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28 octobre 2026 à 18:52:31
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Fend le ciel. Explicite, violence.

Auteur Sujet: Fend le ciel. Explicite, violence.  (Lu 1791 fois)

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Fend le ciel. Explicite, violence.
« le: 06 octobre 2024 à 12:08:28 »
Bonjour,

une nouvelle de fantasy qui appartient à l'univers de Gorve ( pour ceux qui pourraient être intéressés vous trouverez les autres nouvelles dans ma page perso.)

Le jeu est de varier les narrations tout en gardant quelque chose du narrateur du roman et des nouvelles, une sorte d'espièglerie peut-être.

je remets le liminaire du recueil pour affirmer cette cohérence :

La vie nous offre des opportunités comme on dit. Il va de soi que celles-ci sont les résultats des circonstances. De tels ou tels événements qui eurent lieu, dont les conséquences s’enchaînèrent pour former là et là un état du monde et de soi-même qui puisse être qualifié d’opportunité et non pas de sinistres augures.
Donc, me voici à l’alpha de la causalité.
Mais puisque nous sommes au liminaire, à la genèse, au paillasson du récit, permets que je m’y essuie les pieds !
Me voici pour un temps confiné ici, pour des raisons diverses, installé dans cette pièce lugubre à confire lugubrement, à souffrir de l’humidité et à gémir plus lugubrement encore parce qu’éloigné de ce qui me gardent en vie et m’attisent : le souffle des femmes et celui du public.
La lumière est chiche, la chair pauvre, la compagnie glaciale, le matelas raide… mais on m’accorde le droit de tremper ma plume et on m’a donné du papier. Je vais donc pour me distraire, me soumettre à cette tâche ardue et douloureuse pour les doigts, écrire.
Me voici donc libre.
Puisque rien ne sortira d’ici ni l’écrivain ni le récit lui-même.
Nous voici réduits à feindre, toi et moi. Feindre de raconter et feindre d’écouter. Nous pouvons être élégants une fois dans notre vie et cesser de nous mentir.
J’invente tout ce que je raconte ou plutôt, je pille la réalité, la tisse d’événements vécus par moi ou rapportés par d’autres. Gorve me parle à l’oreille chaque nuit. Tu le sais, bien sûr. Tu mimes la surprise ou l’effroi, la compassion ou le mépris pour tel ou tel de mes personnages. Au fond de toi, tu retrouves simplement ceux que tu connais, tu sais déjà tout d’eux, tout de ce qu’ils ressentent et espèrent, tout ce qui a fait le monde depuis l’avènement des hommes. Je ne raconte que la vérité essentielle, celle qui passe de bouche à oreille et d’oreille à bouche depuis que les dieux ont quitté le sol pour les cieux : ailleurs il n’y a rien, nous sommes seuls pour affronter la mort et l’infini du monde.
Alors, comme nous sommes tous deux de si bonne composition, nous allons nous offrir mutuellement une compagnie. Durant un long moment sans doute, puisque le lieu qui me contient fut conçu pour ne point céder au désir d’évasion de ses locataires, ajoutons aussi le fait que ton appétit en matière d’histoire est insatiable et que mon sujet n’a pas de dénouement connu, du moins à l’instant où nos semelles battent les poils du paillasson.
Voici donc des histoires d’épées.
Des objets pas si répandus que ça dans nos vies de tous les jours, mais qui encombrent les contes et légendes dés qu’on y parle de héros et disons que je suis en affaires avec des héros, non !
S’il y a des chipoteurs qu’ils se dénoncent.
Personne ! Alors commençons.


puis la nouvelle nouvelle

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Version 2

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B
« Modifié: 12 octobre 2024 à 16:34:58 par Basic »
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Aponiwa

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Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #1 le: 06 octobre 2024 à 17:56:22 »
Re re re Basic!

Me voilà pour cette nouvelle nouvelle!

D'abord, j'ai un mot à dire sur le liminaire de présentation du récit :
Citer
Mais puisque nous sommes au liminaire, à la genèse, au paillasson du récit. Permets que je m’y essuie les pieds !
A l'oral, j'ai du mal à séparer ces phrases. J'aurais mis une virgule après "récit".

Sur la nouvelle :

Pour le premier paragraphe, je ne comprends pas pourquoi il y a autant de retours à la ligne...

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Je sais pas pourquoi, j'ai un souci avec ce passage. Je trouve que la description est vachement, euh, descriptive! Surtout "Leur emplacement démontrait assez facilement que quatre d’entre eux en encerclait un." Pourquoi ne pas avoir fait plus simple "4 guerriers du khan cernaient un cinquième de l'armée de..." ?

Citer
Lorsqu’elle touchait un animal nerveux, celui-ci se calmait derechef, lorsqu’elle entrait dans la serre, les cochenilles devenaient plus actives, lorsqu’une bête se perdait, la lectrice savait toujours où la chercher.
Derechef, ça veut pas dire à nouveau? Ca colle pas ici, je trouve.

Citer
Zom détestait touchait les gens.
toucher

Citer
— Fleur a su te remettre debout. Sauras-tu partir en courant.
Un point d'interrogation à la fin, non?

Citer
Celui ci, commença à rire puis toussa une floraison de sang avant de mourir.
Celui-ci

Citer
Fer-Foudre contre lui, une seule larme perla à sa paupière, il murmura :
—  Fend le ciel !
Je comprends à la suite que c'est Fer-Foudre qui parle mais sur le coup, j'ai un doute.

Vala, tout lu!

Tout est bien écrit et la nouvelle est sympa. Mais je suis mitigée. J'ai l'impression que tu as tout raconté très vite! Par exemple, je ne sens pas ce qui va lier Zom et Fer-Foudre au début, ce qui pousse le gamin à le suivre. Tout comme son amitié avec Basilic, en une ligne on passe de ennemi à ami, c'est très rapide!
Ta nouvelle peut peut-être prendre un peu le temps de nous installer les personnages, même si une nouvelle c'est très court. Après, sans doute que tes persos sont déjà installés quelques part, Fer Foudre par exemple, dans Gorve. Du coup, oublie ma réflexion si c'est le cas!

J'ai tout de même passé un bon moment de lecture!

Merci pour ton texte! :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

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Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #2 le: 06 octobre 2024 à 18:37:02 »
Bonjour Aponiwa,

une fois encore je te remercie de ta "fidélité".

Alors sur :
"Les fûts des arbres montaient droit, la face nord givrée et étincelante dans la première lumière, une aube magnifique. Les cinq hommes étaient immobiles, les épées dégainées, dans des gardes différentes. Leur emplacement démontrait assez facilement que quatre d’entre eux en encerclait un. L’homme portait un étrange vêtement, d’un rouge passé, dénudant une épaule. Il tenait à deux mains une arme longue et fine, dressée au-dessus de sa tête. Les quatre autres étaient des guerriers du khan, petits et râblés.
La suite du tableau tient en deux phrases."

Je crois que ça a à voir avec ce que je vais te dire plus tard, à la narration et au narrateur... l'explication de cette longue description tient dans la petite phrase " la suite du tableau tient en deux phrases"... le narrateur sait qu'il va "ellipser" une partie du récit, il pose le contraste entre l'image de cet pose comme la pose dans un tableau ( un tableau est plein, tellement plein que le décrire prend des plombes) et la vivacité des événements eux-mêmes, le peu que constitue le résultat. Pour le narrateur à ce moment, ce qu'il raconte n'a pas grande importance, c'est écrire qui en en a une. Il est en prison, il joue à se garder en vie. Il joue à feindre le réel. Dans le roman, le narrateur intervient souvent, il interpelle le lecteur, lui dit des trucs sur la vie, la pensée, les relations qu'il a eu avec les personnages... dans le recueil, il intervient très peu mais, les histoires elles-mêmes sont des outils... tantôt il surinvestit les sentiments exprimés par les persos, tantôt il percute le lecteur qui n'existe pas en intervenant sur la focalisation ( une nouvelle racontée en disant tu, comme si il la racontait au personnage qui est au centre de ce récit là), tantôt il fait très court pour aller à un essentiel que lui seul connait mais qui ne sera pas dit ( une nouvelle qui est essentiellement la description d'un couteau à décacheter en forme d'épée mais dont l'objet est la lettre à décacheter elle-même dont il ne parle pas mais qui comporte pourtant des éléments qui touchent le fondamental de sa vie)... bref, un brin ambitieux pour de la fantasy.

Pour les trous dans l'histoire, l'impression que ça va trop vite . Il y a deux raisons :
- effectivement la nouvelle est appuyée sur le recueil de nouvelles et sur les romans. Elle est construite, comme les autres, pour éclairer des persos principaux et aussi le narrateur ( comme il en fait partie). Il y a des choses qui passent à la trappe, parce qu 'elles sont sensées étre connues par le lecteur et parce que la narrateur a une "psychologie" particulière. Il règle des comptes avec les personnages et avec l'écriture.
- ensuite, ça rejoint les échanges que nous avons sur le sujet " pourquoi faire un livre". Cette nouvelle est la première depuis au moins un an. Je n'ai pas fait de neuf depuis comme je l'ai expliqué, j'étais bloqué. D'une certaine façon, je suis content d'en avoir plier une. Je me suis abrité derrière le narrateur pour aller vite quand le truc filait sous mes doigts, mais je l'ai un peu bâclé malgré tout. Et tu as raison, je vais quand même revenir un peu dessus pour mettre un peu de chair. Les personnages méritent un peu plus d'attention de ma part et de la part de ce vieux bougon de conteur gorvien qui me tient la dragée haute et n'en fait parfois qu'à sa tête, quand il revient se poser sous mon front et qu'il attrape les rênes.

J'ai corrigé les trois bricoles et je réfléchis à ce que tu m'as dit pour arranger un peu l'affaire. Encore une fois, tu as touché un truc essentiel, Apo. Merci de ta compagnie.

B
« Modifié: 06 octobre 2024 à 18:39:26 par Basic »
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Alan Tréard

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    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #3 le: 07 octobre 2024 à 11:26:47 »
Bonjour Basic,


J'ai lu ces aventures de Fer-Foudre et j'en ai retenu les premiers pas d'un assassin dans l'univers qui t'anime. Comme je ne connais pas ton univers, ça a fait l'effet pour moi d'une introduction intéressante et surprenante.

Je pense que tu aurais pu raconter les premiers combats de ce Zom afin que l'on puisse se rendre compte de ce que c'est que de se battre en assassin. J'ai eu du mal à bien cerner au cours de l'histoire quelle était leur doctrine, leur credo en quelque sorte. Ça m'aurait intéressé de savoir qu'ils ont une charte ou un enseignement spécifique qui établisse des règles intangibles (y compris si celles-ci paraissent irrationnelles).

Voici pour ma lecture de ce texte, donc, j'y trouve quand même de quoi satisfaire ma curiosité, et imaginer quelle sera la suite de ces aventures. Pour un premier texte de l'univers de Gorve, je trouve que ça a le mérite d'être riche en émotions.


Merci à toi pour cette lecture, et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.

Hors ligne marécage désolé

  • Aède
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Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #4 le: 07 octobre 2024 à 12:00:34 »
.
« Modifié: 07 octobre 2024 à 17:46:40 par marécage désolé »
"En vert et contre tout."

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Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #5 le: 07 octobre 2024 à 19:19:37 »
Merci Alan et Marécage,

bon je crois que ton mot Marécage, s'était égaré dans la mauvaise rubrique, j'ai vu que tu avais fait part de ton expérience dans "pourquoi faire un livre ?"

Alan, je colle ici la réponse que j'ai faite à Aponiwa :
"
Pour les trous dans l'histoire, l'impression que ça va trop vite . Il y a deux raisons :
- effectivement la nouvelle est appuyée sur le recueil de nouvelles et sur les romans. Elle est construite, comme les autres, pour éclairer des persos principaux et aussi le narrateur ( comme il en fait partie). Il y a des choses qui passent à la trappe, parce qu 'elles sont sensées être connues par le lecteur et parce que la narrateur a une "psychologie" particulière. Il règle des comptes avec les personnages et avec l'écriture.
- ensuite, ça rejoint les échanges que nous avons sur le sujet " pourquoi faire un livre". Cette nouvelle est la première depuis au moins un an. Je n'ai pas fait de neuf depuis comme je l'ai expliqué, j'étais bloqué. D'une certaine façon, je suis content d'en avoir plier une. Je me suis abrité derrière le narrateur pour aller vite quand le truc filait sous mes doigts, mais je l'ai un peu bâclé malgré tout. Et tu as raison, je vais quand même revenir un peu dessus pour mettre un peu de chair. Les personnages méritent un peu plus d'attention de ma part et de la part de ce vieux bougon de conteur gorvien qui me tient la dragée haute et n'en fait parfois qu'à sa tête, quand il revient se poser sous mon front et qu'il attrape les rênes."

Vous avez toutefois raison tous les deux, je vais m'y repencher un peu quand même.
B
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Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
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Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #6 le: 09 octobre 2024 à 23:57:18 »
Salut Basic !

Très chouette texte. Ambiance bien campée, je retrouve avec plaisir l'univers de Gorve que j'avais quitté et ses personnages très marqués. La violence froide qui fait partie de ce monde est super bien rendue. Les quelques personnages annexes (en plus de Zom et FF) apportent une richesse intéressante à l'univers, ça marche bien. Le style marche bien avec le type de récit : rythme, images, blagounettes, un point de vue qui prend presque le lecteur à partie... bref, un bon moment de lecture.

édit : je viens de lire les commentaires, de lire ton incipit (que j'avais lue en diagonale) et donc oui, j'ai ressenti ce point de vue qui prend presque le lecteur à partie, même si c'est très léger dans cette nouvelle.

Je t'ai mis des remarques de détail en spoiler.

Deux trucs qui sont moins du détail :
* Y a deux trois ellipses qui me semblent un peu brutales (OK, le lecteur est intelligent, c'est chouette de pas tout écrire, mais faudrait lisser un poil, "annoncer" l'ellipse un petit peu, voire ellipser un peu moins)
* Le thème du silence gardé par Zom est très intéressant, je pense que tu peux appuyer un peu dessus au milieu du texte ; montrer certains "blocages" dans son comportement.

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« Modifié: 10 octobre 2024 à 00:02:43 par Rémi »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

En ligne Basic

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Re : Fend le ciel. Explicite, violence.
« Réponse #7 le: 12 octobre 2024 à 16:51:28 »
Merci Rèmi d'être passé par ce texte. La fantasy n'est pas ta tasse de thé.

Alors :
- arban serait le pluriel d'arbat si j'en crois Abaqa le traducteur mongol que je paie à prix d'or.
- oui, elle est souple mais elle pose sa joue
- purée je suis toujours aussi mauvais en ponctuation.

Les ellipses :
Les camarades Aponiwa et Alan ont tiqué aussi. J'ai rallongé la sauce mais toutefois, c'est délicat à doser parce que :
- il s'agit de nouvelle très fortement appuyé sur le reste ( romans et autres nouvelles) en quelques sortes il s'agit de petites virées, réminiscences, promenades... et il est clair qu'il est trés souhaitable que les lecteurs soient un peu dans le mouvement du roman
-surtout, elles sont très liées au conteur (ces nouvelles) elles participent au portrait en creux de celui-ci. J'ai essayé de jouer avec ça. De m'appuyer sur sa psychologie (et aussi sur la mienne) sur une certaine lassitude à raconter, sur aussi une situation très particulière où il se trouve en prison et cette fois-ci se trouve dans la situation où il raconte vraiment au lecteur qui est dans sa tête, ( là aussi, il est facile de pousser la métaphore jusqu'à m'y inclure)... donc, il s'arrête là où il veut... par exemple il fixe l'image sur le tableau des guerriers au milieu des arbres et zape les mouvements pour passer à la conclusion etc. Il peut s'arrêter sur des détails dont 'il n'a peut-être même pas eu connaissance et s'y arrêter parce que ça lui plait : l'évocation de la relation entre Fleur des Cimes et Blanc Porte Voix, cette joue sur cette main...
donc je ne sais pas trop si je dois pousser un peu plus ou un peu moins même

en tout cas merci l'ami

B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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