Pour la première fois, de longue date en tout cas, j'ai eu le sentiment d'une opacité énigmatique peu habituelle dans ta poésie. Exemple :
« fumée calorifère en verre et contre tout »
ou encore
« un sang d’intelligence. Et de fièvre surtout »
Ainsi la métaphore ne s’ouvre pas : elle se referme sur elle-même. Le lecteur ne risquent-ils pas de rester à distance, admiratif mais peu touché.
En résumé, on évolue dans une sphère conceptuelle, très esthétisante, voire mallarméenne, éloignée de tout ancrage humain identifiable. C’est un choix esthétique respectable, mais qui limite l’adhésion affective.
Le dernier tercet est magnifique : « Les cœurs emmitouflés de nuées amicales… »
Ici, enfin, quelque chose se pose et se met à chanter .
C’est probablement la partie la plus accessible et la plus sensible du poème :