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15 Mai 2026 à 13:54:35
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie » Chanson & slam » Le Clochard

Auteur Sujet: Le Clochard  (Lu 164 fois)

Hors ligne Pierre95

  • Plumelette
  • Messages: 14
Le Clochard
« le: 24 Avril 2026 à 09:58:08 »
Je vous présente les paroles d'une chansonnette écrite en 1982 (Une valse)

Toi mon ami des bords de Seine
Qui réchauffait nos cœurs lorsqu'ils étaient en peine.
Toi qui racontais chaque soir
Aux gamins du quartier une nouvelle histoire.
Avec ton manteau déchiré
Il semblait que le temps même t'avais oublié.
Ces histoires que tu disais vraies
Nous pour te faire plaisir on y croyait.

[Refrain]
Tous les soirs assis sur ce banc
Toujours entouré d'enfants.
Tu nous emmenais en voyage
Dans des pays sans nuage.
Avec toi nous sommes allés
Où tu aurais tant aimé.
Toi qui n'avais jamais quitté
Ce quai de l'île de la Cité.

Toi qui étais parti un jour
En laissant tout tomber pour un chagrin d'amour
Tu disais qu’un jour les chagrins
Deviennent de vieux souvenirs quand vient le matin
Et puis tu riais dans le soir
Comme si tout ça était bien dérisoire.
Et nous restions là jusque tard
Pour à nouveau entendre une belle histoire

Refrain]
Tous les soirs assis sur ce banc
Toujours entouré d'enfants.
Tu nous emmenais en voyage
Dans des pays sans nuage.
Avec toi nous sommes allés
Où tu aurais tant aimé.
Toi qui n'avais jamais quitté
Ce quai de l'île de la Cité.

Tu m'as donné ce foulard vert
Qu'un soi-disant prince t'avait offert
Tu disais qu'il venait d'ailleurs
D'un royaume caché quelque part dans ton cœur
Je l'ai gardé toutes ces années
Comme un trésor qu'on ne peut oublier
Ce vert passé, ce tissu froissé
Garde encore l'odeur de ton royaume enchanté

[Refrain final]
Ce soir allongé sur ce banc
Toujours entouré d'enfants
Tu es parti faire ce voyage
Dans les pays sans nuage
Cette fois tu t'en es allé
Où tu aurais tant aimé.
Toi qui pour toujours as quitté
Ce quai de l'île de la Cité

J'en ai fait une petite vidéo que vous pouvez voir ici:
https://www.youtube.com/watch?v=681ZB8YvPQI
Si tu veux aider un homme, ne lui donne pas de poisson, apprends lui à pêcher.

Hors ligne April

  • Calliopéen
  • Messages: 407
Re : Le Clochard
« Réponse #1 le: 24 Avril 2026 à 10:58:24 »

Bonjour Pierre,

J’ai préféré écouter votre poème en musique.

“Toi qui n'avais jamais quitté ce quai de l'île de la Cité” m’a laissé les larmes aux yeux.

Merci pour ce partage
Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. Johann Wolfgang von Goethe

Hors ligne Pierre95

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Le Clochard
« Réponse #2 le: 24 Avril 2026 à 12:09:47 »
Je suis très touché par ce commentaire.
Merci.
Si tu veux aider un homme, ne lui donne pas de poisson, apprends lui à pêcher.

En ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 452
  • Pelleteur de Nuages
Re : Le Clochard
« Réponse #3 le: Aujourd'hui à 11:54:19 »
Bonjour,

J’ai beaucoup aimé la douceur nostalgique qui traverse ce texte. On sent que l'attachement pour ce personnage des bords de Seine est apte à engendrer une atmosphère à la fois tendre et mélancolique. Le refrain apporte une belle respiration, presque musicale, qui renforce l’idée de rituel et de fidélité autour de ce banc et de ces enfants. C’est un choix qui donne une vraie identité au texte.

Si je peux me permettre une petite suggestion : tu évoques l'idée d'une chansonnette voire d'une valse. Or, certaines strophes sont très narratives, et s'il est toujours possible d'ajuster des syllabes écrites pour en faire d'autres chantées, je pense que ça demande néanmoins un ajustage côté rythme ou une découpe qui pourraient ainsi renforcer, encore, l’émotion (tout en améliorant la mesure pour éviter trop de "gymnastique"). Rien de majeur, mais un léger resserrement par endroits pourrait donner plus de force à certains passages.

En tout cas, l’ensemble est touchant, cohérent et très imagé. On sent que tu tiens un personnage fort et une ambiance qui marque. Bravo pour ce beau travail.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


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