Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 Août 2026 à 17:20:53
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La Lettre

Auteur Sujet: La Lettre  (Lu 3826 fois)

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
  • Messages: 597
La Lettre
« le: 15 Juillet 2011 à 23:29:18 »
Bonjour, bonsoir,
Après les deux textes douteux commis au cours du meeting, voici La Lettre (qui, je l'espère, saura m'aider à me rattraper aux branches qui craquent...).
Mil m'a signalé que la fin ne lui semblait pas assez assumée, je m'oriente donc sur cette voie pour de nouvelles modifications, mais n'hésitez pas à m'aiguiller.
Au plaisir de lire vos remarques ^^ (Allez-y à la tronçonneuse s'il le faut !)

La Lettre

   Helga quitta sans regret la chaleur de sa couette. La lumière du soleil hivernal s'immisçait timidement à travers les rideaux. La jeune femme les ouvrit en grand, tâchant de chasser tout à fait le souvenir de son sinistre cauchemar de la nuit. Sur quoi, elle se rendit à la cuisine.
   Tout en mangeant un croissant de la veille, Helga vint se poster devant la fenêtre. Son regard se porta alors sur des enfants qui jouaient dans la rue en contrebas, profitant de leur mercredi matin. Elle en frémit. Pourquoi avait-il fallu qu'elle rêve de son enfant à elle, cette nuit précisément, alors que cela ne lui était pas arrivé depuis des années ?
   Se rasseyant, elle contempla la photo de sa petite fille accrochée au mur, au-dessus de l'évier. La jeune femme n'avait jamais pu faire le deuil de la fillette, kidnappée à l'âge d'apprendre à marcher. Elle n'avait pas non plus eu droit au soutien d'un mari, le sien l'ayant quitté peu après la naissance de l'enfant.
   Parfois, lorsque le vent soufflait, Helga avait l'impression de sentir la caresse d'une main menue sur sa joue. Aujourd'hui, ce serait plutôt la sensation d'une griffure car, dans son rêve, la petite n'avait plus rien d'humain.

   Alors qu'elle terminait son café, un prospectus laissé en évidence réveilla chez Helga le souvenir d'une récente lettre. Malgré ses efforts, la jeune femme ne se rappelait plus du tout de son contenu, ni du nom de son expéditeur. Où ladite lettre avait-elle bien pu passer ? Helga se promit d'élucider ce mystère dès que possible.

   Quelques instants plus tard, la jeune femme s'élança sur la rue, bien emmitouflée dans un grand manteau.
*

   La journée s'était écoulée sans heurt et laissait place au crépuscule. Partout la nuit s'immisçait, prenant possession de la ville. La brume devenait son alliée, le silence son complice, et le froid son arme. Si les voitures aux phares éblouissants défilaient dans les grandes avenues, au cœur du dédale de ruelles nulle lumière n'atteignait le sol. La lueur cireuse de la lune perlait à travers les nuages, dégoulinait le long des toits puis des murs gris pour se figer enfin en flaques jaune sale sur les rebords de fenêtre. Quelquefois, un chat efflanqué détalait devant un passant. Mais les félins n'avaient vraiment rien d'effrayant, en comparaison de ce que pouvait abriter la nuit.

   Helga se pressait. Les yeux rivés au sol, elle ne prêtait attention à rien. La réunion de l'après-midi l'avait lassée. Et, suite à ça, un de ses collègues lui avait clairement fait comprendre qu'il ne supportait pas sa façon de nier les choses déplaisantes. Cette déclaration avait blessé la jeune femme ; il avait visé juste.

   Un sifflement strident creva le silence nocturne, quelques rues plus haut. Helga accéléra l'allure, toujours absorbée dans ses pensées. S'il fallait encore qu'elle endure une journée comme celle-là, elle demanderait à changer de secteur.
   Elle tourna au coin de la rue, puis s'engagea dans la courette de son immeuble. De quelques fenêtres du rez-de-chaussée jaillissait un peu de lumière qui venait dessiner les contours des  buissons et des poubelles. Il faisait un froid mordant.
   Alors qu'elle venait de tourner la clé pour ouvrir la serrure, un petit bruit étranglé fit sursauter la jeune femme. S'agissait-il d'un enfant ? Elle se retourna.

   Dès qu'Helga la vit, elle sut qu'elle la voulait.

   Deux grands yeux d'un noir profond, deux pupilles sans iris, dévoraient un visage poupin. La créature était tapie contre le métal froid d'une poubelle, ses deux ailes squelettiques rabattues en un simulacre de vêtement sur son corps nu. Quoique d'une constitution semblable à celle d'un petit enfant, la confusion était impossible : une impression troublante d'irréalité, d'inconsistance  se dégageait de son corps irrégulier. De fragilité. Helga sentit la pitié surpasser sa frayeur lorsque la chose, irradiant la détresse, tendit vers elle des mains tremblantes. La jeune femme ne pouvait pas l'abandonner là.
   Elle laissa tomber au sol son sac à main pour s'empresser d'ôter son manteau. Le cœur battant, elle s'approcha pas à pas de la créature, s'éloignant de plus en plus de la lumière sécurisante des fenêtres.
   Moins d'un mètre les séparait. La chose n'avait pas esquissé le moindre mouvement. Réprimant un ultime frisson, Helga se pencha d'un coup sur elle, et l'enveloppa dans le manteau. Il ne fallait pas qu'elle soit vue.
   La serrant avec fermeté au creux de ses bras, ignorant son odeur rance, elle se rua dans l'escalier qu'elle monta quatre à quatre.

   Sur le coup, elle ne fit pas le lien avec le rêve de la nuit passée, qu'elle s'était empressée d'oublier. Pourtant, elle n'aurait pas manqué de remarquer une ressemblance frappante.
*

   Helga déposa la créature dans le salon, puis la regarda se recroqueviller derrière le canapé, à la manière d'un enfant paniqué. La jeune femme disposa de l'eau à sa portée. La chose se contentait d'émettre de faibles plaintes lorsqu'elle s'approchait trop.
   Ne sachant que faire, la jeune femme tourna un moment en rond, avant d'être prise de l'envie inhabituelle de revoir d'anciennes photos. Elle s'installait bientôt dans un coin du salon, l'album grand ouvert sur ses genoux. Des yeux, elle parcourut les visages qui s'offraient à elle. Des larmes roulaient sur ses joues tandis qu'au fil des pages, son bébé grandissait. Puis s'ensuivit le vide des pages qui ne seraient jamais complétées.
   Avant d'aller dormir, Helga déposa différents aliments près de la créature. Il lui semblait avoir omis de faire quelque chose, mais elle n'avait aucune envie de s'en souvenir.

   Le prospectus trônait toujours, solitaire, sur la table de la cuisine ; la lettre oubliée ne semblait pas prête de le rejoindre.
*

   En une semaine, Helga n'avait glané presque aucune information sur la nature de la créature. A vrai dire, l'espèce à laquelle elle ressemblait le plus était purement mythologique, celle des harpies. Ainsi Helga avait-elle recueilli une enfant harpie. Autant dire, du vent. Ces créatures n'existaient pas. Elle nageait en plein délire.

   Ladite harpie, si elle ne touchait pas à la nourriture, ne semblait pas non plus s'en porter plus mal. Elle vagabondait dans le salon sans chercher à fuir, l'allure aussi misérable qu'au premier jour, mais elle se laissait maintenant approcher.

   Après avoir passé un moment avec la créature, la jeune femme s'était mise au lit et s'était remémoré les meilleurs instants qu'elle avait vécu avec sa petite fille, voilà cinq ans déjà. Le sommeil s'était tardivement emparé d'elle. Il ne dura guère. Elle avait senti un souffle chaud contre son oreille. Le cœur battant, elle devint tout à coup attentive, comme on peut l'être lorsque l'on est tiré de ses rêves. Elle imaginait déjà qu'un être malfaisant, du voleur au violeur, avait pu s'introduire chez elle, et jusque dans sa chambre. A moins que ce ne fut la harpie ? Impossible, elle avait bien fermé la porte de la pièce, et la créature était si petite.
   Un froissement vint briser le silence. Helga retint son souffle. C'est alors que plusieurs objets pointus s'enfoncèrent simultanément dans sa joue droite. Son hurlement fit trembler les couvertures. D'un bond,  Helga se jeta sur l'interrupteur. La pièce était déserte, et la porte parfaitement fermée. Cependant, du sang s'écoulait bel et bien de la peau lacérée. Helga sortit en direction de la salle de bain. Ce faisant, elle jeta un coup d'œil au petit animal, roulé en boule sur le canapé, sans nul doute endormi. Autant qu'elle sache, il n'avait jamais ouvert de porte.
*

   La blessure n'étant pas très profonde, Helga avait préféré ne pas la recouvrir d'un énorme pansement. Elle avait appréhendé toute la journée une réaction de la part de ses collègues mais, par chance, elle n'y eut pas droit. Personne n'accorda un seul regard à sa blessure. C'en devenait même étrange.
   Le soir venu, Helga décida de faire découvrir une vidéo à la harpie. Elle se doutait bien que l'animal risquait de ne guère y trouver d'intérêt, mais il était déplaisant à la jeune femme d'assumer son désir de regarder le film en question. Il s'agissait d'un enregistrement de sa fillette qui chantait à la crèche.
   L'animal eut la réaction qu'espérait Helga, il s'intéressa à l'écran, plus encore, il le fixa. Pour la première fois, quelqu'un, un être vivant en tout cas, regardait ce film avec elle. La jeune femme, trop heureuse, ne laissa pas même la sonnerie insistante du téléphone les déranger.

   Vint le moment de se coucher.
   Lorsque Helga se réveilla au cœur de la nuit, trempée de sueur, elle ne bougea pas davantage que la fois précédente. Ce coup-ci, les griffes se firent plus insistantes sur sa peau, laissant présager des sillons profonds. La jeune femme demeura un moment tétanisée puis, se sentant enfin la force de bouger, elle alla allumer la lumière.
   Peu après, Helga se prostrait sur son lit, et le demeura jusqu'à ce que son réveil sonne. Devant ses yeux écarquillés défilèrent des souvenirs, ainsi que les images des moments qu'elle aurait voulu vivre avec sa fille, tous entremêlés.
*

   La troisième nuit, le cœur battant, elle ferma la porte de sa chambre à clef. Pourtant, la chose vint. Mais cette fois-ci, Helga se tenait prête. Elle tendit les mains d'un coup, loupa sa cible. La lampe de poche aussitôt allumée lui permit de balayer la pièce, déjà déserte. C'est alors qu'elle remarqua un détail qui lui avait échappé, la première nuit.
   Des gouttes de sang constellaient le sol.
   Fébrile, la femme les suivit, un arrière-goût amer dans la gorge, comme une sensation de déjà-vu. Elle traversa le salon, la cuisine. Là, le sang disparaissait. Quoique... Des taches rouges maculaient l'évier. Puis, sur le mur, il s'en trouvait d'autres.
   Le faisceau de la lampe de poche s'arrêta net sur la photo accrochée au papier peint.
   Puis la lampe tomba au sol, et se brisa dans un craquement sec. Les petits éléments métalliques se dispersèrent en tous sens. A son tour, Helga s'affaissa.
   Folle, se disait-elle. Je suis complètement folle.
   Elle était devenue l'héroïne de son propre cauchemar.

   Sur la photo, le visage de la harpie avait remplacé celui de la fillette.

   Le canapé du salon était parfaitement vide. Il n'y avait plus nulle trace de la harpie, si ce n'était dans l'esprit tourmentée de la jeune mère.
*

   Lorsque Helga se réveilla, il était environ deux heures de l'après-midi. Le soleil inondait la cuisine, et le téléphone sonnait fébrilement. Après un coup d'œil au mur et à la photo au-dessus de l'évier, parfaitement normale, elle se rendormit. Elle n'irait pas travailler aujourd'hui.
   Une dizaine de minutes plus tard, on frappait vigoureusement à l'entrée. Tâchant de rassembler ses esprits, la jeune femme se releva. Elle écarta de son visage quelques mèches éparses, oubliant qu'elle n'était vêtue que d'un pyjama, puis ouvrit la porte.
   Deux policiers se tenaient face à elle.
« Mme Johansen ? »
   Elle acquiesça.
« Nous avons tenté de vous joindre, en vain. Nous avions peur que vous ayez reçu une lettre de demande de rançon. Ça n'a pas été le cas ? »
   Face à l'air d'incompréhension de la jeune femme, le policier reprit :
 « Ah ! Vous me rassurez. Nous étions sur le point de mettre la main sur les ravisseurs de votre fille, après des années de traque. Dans un accès de panique, ils ont tenté de se débarrasser des cinq enfants kidnappés, en gagnant toutefois de quoi se mettre à l'abri. Les parents ont tous reçu des lettres, y compris votre ex-conjoint. »
   Le visage d'Helga virait peu à peu au cramoisi.
 « Mais passons. Nous voulions vous annoncer cela le plus tôt possible. Nos recherches ont porté leurs fruits. Votre petite fille fait partie des enfants retrouvés au cours d'une opération spéciale, il y a deux jours. Elle a suivi des examens de santé toute la journée, elle ne semble pas avoir de séquelles physiques, si ce n'est une blessure bénigne à la joue. Cependant, nous n'avons pu éclaircir tout à fait les intentions des ravisseurs qui ont gardé les enfants tout ce temps ; il reste là une zone obscure... Mais vous en parlerez davantage avec le médecin, tout à l'heure. Ah, M. Johansen se trouve là-bas. »
   Helga n'écoutait déjà plus. Distraitement, elle porta la main à sa joue, déjà humide de larmes. Nulle blessure, nulle cicatrice ne l'y attendait.

   Tout au fond de la corbeille à papier, déchirée en mille petits morceaux, gisait une lettre. Des larmes d'incrédulité avaient mouillé le papier, faisant baver l'encre. Pourtant, sur l'un des fragments, on pouvait encore y lire le nom d'une fillette : Harpe.
   Une photo l'accompagnait, intacte, elle. On y voyait un visage d'enfant arborant une entaille nette qui s'étirait du coin des lèvres à l'oreille. Ainsi que quelques mots de menace, tracés à la hâte.

   Un instant plus tard, Helga se jetait à l'arrière de la voiture de police, qui démarrait sur les chapeaux de roues.

Hors ligne Plectrude

  • Scribe
  • Messages: 68
Re : La Lettre
« Réponse #1 le: 16 Juillet 2011 à 04:33:53 »
Bonsoir !

Ton texte n'est pas mal, mais, d'une manière générale, il me donne l'impression d'être inachevé, c'est comme si tu n'avais pas été au bout des choses. Je suppose que c'est censé être angoissant, un peu comme dans un film de fantômes, mais les scènes susceptibles de faire peur sont trop courtes. Il me semble que ça va trop vite, que la tension n'a pas le temps de monter. Il faudrait, je crois, que tu décrives beaucoup plus les sensations de Helga, ce qu'elle sent et entend dans le noir, quand la créature lui griffe la joue. Développer le champ lexical de la peur. Peut-être que tu pourrais essayer de donner un effet plus "cinéma" en décrivant la chose qui approche, le bruit des pas qu'on entend s'avancer vers le lit, comme pourrait le percevoir un spectateur devant un film d'angoisse. C'est une suggestion comme ça, mais voilà, en gros, je trouve que l'angoisse est mal communiquée, on n'a pas peur, quand on lit le texte.

De même, je n'ai pas été trop sensible à la souffrance de ton personnage, je pense que tu n'as peut-être pas creusé suffisamment à ce niveau, parce que je n'ai pas réussi à compatir avec elle. Evoque peut-être davantage les souvenirs de sa petite fille, la façon dont elle traîne ce fardeau tous les jours, fais peut-être un flashback pour expliquer comment elle l'a vécu, les premiers temps, comment elle a sorti la tête de l'eau et comment elle vit avec, tout simplement.

En ce qui concerne la fin, effectivement elle a l'air un peu bâclée ! On dirait que tu étais pressée d'en terminer avec tout ça et que tu ne t'es pas foulée, du coup, et c'est dommage parce que la chute pourrait être digne d'une nouvelle de Maupassant, avec un peu plus de substance !  :mrgreen: Je n'ai pas complètement compris toute l'histoire, qui est Harpe, pourquoi elle a fait ça, pourquoi elle est revenue, enfin voilà, j'ai encore pleins d'interrogations sans réponses (même si, en gros, j'arrive à deviner ce qui s'est tramé).

Donc je te suggèrerais de mieux développer cette chute et de mieux y amener le lecteur ; qu'elle fasse son effet.

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : La Lettre
« Réponse #2 le: 16 Juillet 2011 à 14:21:46 »
Il y  a un moment que j'ai lu ce texte et je n'ai pas le temps de le relire là tout de suite, mais je n'ai pas du tout ressenti la nouvelle comme Plectrude : au contraire, je trouvais que l'aspect inquiétant était bien amené : assez subtilement pour qu'on ne verse pas dans les clichés, pour qu'on partage l'espèce de fascination de Helga. Et, je ne saurais pas dire pourquoi, mais j'ai sursauté au moment où la harpie apparaît sur la photo. Ok, je suis assez sensible pour ce genre de trucs (pas du tout blasée), mais moi j'ai trouvé ça bien amené :)
Après, j'ai lu ce texte dans la foulée avec 13 autres sur le même thème, ce qui oriente un peu mon jugement : en comparaison des autres, celui-ci était assez original,  justement parce qu'il évitait les effets "cinéma" un peu faciles dans lesquels tombaient beaucoup des autres textes...

Par contre, je suis d'accord avec Plectrude pour la fin : elle est trop flou et trop rapide, au lieu de douter, on se dit juste qu'on n'a pas trop compris. Je pense qu'il faudrait l'assumer plus franchement.

Je le relirai pour un commentaire détaillé quand j'aurai le temps :)
« Modifié: 16 Juillet 2011 à 14:27:46 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
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  • marmotte aphilosophique
Re : La Lettre
« Réponse #3 le: 16 Juillet 2011 à 17:38:27 »
Commençons par la fin : je suis d'accord avec Plectrude et Mil, elle nous laisse trop dans l'incompréhension, avec mille questions en suspens.

Sinon, l'ambiance est bien posée, peut-être un peu irrégulière (un peu trop effrayante et détaillée dans les premiers paragraphes qui concernent la 1e nuit, où elle trouve la harpie ; et puis elle s'arrête trop brutalement le jour du dénouement), mais bien menée pendant tout le temps où la harpie est présente.
Je trouve par contre que les trois nuits se succèdent un peu trop vite, sans que les sentiments et les craintes d'Helga soient suffisamment exploités.
Et les deux évocations de la lettre sont plutôt maladroites, enfin surtout la 1e ; on se demande par quel mystère elle ne s'en rappelle pas, d'autant plus que le titre de la nouvelle nous pousse forcément à penser qu'elle est importante !

Voilà. En gros, des petites choses à revoir ça et là, en plus de la fin à retravailler, mais pas de quoi utiliser la tronçonneuse  ^^
Oh yeah ! 8)

Hors ligne BloodMoon

  • Troubadour
  • Messages: 346
Re : La Lettre
« Réponse #4 le: 17 Juillet 2011 à 02:56:28 »
Alors... par quoi commencer ?
Eh bien, je dirais que le récit était attrayant, pas ennuyant pour un sou, mais... je dois bien le confirmer, je n'ai pas été ébranlée par moindre émotion qu'il fût...
J'ai beaucoup aimé ta façon d'écrire et encore plus l'histoire avec cette harpie. Mais j'ajouterai également que tu devrais préciser ce qu'elle est, car, moi qui ignorais même jusqu'alors son existence dans la mythologie, j'ai dû farfouiller un peu sur le net pour savoir plus ou moins ce qu'elle représentait. La fin ne m'a pas paru très claire non plus. En réalité, je n'ai même rien compris du tout.  :-[

Mais si on oublie ces quelques mauvais points, je dirais que le texte est excellent, merveilleusement bien composé et un peu original ! J'ai donc aimé la lecture malgré mon incompréhension.

 :mrgreen:

Verasoie

  • Invité
Re : La Lettre
« Réponse #5 le: 17 Juillet 2011 à 16:53:53 »
Citer
La jeune femme les ouvrit en grand, tâchant de chasser tout à fait le souvenir de son sinistre cauchemar de la nuit. Sur quoi, elle se rendit à la cuisine.
   Tout en mangeant un croissant de la veille, Helga vint se poster devant la fenêtre. Son regard se porta alors sur des enfants qui jouaient dans la rue en contrebas, profitant de leur mercredi matin. Elle en frémit. Pourquoi avait-il fallu qu'elle rêve de son enfant à elle, cette nuit précisément, alors que cela ne lui était pas arrivé depuis des années ?
  Se rasseyant, elle contempla

Tous ces verbes de gestes, je trouve que ça fait très "image par image", je sais pas trop si c'est voulu, mais ça fait bizarre comme ça dès le début.

Citer
le sien l'ayant quitté

quittée

Citer
Alors qu'elle terminait son café, un prospectus laissé en évidence réveilla chez Helga le souvenir d'une récente lettre.

C'est correct, grammaticalement ? (on dirait que c'est le prospectus qui finit son café, si on veut être très bête. Enfin on comprend mais je suis pas sûre que ce soit correct)

Citer
Où ladite lettre avait-elle bien pu passer ? Helga se promit d'élucider ce mystère dès que possible.

Je trouve la deuxième phrase de trop, et un peu enfantin comme réflexion..

Citer
Partout la nuit s'immisçait

C'est voulu, de reprendre le même verbe qu'à la première ligne ?

Citer
La brume devenait son alliée, le silence son complice, et le froid son arme.

Joli !

Citer
Elle laissa tomber au sol son sac à main pour s'empresser d'ôter son manteau. Le cœur battant, elle s'approcha pas à pas de la créature, s'éloignant de plus en plus de la lumière sécurisante des fenêtres.
   Moins d'un mètre les séparait. La chose n'avait pas esquissé le moindre mouvement. Réprimant un ultime frisson, Helga se pencha d'un coup sur elle, et l'enveloppa dans le manteau.

Je pinaille tout à fait : mais je trouve que le changement de paragraphe est étrange. En fait, c'est comme si à "moins d'un mètre les séparait" on avait eu une ellipse (renforcée par l'imparfait de "la chose n'avait pas esquissé le moindre mouvement") alors qu'il ne se passe que quelques secondes entre celui-là est le premier. Est-ce que tu vois où je veux en venir ? (Parce que je me sens très peu claire  :mrgreen:) si ça va pas, je réexplique x) Mias c'est un détail.

Citer
   Sur le coup, elle ne fit pas le lien avec le rêve de la nuit passée, qu'elle s'était empressée d'oublier.

Tiens, j'l'avais pas fait non plus huhu.

Citer
Pourtant, elle n'aurait pas manqué de remarquer une ressemblance frappante.

J'me demande si ce serait pas encore plus angoissant de ne pas mettre cette phrase, de seulement laisser qu'elle avait pas fait le lien. (Puisqu'on se doute qu'il y en a un, après la remarque). Mais c'est juste une question que je me pose.

Citer
La jeune femme disposa de l'eau à sa portée.

C'est bizarre "disposer", j'imagine plein de petits bols d'eau, pas un seul truc...

Citer
Avant d'aller dormir, Helga déposa différents aliments près de la créature.

Faudrait échanger les deux verbes en fait, si "disposa" voulait éviter la répétition ^ ^

Citer
Il lui semblait avoir omis de faire quelque chose, mais elle n'avait aucune envie de s'en souvenir.

FAUT PAS LES NOURRIR APRÈS MINUIT

Citer
Personne n'accorda un seul regard à sa blessure. C'en devenait même étrange.

Pour "ça devient étrange", ça fait un peu "j'amène subtilement le fait qu'elle a que des hallucinations", si c'est ça (j'en suis pas sûre j'ai pas lu la fin xD) je trouve que "personne n'accorda un seul regard" suffirait.

Citer
   Un instant plus tard, Helga se jetait à l'arrière de la voiture de police, qui démarrait sur les chapeaux de roues.

Lol j'ai complètement flippé, j'ai cru qu'elle se jetait sous les roues de la voiture de police o_o
ouf. XD



J'aime beaucoup ! Sauf la fin : je sais pas du tout les procédures quand y'a des enfants disparus mais le coup de "elle a eu des examens toute la journée et on vient seulement vous le dire - d'ailleurs on vient vous parler de la rançon avant l'opération" m'a paru suspect. Pis bon ma fausse lecture de la dernière phrase m'a fait bizarre xD

D'ailleurs, c'est étrange que son ex-conjoint ait eu la lettre, il avait pas abandonné la fille ? Il l'avait reconnue (en tant que sa fille) quand même ? Dans ce cas il aurait pu soutenir la mère à la disparition, cte raclure.

Mais sinon j'aime l'ambiance vraiment glauque malgré la fin heureuse ; les éléments esthétiques (la harpie est chouette à imaginer) et la lettre, avec le prénom de la fille. Ça fait une boucle sympa, l'histoire m'a convaincue ! T'aurais pu insister sur l'horreur de la mère qui a perdu sa fille, cela dit, ça me paraît étrange qu'elle ouvre presque guillerette les albums. Pas trop sur le moment, mais après coup, un peu. Bref, c'est tout ^ ^

(Par contre même si je suis d'accord avec Plectrude pour le personnage, je trouve que l'angoisse est bien menée, enfin j'ai été vite happée par les scènes dans le noir, et les phrases dérangeantes genre "pas fait le lien avec son rêve", "la créature sur le canapé").

Sinon (je rattrape les commentaires hein) moi la fin ne m'a pas dérangée, enfin je pense l'avoir comprise (elle a eu un délire après avoir reçu la lettre du gars qui lui demandait une rançon pour sa fille, et harpe est devenue harpie ?), le discours du policier mérite d'être réorganisé, mais je trouvais ça assez clair, vu qu'on a tous les éléments du puzzle (lettre + on sait qu'il y a eu des demandes de rançons + prénom...). Enfin bref, si tu rends ça plus explicite (il vaut mieux, apparemment) fais pas trop quand même, sinon avec le mystère du reste du texte ça fera trop "explications-land".

Voilà, maintenant j'ai fini XD

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
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Re : La Lettre
« Réponse #6 le: 18 Juillet 2011 à 23:48:20 »
Plectrude > Merci pour ce commentaire détaillé !
Je note donc de développer un peu l'angoisse du personnage et de creuser ce qu'il ressent. Ce qui implique de ralentir pas mal le rythme, si j'insère des descriptions, donc, avant toute chose... Personne n'a trouvé qu'à ce stade, le rythme est trop lent ?
Je pensais ne pas trop m'appesantir sur la disparition de sa fille, mais, à ce rythme, je vais finir par envisager d'intégrer un nouveau premier paragraphe, qui raconterait aussi, dans la foulée, comment a réagi le père.
Quant à la chute, j'y réponds plus bas, à l'adresse de Vera.

Milora > Merci pour ta réponse ! Effectivement, je note l'écueil de l'effet cinéma, et je ré-appuie la nécessité de bidouiller cette fameuse fin.
Côté inquiétude, je vais essayer d'homogénéiser la tension, comme Mary le suggère plus bas.

Mary > Merci à toi aussi ! Je note les soucis de rythme et d'irrégularité de l'ambiance.
Concernant la lettre, il s'agit donc de la demande de rançon (accompagnée d'une photo..). C'est elle qui a déclenché la crise psychologique de Helga et l'apparition de la harpie imaginaire. Cette lettre, Helga tente donc inconsciemment de l'oublier, jour après jour.
(Je pensais que ça se verrait, en appuyant justement le côté "je l'oublie et je le ré-oublie", puis avec le dénouement, où l'on apprend que la lettre contenait une photo de la fillette avec la joue largement entaillée)

Comme je crois que tout le monde passe plus ou moins à côté de ça, je vais l'expliciter aussi, ça le mérite ^^

BloodMoon
> C'est gentil à toi d'avoir pris le temps de commenter. =]
J'avais coupé la description de la harpie, normalement beaucoup plus longue, mais de toute façon, je crois qu'il faut que j'insère une lien explicatif entre Helga, sa fille et la mythologie. Le nom (Harpe/harpie) ne semble vraiment pas suffire, puisque seule Vera l'a relevé.

je dirais que le texte est excellent, merveilleusement bien composé et un peu original !
lol xD Merci ^^

Verasoie > Un grand merci pour ce commentaire très détaillé ! Et je crois que ce qui me fait le plus plaisir, c'est que tu as compris la fin !

Citer
Alors qu'elle terminait son café, un prospectus laissé en évidence réveilla chez Helga le souvenir d'une récente lettre.

C'est correct, grammaticalement ? (on dirait que c'est le prospectus qui finit son café, si on veut être très bête. Enfin on comprend mais je suis pas sûre que ce soit correct)
Si c'était "Alors qu'Helga terminait son café, un prospectus laissé en évidence réveilla chez elle...", ça passerait, je pense, donc ce doit être correct. Mais dans le doute, je vais inverser les deux sujets, en effet

Citer
Je pinaille tout à fait : mais je trouve que le changement de paragraphe est étrange. En fait, c'est comme si à "moins d'un mètre les séparait" on avait eu une ellipse (renforcée par l'imparfait de "la chose n'avait pas esquissé le moindre mouvement") alors qu'il ne se passe que quelques secondes entre celui-là est le premier. Est-ce que tu vois où je veux en venir ? (Parce que je me sens très peu claire  Mr Green) si ça va pas, je réexplique x) Mias c'est un détail.
Yep, tout ça me semble clair, je modifie !

Citer
D'ailleurs, c'est étrange que son ex-conjoint ait eu la lettre, il avait pas abandonné la fille ? Il l'avait reconnue (en tant que sa fille) quand même ? Dans ce cas il aurait pu soutenir la mère à la disparition, cte raclure.
xD Oui, en effet. Je vais chercher comment améliorer ça...

Concernant toutes tes autres remarques, j'en prends soigneusement note. Tout ceci me semble bien judicieux. Et, c'est très chouette que tu aies aimé ^^ J'essaierai d'éviter l'explications-land à la fin !

Hors ligne Marygold

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Re : La Lettre
« Réponse #7 le: 19 Juillet 2011 à 00:08:44 »
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je crois qu'il faut que j'insère une lien explicatif entre Helga, sa fille et la mythologie. Le nom (Harpe/harpie) ne semble vraiment pas suffire, puisque seule Vera l'a relevé.
Je ne sais pas à quel lien explicatif tu penses, mais je voulais seulement dire que j'avais aussi fait le lien entre Harpe et harpie et je pense que je ne suis pas la seule (c'est assez explicite, et je trouve bien, justement, que tu n'appuies pas trop dessus).
En fait, concernant la lettre, j'avais juste pas compris qu'elle pouvait vouloir l'oublier, d'où mes questions, et le fait que je trouve ça bizarre que tu en parles sans l'expliciter plus.
Je crois qu'au lieu de "elle se promit d'élucider ce mystère", il faudrait plutôt montrer au lecteur qu'elle essaye de l'oublier. Du coup, personnellement, j'aurais mieux compris.
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Spes

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Re : La Lettre
« Réponse #8 le: 19 Juillet 2011 à 00:24:00 »
Ah, ça me rassure, je l'avoue ^^
Concernant le lien explicatif, ce pourrait être quelque chose qui justifie le choix de la harpie, au-delà de la proximité du nom, par exemple une histoire de harpie qu'aurait raconté Helga à sa fille... (*mode panne d'inspiration dû à l'heure tardive*)

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Je crois qu'au lieu de "elle se promit d'élucider ce mystère", il faudrait plutôt montrer au lecteur qu'elle essaye de l'oublier. Du coup, personnellement, j'aurais mieux compris.
A cet endroit-là, le point de vue interne m'a posé problème (puisque Helga, en toute bonne foi, ne comprend pas qu'elle ne veut pas savoir - mm, je manque peut-être de clarté). Ceci dit, rien qui ne se corrige, et tu as tout à fait raison. Je prends donc note pour modifier ceci :)

Hors ligne Kathya

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Re : La Lettre
« Réponse #9 le: 29 Juillet 2011 à 13:23:50 »
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Helga quitta sans regret la chaleur de sa couette.
J'y crois pas. *sort* :mrgreen:

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La jeune femme les ouvrit en grand, tâchant de chasser tout à fait le souvenir de son sinistre cauchemar de la nuit.
"tout à fait" sonne bizarre à mes oreilles (et à celles de Ved).

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au-dessus de l'évier
Pour rendre un hommage à un disparu, y a pas des places plus... respectueuses ? x'D

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Partout la nuit s'immisçait,
Y avait déjà la lumière du soleil qui s'immisçait au début...  ::)

La fin est un peu rapide mais ne m'a pas dérangé. Je regrette de pas avoir plus cru au délire de Helga, on devine rapidement qu'elle  et le passage qui dit :

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Elle avait appréhendé toute la journée une réaction de la part de ses collègues mais, par chance, elle n'y eut pas droit. Personne n'accorda un seul regard à sa blessure. C'en devenait même étrange.

m'a paru superflu. A partir de là, c'est sûr qu'on y croit plus du tout. Si on avait juste su qu'elle avait essayé d'éviter le regard de ses collègues et qu'elle avait juste eu droit à leur indifférence habituelle, mais là, on a l'impression que ce "étrange" est plus destiné au lecteur qu'au personnage, tant Helga a pas, pour ainsi dire, les yeux en face des trous. La fin non plus ne laisse aucun doute (même si j'aime beaucoup la scène juste avant avec la photo modifiée), même si c'était peut-être ton but de faire une fin heureuse. ^^

Un truc qui m'a frappé, on sait pourquoi elle sort. Elle pourrait, je sais pas, vérifier que la lettre est pas resté sur le perron, sur la boîte aux lettres ou que sais-je. Mais sortir en pleine nuit sans raison, c'est plutôt bizarre.

Les oublis successifs sont bien rendus, et l'ambiance est sympa. J'ai bien aimé le texte.^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

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Re : La Lettre
« Réponse #10 le: 30 Juillet 2011 à 19:51:05 »
Merci Kathya d'avoir pris le temps d'écrire un commentaire ! (et à Ved aussi)
J'ai beaucoup modifié ce texte, et ai en effet franchement eu l'impression d'enfiler mes gros sabots quand j'ai rajouté des phrases du genre du "C'en devenait même étrange." Dans la première version, tout était plus allusif, mais personne n'y comprenait rien. Pas facile de doser..
Concernant la place de la photo, j'ai envie de dire qu'au-dessus de l'évier, au moins, elle la voit tout le temps  :mrgreen: Puis c'était en fait pour que le lecteur visualise bien, un évier, ça ressemble à un évier. Enfin, normalement. (Tiens, maintenant que j'y pense, j'aurais pu profiter de cet évier pour rajouter des choses glauques...)
Voilà, encore merci ^^

Hors ligne Gros Lo

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Re : La Lettre
« Réponse #11 le: 30 Septembre 2011 à 20:51:36 »
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   Ladite harpie, si elle ne touchait pas à la nourriture, ne semblait pas non plus s'en porter plus mal. Elle vagabondait dans le salon sans chercher à fuir, l'allure aussi misérable qu'au premier jour, mais elle se laissait maintenant approcher.
hahaha quel tableau aberrant, j'imagine la harpie avec la démarche de Sid dans l'Age de Glace en fait, je sais pas pourquoi, du coup le gros ventre et le déhanchement c'est rigolo. Je l'imagine moins en petite créature féroce qui ronge son frein qu'en parasite grassouillet qui squatte bonhommement chez les gens qui se font avoir.

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A moins que ce ne fut la harpie ?
fût

bon sinon, c'est une nouvelle plutôt sympa, ça peut sembler un peu tiré par les cheveux par moments, ou du moins les articulations de l'intrigue peuvent sembler un peu rouillées, mais ça se lit et le tableau d'ensemble n'est pas désagréable. Mais le style n'est pas très intéressant, je trouve, il faudrait que tu le travailles un peu, je sais pas, que tu lises des trucs au style très prononcé et qu'ils te plaisent assez pour que ça t'imprègne et que tu finisses par faire ta petite tambouille personnelle.
Lecture o/
voilà c'était pas mal j'ai trouvé.
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Re : La Lettre
« Réponse #12 le: 01 Octobre 2011 à 14:02:25 »
Salutations !

J'ai bien aimé ce texte, trouvé qu'il y avait une certaine ambiance ou une ambiance certaine. L'histoire des griffes est du genre que je trouve flippant  :mrgreen:. Par contre, on sait pas ce qu'est devenue la harpie, du coup. Est-ce que la fille était juste dingue ?

Mais bref j'ai trouvé ça fort chouette.

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Re : La Lettre
« Réponse #13 le: 01 Octobre 2011 à 14:48:43 »

   
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   Alors qu'elle terminait son café, un prospectus laissé en évidence réveilla chez Helga le souvenir d'une récente lettre. Malgré ses efforts, la jeune femme ne se rappelait plus du tout de son contenu, ni du nom de son expéditeur. Où ladite lettre avait-elle bien pu passer ? Helga se promit d'élucider ce mystère dès que possible.
c'est personnel à mort mais je trouve que tu aurais pu introduire un peu mieux cette histoire de lettre. Là, ça fait un peu parachuté. mais c'est peut-être la narration qui fait ça aussi. Le personnage semble assez distancé par rapport à tout !



   




   
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Ne sachant que faire, la jeune femme tourna un moment en rond, avant d'être prise de l'envie inhabituelle de revoir d'anciennes photos.
XD mais soit.




   

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Il n'y avait plus nulle trace de la harpie, si ce n'était dans l'esprit tourmentée de la jeune mère.
tourmenté
   
   
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Dans un accès de panique, ils ont tenté de se débarrasser des cinq enfants kidnappés, en gagnant toutefois de quoi se mettre à l'abri.
j'ai pas compris la fin de ta phrase

Je suis pas sûre d'avoir tout bien compris. Enfin si la mère se faisait un délire toute seule ou non.
Sinon c'est sympathique à lire, tu pourrais le retravailler un peu, je pense. Peut-être enlever les phrases de narration un peu gros sabots et lisser un peu plus le texte pour que ces dites remarques passent de manière plus fluide.

Sinon ça m'a fait penser à d'autres textes, c'était marrant. ^^
 
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Re : La Lettre
« Réponse #14 le: 01 Octobre 2011 à 16:16:30 »
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   elle contempla la photo de sa petite fille accrochée au mur, au-dessus de l'évier.
au-dessus de l'évier ? x) c'est une place incongrue pour une photo

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Elle n'avait pas non plus eu droit au soutien d'un mari, le sien l'ayant quitté peu après la naissance de l'enfant.
tu peux peut-être alléger / simplifier en changeant pour "soutien de son mari - il l'avait quitté..." ?

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Aujourd'hui, ce serait plutôt la sensation d'une griffure car, dans son rêve, la petite n'avait plus rien d'humain.
remplacer "car" qui me semble un peu lourd comme procédé d'explication par un ; ?

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Helga se promit d'élucider ce mystère dès que possible.
un peu trop grandiloquent pour une lettre, non ? Le truc du "mystère". D'ailleurs on se demande pourquoi elle ne commence pas les recherches tout de suite. OK, il suffit de lire la ligne suivante lol

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Alors qu'elle venait de tourner la clé pour ouvrir la serrure, un petit bruit étranglé fit sursauter la jeune femme. S'agissait-il d'un enfant ?
il pourrait s'agir de n'importe qui,  non ? On devine qu'elle est obsédée par la recherche de son enfant mais le lien entre le bruit et lui est un peu rapide à mon sens.

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Ne sachant que faire, la jeune femme tourna un moment en rond, avant d'être prise de l'envie inhabituelle
"inhabituelle" en trop ? Je suis pas sûre que ce soit primordial et ça allégerait la phrase

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Le prospectus trônait toujours, solitaire, sur la table de la cuisine ; la lettre oubliée ne semblait pas prête de le rejoindre.
un poil complexe, non ? tu veux dire qu'elle est n'est pas prête de sortir la lettre pour la mettre elle aussi sur la table ?

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Ainsi Helga avait-elle recueilli une enfant harpie. Autant dire, du vent. Ces créatures n'existaient pas. Elle nageait en plein délire.
J'aime bien la distance que tu crées entre le narrateur et ton personnage et de ton personnage envers sa propre vie.

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Le sommeil s'était tardivement emparé d'elle.
passe à la ligne ?

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mais il était déplaisant à la jeune femme d'assumer son désir de regarder le film en question.
je comprends pas le sens de cette partie de la phrase. Peut-être que tu peux donner la même idée mais en plus clair ?

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L'animal eut la réaction qu'espérait Helga
tu ne viens pas juste de dire qu'elle n'espérait même pas que la vidéo intéresse la harpie ?

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Puis la lampe tomba au sol, et se brisa dans un craquement sec.
tu l'as eu à la kermesse de l'école ta lampe de poche pour qu'elle se casse en tombant ? lol

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Elle était devenue l'héroïne de son propre cauchemar.
brrr ça fout les chocottes

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Sur la photo, le visage de la harpie avait remplacé celui de la fillette.
AAAAH

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le téléphone sonnait fébrilement.
n'arrêtait pas de sonner ?

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Nous avons tenté de vous joindre, en vain.
il parle bien le flicos !

Attends, ils comptaient lui annoncer une telle nouvelle par téléphone ?? Ce n'est pas très crédible ^^


J'ai trouvé ça fin glauque ! L'atmosphère est bien rendue et j'aime bien la froideur de ta prose, ça créée une distance qui renforce l'atmosphère un peu malsaine qui règne. Par contre, je n'ai pas trop saisi ni la dernière phrase (comme Melo j'ai lu qu'elle s'était jeté sous les roues de la voiture pour se couicer) et en quoi la lettre était déclencheur de son trouble, enfin, ça me paraît un peu vite expliqué, tu pourrais peut-être clarifier un peu la folie de mère ! Je ne sais pas trop. En tout cas, si tu voulais faire flipper, c'est réussi lol



 


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