Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Mai 2026 à 22:59:39
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » La joie des artichauts

Auteur Sujet: La joie des artichauts  (Lu 369 fois)

Hors ligne Pierre Lamy

  • Calliopéen
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    • V'là aut'chose
La joie des artichauts
« le: 04 Janvier 2026 à 08:03:48 »
La joie des artichauts, chanson cristallisée,
fumée calorifère en verre et contre tout,
a mis au point du jour le cap sur la risée
puis, prosaïquement, a joué son atout.

Fumé de broderie en soie colonisée,
un œil ridé de bleu brandit un peu partout,
jusques en Antarctique un rien ozonisée,
son sang d’intelligence. Et de fièvre surtout.

Foin des géographies en floraison d’éponge
dont le vaste corpus, allergique au mensonge
savoure au coin du feu la sagesse du soir.

Les cœurs emmitouflés de nuées amicales,
à l’instant d’aligner des rimes musicales,
auraient étonnamment décidé de surseoir.

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : La joie des artichauts
« Réponse #1 le: 04 Janvier 2026 à 15:05:11 »
 Pour la première fois, de longue date en tout cas, j'ai eu le sentiment d'une opacité énigmatique peu habituelle dans ta poésie. Exemple :

« fumée calorifère en verre et contre tout »

ou encore

« un sang d’intelligence. Et de fièvre surtout »


Ainsi la métaphore ne s’ouvre pas : elle se referme sur elle-même. Le lecteur ne risquent-ils pas de rester à distance, admiratif mais peu touché.

En résumé, on évolue dans une sphère conceptuelle, très esthétisante, voire mallarméenne, éloignée de tout ancrage humain identifiable. C’est un choix esthétique respectable, mais qui limite l’adhésion affective.

 Le dernier tercet est magnifique : « Les cœurs emmitouflés de nuées amicales… »

Ici, enfin, quelque chose se pose et se met à chanter .
C’est probablement la partie la plus accessible et la plus sensible du poème :

 
 
cent fois sur le métier...

Hors ligne Pierre Lamy

  • Calliopéen
  • Messages: 470
    • V'là aut'chose
Re : La joie des artichauts
« Réponse #2 le: 06 Janvier 2026 à 18:41:07 »
Merci Hellian
Inspiré par Tristan Tzara qui lui écrit en vers libres, j'ai essayé de composer un sonnet surréaliste
En écriture automatique, j'ai pondu les vers un à un avec ce qui me passait par la tête
 en respectant la métrique et la rime.

Sur ce site où les émotions sont reines je  comprends que ça puisse déplaire
 :)
« Modifié: 07 Janvier 2026 à 06:02:57 par Pierre Lamy »

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : La joie des artichauts
« Réponse #3 le: 08 Janvier 2026 à 11:18:25 »
ah; Je comprends mieux.

Cela dit, ce n'est pas déplaisant, loin de là. Et tu as 1000 fois raison d'ouvrir ta plume et notre lecture à d'autres registres.

Même, je trouve ça d'une témérité adolescente…
cent fois sur le métier...

Hors ligne LOF

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 172
  • Frappé par le vent
Re : La joie des artichauts
« Réponse #4 le: 08 Janvier 2026 à 11:31:28 »
 Je partage l'avis de Hellian.
 Quant à la réponse de Pierre, sa démarche ludique est louable,
 mais le mouvement Dada c'était une époque.
 La contrainte et la spontanéité doivent laisser quand même
 une porte ouverte au lecteur ; une bluette de sens.
 Moi-même je suis souvent confronté à ce problème quand je m'amuse
 à écrire des expériences de style.
« Modifié: 08 Janvier 2026 à 18:46:29 par LOF »
Lof

Hors ligne Hars P

  • Scribe
  • Messages: 71
Re : La joie des artichauts
« Réponse #5 le: 11 Janvier 2026 à 15:41:18 »
Arf c'est assez hermétique pour moi, trop peut-être. En tous il y a du travail, c'est indéniable.

Hors ligne Robert-Henri D

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 400
  • Pelleteur de Nuages
Re : La joie des artichauts
« Réponse #6 le: 11 Janvier 2026 à 18:42:50 »
 ;D Bonsoir, Pierre Lamy

Je viens de vivre le paradoxe du lecteur ! la technique que tu emploies devrait simuler ma propre spontanéité, mais, sans étincelle émotionnelle, ladite à eu besoin de s'adapter sans pour autant laisser libre ma pensée. Laquelle, sans préavis, s'est envolée sans trop chercher à décoder les "images"…

Car malgré l'apparente absurdité, ma curiosité intellectuelle m'invite à opter pour une mise en résonance. Ce que j'ai fait tout en portant mon regard sur la Comtoise du salon ! mais hors rythme et en simple consonance, voici ce que ça m'a donné :

L'horloge enrhumée crache des secondes de coton
mais les heures s'en balancent... dés Minet potron
elles tricotent du vide, au fond d'un vieux carton,
griffant le silence, à coups de pied saute mouton.

 :moderation: Allez ! bonne soirée ! (je l' ferai plus ! c'est promis !)

Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


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