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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sorcellerie de la langue

Auteur Sujet: Sorcellerie de la langue  (Lu 785 fois)

Hors ligne clemouchka

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Sorcellerie de la langue
« le: 01 Août 2025 à 15:49:04 »
                                                  Comment comprendre mes écrits :

Il ne s'agit pas de prendre les mots à leur sens premier, mais au contraire de retirer leur signification, de les vider, de les moduler comme de la pâte, pour n’en garder que leur sonorité.

L'art de cette poésie vient de la liberté artistique de prendre les mots pour ce qu'ils sont d'une façon primaire, des sons, des lettres, un enchevêtrement bigarré qui une fois achevé tente de faire vibrer les mots comme des cordes âme.

De simples mots sont modifiés, vidés de leur structure grammaticale, pressés comme des tubes de peinture, pour permettre à l’amateur regarder au-delà du voile un simple dictionnaire.
Il existe de la peinture abstraite.
De la sculpture abstraite.
Je propose une poésie abstraire en absolu.

Nous oublions de penser l'intérieur de l’œuf, la poule n’existe plus ici, concentrons-nous sur la simple coquille.
Pour que ces mots, simples sons que nous avons gonflés de sens deviennent comme ces images stéréoscopiques, qui ne semblent être que bouillie colorée, pour devenir image subliminale une fois le bon angle trouvé.
N’avez-vous jamais remarqué que le même mot prononcé inlassablement perd petit à petit de son sens plus nous le prononçons, jusqu’à devenir simple bruit ?

Une phrase célèbre Lorsque l'homme montre la Lune, certains ne regardent que le doigt, avec ma poésie, je ne montre pas que la Lune, mais une immensité d’étoiles, une voie lactée amusante de mots.

Les lettres se transforment en mots, les mots se transforment en phrase, et l'intervention de ma poésie transforme ces phrases non-structurées en champ de blé grammatical, ou chaque épi se retrouve à côté d'un voisin, si semblable mais à la fois si différent, que la vie ou l'écriture n'aurait jamais dû les faire cohabiter.
Dans un de mes ouvrages, dans le simple titre je fais cohabiter « raisin télépathe » et « moustache mendiante. »
Prononcez ces deux phrases à voix haute.
Oui, faites-le, tout de suite.
Vous venez de prononcer cette phrase incongrue pour la première fois de votre vie.
Vous venez de déflorer un territoire, l’esprit vagabonde, on aime on déteste, mais on innove et on bouscule.
N’est-ce pas là le propre de tout art ?

 Le poète change cette injustice, créant ce paradoxe verbal, innovant dans un abstrait rafraîchissant.

Ici, on ne passe pas par la compréhension basique d'un récit.
Une œuvre qui trouve son sens dans la transformation de nos chers mots, se jouant de la langue Française, où tout comme un sculpteur de glaise, j'en modifie le sens, leur signification, transformant le poète en homme libre de toute contrainte intellectuel, de toute règle, de tout carcan.
La vraie liberté artistique, de l'art moderne au bout de la plume.

Déchirons le voile.

Autodidacte, _ c’est à dire intact. Idiosyncrasie en surabondance cérébrale perfusée sur le processus des pensées. Ecriture automatique compactée dans un assemblage de fragments exquis sans le cadavre du verbe. Cellules vivantes des mots dont la rencontre fortuite provoquent de véritables singularités visuelles_ et verticales. Syntagmes nominaux réfléchis, pluriels infectueux, lexiques d’abstractions philosophique. La mécanique itérative de ce langage fait penser au travail de l’ordinateur, mais si la combustion est cérébrale, l’organique y est profondément encodé. Pour accéder au spectacle immobile : décrypter les codons de cette  transgenèse par les mots. Les particules sont mémorielles, la trajectoire expérimentale, l’obsession absolue, et surtout sa connexion est neurale.


« Les blasphèmes crucifiés de désastres religieux, couvant les astres gorgés de nécromancies »
« Lavés de délires de torches, d'où fermentaient les grimoires des nuits acoustiques »
« Là, ou les signes cryptiques aux influences sidérales, parcheminées de veines tribales, subtilisant »
« Les écroulements d'idéaux mortels, s'évanouissant sous des songes fabuleux, aux limbes »
« D'entendements personnifiés de vertus les colombes, aux images télépathes des océans »
« D'où frémissaient les lumières du silence criblé de moissons d'essaims, aux symphonies guerrières »
« D'ossements crevés de firmaments sacrés, religieux, là ou les identités d'intuitions »
« Lâchées d'insomnies d'où les pénitences des yeux d'où pleuraient, les extractions littérales »
« Des connexions linguistiques des phalanges d'oiseaux complexes, des cieux aux poignards »
« Fissurant les licornes des immenses chastetés, des équilibres propitiatoires, aux puissances »
« Qui dansaient avec les charmes des cycles d'où rutilaient, les chevelures mathématiques »
« Des éveils de chairs combattant les influx biologiques, des vignes cognitives, aux lèvres »
« Des harmonies ailées d'avec les mendicités des rayons démentiels, aux nixes égorgeant les lyres »
« Des enivrées résiliences psychologiques, aux degrés existentiels d'où gravitaient les présences »
« D'ouragans d'apothéoses morcelées d'exils en recueillements, des profondeurs d'où se décantaient »
« Les paroles Républicaines, en des esthétiques bénissant les anachorètes, aux vanités d'aumônes »
« Qui puisaient, des convulsions figeant les tabernacles des pieuses abstinences, aux chrysalides »
« Qui illuminaient les arcs-en-ciels drapés de rythmicités oniriques, qui immunisaient les présences »
« D'ouragans qui bouffaient des clystères électriques, aux hurlements des pieds analytiques »
« Anatomies, des regards fusillant les abeilles aux impulsions prosaïques, vulgaires, aux rayons »
« De paupières bénissant, les squelettes des cerveaux parfumant, les chandeliers aux figements »
« Noirs, qui télégraphiaient les transports rompant les inconnues cécités, des vendanges »
« Relationnelles, qui nourrissaient des statues invisibles, clandestines réalités, des églogues »
« Ensanglantant, les problématiques des cathédrales, et qui transfiguraient les reflux d'hypostases »
« Déterministes, tordant les râlements hypothétiques, des cicatrices pendant comme des macchabées »
« Aux blafardes chrysanthèmes des troubadours maudissant les ferments, des sacrilèges quantiques »
« Et, qui louangeaient les crépuscules aux rousseurs laiteuses, des orfèvres d'anathèmes trempés »
« De couchant, aux souvenirs relationnels fixant les syncopes, des suprêmes linceuls »
« Communiquant, les cors théâtraux des cadences psychologiques, aux fantômes libidinaux »
« Qui charmaient les aubes plurielles des mécanismes, aux lointains jetant des hallalis »
« Aux scélérats interdits, là ou les chapelets infâmes génocidaires, digressaient, sous des matrices »
« Qui prodiguaient, les diamants aux genoux giflant les continuités, des indolences aux desseins »
« Sublimant, les nuages échevelés par les violons aux ataraxies baisant, les artefacts »
« Des complaintes ennemies des tombeaux aux grelots avares, des superstitions aux accords »
« Privatisant, les encensoirs aux beautés originelles, par-delà les nudités complices des signatures »
« Qui voyaient , les cantiques aux voyages permutés de licornes, aux séraphins d'apparitions »
« Phénoménales, avec des espaces liquéfiant les écroulements familiers, des cygnes aux ivresses »
« Qui engendraient, les blondeurs de faucilles rayant les cymbales foulant, les sommeils »
« Qui crachaient, les architectures symétriques des victimes juchées, d'impossibles larmes »
« Aux fantasques paysages des flambeaux d'illusions chimiques, avec des harpies »
« Aux condescendances qui glissaient, des anéantissements aux poings entropiques »
"Avec les viscosités des zéniths d'abstinences logiques, sous les ligaments des peintures »
« Aux vitraux chatoyant à travers les gammes des herméneutiques, aux luisances des cous »
« D'où teintaient, les amygdales aux filaments compensatoires, des intrications transfixant »
« Les bûchers aux fidèles pouls mathématiques, là ou les matérialités ontologiques, Logos »
« Des valeurs sédimentant, les angoisses d'apostolat actualisant, les volontés domptant »
« Les travestissements, des symétriques rouleaux des capiteuses solitudes, aux breuvages »
« Qui métamorphosaient, les accouplements de lumières primales, des inventions »
« De vanités, aux institutions des fraicheurs d'horloges comblant, les roues individuelles »
« Des indulgences somatiques, des serpents contemplatifs, devant les vespérales doxas »
« Des caresses sociologiques, sous les préservatifs d'écritures impersonnelles, des ciseaux bleus»
« Aux cellules d'indifférences mécréantes, là ou les trahisons spéculaires, chiaient des libellules »
« Aux prédicats symptomatiques des rouages d'entre-visions, d'où les transferts inhumains »
« Défiguraient, les politiques synaptiques, aux fresques aléatoires transmuant les alcools »
« Aux sédentaires flacons des chagrins, aux cueillaisons cliniques, qui oubliaient les cercueils »
« Aux médisances, des clochards tracés d'empreintes à chiffres des lys accidentels, vers les mondes »
« Qui décomposaient, les ciguës aux suicides des foudroiements, aux nénuphars étendus »
« Sous les sillons dépressifs, qui prescrivaient les volitions nucléaires, vers les âmes »
« Aux réverbérations, qui observaient les calligraphies, des prédictibles obédiences » 
« Avec les jaunes hérésies des mariages dédoublés, sous les pyramidales natures infidèles »
«  Des morphologiques engrammes voués aux processus inconscients, des bioéthiques astrologiques »
« Qui invoquaient les médiums associatifs, bavant des hydres phénoménales aux écologiques »
« Informations, qui échographiaient les génocidaires immanences des physionomies de pétales »
« Qui transigeaient avec les hydrolats d'amitiés défigurant les prothèses syntaxiques aux énergies fiscales »
« Qui révoquaient les interstices des dramaturgiques sublimations des sarcophages temporels »
« O tziganes magnifiant les démocratiques théogoniques aux minéraux musiciens »
« Vers les virtualités des polyglottes intronisations qui s'interpénétraient sous les incomplétudes »
« Des liquides exhalant des intersubjectivités aux voyelles prédéterministes, ô citrons évolutifs »



Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 029
Re : Sorcellerie de la langue
« Réponse #1 le: 03 Août 2025 à 10:16:05 »
Merci pour le partage de ton texte.

Il commence par une introduction pour nous expliquer ta démarche et l'écriture de ta liste de phrases.

N'ayant pas un bon niveau de Français, ton exercice d'écriture est trop pointu pour moi. Je n'ai pas compris toute  la richesse de tes phrases.

Attends de lire des commentaires de personnes plus avisés pour te faire un avis sur tes écrits.
« Modifié: 03 Août 2025 à 10:19:24 par Cendres »
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : Sorcellerie de la langue
« Réponse #2 le: 10 Août 2025 à 22:20:59 »
"il ne s'agit pas de prendre les mots à leur sens premier," (prendre dans).

Le texte lui-même, sans vouloir être offensant, m'a semblé surchargé de "grands mots".
Bref, pas convaincu.
La prochaine fois, peut-être ?

 


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