C’était notre maison notre toit, notre émoi
Les murs de nos passions la fenêtre de nos pas
Nous y avons vécu cet amour impassible
Qui aux non convaincus prouve que tout est possible
Les passions de vingt ans où les amours se livrent
Ont eu plus que leur temps de vouloir nous survivre
Comme nous étions beaux, comme tu étais belle
Le jour où les anneaux ouvrirent de leurs ailes
Le portail accouché d’une chambre à dormir
Sous les draps du sommier qui somme de vieillir
Tous nos lits conjugués se lassant du pluriel
L’amour à repasser a su faire l’essentiel
Les armoires s’accommodent des robes de naphtaline
Sur les costumes où brodent les poussières lavandine
Les rayons de lumière d’un été entêté
En jaunissent l’habit fier d’avoir un jour été
Au plafond, un crochet où s’attristait le merle
Dans sa boite brodée de murs en fils de perle
L’oiseau s’est envolé comme vole le temps
Mais la cage est restée avec nos cœurs dedans
De tous ces souvenirs cachés à double tour
Je ne pourrais que dire s’il existe un toujours
C’était notre maison notre toit notre joie
Le mur de l’horizon où je dors avec toi