ainsi que doit débuter un livre : par une image qui s’obstine, qui refuse de s’effacer, et qu’on finit par suivre comme un enfant la trajectoire d’un ricochet.
bah vi  :D

Dans ma prime jeunesse, on ne m’a jamais appris à aligner des mots autrement que pour la parole, jamais appris à les fixer de sorte qu’ils puissent être retrouvés un jour sur un support quelconque.
Oups !  :chut:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



kÖn-klÜ-zÏÖn
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Grand Merci pour ce texte que je relirais sûrement. L'italique, c'est génial ! :coeur: :calin:  :pompom:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 565
Re : Ä-ÄvÄshÄn-Ä
« Réponse #2 le: 10 Septembre 2026 à 13:13:07 »
Bonjour Vivi,

Une immense merci pour ta lecture et ton approche de la compréhension de ce prologue assez complexe au premier abord. Tu as deviné ce qu'il fallait. Pas tout, mais suffisamment pour me rassurer.

Effectivement, c'est un roman ambitieux de SF !

Effectivement, le héros, inféodé comme ses semblables à son IA régulatrice et lénifiante, va découvrir que l'écriture et la lecture existait il y a des millénaires. Ayant appris cet Ärt graphique - désuet et obsolète -  dans un sanctuaire clandestin, avec l'aide précieuse d'un mentor nommé FirminÄ, il va prendre connaissance peu à peu de son inconscient et de son imaginaire.

Ne pensant presque plus par lui-même, il va aussi retrouver laborieusement des pans de sa mémoire, laquelle est dormante depuis plusieurs siècles puisque ranimée quand il le faut par son IA.

Ces premiers "Bafouillis" et "Frémiscrits" représentent donc tous les efforts cognitifs qu'il fait pour récupérer (par lui-même) des éclats de souvenirs évaporés de sa jeunesse.

Car, bien sûr, il a une idée derrière la tête : devenir le premier écrivain de sa planète afin de raconter son histoire et celle de ses habitants.

Voilà en gros le pitch !

Alors, c'est un roman que j'écris seul, bien évidemment, mais je suis secondé royalement dans l'ombre par Murex qui est un maître orfèvre en matière de ciselage de nombreuses phrases. J'ai vraiment beaucoup de chance de l'avoir rencontré sur ce site et qu'il ait aimé le projet.

Enfin, si tu désires poursuivre le récit je pourrai te le poster, afin de recevoir ton précieux avis sur la fluidité de la narration.

Bien à toi !


PS : Tu as raison. J'ai viré un "Elle forcit". Punaise, en plus j'ai hésité en le rajoutant. Bon, soyons clair, c'est un énorme travail de bénédictin, sans doute le plus gros oeuvre de ma vie littéraire (ce texte devrait avoisiner les 800 pages). Pour te dire, j'ai bien dû faire, biffer, et refaire une trentaine de fois ce prologue pas piqué des hannetons. :) :) :) :)
« Modifié: 10 Septembre 2026 à 13:57:29 par kokox »

 


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