Quand tu ris si fort que tu en oublies ta tasse,
tu es ma pagaille douce, mon beau chaos du matin.
Quand tu chantes faux sous la douche avec tant de grâce,
tu es ma mélodie, même un peu hors chemin.
Quand tu voles la couette et me laisses grelotter,
tu es mon courant d'air, mon frisson préféré.
Quand tu pleures pour un film que tu connais par cœur,
tu es ma larme tendre, ma plus belle douceur.
Quand ta jambe s'endort et refuse de te suivre,
je deviens tes deux pieds, pour qu'on continue de vivre.
Quand ton corps prend congé et ne veut plus se lever,
je reste là, tout près, à attendre que tu sois prêt.
Quand je te vois vaciller au milieu du couloir,
je me fais chevalier, je te tends les bras ce soir.
Quand je te retrouve au sol, démunie et si fragile,
je deviens ton rempart, ton refuge, ton asile.
Et quand c'est moi qui trébuche, qui doute, qui vacille,
tu restes là, à m'aimer, les yeux qui brillent.
Dans chaque instant lourd, dans chaque matin qui hésite,
dans chaque éclat de rire avant que la douleur ne ressurgisse,
tu resteras toujours, simplement, mon cœur qui bat.