Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 Septembre 2026 à 19:21:34
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ceci est un début

Auteur Sujet: Ceci est un début  (Lu 4770 fois)

Hors ligne Vélocipède

  • Plumelette
  • Messages: 14
Ceci est un début
« le: 04 Septembre 2011 à 15:47:00 »
Voilà, un jour que je m'ennuyais en amphi, j'ai commencé à écrire une histoire, et je me suis mis dans la tête de la continuer. C'est sans aucune prétention, mais j'aimerais bien le faire lire a des gens et qu'on me dise ce qui va ou pas, et si ça leur plaît. Alors, si vous aviez la patience de me lire, ça serait fort aimable. D'avance merci!
 
 Au commencement, il n’y avait rien.  Rien du tout. Le néant total… « Il » n’avait pas de conscience. « Il » devait dormir.  « Il » le suppose, ca ne fait que quelques secondes qu’il existe. Il vient de naître. Du moins il le pense. Tout est noir… il ne fait que penser. Des pensées embrumées. « Il »  s’éveille lentement. Ses pensées s’accélèrent. « Il » est né. Et maintenant ? Une éternité passe. Peut-être qu’« il »  s’est rendormi. Une douleur.  Tiens non, il a un corps. Ca fait mal, de naître.  Le cerveau se met en route lentement, douloureusement. Des fluides circulent et des choses naissent. Des millions de neurones qui se connectent les uns après les autres... « Il » prend soudain conscience qu’il n’est pas qu’une pensée dans le néant.   
Il est une structure organique, qui renferme une conscience. Des nerfs s’actionnent. Des chocs électrochimiques lui parviennent et lui font prendre conscience qu’il a deux bras et deux jambes. Et des yeux. Enfin, des paupières en tout cas. « Il » se sent incapable de soulever ces morceaux de chair si lourds. Pourquoi le faire ? Il dormait… il n’a qu’à se rendormir. Ca ne marche pas. Il pense, maintenant. Son premier geste sera d’ouvrir les yeux, mais que c’est douloureux. Les muscles jouent lentement. Ca y est… c’est flou. Quelques instants passent. Les yeux reçoivent les images et les envoient au cerveau qui les met en ordre, de plus en plus vite. Une… vitre. C’est tout ce qu’il voit. Il referme les yeux, c’était fatiguant. « Il » les rouvre.  C’est bien une vitre. Sale. Crasseuse. Il ne voit pas plus loin, mais il peut voir. 
Sa peau lui envoie des sensations. D’un seul coup, « Il » se rend compte qu’il flotte. « Il »est immergé. « Il » nage  derrière une vitre…  La panique le prend. Mais il respire normalement. Étrange.  Il est déjà las. Il vient de naître et il ne comprend rien au monde dans lequel il vient d’arriver. Il nage.   
Il ne sait pas quoi faire. « Il » sait d’instinct qu’il ne peut pas se rendormir.  Quel dommage… Le néant était préférable à cette réalité. Il tente de se calmer. Après tout, il n’y a aucun danger immédiat.  Il est sous l’eau, mais il respire.
 Comment ca se fait, d’ailleurs ? Il bouge un bras. Quelle étrange sensation que de prendre conscience de ses membres. « Il » plie et déplie les doigts.  Les muscles d’abord douloureux se rodent. « Il » sait qu’il peut commander à toute cette chair rose et pleine de sang. Il porte une main à son visage.
 Après la vue, le toucher. Ses doigts rencontrent un long tube. « Plastique ».  Ce mot vient de lui surgir, a l’instant ou il a touché ce tube. Cet objet est en plastique. Comment le sait-il ? Aucune idée. Ca non plus, il ne le comprend pas. Il le sait, c’est tout.
Ce tube lui rentre dans le nez. Non. Ce n’est pas son vrai nez. C’est une pièce de « plastique » épousant la forme de son visage, autour de sa bouche et de son nez. C’est comme ca qu’il respire. « Il » devine qu’il a toutes les chances de se noyer s’il cherche à l’enlever ; mais il faut pourtant sortir d’ici. Il ne risque rien, pourtant, mais il ne veut pas rester éternellement ici. « Il » bouge la tête lentement. Ca fait mal. Il est ankylosé. Mais les muscles finissent par avoir raison, les os se tournent. Il est dans un tube.  Derrière la crasse de la vitre, « Il » devine l’obscurité. Que faire ? « Il » essaye de frapper la vitre. 
Mais il n’a pas assez de force. Et sous l’eau, le coup est ralenti. Un faible « bong » se fait entendre. 
L’ouïe… il entend.  « Il »connaît le désespoir.  A quoi bon vivre si le monde est si absurde ?
« Il »  referme les yeux. Il faut réfléchir.  Une deuxième éternité passe, peut-être un million d’années. Et puis, il y a un son. Un chuintement. « Pchhhhhhhhh… ». Il ouvre les yeux et cherche autour de lui. Il n’y a que ce son étrange. Il distingue de la fumée juste derrière la vitre. Une fumée blanche se répand. Un troisième événement arrive. Il sent un courant. Le liquide dans lequel il baigne se déplace vers le bas. Il aperçoit une grille dans le fond de son tube. Apparemment, l’eau s’évacue et le niveau baisse… Quatrième événement : brutalement, plus d’air. Il ne respire plus. Cette fois, le danger est immédiat. 
« Il »  prend le masque entre ses mains et l’enlève d’un seul coup sec. Mais il a un haut-le-cœur. Il vient de se rendre compte qu’un deuxième tuyau lui rentrait dans la bouche jusqu'à l’estomac. Panique. Il enlève le tuyau et secoue ses membres. Il faut monter jusqu'à la surface. Pour respirer. Pour vivre, et vite.
 Heureusement, il nage d’instinct, et il finit par émerger. Il crache et hoquette en tentant de surnager. L’eau s’évacue bruyamment avec des remous. C’est beaucoup plus bruyant que sous l’eau, les sons y étaient étouffés. Il n’y a rien ou s’agripper. « Il » inspire pour la première fois. Ses poumons le brûlent.  Ca aussi, ca fait mal. Il expire et inspire une deuxième fois… son cœur bat.
 Ca tape, dans « moi ».  Comme si il y avait un autre « quelque chose » de vivant a l’intérieur. « Il » en a déjà assez. Il veut que l’eau remonte, que les tuyaux reviennent, qu’il puisse dormir à nouveau et ne jamais se réveiller. 
Ses pieds touchent le fond. Le niveau de l’eau baisse encore, il a pied.  Mais « Il » ne sait pas marcher.  Il tombe à genoux, puis  a quatre pattes. Il tremble de partout. L’eau a disparu, la vitre aussi. Elle vient de rentrer dans le sol. « Il » se force à ouvrir les yeux et à reprendre ses esprits. D’abord,  il est nu. Complètement nu. Un courant d’air sur sa peau trempée lui apprend  le froid. Il a froid et il grelotte.  C’était tellement mieux dans le tube… c’était un monde de silence et de chaleur. Tout est sombre devant lui.
 Non, il y a un peu de lumière. Il faut que ses yeux s’habituent. « Il » aperçoit quelque chose devant lui. Une énorme barre de fer qui gît sur le sol, avec une tenture qui y est attachée. Il sait qu’il peut se réchauffer avec.  Il ne se demande plus pourquoi il sait ce que c’est et l’usage qu’il pourrait en faire. Il tente de se lever. Ca demande beaucoup plus d’effort que d’ouvrir les yeux ou de tourner la tête. Ca ne marche pas. Il tremble, hésite, vacille et retombe sur les fesses.
 Allons-y à quatre pattes alors : Il pose un pied hors du tube. C’est son premier pas. Le sol est dallé d’une pierre froide et bleutée.  Le sol est tellement glacé que ca lui fait mal. 
« Il » déteste déjà ce monde hostile et brutal. Il tombe plusieurs fois en descendant deux marches qui le séparent de son but. Il faut absolument atteindre cet objet. Il rampe maladroitement mais il avance. Il attrape le grand morceau de tissu, le déplie le plus vite possible, s’enveloppe dedans et se couche par terre. 
C’est doux. Presque aussi confortable que son environnement liquide primordial. Il s’arrête de tousser. Il respire normalement, maintenant. Il se recroqueville en position fœtale. Tout est noir, mais il n’a plus froid. Et il n’entend plus rien, et il est vivant. Pourquoi ne pas rester ici indéfiniment ?
« Il » se calme. Ce monde est froid, et hostile. Il ne sait pas qui il est, ni ou il est, ni quand il est. Il ne sait pas pourquoi il était dans un tube, ni pourquoi sa prison s’est ouverte d’elle-même. 
« Il » ferme les yeux et décide de dormir. Il se sent épuisé. 
 
Quand il ouvre les yeux, le monde est plus clair. C’est un courant d’air chaud qui l’a réveillé. Dans son sommeil, il a laissé sortir sa tête de sa couverture. Il se relève lentement, a genoux.  Il entreprend de regarder autour de lui.  Où se trouve-t-il ? C’est grand, ici. Vraiment vaste. C’est une grande salle, comme une énorme caverne, et parfaitement circulaire. Mais pas fermée… tout là-bas, il y a un grand trou dans le mur. « Il » observe avec curiosité. Quelque chose a manifestement frappé ou explosé cette partie du bâtiment, faisant s’écrouler  le mur et une partie du toit. Mais la brèche qui semblait béante est presque bouchée par un réseau de lianes et d’arbustes, émanant d’un arbre  énorme, qui parait avoir poussé sur le tas de gravats. Un arbre gigantesque. Beaucoup plus haut que « Il », avec des feuilles larges en forme de larmes, d’un beau vert.
 Le mastodonte végétal s’est répandu et a accroché ses racines et ses branches aux armatures du bâtiment, laissés nues par l’écroulement. Le lierre et les mauvaises herbes ont grimpé un peu partout, recouvrant le béton gris d’une multitude de taches vertes.
Curieux spectacle. Ce grand arbre ressemble à ces trucs en pierre qui soutiennent ce qui reste du toit, disposés en cercle au centre de la pièce.  Des colonnes. Il y en a deux qui sont par terre, cassées en deux. « Il » sourit, sans savoir pourquoi.  Le soleil filtre à travers le feuillage, laissant une myriade de rais de lumière éclairer la pièce. Décidément, tout est abîmé, ici. Peut-être à cause de ce mur écroulé.  Il y a beaucoup de poussière par terre, des petits cailloux, des morceaux de verre, et beaucoup de feuilles mortes. Il y a aussi des tubes. Des tubes comme le sien. Par dizaines. Tous adossés aux murs, sur tout le tour de la salle. Ils sont disposés régulièrement, formant un immense cercle épousant la forme du lieu.
« Il » veut se lever. Il faut marcher. Ca n’est pas facile, il n’y arrive qu’au bout du troisième essai. Maladroitement, puis avec plus d’assurance. Il veut observer ces tubes de plus prés. Peut-être qu’il y trouvera d’autres « ils ». 
Mais il est vite déçu. Beaucoup sont vides. Pleins du même liquide dans lequel il baignait, mais il n’y a personne dedans.  Certains sont brisés. Leur paroi de verre gît en mille morceaux par terre. D’autres ne possèdent pas de liquide, juste une vitre crasseuse qui ne renferme rien du tout. « Il » continue de marcher sans dire un mot, vérifiant chaque tube. Il en trouve d’autres qui sont pleins, mais leurs occupants sont morts.  Fasciné, « Il » contemple de longues minutes ce qui était un autre « Il » : un corps qui continue de flotter, les tuyaux et le masque sur le visage. Mais ce visage est mort. Les orbites sont vides, certains os du squelette sont apparents derrière des lambeaux de chairs nécrosées qui flottent paresseusement.  Plus loin, il trouve deux tubes vides, mais il n’y a que des squelettes affalés contre le mur, le masque encore fixé sur le nez. La vitre ne s’est jamais baissée. « Il » veut comprendre. Pourquoi tout ca ? Qui sont tous ces gens ? Pourquoi est-il le seul être vivant ici ? 
Découragé, « Il » s’assied sur les marches et se prend la tête dans les mains. Quel monde absurde. Que faire. Il se sent seul. Trop seul. Il a envie de pleurer.  Au milieu de la salle, il y a quelque chose. Une sorte de machine de métal, cylindrique, qui s’élève jusqu'à la taille…  avec un grand panneau devant. Mais à quoi bon s’y intéresser. Il ne sait pas ce que c’est.
Le tube situé derrière lui est brisé. Des morceaux de verres parsèment le sol devant lui. « Il » en remarque un, grand comme une main. Il tend le bras et le ramasse. « Il » voit son reflet pour la première fois : deux yeux noirs, un nez droit, une bouche sans sourire.  Dans ce bout de verre, il voit ses propres yeux le regarder sans le voir. Il a l’air hagard, déboussolé. « Il » remarque que quelque chose lui recouvre le crâne. Il n’avait pas remarqué. Il tâte sa tête. C’est blanc, élastique, on dirait du plastique... en plus souple. « Il » s’y reprend à deux fois avant de réussir à l’arracher. C’est une sorte de bonnet blanc qui lui recouvrait la tête.  Il remarque maintenant qu’il a des cheveux, bruns, désordonnés et humides. Dans une autre vitre crasseuse, il se fixe. Il cherche dans sa mémoire. Ce visage qui est le sien ne lui dit rien. Il ne sait même pas quel âge il a, bien qu’il paraisse assez jeune. Il a des cernes et sa peau est claire. 
« Il » jette le morceau de verre par terre. Il a compté 92 tubes, avec ceux qui doivent être sous le tas de gravats. Il en reste huit. Encore huit chances de trouver d’autres « Ils ». Le premier tube est vide. Le second ne contient qu’un squelette desséché.  Les deux suivants sont brisés. Mais les quatre derniers sont pleins. « Il » se met à espérer. En observant de plus prés, il constate que leurs occupants ont l’air en bonne santé.
 Mais « Ils » ne lui ressemblent pas. Il les contemple. Le premier tube contient une jeune femme, qui n’a pas l’air plus âgée que lui. Elle porte un bonnet blanc qui lui recouvre le crâne, ainsi que le masque. Elle dort.  Le deuxième tube contient un homme. Celui-là a l’air un peu plus âgé que lui. Sa peau est brune, et il est beaucoup plus grand.  Il semble dormir paisiblement. « Il » est impressionné par sa stature. Cet « Il » serait sûrement capable de briser la vitre a coups de poings s’il se réveillait. 
Dans le troisième tube, « Il » découvre une fillette. Elle a son masque, mais a perdu son bonnet, qui flotte un peu plus loin. Elle n’a pas l’air d’avoir plus de six ans, et elle possède des cheveux blancs comme neige qui flottent au gré des courants de l’eau. Elle semble dormir, elle aussi, légèrement recroquevillée. Dans le centième et dernier tube, il trouve une femme, mais celle-ci paraît bien plus âgée. Elle a l’air fragile. Son visage est ridé mais elle arbore un étrange sourire serein derrière son masque transparent. 
« Il » ne désire plus mourir ou se rendormir. Il en a trouvé. Quatre « « ils ». Un « Il » et trois « Elle ». Il sait qu’ils sont vivants. Il faut qu’ils le soient. 
Parmi toutes les questions et les inquiétudes qui le dévorent, au moins le problème de la solitude est résolu.  « Il » n’est plus seul. Peut-être qu’ils sauront, eux. Peut-être qu’ils pourront lui répondre. 
Mais comment faire ?  Le découragement revient. Comment les sortir de là ? Il n’a pas le pouvoir de contrôler les tubes. Tout ce qu’il à, c’est un drap poussiéreux et déchiré. Il est évident qu’il dormait lui aussi depuis longtemps quand il a été réveillé.  Et si ces quatre « Ils » continuaient de dormir mille ans encore ?
Il pose les yeux sur un squelette dont les orbites vides semblent le fixer. « Il » ne veut pas finir comme ca. Maintenant qu’il est réveillé, maintenant qu’il est vivant et qu’il n’est plus seul, il veut le rester. Il veut comprendre. 
"Il est beau mais quand on lui parle, il comprend pas tous les verbes."

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Ceci est un début
« Réponse #1 le: 05 Septembre 2011 à 00:44:44 »
Citer
« Il » le suppose, ca ne fait que quelques secondes qu’il existe.
ça (pareil pour les autres occurrences)

Citer
Ce mot vient de lui surgir, a l’instant ou il a touché ce tube.
à / où

Citer
Ca tape, dans « moi ». 
Pas pigé comment on passe à « moi »

Citer
Comme si il y avait un autre « quelque chose » de vivant a l’intérieur.
Comme s’il / à

Citer
Il tombe à genoux, puis  a quatre pattes.
à

Citer
Il ne se demande plus pourquoi il sait ce que c’est et l’usage qu’il pourrait en faire.
Une virgule après « plus » ne serait pas de refus

Citer
. Il ne sait pas qui il est, ni ou il est, ni quand il est.


Citer
Il se relève lentement, a genoux.
à
 
Citer
En observant de plus prés, il constate que leurs occupants ont l’air en bonne santé.
Près

Citer
Cet « Il » serait sûrement capable de briser la vitre a coups de poings s’il se réveillait. 
à

Au début, ça m’a fait vaguement pensé à Compagnie de Beckett, puis plus du tout vu que ça dérive vers quelque chose de plus SF. Et ta façon de narrer fait plus SF que classique, bref. Cette histoire de tubes est  intrigante même si personnellement ce texte ne m’attire pas plus que ça. Mais c’est purement personnel, j’aime pas la SF et des hommes dans des tubes, ça me dit pas trop.
Bon courage pour la suite en tout cas !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Plume d'argent

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 157
Re : Ceci est un début
« Réponse #2 le: 05 Septembre 2011 à 01:43:57 »
Le début se répète un peu et manque de pêche mais heureusement que la suite le rattrape, niveau style. Sur le fond, c'est intriguant et ça donne envie d'en savoir plus.

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 497
Re : Ceci est un début
« Réponse #3 le: 06 Septembre 2011 à 12:53:41 »
Salut ! J'ai trouvé ce début plutôt sympa et intriguant, je lirai la suite avec intérêt ^^. Peut-être qu'en effet tu pourrais élaguer deux trois passages qui se répètent un peu, mais ça ne m'a pas vraiment choquée. La lecture est plutôt fluide et le rythme lent, j'aime bien ^^.
Voilou, bonne continuation !
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Farnese

  • Tabellion
  • Messages: 24
Re : Ceci est un début
« Réponse #4 le: 06 Septembre 2011 à 19:08:07 »
Bonsoir,

Je viens de lire ce texte que j'ai trouvé sympa: Le cadre choisi me plait beaucoup (l'ambiance un peu "insalubre" avec les tuyaux et les cadavres), et plus on avance dans l'histoire, plus on a envie de découvrir la suite. 
J'espère donc que suite il y aura.  :mrgreen:

Hors ligne Tsotso

  • Tabellion
  • Messages: 25
Re : Ceci est un début
« Réponse #5 le: 07 Septembre 2011 à 17:58:48 »
Salut  :),
J'ai trouvé ce texte intéressant, j'ai suivi l'histoire du bonhomme pour découvrir son monde... mais rien. Je trouve qu’il aurait été essentiel après une lecture d'un texte long d'intrigues, une explication histoire de satisfaire la curiosité de tes lecteurs. Je ne dis pas que c’est mauvais puisque je dis que je l’ai trouvé intéressant mais il est dommage d’avoir reporté cela pour une suite.
bonne chance

Hors ligne Vélocipède

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Re : Ceci est un début
« Réponse #6 le: 08 Septembre 2011 à 17:04:45 »
Merci pour vos commentaires, ça me sera utile pour la suite! Et merci ernya pour les fautes, j'avais fait une révision avec Word mais il y en a quelques-unes qui sont passées a travers, apparemment.


Bonsoir,

Je viens de lire ce texte que j'ai trouvé sympa: Le cadre choisi me plait beaucoup (l'ambiance un peu "insalubre" avec les tuyaux et les cadavres), et plus on avance dans l'histoire, plus on a envie de découvrir la suite. 
J'espère donc que suite il y aura.  :mrgreen:

Merci! Suite il y a, j'ai déjà écrit plusieurs pages mais je me suis dit que tout mettre d'un coup serait un peu indigeste. Puisque ça a l'air de vous plaire, je vais la mettre tout a l'heure.

Salut  :),
J'ai trouvé ce texte intéressant, j'ai suivi l'histoire du bonhomme pour découvrir son monde... mais rien. Je trouve qu’il aurait été essentiel après une lecture d'un texte long d'intrigues, une explication histoire de satisfaire la curiosité de tes lecteurs. Je ne dis pas que c’est mauvais puisque je dis que je l’ai trouvé intéressant mais il est dommage d’avoir reporté cela pour une suite.
bonne chance

Merci! C'est vrai qu'on n'a pas d'explications au début de l'histoire, mais c'est voulu. Je me suis dit que ça motiverait le lecteur a continuer si je créait un mystère autour des personnages. Le fin mot de l'histoire, je ne peux pas le mettre maintenant parce que c'est la trame principale du récit mais je pense que je vais éclairer les choses par la suite.
"Il est beau mais quand on lui parle, il comprend pas tous les verbes."

Hors ligne Vélocipède

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Ceci est un début
« Réponse #7 le: 09 Septembre 2011 à 00:43:21 »
Voilà la suite.


Le soir tombe. « Il » est resté là plusieurs heures, a réfléchir avec les maigres informations qu’il à. Immobile, assis sur les marches. Peut-être devrait-il s’aventurer dehors, derrière le rideau de plantes qui bouche la brèche du mur.
Soudain, un bruit le fait sursauter. Il se retourne. Un des tubes se met à siffler et a répandre de la fumée blanche, comme le sien quand il s’est ouvert. C’est celui de la première « elle ». Il se relève précipitamment et s’approche de la vitre. L’eau se vide, mais la jeune femme à toujours les yeux fermés. Ce n’est que quand son pied touche le sol du tube qu’elle ouvre les yeux, brutalement. Il constate qu’elle est paniquée. Il a connu la même sensation. Elle jette des regards affolés autour d’elle, tente se lever, et retombe aussitôt. Elle ne l’a pas remarqué, derrière la vitre. Elle finit par arracher d’un coup son masque et ses tuyaux.
« Il » n’a pas bougé, immobile devant le tube. Il a déjà vécu ca, mais il reste stupéfait. Il sent qu’il doit faire quelque chose, et vite. Soudain, ses idées se remettent en place. Il doit faire quelque chose, sinon « elle » va s’étouffer.  Il noue sa couverture autour de lui comme une toge afin d’avoir les mains libres, et va déchirer un autre pan d’étoffe. Il revient et hésite encore. « Elle » est effondrée contre le mur, toussant et crachant. Elle a du avaler de l’eau. Il se sent responsable d’elle, s’il ne veut pas se retrouver seul, il doit s’en occuper. Il faut qu’elle vive.
La vitre se baisse dans un couinement. Il s’approche. Elle a fermé les yeux, elle ne bouge plus. Vite. Il rentre a l’intérieur, la prend dans ses bras et la soulève. Elle ne pèse pas très lourd. Elle n’a pas réagi... son corps est trop léger, inerte, sans vie. « Il ne faut pas qu’elle soit morte », pense-t-il. « Il » l’enveloppe dans la couverture et la sort du tube. Il voudrait faire autre chose, mais quoi ? A part la réchauffer, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire d’autre.
Il décide de lui enlever son bonnet. Elle a des cheveux bruns, elle aussi. Il la fixe, cherchant désespérément un signe de vie. « Elle » a un beau visage. Des lèvres fines, un petit nez… Il remarque soudain que sa poitrine se soulève légèrement et retombe.  Elle respire, elle vit ! Et elle dort profondément, d’ailleurs. « Il » a réussi, elle est vivante. Des heures passent. « Il »  est resté assis sur les marches, « elle » continuant de dormir. « Il » décide de l’installer plus confortablement. Il la dépose sur le sol et se met en devoir de détacher l’intégralité de la tenture de la poutre métallique. Ca n’est pas facile. Il doit utiliser des morceaux de verre coupants pour trancher l’étoffe. Après quoi il installe « elle » sur ce lit improvisé.
« Il » retourne contempler les trois autres tubes restants.
Ils vont se réveiller aussi. Il en est sûr. Il devra s’occuper d’eux aussi,  avec ses maigres moyens.
Maintenant qu’il a un objectif il se sent mieux. Il doit garder en vie ceux qui s’éveillent.
Il décide de dormir maintenant, son cerveau s’embrume. Il se couche non loin d’ « elle » et réfléchit. Comment assurera-t-il leur survie, demain ? Que faire maintenant ? On verra sur le moment, se dit-il.

Le lendemain matin, c’est un rayon de lumière frappant son visage qui lui fait ouvrir les yeux. « Il » se met en tailleur et vérifie que tout marche bien. Il entend. Le grand arbre fait bouger ses feuilles. Le vent qui siffle légèrement. Il voit. Le grand cercle, ou tout paraît si ancien. Avec la multitude de tubes. Il sent. Un parfum végétal. Encore l’arbre. Il touche. La pierre glacée. Il ne goûte rien. De la salive, c’est tout. Il se relève et se rend compte que la faim commence à se faire sentir. Il jette un coup d’œil à la fille. Elle dort toujours.
Il s’approche. Il reste planté a la regarder pendant un bon quart d’heure avant qu’elle ouvre les yeux. Quelques secondes se passent, sans aucun bruit hormis le bruissement des feuilles de l’arbre, au loin.
« Il » ne sait pas quoi dire ni quoi faire. Il faut communiquer, il faut parler. Il ne l’a jamais fait. Il ouvre la bouche et pousse l’air avec ses poumons, instinctivement. Mais il ne produit qu’un borborygme inintelligible. Il se racle la gorge et réessaye. « Bonjour ». Il a une voix, mal assurée mais c’est un début. Elle ne répond pas, elle se contente de le fixer droit dans les yeux. Les siens sont vert-bleu. Avec un peu de gris sur l’extérieur de la pupille. Jolies couleurs, pense-t-il. Il a l’impression qu’elle ne le voit pas. Ses yeux sont très profonds, c’est comme si elle regardait quelque chose de très éloigné a travers lui. Comme si elle rêvait encore, les yeux ouverts.
Il faut lui parler. Dire quelque chose. N’importe quoi.
« Ca va mieux ? » articule-t-il.
« Merci ».
Elle a parlé. Elle se relève lentement et s’assoit. Elle qui avait l’air si paniquée a la sortie du tube paraît très calme. Elle observe ce qui l’entoure. Il sent qu’elle brûle de questions, il regrette déjà de ne pas pouvoir lui répondre.
« Ou sommes-nous ? » Demande-t-elle.
« Je ne sais pas. »
« Qui sommes-nous ? »
« Je ne sais pas. »
« C’est quoi, tout ca ? »
« Je ne sais pas non plus, dit-il en souriant maladroitement. Je suis sorti d’un de ces tubes hier. J’ai erré ici toute la journée avant de que votre tube ne s’ouvre. A partir de là je vous ai recueillie. Je ne sais rien de plus que vous. »
Il se sent parfaitement stupide.
« Je ne sais pas mon nom, ni le vôtre. »
Elle ne répond rien, se lève et marche dans la salle sans lui prêter attention.
Que faire maintenant. Le silence est retombé. Elle a oublié sa présence et contemple l’immense caverne, le visage dénué d’expression.  Il décide de se remettre les idées en place. Il s’assoit en tailleur et ferme les yeux, en respirant lentement, pendant de longues minutes. Une troisième éternité passe. Le découragement le reprend, il se demande ce qu’il doit faire maintenant. Il ne sait toujours pas ce qu’il fait là. Tant de questions et aucune réponse .Il sait qu’il n’est pas un enfant, mais il se sent tout comme. Si rien ne se passe il mourra de faim et de soif. Avec sa nouvelle compagne. C’est absurde, mais que faire d’autre ?
Il entend une couverture traîner sur le sol. C’est « elle ». Elle a peur. L’anxiété se lit sur son visage. Elle se recouvre la tête, s’agenouille et se pelotonne contre « il ». Il tente maladroitement de la rassurer. Il ne voit pas ce qu’il pourrait faire d’autre pour elle. Il faut survivre. Pour celle qui s’est éveillée. Il doit la protéger.


C’est le bruit de la pluie qui le réveille. Il fait sombre. De l’eau ! De l’eau partout, qui tombe et ruisselle dans la salle-caverne. Un éclair illumine  brusquement la pièce. Ca va tellement vite qu’il n’a pas le temps de sursauter. En revanche le tonnerre qui éclate quelques secondes plus tard le terrifie. On dirait que le bâtiment s’écroule. La pluie redouble, tombe en rafale, s’infiltre partout. Etrangement, le vacarme n’a pas réveillé « elle ». Elle dort à poings fermés, roulée en boule sous sa couverture. Une heure se passe pour « Il »,  a contempler la colère du ciel se déchaîner. C’est un spectacle oppressant, comme si quelque chose tentait de détruire leur  étrange abri. Soudain un chuintement se fait entendre. Il se retourne et voit la fumée se répandre au pied du tube de l’homme à la peau sombre. L’eau se vide. Il sait ce qu’il doit faire maintenant. Il abandonne « elle » et va chercher une couverture.



Le deuxième « il »a ouvert les yeux. Il arrache son masque avant d’avoir pied. Quand la verrière se baisse, il essaie de se relever immédiatement ; sans succès. Il retombe et s’effondre. Il faut agir. « Il » le prend par le bras et essaye de le soulever, mais il n’y arrive pas : trop grand, trop lourd.  Il le prend par les épaules et le traîne péniblement sur les dalles. Le bruit de la tempête ne lui fait aucun effet, il est toujours dans les vapes et recrache de l’eau. Il l’installe sur une tenture.
Deux de réveillés, encore deux. « Il » espère que quelque chose se produira demain… il leur faut boire et manger avant tout.
Il pourrait peut-être boire l’eau du ciel ? « Il » se met sous une rigole et boit autant qu’il peut. L’eau est glacée et a un goût oxydé. Ca suffira pour la boisson. Mais il ne pense pas pouvoir digérer la pierre et le métal. Il y a peut-être à manger dehors. Cette nuit-là, il s’endort en regardant les éclairs.
"Il est beau mais quand on lui parle, il comprend pas tous les verbes."

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 497
Re : Ceci est un début
« Réponse #8 le: 09 Septembre 2011 à 10:55:12 »
Hop, lu !

Alors, c'est toujours plutôt agréable à lire, mais ça commence à devenir un peu longuet à mon avis, enfin je veux dire, comme il ne se passe pas grand chose de capital, tu pourrais peut-être faire une ellipse sur les deux dernières "naissances" (si tu comptes bien faire "naître" les deux derniers bien sûr ^^).

D'un autre côté, je conçois très bien que leurs premiers moments ensemble sont très importants et déterminants. Peut-être pourrais-tu à ce moment là plutôt accélérer un peu le rythme ? Parce que c'est un rythme agréable et posé quand on a le temps, mais il risque peut-être de devenir lassant sur une nouvelle entière... enfin, c'est que mon avis, c'est toi qui voit hein ^^.

En tout cas, j'aime toujours et j'attends la suite ^^.

Je crois pas avoir vu de fautes mais j'en ai pas cherché non plus... (mais j'ai un peu la flemme  :-¬?)

Voilà, salut !
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Ceci est un début
« Réponse #9 le: 09 Septembre 2011 à 12:57:31 »
Dans le premier texte:

Citer
Tout ce qu’il à

a

Ensuite
Citer
a réfléchir avec les maigres informations qu’il à.

à/a
Ca se répète un peu avec la fin de la première partie.

Citer
  Il noue sa couverture autour de lui comme une toge afin d’avoir les mains libres, et va déchirer un autre pan d’étoffe.

Virgule pas utile.

Citer
Il se sent responsable d’elle, s’il ne veut pas se retrouver seul, il doit s’en occuper

Les trois parties sont sur le même plan, ce qui gêne un peu la compréhension, faudrait voir pour mieux séparer la première d'avec les deux autres (peut être ";" ou ":"?)

Citer
« Il » a réussi, elle est vivante. Des heures passent.

L'ellipse est surprenante mais sympathique.

Citer
On verra sur le moment, se dit-il.

"il se dit"?

Citer
. Tant de questions et aucune réponse .Il

"Aucune réponse. Il" (faute de frappe, je suppose)

Citer
a contempler la colère du ciel se déchaîner

Pas convaincu par cette phrase.

Voilà, sinon je suis assez d'accord avec ce qui s'est dit au-dessus, particulièrement Ambriel =)
« Modifié: 09 Septembre 2011 à 22:31:54 par Loïc »
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Tsotso

  • Tabellion
  • Messages: 25
Re : Ceci est un début
« Réponse #10 le: 09 Septembre 2011 à 15:51:42 »
Re bonjour,
Le mystère persiste, c'est voulu comme tu l'as dit mais tu devrais nous laisser un indice, un signe, qui nous permettra d’envisager une éventuelle possibilité de la tournure que pourra prendre la suite de la situation. Un léger avencement dans l'histoire, que ce soit au niveau du mystère qui les les entoure ou au niveau de rencontres, par ce que là ça ne bouge pas je trouve.
En tous les cas je suis ton histoire, bonne chance!  :)
« Modifié: 09 Septembre 2011 à 15:53:36 par Trylor »

Hors ligne Beethoven

  • Plumelette
  • Messages: 13
Re : Ceci est un début
« Réponse #11 le: 11 Septembre 2011 à 13:58:21 »
Salut, je n'ai lu ton texte qu'une fois. Pour donner un véritable avis, il faudrait le relire jusqu'à ce que tout soit clair, donc ne prend pas mes commentaires trop au sérieux non plus.
En lisant les remarques des autres, j'ai noté que plusieurs te reprochaient de faire durer le mystère. Moi je ne trouve pas. Enfin, pour pouvoir vraiment se prononcer, j'aurais besoin de savoir ce que tu comptes faire de ton texte: roman (et dans ce cas, ce n'est vraiment pas très long), nouvelle, etc. Mais en suivant mon impression, je ne pense pas, mais alors vraiment pas, que le mystère soit long. Simplement, un forum n'est pas comme un livre, et on ne s'attend pas vraiment à ce que l'histoire soit achevée, donc nous avons besoin de péripéties en vitesse. Personnellement j'aurais fait durer le mystère bien plus longtemps que ça. J'aurais beaucoup détaillé, des lieux, jusqu'aux sensations corporelles; mais toujours avec un but, donc pas de détails inutiles. Conclusion: pour un début d'histoire, ça ne me dérange pas que tu prennes ton temps. J'aurais même aimé que tu en fasses plus. Je dois admettre que j'attendais plus d'informations sur "Il". Ou plutôt, pour être exact, j'aurais apprécié que le processus de son éveil soit plus lent, plus profond, plus complet. Je dis bien "éveil", et non "réveil": ça découverte du monde me semble trop rapide, comme bâclée. Tu me diras que c'est un peu exagéré, vu que tu n'as plus ou moins écrit que ça, mais tu es allé(e ?) trop vite à mon goût.
Après, je n'ai pas apprécié qu'"Il" comprenne les choses aussi instinctivement. J'ai comme l'impression que tu as fait une bourde la première fois que tu en as parlé, et que, pour te rattraper, tu l'as répété plusieurs fois, pour que ça ne paraisse pas improvisé et incohérent. Ou bien tu as tout simplement eu envie de le faire, pour simplifier les choses, peut être; mais, dans ce cas comme dans l'autre, je reste sceptique. Il me faut d'abord lire la suite pour pouvoir me prononcer.  Après tout ce n'est pas si grave. Je pense que celui qui écrit ne doit pas oublier que c'est lui qui écrit, et qu'il a le droit de faire ce qu'il veut. Selon moi, son plaisir devrait passer avant ceux des autres, et ce n'est que dans cet esprit là qu'il devrait accepter leurs commentaires. S'il voit qu'ils sont utiles, alors qu'il change son texte, mais qu'il ne se laisse pas submerger par les critiques des autres. Personnellement, je trouve qu'on ne peut pas réussir à faire quelque chose de parfait du premier coup. Je suppose que si tu finis toute ton histoire, alors tu la reliras, et que tu arrangeras ce qui ne va pas.
Voila ce que j'en pense. Trop tôt pour se prononcer, car tu n'as presque rien écrit. Ça a l'air bien, mais on ne sait pas encore si tu feras quelque chose d'original. Du coup, je ne peux pas encore dire que c'est bien. J'aurais beaucoup de choses à dire, mais c'est difficile de tout caser dans un commentaire, car je ne me ferais pas bien comprendre. Je n'insiste que sur une chose: encore une fois, ne prends pas mes conseils pour ce qu'ils ne sont pas: je n'ai lu ton texte qu'une fois, et je n'ai presque jamais rien écrit de ma vie, sauf pour l'école, avant mon bac :)
« Modifié: 11 Septembre 2011 à 17:14:58 par Beethoven »

Hors ligne Farnese

  • Tabellion
  • Messages: 24
Re : Ceci est un début
« Réponse #12 le: 11 Septembre 2011 à 23:38:50 »
Salut Vélocipède, j'ai pu lire la suite de ton histoire et mon avis dessus n'a pas changé, je lirai la suite avec plaisir.
Aussi, je rejoins l'avis de Beeth' sur l'emploi des "Il". Parfois "il" est entre guillemets, parfois il n'y est pas, du coup je me pose la question : est-ce une erreur, un oubli, où est-ce voulu et important pour la suite du texte ?

Je te souhaite une bonne continuation.  ^^

Hors ligne Vélocipède

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Ceci est un début
« Réponse #13 le: 15 Septembre 2011 à 09:53:41 »
Merci a tous  :P

J'ai lu les remarques sur les "ils", le rythme et le mystère. Pour ce qui est des "ils", c'est voulu, mais je comprends que ça reste flou. Je sais très bien pourquoi j'ai voulu les nommer comme ça au début de l'histoire mais je n'arrive pas a l'expliquer clairement. De toutes façons, pour ça comme pour le reste, ça ne durera plus longtemps; j'avais déjà écrit la suite et les choses vont s'accélérer, je vais retoucher au mieux ce que j'ai déjà écrit et je le mettrait.
Pour Beethoven, je n'ai aucune idée concernant la longueur, concrètement. Je ne me suis pas posé la question en écrivant, je me suis dit que je continuerait l'histoire tant que mon imagination lui donnerait une suite.
Il est vrai que "il" comprend les choses un peu instinctivement, mais si je le forçais a tout apprendre par lui-même, la scène durerait dix fois plus longtemps et le rythme en prendrait un sale coup. Alors je préfère faire comme ça, je pense que l'histoire du personnage expliquera cet état de choses quand je la donnerait.
J'ai déjà une idée du mystère qui servira de rail central a l'histoire mais je pense que je devrais l'étoffer. J'écris plutôt lentement parce que j'ai toujours peur d'écrire quelque chose qui ressemble trop a une histoire préexistante et je déteste l'idée de plagier, même inconsciemment. Je mettrais la suite bientôt.
"Il est beau mais quand on lui parle, il comprend pas tous les verbes."

Cassy

  • Invité
Re : Ceci est un début
« Réponse #14 le: 15 Septembre 2011 à 18:08:09 »
J'ai lu attentivement ton histoire et j'aime le travail fait sur les récit de pensées/évènements. On passe toujours d'une description au discours hétéronarrativisé (pensées du personnage spontanées reprises à la 3e personne) et je trouve que ça donne un rythme, les lenteurs en sont atténuées. C'est du bon travail.
Je ne partage pas du tout l'avis de certains concernant le mystère. Ce n'est que le début, c'est un peu normal qu'on se sente perdu au vu d'une telle situation (le personnage lui-même est désorienté et vu que l'auteur a choisi une focalisation interne, il faut que le lecteur ressente ce sentiment au mieux).

Quant au rythme, les lenteurs sont atténuées par les pensées mais c'est vrai qu'il faudrait "accélérer" les naissances suivantes, pour éviter les répétitions et les longueurs.

Voilà, je trouve ton idée de base pas mal, ça laisse présager quelque chose de bon. Je te suis :)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.019 secondes avec 23 requêtes.