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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Coeurs mêlés

Auteur Sujet: Coeurs mêlés  (Lu 2130 fois)

Hors ligne Pixielle

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Coeurs mêlés
« le: 05 Juin 2011 à 17:00:55 »
Cœurs mêlés

Son cœur lui faisait mal. Ce sentiment n’était pas le genre que tout le monde pouvait comprendre. Cette douleur sourde était trop puissante pour être supportée avec aisance. Ce malaise qui lui faisait tourner la tête, lui blessant l’âme et le corps sans remord. Il était difficile de retenir ses larmes face à cette lutte, pénible de devoir répéter en souriant « Tout va bien ». Ses mains tremblaient, ses muscles contractés au possible lui étaient douloureux et ses yeux secs de larmes ne demandaient qu’à êtres soulagés. Il avait mal et pourtant, ce n’était pas de lui dont il s’agissait aujourd’hui. C’était peut-être ça le pire. Ce n’était pas lui qui avait eu cet accident, ni celui qui avait du marcher sous une pluie battante pour trouver un téléphone afin d’appeler à l’aide. Ce n’était pas lui non plus qui était cloué dans ce lit avec une forte fièvre et des contusions sur le corps.
Il aurait pourtant voulu être celui-ci. Tout simplement parce que l’homme dans ce lit était son frère ou plus exactement son jumeau. Parce qu’il s’en voulait de ne pas avoir été présent au moment où le taxi avait heurté cet animal sauvage venu de nulle part. Ils s’étaient pourtant promis d’être près l’un de l’autre les jours où le ciel ne voudrait pas leur donner un peu de repos. Cela faisait maintenant trop longtemps qu’ils n’avaient pas eu ce genre de moment.

Il ouvrit lentement les yeux pour contempler le visage sans expression de son jumeau. Il pouvait encore entendre le son de la voix de leur grand-père, hurlant à son frère de sortir rapporter de l’argent. Keiji ne pouvait s’empêcher de maudire l’homme qui les logeait depuis la mort prématurée de leurs parents. Ce vieux fou qui n’avait fait que leur donner un peu de nourriture quand ils avaient trop faim pour rester debout. Keiji et Naoki n’avaient jamais vraiment eu d’éducation, pourtant, ils avaient été forcés d’apprendre la vie par eux-mêmes. Ils avaient appris à survivre. Malgré leur jeune âge, ils avaient appris à travailler par eux-mêmes pour gagner de l’argent. Ils vivaient simplement et l’un suffisait à apaiser les peurs de l’autre. Les médias avaient beau avoir retourné dans tous les sens les mystères de la gémellité, Keiji découvrait lui-même encore des choses sur les sentiments qu’il pouvait éprouver pour son double.
Comment était-il possible de percevoir la douleur que son jumeau ressentait dans son lit d’hôpital ? La seule chose dont il était sûr résidait dans le fait qu’il ne serait calme qu’à partir du moment où son frère aurait ouvert les yeux et lui aurait parlé. Il voulait entendre le son de sa voix et contempler un de ces nombreux sourires rassurants dont lui seul avait le secret. Car il fallait avouer que si jumeau était synonyme d’identique, ils étaient réellement différent l’un de l’autre. A son contraire, Naoki était quelqu’un de joyeux, souriant, d’aimable et d’expressif. Il aimait la vie malgré ses difficultés et le criait haut et fort. Lui aussi avait perdu ses parents et lui aussi avait supporté les jours difficiles auprès de son grand père. Il n’avait pourtant pas le même comportement que Keiji face aux événements de la vie. Il répétait souvent qu’ils étaient capables de changer les choses. De son côté, Keiji pensait qu’il était impossible de modifier le destin. Il s’était préparé à une vie de misère et d’indifférence. Son seul véritable bonheur était d’avoir son frère près de lui. Il était la seule chose qui lui restait. Le voir si faible et impuissant dans ce lit d’hôpital relevait du supplice. Où étaient ses rires, ses blagues enfantines ? Il avait beau regarder son visage, il n’y voyait plus aucune malice. C’était l’unique personne qui l’avait poussé à donner le meilleur de lui-même, celui qui lui avait fait comprendre que son existence avait un sens. Il était quelqu’un lorsqu’il se regardait dans ses yeux. Mais aujourd’hui, il avait l’impression que son cœur s’était déchiré en deux et qu’une partie lui avait été arrachée.


______________________

Bon ! ce texte a été écrit il y a 2 ans pendant que je recherchais l'inspiration, je n'ai jamais réussi à le continuer et j'avoue que j'en suis peu ravie. Syntaxe, vocabulaire... Il vous a peut-être paru trop banal. (pour moi il l'est) Mais j'aimerai cependant avoir vos conseils pour l'améliorer, vos avis. Cela m'aiderait énormément dans mon futur projet de reprendre de nouvelles bases d'écritures pour un roman Fantasy.
Merci ! :)

Hors ligne Ambriel

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Re : Coeurs mêlés
« Réponse #1 le: 05 Juin 2011 à 17:51:57 »
Salut !  :)

Citer
Son cœur lui faisait mal. Ce sentiment n’était pas le genre que tout le monde pouvait comprendre. Cette douleur sourde était trop puissante pour être supportée avec aisance. Ce malaise qui lui faisait tourner la tête, lui blessant l’âme et le corps sans remord. Il était difficile de retenir ses larmes face à cette lutte, pénible de devoir répéter en souriant « Tout va bien ». Ses mains tremblaient, ses muscles contractés au possible lui étaient douloureux et ses yeux secs de larmes ne demandaient qu’à êtres soulagés.
Alors, j'ai trouvé ce passage un peu long et cliché, à vrai dire. Enfin il ne m'a pas vraiment touchée, ce qui est dommage parce qu'il est fait pour. Je pense que tu devrais essayer de le raccourcir mais de mettre des phrases plus "choc", ou des métaphores étonnantes, pour essayer de le rendre plus crédible, plus touchant... Et puis du coup après j'étais persuadée que l'autre était mort, jusqu'à ce que tu dises qu'il était dans son lit d’hôpital : sa réaction n'est pas un peu disproportionnée ?

Citer
Ce n’était pas lui non plus qui était cloué dans ce lit avec une forte fièvre et des contusions sur le corps.
Ca doit être moi, mais le "non plus" m'a fait penser qu'il parlait de deux personnes différentes (une dans le lit, et une qui a eu un accident) et du coup j'ai un peu peiné à comprendre par la suite. Par exemple, là :

Citer
Tout simplement parce que l’homme dans ce lit était son frère ou plus exactement son jumeau.
J'ai pris ça au figuré à la première lecture, comme quoi cet hypothétique homme lambda qui était son... "frère de souffrance" en quelques sortes.

Citer
Ils s’étaient pourtant promis d’être près l’un de l’autre les jours où le ciel ne voudrait pas leur donner un peu de repos. Cela faisait maintenant trop longtemps qu’ils n’avaient pas eu ce genre de moment.
Euh, comment ça ?

Sinon, je pense que tu devrais développer un peu sur leur vie,  que tu ne fais qu'esquisser (d'ailleurs je suis peut-être blasée mais le coup des orphelins maltraités devient un peu déjà-vu. Peut-être que tu pourrais garder cette idée mais en la développant, en lui apportant quelque chose de neuf ?), et leur donner une véritable personnalité à part entière. Enfin tu les décris, hein, mais quand tu parles de leur relation j'ai un peu l'impression que Keiji n'a pas de personnalité, pas de vie, seulement son frère. J'ai cru comprendre que c'est en quelques sortes ce que tu voulais dire, mais je pense que c'est un peu exagéré... après c'est que mon avis, hein ^^.

Voilou, désolée si jamais j'ai été sèche c'était pas mon intention !
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Pixielle

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Re : Coeurs mêlés
« Réponse #2 le: 05 Juin 2011 à 18:01:24 »
Salut ambriel !
Non non pas du tout tu n'as pas été sèche. Si j'ai mis ce texte c'est justement parce que c'est le genre de choses que je suis capable de faire quand j'ai rien dans la tête donc... PARFAIT !!  ;D C'est exactement le genre de critique que je suis prête à reçevoir. J'essaye de voir où j'ai du mal. J'ai tendance à faire dans le cliché et l'habituel et je penses que tu l'as très bien dis. Mon soucis c'est qu'il y a des sentiments à décrire et que je n'arrive pas à exprimer.
Je n'arrive pas non plus a ordonner mes idées.

Merci à toi pour ta critique ! :)

Hors ligne ernya

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Re : Coeurs mêlés
« Réponse #3 le: 05 Juin 2011 à 18:10:33 »
Citer
Ce sentiment n’était pas le genre que tout le monde pouvait comprendre.
Quel sentiment ?

Citer
Cette douleur sourde était trop puissante pour être supportée avec aisance.
Je comprends pas ta phrase. Enfin, je vois l’idée mais c’est mal dit « aisance » correspond pas du tout. Faudrait peaufiner ton idée : qu’est-ce qui lui fait mal ?

Citer
Ce malaise qui lui faisait tourner la tête, lui blessant l’âme et le corps sans remord.
Idem, l’âme, c’est trop abstrait, ça veut pas dire grand-chose. Faudrait préciser encore une fois ce qui la blesse et surtout comment ça la blesse : des images qui le martèlent ? son ventre qui se noue ?

Citer
Ses mains tremblaient, ses muscles contractés au possible lui étaient douloureux et ses yeux secs de larmes ne demandaient qu’à êtres soulagés.

Être

Citer
Ce n’était pas lui qui avait eu cet accident, ni celui qui avait du marcher sous une pluie battante pour trouver un téléphone afin d’appeler à l’aide.


Citer
Il aurait pourtant voulu être celui-ci. Tout simplement parce que l’homme dans ce lit était son frère ou plus exactement son jumeau.
Euh oui ? c’est son frère donc il a envie de souffrir à sa place ? je suis pas trop le lien logique. Et ça n’a rien de simple.

Citer
Cela faisait maintenant trop longtemps qu’ils n’avaient pas eu ce genre de moment.
Quel genre de moment ?

Citer
Ce vieux fou qui n’avait fait que leur donner un peu de nourriture quand ils avaient trop faim pour rester debout.
Jpige pas ta phrase.

Citer
Ils vivaient simplement et l’un suffisait à apaiser les peurs de l’autre.
Ça n’a jamais été simple de vivre pour un être humain. Du coup faudrait encore une fois préciser ce que tu veux dire par là. Surtout que leur vie n’a pas l’air d’être simple.

Citer
Les médias avaient beau avoir retourné dans tous les sens les mystères de la gémellité,
Depuis quand ce sont les médias qui font des études sociales et scientifiques ?

Citer
Keiji découvrait lui-même encore des choses sur les sentiments qu’il pouvait éprouver pour son double.
Comment tout être humain normal. Pas besoin d’être jumeau pour ça.

Citer
Comment était-il possible de percevoir la douleur que son jumeau ressentait dans son lit d’hôpital ?
Et il la perçoit comment ?

Citer
A son contraire, Naoki était quelqu’un de joyeux, souriant, d’aimable et d’expressif.
« à son contraire » ne veut rien dire…  Faudrait tourner ta phrase autrement. Du genre « contrairement à son frère, Naoki… »

Citer
Lui aussi avait perdu ses parents et lui aussi avait supporté les jours difficiles auprès de son grand père.
Naoki,c’est pas le jumeau ? je pige pas de qui on parle…

Citer
Il répétait souvent qu’ils étaient capables de changer les choses. De son côté, Keiji pensait qu’il était impossible de modifier le destin.
L’idée de changer les choses et de changer le destin ne se recoupent pas pour moi.
On peut essayer de changer les choses, ça n’annule en rien l’idée d’un destin (enfin je crois). Tout dépend de ce qu'on veut changer (sinon on fait plus rien, hein).

Citer
Il avait beau regarder son visage, il n’y voyait plus aucune malice.
Il dort, mec.

Citer
Mais aujourd’hui, il avait l’impression que son cœur s’était déchiré en deux et qu’une partie lui avait été arrachée.
La phrase est trop clichée, faudrait trouver ta propre formulation.

 C’est un extrait, non ? Je veux dire, pour moi, ça ne constitue pas un texte avec un début et une fin, on fait du sur-place.
Sinon, ouip en effet, c’est assez banal. Tu t’éloignes pas trop des lieux communs sur les jumeaux et je trouve ça trop larmoyant. Faudrait que t’arrives à nous faire ressentir ce qu’il ressent. Là, il ne ressent rien, il n’évoque que des clichés. Quand tu décris les muscles tendus, tout ça, je trouve ça mieux, t’essayes plus d’expliquer ce qu’on ressent, là c’est bien.

Vaut viser les détails, faut aller au cœur des choses quand on décide de traiter des émotions dans un texte. Je dis pas que c’est facile, c’est sûrement la chose la plus difficile à écrire et ça demande beaucoup de travail personnel (c’est éreintant en fait, XD). Pour améliorer ce texte, faudrait donc que t’essayes non pas forcément d’imaginer, mais de sortir de toi des émotions que t’as pu ressentir. Mais en étant précise, hein. En essayant de trouver des images personnelles pour expliquer, pour fuir les lieux communs. Le cœur déchiré en deux, c’est du déjà-vu maintenant, faut trouver de nouvelles images pour décrire un sentiment qui, au fond, reste sûrement le même.

Je te conseille de lire le plus possible, ça t’aidera à voir qu’il y a mille et une manières de parler des sentiments et que c’est toujours beau fort et plus poignant quand justement c’est décrit de l’intérieur et avec le propre ressenti de l’auteur/personnage.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Pixielle

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Re : Coeurs mêlés
« Réponse #4 le: 06 Juin 2011 à 07:59:39 »
Merci des conseils Ernya !
Pour rebondir sur un truc, je me suis toujours posé la question pour le verbe devoir. Alors c'est bien "Il dû". Beaucoup de gens me disaient le contraire.
Je vais me tester à autre chose pour le moment que les sentiments parce que je l'ai trop fait auparavant et ça me réussit pas trop lol
Pour te répondre : Ce n'est qu'une crotte de texte en fait. Le début d'une nouvelle que je voulait écrire mais c'était tellement minable comme tu peux le voir que j'ai pas réussi à continuer. Je voulais savoir pourquoi.
Merci en tout cas :)
« Modifié: 06 Juin 2011 à 08:01:18 par Pixielle »

Hors ligne ernya

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Re : Re : Coeurs mêlés
« Réponse #5 le: 06 Juin 2011 à 09:56:33 »
Pour rebondir sur un truc, je me suis toujours posé la question pour le verbe devoir. Alors c'est bien "Il dû".
attention, on écrit "il dut" (devoir, 3ep sg, PS) et "il a dû" (3e p sg PC) ^^
Dans ton cas, c'est bien un participe passé dont oui c'est "dû"
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Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Kathya

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Re : Coeurs mêlés
« Réponse #6 le: 15 Juin 2011 à 21:52:53 »
Citer
Cette douleur sourde était trop puissante pour être supportée avec aisance.
Je sais pas si "aisance" est bien choisi pour qualifier la douleur.

Citer
ni celui qui
ni lui qui, plutôt ?

Citer
Lui aussi avait perdu ses parents
En même temps c'est son jumeau non ? Ca me rappelle une blague idiote.

C'était pas désagréable à lire, mais c'est vraiment qu'un "morceau" de quelque chose de plus grand, au final on a peu à se mettre sous la dent ! J'ai pas trop aimé le tout début, un peu trop cliché dans l'approche, après ça allait mieux...
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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