Bonjour Claude,
Ce poème m’a arrêtée. Il y a quelque chose de vrai dans ce portrait du terrien qui regarde la mer et rêve de la traverser sans jamais lever l’ancre, on y reconnaît une expérience humaine très commune, et pourtant vous lui donnez une couleur bien à vous.
“Corsaire immobile voguant sur ton plancher”, ce vers-là, je l’ai relu deux fois. L’image est belle et un peu cruelle, comme il faut.
Le tutoiement fonctionne bien aussi : on ne sait jamais tout à fait si vous parlez à quelqu’un d’autre ou à vous-même, et cette incertitude donne au poème une douceur un peu mélancolique que j’aime beaucoup.
La référence à Baudelaire en fin de texte est amenée avec pudeur et honnêteté, et la clausule tient, le paradoxe final résonne.
Le souffle passe. Et c’est bien le souffle qui compte.
Merci pour ce partage.
Alma