Étreindre l’infini
J’veux juste me baigner dans le soleil clair,
Avec une grandeur, dans des bains d’enfer.
Où des moments de paix, doux interlude,
Qu’apaisent l'esprit, calment l'inquiétude.
Mes pensées au val du dormeur, qui ne blague,
Inventer, imaginer, dont Rimbaud était la vague.
Mes ennemis ne veulent être comme moi,
Et pour moi c’est bien révolu aussi, ni moi,
Mais imaginer, rêver, c'est dans mes choix.
Simplement, c'est un oui, c'est un réel de ma vie
Pour être cosmique, rêveur pour étreindre l’infini.
Puis d’un oh-oh-oh, je tombe, je perd le ton,
Aux jobs à sombrer---j’exclus cette solution.
Le sort a voulu que cela soit mon lot,
Adieu pages blanches, désert chaud.
Besoin d’un soleil nantis, m’anéantis
De rêver, c'est une norme de ma vie.
Aussi c'est naturel de se sentir oppressé,
Par leur quotidien au taf, la dure réalité.
La vie est un chemin de pierres et de ronces,
On cherche le soleil de la paix si on s’enfonce.
J'insiste, je m'accroche, à libres rêveries nées.
Je cherche des moments de joie, d'idylle, de trêve,
Où la solitude n'est plus qu'une épave qui se crève.
Il y a ces aspirations à l'éclat doré, dopé, doué,
Vous savez, oh oui, savez vous combien elles sont épurées ?
Le soleil de mai, cœur du sud d'ivresse,
Avec la tristesse qui toujours se dresse,
Avec la tristesse qui toujours se presse.
Y a des fugues, des évasions aux armes des rhapsodies,
Chaque aube est un pari, chaque soir un blues de poésie.
Puis de rêver c'est cosmique, c’est étreindre l’infini.
Étreindre, étreindre l’infini tout à fait nu ; je grandis.