Bonjour,
Ce poème évoque la nostalgie d'autres poèmes en effet.
"Car nous sommes le récit d’un monde
Qui n’existe qu’à peine"
Ceci pourrait être généralisé à l'ensemble de presque toute parole, tout acte, tout ce qui est fait, car quoique nous fassions, c'est toujours microscopique face à l'immensité des mondes.
Chaque être est le récit de son propre monde microscopique, aussi grand soit-il ; chaque être est une version en miniature de ce monde ; chaque être contient l'universel et pourtant reste dérisoire, semble-t-il ; "chaque être est un hymne détruit", un avorton sublime, une collection d'états d'âmes tout à la fois misérables et fantastiques ; chaque être est le tout pour le grand tout, et rien du tout à la fois envers le Créateur ; chaque être est comme une parcelle tombée de Dieu, un être divin incarné sur Terre, et pourtant tout à fait insignifiant ; chaque être représente, incarne et figure tout l'univers à sa manière, en même temps qu'il n'existe qu'à peine : chaque être est le récit du monde tout entier, mais que lui-même.
Nous ne sommes pas synchrones, mais pourtant tout s'accorde.
Beau paradoxe, que je retiendrai.
En te souhaitant de poursuivre l'écriture d'autres poèmes aussi bien écrits,
Amicalement.