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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Holocaust

Auteur Sujet: Holocaust  (Lu 2039 fois)

Wilhelm

  • Invité
Holocaust
« le: 04 Juin 2011 à 16:51:18 »
HOLOCAUST

J'ai rêvé que j'étais quelque part sous terre. J'ignorai pourquoi j'étais là. J'emboîtai le pas à d'autres hommes dans ce qui me semblait être l'étroit couloir d'une cave. Nous étions totalement nu. Une terreur intense étreignait chacun de nous. Il faisait chaud comme dans un sauna, et ma transpiration se mêlait à la sueur de ceux que je suivais ainsi que de ceux qui me suivaient. Le plafond était si bas que je devais avancer en penchant la tête. Les murs pavés de carreaux de marbre blanc étaient froids et humides d’un fin crachat de sueur, faisant frissonner ma peau à leur contact. La tuyauterie émergeait de manière chaotique sur le chemin; certaines conduites faisaient ainsi trébucher de temps à autre ceux qui étaient devant moi, engendrant alors une chute en chaîne où nous nous retrouvions amassés les uns sur les autres le temps de nous relever. Une panique folle nous forçait à nous pousser avec violence les uns contre les autres; chacun n'étant animé que par le seul désir de s'échapper de ce long couloir. On eût dit que nous étions du bétail sur le chemin de l'abattoir. En proie à la claustrophobie, certains hurlaient d'angoisse. Parfois, je devais escalader le corps d'un mec épuisé qui s'était couché sur le sol souillé de sperme et d'urine. Il suffoquait sous la température brûlante de nos corps en se faisant piétiné sous nos pieds fébriles. Celui qui tombait était condamné à ne plus se relever. Je n'entendais seulement que des gémissement affolés ainsi que le claquement humide et continu des pénis sur les cuisses des hommes poussés par derrière. L'atmosphère était franchement glauque et étouffante.
Lors de cette course éperdue qui me sembla durer une éternité, je constatais au bout d'un moment que notre file rétrécissait progressivement. Par dessus l'épaule de mon voisin, j'aperçus une éblouissante lueur orangée vers laquelle nous nous dirigeâmes inexorablement. De même, la température augmenta subitement, devenant rapidement intolérable. De minces filets noirs à l'odeur de chair carbonisée émanaient depuis la lumière toujours plus proche. Devant moi, des cris d'agonie se firent de plus en plus pénétrants.
Bientôt, lorsque toute cette partie du couloir fut enveloppée d’une couleur dorée, l'homme que je suivais fit violemment volte-face, se retournant ainsi pour la première fois face à moi. Il me lança des regards désespérés, s'agrippant avec force à mes épaules tout en griffant ma poitrine, m'exhortant à reculer. Il désigna nerveusement du doigt des flammes qui léchaient le mur et le plafond. Je discernai alors la source d'émanation de la lumière. À cet instant, je compris. Au bout du couloir se trouvait une porte ouverte sur une immense fournaise où y brûlaient dans un brasier incandescent ceux de la file qui y étaient tombés un par un. Je fis un bond en arrière, heurtant le type derrière moi qui ne comprit pas la raison d'un tel changement de direction. Animé par son instinct de survie, mon partenaire acculé au bord du gouffre de feu me poussa avec ardeur à contre-courant contre cette incommensurable file d'hommes, tous ignorants encore du destin funeste qui leur était promis. Je me précipitai avec toute l'énergie du désespoir vers cette colonne de viande humaine. Je glissai, puis tombai, m'agrippant aux jambes et mollets de cet inextricable tas de barbaque qui chutait sur mon corps écrasé. Le souffle saccadé de ces individus se mêlait au mien et les peaux collées de nos corps entrelacés ruisselaient de nos sueurs confondues. Impitoyablement, la portion de la file qui nous suivait nous poussa vers l'abîme en combustion, puis je me sentis tomber. Ma vue se brouilla lorsque le feu commença à me consumer.

Wilhelm

Hors ligne Menthe

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Re : Holocaust
« Réponse #1 le: 04 Juin 2011 à 23:37:24 »
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totalement nu
nus
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Une terreur intense étreignait chacun de nous.
Je trouve que la formulation est un peu lourdaude. "Un terreur intense nous étreignait tous" est plus simple, et ça veut dire pareil. Non ?
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froids et humides d’un fin crachat de sueur
Là, pas compris ?
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les uns sur les autres le temps de nous relever. Une panique folle nous forçait à nous pousser avec violence les uns contre les autres;
Je sais, c'est pas exactement la même chose, mais franchement, les deux formulation sont si quasi semblables qu'on dirait presque une répétition. En tout cas, ça fait un peu lourd, je trouve.
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un mec épuisé qui s'était couché sur le sol souillé de sperme et d'urine
Je comprends pas comment ça se fait qu'y'a aussi du sperme sur le sol. Qui peut bien se branler dans ce genre d'endroit ?! En fait, je visualise assez mal le décors....
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en se faisant piétiné sous nos pieds
piétiner
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le claquement humide et continu des pénis sur les cuisses des hommes poussés par derrière. L'atmosphère était franchement glauque et étouffante.
Yeurk, tu m'étonnes !

A la fin, je trouve que "lueur dorée" c'est pas forcément le truc le mieux pour décrire des flammes...

Sinon, le texte je l'ai trouvé pas trop mal, on est quand même foutrement mal à l'aise à suivre ces personnages, et c'est pas pour rien; en un sens, l'objectif est atteint. Après, il y a quand même des fois des formulations un peu bancales à mon avis, des trucs que tu pourrais reprendre; Peut-être même accentuer encore un peu l'angoisse, et pourquoi pas, même donner un visage à celui que l'on suit. Genre lui coller une petite histoire, juste quelques traits, à peine une esquisse, de façon à rendre encore plus forte la déchirure à la fin. Et aussi clarifier un petit peu plus le décors, on est un peu largué des fois, je trouve (mais bon, ça pourrait presque être volontaire ou normal, étant donné le contexte).



C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Zacharielle

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Re : Holocaust
« Réponse #2 le: 05 Juin 2011 à 00:04:20 »
Bonsoir Wil, le titre annonce un texte bien joyeux ma foi  :mrgreen: pas trop mon truc mais allons-y ;)

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J'ai rêvé que j'étais quelque part sous terre. J'ignorai pourquoi j'étais là.
je pense que tu peux mettre à l'imparfait (j'ignorais, j'emboitais...)

Citer
Nous étions totalement nu.
nus

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Une terreur intense étreignait chacun de nous.
je pense que tu pourrais plus partir des impressions de ton personnage avant de le fondre dans la masse : il n'est pas dans la tête des autres même s'il ressent probablement la même crainte. Tu vois ce que je veux dire ?

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Il faisait chaud comme dans un sauna
ah, oui, chaud comme dans un four, ç'aurait été malvenu  :mrgreen: mais du coup on fait tilt sur la formulation. C'est fait exprès ?

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Les murs pavés de carreaux de marbre blanc
de marbre, carrément ! Hum, au début tu dis qu'il a l'impression de suivre l'étroit couloir d'une cave, or, une cave est rarement carrelée, que ce soit aux murs ou aux sols, pour moi, c'est plus gris et poussiéreux. Donc si on reste dans le sujet, je pense que tu ferais mieux de changer ta "cave" du début. De même, "pavés" est un peu lourd.

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d’un fin crachat de sueur
crachin, non ? j'aime mieux l'idée.

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faisant frissonner ma peau à leur contact.
attention, je crois bien que "leur" renvoie aux murs et non pas à la sueur, c'est ce que tu voulais ?

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La tuyauterie émergeait de manière chaotique sur le chemin; certaines conduites faisaient ainsi trébucher de temps à autre ceux qui étaient devant moi, engendrant alors une chute en chaîne où nous nous retrouvions amassés les uns sur les autres le temps de nous relever.
je trouve que la toute fin "le temps de nous relever" bancalise la phrase.

Citer
Une panique folle nous forçait à nous pousser avec violence les uns contre les autres;
hum, au début, c'est une espèce de terreur et maintenant c'est la cohue ? Pourtant, tu utilises toujours l'imparfait alors j'ai du mal à voir si ça appartient au champ de l'"habitude" ou du "soudain"

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On eût dit que nous étions du bétail sur le chemin de l'abattoir.
point de vue un peu trop extérieur, un peu trop vu

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Parfois, je devais escalader le corps d'un mec épuisé
"mec" correspond pas trop au vocabulaire / au ton (je trouve). De même, "escalader" est un peu fort. "Enjamber" ?

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qui s'était couché
qui était tombé, non ? d'épuisement ?

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Il suffoquait sous la température brûlante de nos corps en se faisant piétiné
piétiner
Là encore, ce "nous" me gêne un peu... j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment de narrateur.

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L'atmosphère était franchement glauque et étouffante.
Hum, je doute de l'utilité d'une phrase-synthèse ;) Normalement le lecteur a compris, pas la peine de souligner !

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nous nous dirigeâmes inexorablement.
dirigions

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Devant moi, des cris d'agonie se firent de plus en plus pénétrants.
se faisaient

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Il désigna nerveusement du doigt
pas la peine de préciser la manière, on se doute que ce n'est pas tranquillement qu'il va montrer les flammes !

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une immense fournaise où y brûlaient dans un brasier incandescent
fais un choix...

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inextricable tas de barbaque
tu as cherché dans le dico des synonymes ?^^ ça ressemble beaucoup à une phrase juste avant, prends en une sur les deux.

 
Désolée, je ne vais pas prendre de gants, je vais quand même essayer de développer. J'ai trouvé ton texte assez fade. Tu n'as pas choisi un sujet facile, c'est sûr, mais ce que tu voulais montrer c'était bien l'horreur de la situation, non ? Dans ce cas, à mon avis, il faut aller plus loin, mettre de la chair à ton narrateur, lui donner une voix. Dépasser la "simple" description de ce qui l'entoure (elle est utile, mais ne pas se contenter que de ça et la simplifier car par endroits, elle ralentit la lecture), il faut qu'il réagisse sur ce qui l'entoure, il faudrait que tu montres un peu plus l'inexorabilité d'un destin, la panique... Tu retranscris bien l'étouffement mais ça reste trop impersonnel à mon avis, trop survolé. Descends à l'échelle de ton narrateur, différencie-le du groupe avec lequel il est. Ou alors, si tu veux montrer la froideur du "destin", tu peux utiliser une troisième personne et l’œil d'une caméra par exemple, je ne sais pas... Bref : à mon sens, il faut que tu prennes un point de vue beaucoup plus marqué si tu veux que le lecteur se sente engagé dans le récit. Bon courage !

Wilhelm

  • Invité
Re : Re : Holocaust
« Réponse #3 le: 05 Juin 2011 à 11:48:49 »
Merci à vous deux pour le temps que vous avez consacré sur mon premier texte. C'est vraiment cool de votre part.

En réalité, ce texte est la retranscription d'un cauchemar que j'ai fait. J'ai volontairement décidé de faire baigner la situation, les décors et les personnages dans une atmosphère floue typiquement onirique. (Moi même ne me rappelant pas des détails de la scène) Je me suis principalement attaché à transmettre les impressions de suffocation que j'avais ressenti. J'ai décidé à l'avenir de l'intégrer sûrement à une histoire beaucoup plus longue afin de constituer le rêve d'un personnage par exemple. J'ai l'intention, comme tu l'as dit Menthe, de coller dans ce cas une histoire au type de devant.

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froids et humides d’un fin crachat de sueur
Là, pas compris ?

un mec épuisé qui s'était couché sur le sol souillé de sperme et d'urine
Je comprends pas comment ça se fait qu'y'a aussi du sperme sur le sol. Qui peut bien se branler dans ce genre d'endroit ?! En fait, je visualise assez mal le décor....

Au début, mon rêve tournait plutôt au viol. Du fait que chacun marchait les uns sur les autres, celui qui était derrière tentait de sodomiser celui de devant. (Oui, c'est torturé, je sais). Je n'avais pas envie de rédiger un texte dégueulasse et j'ai voulu remplacer la perversion par une certaine forme d'homo érotisme. Si tu as lu des auteurs comme Jean Genet, peut-être comprendras-tu. La sueur, le sperme, les corps entrelacés qui ruissellent, l'atmosphère de sauna... La lueur dorée représente en fait une espèce de "four crématoire". Au fond, je n'y avais même pas pensé directement après mon rêve. Je me souviens simplement d'un gros trou incandescent dans lequel la file tombait inexorablement, poussée par ceux de derrière qui y tombaient également. C'est pourquoi au final, j'ai décidé d'intituler mon texte "Holocaust" dans la mesure où il m'évoque un camp d’extermination nazis, en outre de l'aspect indirectement homo érotique du texte. C'est très freudien au final quand j'y pense.
@Zacharielle: J'avais en effet remarqué que le marbre de la cave était malvenu, mais comme cela faisait partie de mon rêve,  je l'insère dans le texte. Concernant le type à terre, j'ai voulu mettre en valeur le caractère onirique en brouillant les causes de sa position. (Pourquoi s'est-il couché?) Idem pour le verbe escalader, puisque c’est un rêve, mais ne pouviez pas le deviner. Tes autres remarques sont tout à fait pertinentes et j'en prendrai rigueur lors du remaniement de mon texte. Et encore merci à vous deux pour le temps que vous y avez consacré!

« Modifié: 05 Juin 2011 à 11:50:22 par Wilhelm »

Hors ligne Menthe

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Re : Holocaust
« Réponse #4 le: 05 Juin 2011 à 13:03:11 »
 :-¬? Il fait pas bon d'être dans ta tête la nuit, on dirait...

Le truc c'est que ton texte, on sait pas qu'il est tiré d'un rêve. Et d'ailleurs, maintenant qu'on le sait, pourquoi l'avoir gardé tel quel ? Il y a des choses qui ne collent clairement pas, qu'on ne comprend pas des masses (le marbre, le sperme, etc.), et dans la forme que c'est, à savoir un texte relativement descriptif et qui tire pas même un brin sur le surréalisme, ça fait assez bizarre. En fait, faut choisir...
Cela dit, faudrait voir ce que tu vas en faire après remaniement :)
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Kathya

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Re : Holocaust
« Réponse #5 le: 14 Juin 2011 à 20:05:49 »
Citer
Les murs pavés de carreaux de marbre blanc
C'est un tunnel exigu de luxe, donc.

Ah en fait j'ai lu après pour le marbre. X'D

L'atmosphère bizarre et étouffante est bien rendue, le texte bien écrit. Ca ne m'a fait trembler mais c'était peut-être pas le but non plus. x')
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Bouli

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Re : Holocaust
« Réponse #6 le: 24 Juin 2011 à 14:20:08 »
J'aime beaucoup !
On sait tout de suite que c'est un rêve, vu la première phrase, sa froideur, et la chaleur (mauvaise) de la suite du texte. On sent bien le côté rétrospectif.
Le sexe mélangé à l'angoisse produit forcément un effet. Plusieurs personnes ont repris certaines de tes phrases (escalader, répétitions, etc) estimant que tu en faisais trop... je ne le pense pas ! Il faut garder ce trop, sinon l'angoisse lié au désordre et à l'érotisme ne prend pas.
Tu dis avoir voulu gommer la perversion : c'est là justement que je trouverais un hic. Il s'agit effectivement d'un mélange sexhorreur. Mais je trouve que le mélange n'est pas assez mélangé. On se doute, au début, mais c'est le "sperme" qui vient confirmer, et en même temps faire tache, parce qu'il est mal mélangé. Il y aurait de l'ambiguïté à étaler de façon plus homogène dans le texte pour lui donner plus de force je pense, un plus gros pouvoir de gêne.

 Je déteste le titre.

 La fin est bien, elle meurt (oui j'ai envie que ce soit une fille). Mais trop rapidement. Tu ne pourrais pas la faire souffrir, la faire fondre physiquement, charnellement et atrocement ?

 


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