Bonjour Dian,
Voici un questionnement qui témoigne du fait que nous ne savons peut-être, non pas ne plus penser, mais plutôt pas encore.
Les Anciens ont imaginé des dieux pour théâtre du monde, et les Modernes, soucieux de lui donner une représentation cohérente et logique, ont placé l’homme comme centre et mesure de toutes choses. En vain, serais-je tenté de dire. Plus ils expliquent le monde, plus celui-ci leur devient étranger et plus ils expliquent l’homme, plus celui-ci se trouve exilé de lui-même, de sorte qu’aujourd’hui, dieux et hommes ont échoué à fonder une "patrie universelle".
Il n’y a plus de devoir-être, et c’est cette absence-là, plus corrosive que tous les péchés et que toutes les erreurs scientifiques, qui ronge l’être actuel des contemporains.
Ainsi l’énigme du monde et de l’homme (qui n’est plus question de foi ni de raison) devient le mode de l’existence de l’être, ni terrestre, ni supra-terrestre, avec rien, pas même une branche, à quoi se raccrocher.
C'est là que vous intervenez.
Amitiés

Titus.