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14 Juillet 2026 à 15:29:28
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Retrouvailles

Auteur Sujet: Retrouvailles  (Lu 1185 fois)

Hors ligne esther2121

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Retrouvailles
« le: 02 Mars 2024 à 16:36:32 »
C'est une nouvelle écrite pour un concours auquel je n'ai pas participé. J'écris en général des histoires policières, c'est la première fois que je me lance dans un exercice d'écriture de ce genre. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :)




Elle a dix ans. Elle grimpe à l’échelle qui mène à sa cabane, un sac suspendu à son poignet. Dès qu’elle ouvre la porte, une fine odeur acidulée se dégage de la pièce, le parfum de sa mère. Lili sourit tristement à chaque fois qu’elle le hume. Elle entre, referme derrière elle. Elle se dirige sur sa gauche puis s’accroupit pour étaler ses affaires : son MP3, une bouteille d’eau, sa tablette, un flacon d’antidouleur. Lorsqu’elle se relève, elle s’appuie à l’encadrement vide qui laisse s’introduire la lumière. Le soleil caresse son visage, l’air tiède parcourt son corps. Les oiseaux piaillent. C’est une belle journée d’été pour les autres enfants.

Pour elle, le 19 juillet est une date spéciale. Elle se souvient, deux ans auparavant, elle lisait un livre, étendue sur le transat, à côté de la piscine, lorsque la sonnette du portail avait retenti. Son père était allé ouvrir. Il discutait avec deux policiers, à voix basse. Lili n’entendait pas le dialogue et était gênée par les multiples regards des inconnus à son égard. Quelques minutes plus tard, son père s’était avancé mollement vers elle, livide. Il s’était assis au bord de la chaise longue et avait touché la hanche de Lili. Après quelques bribes de phrase mêlées à des pleurs, elle avait compris que sa mère était décédée dans un accident de voiture. Elle s’était redressée puis avait crié sur lui, l’avait frappé avec rage sur le torse. Il s’était laissé faire avant de l’emprisonner pour l’enlacer. Son cœur se brisa ce jour-là.

 Lili a pris soin de porter les vêtements préférés de sa mère, son short de jogging rose avec le tee-shirt assorti. Elle est contente d’être là. Cette cabane est son havre de paix, son refuge. Elle y est à l’abri de tous les maux. Elle sait sa chance d’avoir cet endroit pour elle. Ce n’était pourtant pas gagné au départ.

            — C’est de la bêtise de faire ça, avait dit son père.

            — C’est le rêve de Lili, avait rétorqué sa mère.

Dès le premier jour de sa construction, son père étant contre, Lili refusait de lui faire profiter du lieu. Elle demandait sans cesse à sa mère de l’y retrouver. Cette dernière lui proposa un marché :

            — Comme je ne peux pas venir autant que tu le souhaites, que dirais-tu, si, tous les samedis, je te rejoignais dans ta cabane ? Je resterai avec toi aussi longtemps que tu le voudras. Ce sera notre endroit, rien qu’à nous.

Lili avait sauté dans les bras de sa mère, comblée de bonheur. Ce rituel avait duré trois ans. Désormais, Lili le poursuivait seule.

Elle prend sa tablette et s’assoit en tailleur, sur l’oreiller violet. Elle regarde à gauche le coussin bleu qu’elle n’a jamais eu le courage de laver et imagine, comme d’habitude, sa mère assise à ses côtés. L’écran s’anime au contact de ses doigts. Elle ouvre la galerie d’images. Des selfies de la vie quotidienne montrent Lili et sa mère, souriantes, l’une à côté de l’autre, devant la tondeuse dans le jardin, sur le canapé, sur les transats de la piscine. D’autres sont plus amusantes : Lili poursuivit par sa mère sur la plage parce qu’elle lui a jeté un seau d’eau sur le corps ; Lili trainée par sa mère dans la neige ; Lili déguisée en vampire pour Halloween, qui mord sa mère dans le cou et l’effraie.

Une larme coule sur son visage.

Son père n’apparait jamais sur les photos. Ce n’est pas étonnant, il ne participe à rien et reste toujours en retrait. Il n’accepte jamais de jouer avec Lili ou de s’occuper d’elle.

Lili tombe sur une vidéo de vacances prise lors d’un séjour à Cauterets. Elle jette des boules de neige sur sa mère. Chocolat, le labrador court et saute derrière ses maitresses en aboyant. Sa mère ne réservait que dans des hôtels qui accueillaient les animaux. Lili touche l’écran pour caresser son chien. Chocolat est mort de vieillesse il y a six mois. Il faisait partie de sa vie depuis sa naissance. Il lui a été d’un grand soutien au moment du drame. Il la protégeait, jouait avec elle, dormait dans sa chambre. Il attendait son retour de l’école au pied du portail et, surtout, il lui apportait beaucoup d’affection. Lili ne passait ses journées qu’avec lui. Ils ressentaient la même douleur. Elle a été dévastée par sa mort. Chocolat était le seul lien qui lui restait avec sa mère. Sa vue se brouille face à tous ces beaux souvenirs qui lui rappellent ce dont elle est désormais privée. Son manque et son désarroi sont insoutenables. Elle doit voir sa mère, ne serait-ce que quelques minutes. Elle a tellement mal au cœur. Elle tend le bras pour attraper le flacon d’antidouleur et vide la moitié de son contenu dans sa main. Les comprimés s’entrechoquent. Elle prend sa bouteille d’eau et boit le tout en une fois. Elle sait qu’elle doit avaler plusieurs pilules pour la revoir. Elle a eu un accident de vélo, il y a trois mois. Elle s’était cassée le coude lors de la chute. Elle se souvient des paroles rudes de son père :

— Tu ne peux pas faire attention et rouler moins vite ? Il faut toujours que tu fasses n’importe quoi.

Le médecin lui avait prescrit des antalgiques pendant une semaine, lors de son passage à l’hôpital. Toutes les nuits, elle avait rêvé de sa mère. Elle s’était réveillée les matins, plus heureuse que jamais. Ces 7 jours avaient été les plus heureux des deux dernières années.

Elle pose la tablette à ses pieds et saisit son MP3. Elle choisit un album de la chanteuse Sia et se recroqueville en position fœtale. Elle ferme les yeux. Si seulement elle pouvait rester dans cette cabane toute l’année. Elle pense, malgré elle, à la prochaine rentrée scolaire qui s’annonce. Elle tremble de peur à l’idée de retourner à l’école. Tout se passait très bien puis, un jour, un élève de sa classe l’avait prise pour cible. Le soir, elle avait attendu l’arrivée de sa mère pour expliquer à ses parents qu’un méchant garçon lui avait volé son bracelet.

— Tu ne comptes pas aller voir les parents, tout de même ? avait demandé son père.

— Lili se fait racketter et tu as peur que j’aille voir les parents ? avait répondu sa mère. Bien sûr que je vais y aller ! Je ne vais pas rester sans réagir, Lili a besoin de notre soutien.

Séance tenante, sa mère avait pris la route et était rentrée avec le bracelet. Lili l’avait enlacée folle de joie. Sa mère avait gardé le secret sur son intervention et avait promis à Lili qu’elle serait en sécurité à présent. Effectivement, dès le lendemain, Lili avait été soulagée de constater que son camarade la laissait tranquille. Malheureusement, quelques mois après la tragédie, le garçon était revenu à la charge. Il avait commencé par se moquer d’elle. Des semaines plus tard, il avait pris l’habitude de l’insulter. Parfois, il la bousculait dans les couloirs.

Lili souffrait de l’indifférence de son père.

— Je ne peux rien faire, Lili. Ne rentre pas dans son jeu, il va finir par se lasser.

Le harcèlement avait progressé. Au mois d’avril, son camarade avait collé du chewing-gum dans ses cheveux. Toute la classe s’était moquée d’elle. De retour chez elle, Lili s’était précipitée dans la salle de bain et s’était lavé les cheveux à plusieurs reprises, mais le shampoing était inefficace. Quelques morceaux restaient collés. Son père avait dû lui raser entièrement le crâne. Elle se coiffait d’un foulard pour éviter le regard des autres. Chaque jour d’école est un jour d’angoisse. Elle regrette de n’avoir ni frère ni sœur, pour la protéger.

Elle avait tenté, moult fois, de trouver du réconfort auprès de son père, en vain. Il la câline de temps à autre, brièvement. Mais très vite, il lui ordonne d’aller jouer dans sa chambre. Lorsque Lili veut discuter, il écourte la conversation. Elle n’a vraiment personne pour la soutenir. Le rejet de son père la frustre. Pourquoi est-il aussi froid avec elle ? Il cherche toujours un prétexte pour s’enfermer dans son bureau. Lili se demande s’il l’aime. Aurait-il de la peine si elle se faisait du mal ? Cette idée lui a traversé l’esprit plus d’une fois. Pour calmer ses colères, elle sort dans le jardin et cogne la paume de ses mains contre l’arbre. Elle s’arrête dès que son corps fatigue. Pourquoi tout le monde l’ignore ? Et si elle fuguait ? Son père s’inquièterait-il de son absence ? Elle en doute vu l’intérêt et le peu d’amour qu’il lui porte.

 Maintenant, dès qu’elle cherche à attirer son attention, il se montre virulent avec elle. Il lui crie dessus et la punit quand elle refuse de lui obéir. Le mois dernier, il l’a giflée sous prétexte qu’elle avait cassé son casque audio en l’utilisant. Sa mère était contre la violence et s’interposait souvent. Elle lui disait que son père était très spécial, mais qu’elle ne devait pas y faire attention.

Son corps s’apaise. Elle se concentre sur les paroles de Sia, « I’m alive », avant de s’endormir profondément.

 

Elle marche sur la plage déserte, habillée d’une légère robe blanche. L’eau fraiche effleure ses pieds. Le soleil se reflète sur la mer. Elle ignore où elle se trouve. Au loin, elle aperçoit deux silhouettes qui courent vers elle. Lili s’arrête un instant. Lorsqu’elle reconnait sa mère et Chocolat, elle hurle et se précipite à leur rencontre. Son chien aboie et pose ses pattes sur son ventre pour quémander des caresses. Sa mère l’enlace de toutes ses forces et lui parle au creux de l’oreille. Sa voix douce et bienveillante lui transperce le cœur. Elle s’agrippe à sa mère, tellement fort, qu’elle a l’impression que leurs deux corps ne font plus qu’un. Lili comprend que sa vie est auprès d’elle désormais. Pour la première fois depuis deux ans, elle est heureuse. Enfin.

J.

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Re : Retrouvailles
« Réponse #1 le: 02 Mars 2024 à 18:59:20 »
Bonjour. Le suicide d'une adolescente. Texte poignant. Le cheminement qui conduit à l'acte final : la mort de sa mère, celle de son chien, le racket, l'absence de soutien moral de son père, tout y est. Joli texte j'ai bien aimé. Effectivement, tu es loin du polar mais c'est plutôt réussi.

Hors ligne esther2121

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Re : Retrouvailles
« Réponse #2 le: 03 Mars 2024 à 13:57:15 »
Merci Jonathan pour ton commentaire :D

Hors ligne Marie Czarnecki

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Re : Retrouvailles
« Réponse #3 le: 03 Mars 2024 à 16:10:24 »
C'est un texte très émouvant. Je me demande cependant s'il ne le serait pas plus en étant écrit à la première personne.
L'attitude du père reste peu compréhensible, on ne peut que deviner les raisons qui l'amènent à repousser sa fille, et c'est très bien ainsi. Je préfère quand un texte laisse de la place à l'intelligence du lecteur.
Les mots, "ces passants mystérieux de l'âme", sont de grands magiciens et de redoutables entraîneurs de foules. (Raymond Poincaré)

Hors ligne Camille_D

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Re : Retrouvailles
« Réponse #4 le: 03 Mars 2024 à 16:36:26 »
Un beau texte sur un sujet difficile. C'est fin, bien écrit.

D'un point de vue purement "technique littéraire" (toujours un peu délicat quand il s'agit d'un texte aussi fort), il reste me semble-t-il quelques petits problèmes de concordance des temps : certains passages du présent au passé composé puis au passé simple ne se justifient pas. Mais ça n'enlève rien à ton texte.

Camille
L’anticipation est un petit vol de plaisir. La dépense imprudente de délices qu’on ne possède pas encore.
– Tiffany Watt Smith

Hors ligne esther2121

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Re : Retrouvailles
« Réponse #5 le: 04 Mars 2024 à 13:27:02 »
Marie, Camille,

Je n'ai pas précisé la contrainte du concours: le texte doit commencer par la phrase "Elle a dix ans".
Vos commentaires me touchent. Je suis contente que ce texte soit émouvant et bien écrit parce que le sujet est loin d'être simple.
Mince pour les concordances de temps. Je vais le reprendre et corriger ça.

Hors ligne Béatrice M

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Re : Retrouvailles
« Réponse #6 le: 04 Mars 2024 à 13:45:33 »
Magnifique texte émouvant, oui comme le dit Jonathan tout y est, pour ta question
Tu peux mettre (Une petite fille de dix ans grimpe)
belle après-midi esther

Hors ligne Cendres

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Re : Retrouvailles
« Réponse #7 le: 04 Mars 2024 à 15:07:18 »
Merci pour ton texte.

Les goûts et les couleurs sont subjectifs, mais je ne suis pas rentrée dans ton récit.
Lili, 10 ans, vit une succession de tragédie. Le décès de sa mère, puis celui de son chien, le harcèlement scolaire, son père qui est indifférent et froid... C'est trop.

Sinon tu dis :
"Le harcèlement avait progressé. Au mois d’avril, son camarade avait collé du chewing-gum dans ses cheveux. Toute la classe s’était moquée d’elle. De retour chez elle, Lili s’était précipitée dans la salle de bain et s’était lavé les cheveux à plusieurs reprises, mais le shampoing était inefficace. Quelques morceaux restaient collés. Son père avait dû lui raser entièrement le crâne. Elle se coiffait d’un foulard pour éviter le regard des autres. "
Au collège, j'ai du eu du chewing-gum dans les cheveux et le shampoing n'enlève rien.
Je n'ai pas eu la tête rasée, juste les cheveux avec du chewing-gum coupé. C'est arrivé aussi à des filles que je connaissais. Aucune n'a eu la tête rasée, simplement les cheveux coupés, et c'est déjà très très embêtant.

Tu es trop dans l'exagération dans ton récit. En général, les premiers harceleurs scolaires, sont des personnes de ton sexe, et cela est encore plus vrai lorsque c'est une fille victime. Lili est en primaire à 10 ans. Tu aurais dû la mettre au collège, ça aurait été plus cohérent.

Les autres lecteurs ont aimé, Comme tu peux voir que mon opinion est très subjective et ne reflète que mes goûts.

Ton texte est bien écrit et j'ai aimé le découvrir malgré tout.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne esther2121

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Re : Retrouvailles
« Réponse #8 le: 04 Mars 2024 à 17:05:10 »
Merci Béatrice,
Je suis contente que mon texte te plaise

Hors ligne esther2121

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Re : Retrouvailles
« Réponse #9 le: 04 Mars 2024 à 17:29:46 »
Cendre,

Même si tu n'es pas rentré dans mon histoire, je suis contente que tu le trouves bien écrit.
Je sais que, quand on est sur le registre de l'émotion, tout est une question de dosage.
Apparemment j'ai surdosé:) D'après toi, que faudrait-il que j'enlève du texte pour que le contenu soit plus plausible?
Pour le crâne rasé, j'avoue que j'y suis peut-être allée un peu fort. Je me suis faite harcelée aussi et j'ai reçu du chewing-gum dans les cheveux. Je me souviens que j'avais eu une coupe courte. Je vais modifier cet élément car tu n'es pas la première personne à me faire la remarque.
Pour les premiers harceleurs tu te trompes. J'ai décris cette expérience comme elle s'est déroulée pour moi au collège et c'était deux garçons qui m'embêtaient au départ. Les filles l'ont fait mais l'année suivante et dans une autre classe. Je n'ai pas souvenir d'avoir précisé dans mon texte si Lili était en primaire ou au collège... Je vais regarder ça.
En tout cas, je te remercie d'être passé par là.

Hors ligne Cendres

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Re : Retrouvailles
« Réponse #10 le: 04 Mars 2024 à 19:19:48 »
Bonjour Estehe2121,

Je trouve que j'ai été un peu dur avec ton texte. Tu écris ce que tu veux avec l'émotion que tu veux.
Lili a 10 ans, je ne suppose qu'elle en CM2, donc en primaire.

Moi aussi, j'ai été embêtée au collège, et je te dis ce que je vu, puisque je n'étais pas la seule, et aussi, ce j'ai lut en étude. Mais à toute tendance, je ne vais pas dire règle, tu as des exceptions.

En lisant ton texte, j'ai retrouvé la structure du conte "La Petite Fille aux allumettes" de Andersen, surtout la fin qui est très inspirée (Retrouver les êtres aimés dans la mort et d'êtres enfin heureuse et/ou en paix).

Je pense que c'est aussi cela qui m'a donné un jugement aussi sévère avec ton texte. C'est un conte que j'aime bien, la petite fille malheureuse, dont personne ne se soucie de ses souffrances, comme dans ton récit.

Pour ton texte, c'est l'accumulation de malheurs. Tu aurais peut-être mieux fait de parler de toi directement, chose que je fais moi-même avec mes récits.

Tout ce que je te réponds, ne reflète que mon avis ou mon jugement. Je ne suis pas experte littéraire, j'écris même plutôt comme une patate avec de nombreuses fautes d'orthographe.
Je te réponds avec mon ressenti, qui est subjectif et ne reflète  uniquement mes goûts et ma personnalité.
Tu ne peux pas plaire à tout le monde avec un texte, comme on dit, la perfection n'est pas de ce monde ;)
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne esther2121

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Re : Retrouvailles
« Réponse #11 le: 09 Mars 2024 à 15:16:47 »
Bonjour Cendres,

Ah, tu vois que tu as été trop dur avec moi :D
Mon texte t'a moins plu qu'aux autres mais c'est normal, toi comme moi, nous ne pouvons pas plaire a tout le monde.
La consigne du concours était de commencer par la phrase: elle a dix ans. Du coup je ne peux pas utiliser la première personne. Je me suis juste inspirée de ma situation personnelle pour le harcèlement.
Pour l'accumulation de malheur j'ai posé sur papier tout les problèmes qu'un enfant peut avoir à cet âge. Je verrai à la relecture pour peut-être enlever un malheur à cette petite fille.
Je ne prend pas mal tes propos, en aucun cas. Au contraire je trouve ce que tu me dis intéressant.
Ca m'aidera sans doute pour mes prochains écrits.

 


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