Si vous n’êtes pas biip, biip, biip ou biip
Ne venez pas.
Si votre passé à côtoyer les reines de Sabbat
Vous fait encore employer des mots tels que biip, biip, biip ou biip,
Ne parlez pas.
Si vous ne faites aucun cas du biip, biip, biip, ou des biip,
N’écrivez pas.
Si vous croyez que déconner parfois c’est sympa,
Et qu’on peut s’autoriser un biip, biip, biip ou biip,
Envisagez le trépas.
Si vous n’êtes pas prêts pour de sadiques mea-culpa,
Avec des biip, biip, biip ou biip,
Ne vous inscrivez pas.
Si vous n’avez aucune analyse en cours avec un psy qui ne vous aime pas,
Et qui invente pour vous enfoncer et justifier ses prix des biip, biip, biip ou biip
Optez pour le suicide immédiat.
Si vous préférez les grands combats de l’esprit avec des biip, biip, biip ou biip
Aux amorphes séances de yoga,
Quittez là.
Si vous ingurgitez d’atroces protéines à chaque repas,
Des extraits de cadavres de biip, biip, biip ou biip,
Votre place n’est pas ici.
De même pour des boissons fermentées, du tabac,
Du biip, biip, biip, ou de la biip,
Hors d’ici.
Si après tout ça, vous êtes encore là,
Bienvenue dans la secte de l’esprit,
Plat, mais au combien normé à vie.
Ce qui dans le passé a fait tant de dégâts,
Avec ces odieuses biip, biip et biip,
Et même aujourd’hui,
Avec ces obscurs biip, biip et biip,
L’étroitesse des cocons pleins de monotonie,
Ça rassure les fragiles mais ça n’emmène au final que du fracas.
Heureusement, et Dieu merci,
Ici ce n’est pas encore le cas.