Toutes les promesses d'une bonne vie :
de l'amour et des amis,
de la baise et de l'argent,
une maison et des enfants.
J'en ai plus que la moyenne,
ça ne valait pas la peine.
Quelques petites baffes et c'est parti,
coincé de force dans une enfance pourrie,
cette boule de neige qui entraine ma vie.
J'ai beau être loin de la misère,
je suis moins heureux aujourd'hui que j'étais malheureux hier.
La souffrance connait des fonds que le bonheur ne peut égaler,
même de ses plus hauts sommets.
Dans l'équilibre des choses, cette vie ne valait pas la peine.
Sans cette souffrance je ne suis plus moi.
Une coquille dure pour qui tout va bien.
On m'adore mais au fond je ne suis plus rien.
Ma tristesse persiste, le reste déstiné à périr.
Je ne peux pas en guérir, je ne veux pas en guérir.
Elle me nourrit, elle me rend moi.
Si je la perd, je me perd moi.
En voilà donc l'ironie et le tabou de ma tristesse :
Pour rien au monde je ne voudrais être un autre,
je m'aime trop pour être heureux.