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14 Juin 2026 à 00:06:54
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Redaction

Auteur Sujet: Redaction  (Lu 1767 fois)

Pixelwarrior

  • Invité
Redaction
« le: 31 Mai 2011 à 22:43:23 »
Alors voilà je poste mon premier texte sur ce forum. :)
Ceci est une rédaction que j'ai fait l'année dernière sur le sujet :
' Début septembre. Un mardi. Il fait beau. Rentrée scolaire au lycée Hinutil. La joie des retrouvailles. Tremblement de terre : niveau 7 sur l'échelle de richter '

Oui ce n'est pas vraiment une super histoire et on peut dire que je ne me suis pas foulé, mais on va dire que c'est pour juger mon expression écrite. Même si elle à plus d'un an et qu'elle à évoluée depuis :)

Bonne lecture



Mardi matin, les nuages de pluie de la dernière semaine de vacances disparaissent. Le soleil éclatant de la rentrée prend place. Tout le monde est heureux. Les jeunes filles retrouvent leurs amies et racontent leurs vacances avec de grands sourires. Les garçons se retrouvent à parler de leurs scooters... Tous sont heureux. Tous... Sauf moi.
C'est ma première année au lycée Hinutil, je ne connais personne. Seule, assise sur une barrière, j'attends l'ouverture du lycée et le début du calvaire. Je n'ai jamais aimée les cours. Après une attente, trop vite passée à mon goût, le portail s'est ouvert laissant entrer le flot d'élève excités. A contrecoeur je me lève et suis les autres. Je choisis un pilier où m'appuyer avant de connaître mes futurs camarades... ou mes futurs problèmes. Un homme parle au micro annonçant les noms au fur et à mesure. La liste n'en finissait pas...
Soudain, je sens une secousse, infime au début, mais pendant quelques secondes elle s'intensifie légèrement avant de diminuer a nouveau et s'arrête. Cette petite secousse n'affole personne. Mon nom est appellé, je marche lentement jusqu'à ma classe. Les regards sont fixés sur moi. La faible distance me séparant d'elle semblait faire des kilomètres. J'arrive enfin près d'eux. Un homme aux cheveux et a la barbe grisonnante me jette un regard bref. Sûrement mon futur bourreau...
Je me place au fond du rang et j'attend. Trois autres personnes arrivent, et le professeur s'en va, suivi de ses élèves. Je suis alors le groupe quand un léger tremblement se fait a nouveau sentir. Je suis la seule à la remarque, je n'y prête pas attention.
A l'étage on entre dans une classe. Je choisis une place au fond. Je m'assois lorsqu'une violente secousse se fait sentir. La panique s'empare de la classe, tous le monde sort en courant. Je pars aussi, je cours, je me fait bousculer, je vois des visages horrifiés. Des cris perçants, mais un, seulement un, réussit à capter mon attention. Je crous vers le cri, je vois la personne. C'est une fille, du sang macule sa jambe droite. Sa jambe gauche est sous un bloc de béton. Elle me regarde dans les yeux, me supplie. Je tente de le déplacer, c'est lourd, j'appelle à l'aide, personne ne vient...
Je n'ai pas le choix, je pars à contrecoeur. J'entend ses hurlements diminuants avec la distance. Je cours, je dévale les escaliers en manquant de tomber. J'arrive enfin dehors. Derrière moi le lycée s'écroule en partie d'après le bruit. Je vais au centre de la cour. Autour de moi tout n'est que désolation.
Quelques minutes après les pompiers arrivent, trop tard...
Je vois les familles déchirées. Les pompiers sortent des adolescents, les parents affluent autours de corps de leurs enfant. Des corps inertes qu'ils tentent désespérement de reveiller jusqu'au moment où des pompiers les éloignent.
Je suis tirée en arrière, mes parents sont là. Je les serrent dans mes bras, j'éclate en sanglots. Ils m'emmènent, je peux enfin rentrer chez moi. Loin de ce désastre. Quelques jours plus tards mes parents veulent m'inscrire dans un autre lycée, je refuse. Je ne veux plus voir personne. Je ne peux plus voir personne, je n'en ai pas la force. Je vois les corps, les familles déchirées, la fille me suppliant de l'aider. Chaque jours je les vois, dans mes rêves et même devant moi. Suis je folle ? Je n'en peux plus...
Je marche jusqu'à la cuisine, je vois un couteau. J'aimerai me libérer de tout ça. Je sens la lame... La lame froide pénère ma chair, je sens un liquide couler le long de mon bras. Ma vision se brouille, je tombe sur le sol. Maintenant je le sais, tout...Tout est enfin terminé...




Alors, je ne sais pas pourquoi, mais j'aimais bien les histoires se finissant mal. Du sadisme virtuel peut être. :)
Le texte est court, sans suspense ou beaucoup de vie j'en convient. Mais vous pourrez vous faire une idée on pourrait dire.

Hors ligne ernya

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Re : Redaction
« Réponse #1 le: 01 Juin 2011 à 00:27:24 »
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Mardi matin, les nuages de pluie de la dernière semaine de vacances disparaissent.
On perd la phrase à cause de cette malheureuse succession de « de »

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Le soleil éclatant de la rentrée prend place.
Bof pour « éclatant ». Le soleil n’est pas forcément « éclatant ». Ca fait un peu cliché de mettre cet adjectif.

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C'est ma première année au lycée Hinutil, je ne connais personne. Seule, assise sur une barrière, j'attends l'ouverture du lycée et le début du calvaire.
Enlève le deuxième « lycée » pour éviter la répétition.

Citer
Je n'ai jamais aimée les cours.
Aimé

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Après une attente, trop vite passée à mon goût, le portail s'est ouvert laissant entrer le flot d'élève excités.
Élèves

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La liste n'en finissait pas...
L’intrusion de l’imparfait passe pas du tout. Problème de concordance des temps.

Citer
Soudain, je sens une secousse, infime au début, mais pendant quelques secondes elle s'intensifie légèrement avant de diminuer a nouveau et s'arrête.

À nouveau

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Mon nom est appellé, je marche lentement jusqu'à ma classe.
Appelé

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Les regards sont fixés sur moi. La faible distance me séparant d'elle semblait faire des kilomètres.
Faudrait répéter l’idée qu’elle va entrer dans la classe sinon on ne sait plus à quoi réfère « elle »

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J'arrive enfin près d'eux. Un homme aux cheveux et a la barbe grisonnante me jette un regard bref.
À la barbe
C’est Dumbledore !

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Sûrement mon futur bourreau...
Le côté « je noircis tout » suivi des points de suspension devient franchement agaçant.

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Je me place au fond du rang et j'attend.
J’attends
On peut pas se placer au fond d’un rang. Un rang n’a pas de fond.

Citer
Je suis alors le groupe quand un léger tremblement se fait a nouveau sentir.
À

Citer
Je suis la seule à la remarque, je n'y prête pas attention.
À le remarquer

Citer
La panique s'empare de la classe, tous le monde sort en courant.
Tout le monde

Citer
Je pars aussi, je cours, je me fait bousculer, je vois des visages horrifiés.
Fais

Citer
Je crous vers le cri, je vois la personne.
Cours

Citer
J'entend ses hurlements diminuants avec la distance.
J’entends / diminuant

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Derrière moi le lycée s'écroule en partie d'après le bruit.
Le sens de la phrase peine un peu. Surtout à cause de « en partie d’après le bruit ».

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Je vois les familles déchirées. Les pompiers sortent des adolescents, les parents affluent autours de corps de leurs enfant.
Enfants.
Que foutent les parents là ? Ils ont reçu un message de leur fils grâce à facebook ?

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Je les serrent dans mes bras, j'éclate en sanglots.
Serre

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Quelques jours plus tards mes parents veulent m'inscrire dans un autre lycée, je refuse.
Plus tard

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Chaque jours je les vois, dans mes rêves et même devant moi.
Chaque jour

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Suis je folle ? Je n'en peux plus...
XD. Ca s’appelle un traumatisme, ma grande.

Citer
Je marche jusqu'à la cuisine, je vois un couteau. J'aimerai me libérer de tout ça. Je sens la lame... La lame froide pénère ma chair,
Pénètre

Alors, déjà, ne prends surtout pas mal ce commentaire, surtout si tu débutes dans l’écriture. Je dis les choses franchement mais que cela ne te décourage pas pour autant.

Le problème principal de ton texte, c’est qu’il n’est pas crédible. Tout est beaucoup trop caricaturé, tu n’établis aucune nuance. Evidemment c’est une fille nouvelle qui pense que tout le monde lui veut du mal. Evidemment le séisme provoque l’effondrement du bâtiment et on a droit à une scène d’horreur avec une fille avec la jambe écrasée. Puis on a la vision apocalyptique du lycée (mais autour rien n’a été touché ?) et évidemment on a  droit à la vision éplorée des parents et enfin à un suicide.
Youpi ! :mrgreen:

J’aime pas les textes bisounours mais là, j’espère que tu te rends compte que t’en fais trop et que tu nous fais dans le mauvais mélodrame.  Le thème de la nouvelle rejetée au début est assez clichée, surtout que tu ne renouvelles pas trop le thème et qu’on a pas d’éléments pour savoir pourquoi elle pense que le lycée va être un calvaire pour elle. Et à une rentrée, on est rarement « heureux ». Contents de revoir ses potes, à la rigueur, mais « heureux », non, je pense. C’est quand même un adjectif vachement fort, faudrait pas l’oublier. Ensuite, ton séisme n’est pas crédible. Ca va trop vite. Tu nous parles de cris, de bousculades, jusque-là pourquoi pas. Mais ensuite, tu nous dis pas que les murs s’effondrent, tu nous parles de ça et boum tu nous présentes la vision d’une fille avec la jambe écrasée. Moi, face à ça, je pense que je tombe dans les pommes, XD. Ceci dit, peut-être que mon instinct de survie me forcera à rester consciente. Mais en tout cas, c’est bizarre qu’il n’y ait personne d’autre, et les profs, ils font quoi dans tout ça ? Je veux dire, ok, c’est la panique, mais a priori, y a quand même des choses à faire, et les profs et l’administration sont responsables des élèves. Là, on a l’impression que c’est le chaos le plus total alors que bon y a sûrement des gens qui ont la tête froide.

Ensuite, ça manque de détails. Une foule d’élève set d’adultes terrifiés dans les escaliers, ça doit pas être beau à voir. De tout ça, tu ne nous dis rien. En plus, elle ne le connaît pas ce lycée, elle a bien repéré où est la sortie ? Elle suit des gens ? Elle pense à quoi à ce moment-là ?
Ensuite si c’est un séisme, y a pas que le lycée qui est touché, y a tous les alentours donc faudrait aussi parler de ça. Et les parents ne peuvent pas être sur place. Déjà pourquoi est-ce qu’ils le seraient ? Au lycéen, nos parents nous accompagnent plus depuis belle lurette pour la rentrée. Donc soit ils sont chez eux, soit au boulot. Et encore une fois, si y a séisme, les mesures de sécurité, c’est de rester chez soi ! Bref, c’est pas crédible que les parents se ramènent aussi vite, ni que personne ne prenne en charge les lycéens (proviseur, prof, administration, pompiers etc).

Enfin le suicide n’est pas non plus très crédible. On ne se suicide pas comme ça. Ca demande quand même d’y avoir réfléchi un peu avant ; d’aller vraiment mal. Là, tout semble si simple, hop couteau et hop je meurs. C’est trop simple, trop facile. Faut quand même le faire de se poignarder.

Voilà, j’ai essayé de t’expliquer tout ce qui n’était pas crédible dans ce texte et donc pourquoi ça ne peut pas toucher. Tout est trop simple et surtout trop vu de manière extérieure pour que ça touche. Le personnage a quand même la sensibilité d’une cuillère à soupe, excuse-moi te le dire, rien ne ce qu’elle dit ne vient d’elle, elle ne semble rien ressentir durant le séisme, toutes ses réactions semblent être clichées. Bref, moi, elle ne m’a pas du tout convaincue.
Mais ne te décourage pas pour autant, on a tous fait des erreurs dans des textes, on a tous rencontré des problèmes de crédibilité, ne t’en fais pas, ça viendra avec le temps. Continue d’écrire ! ;)

"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Menthe

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Re : Redaction
« Réponse #2 le: 01 Juin 2011 à 22:06:52 »
Ben... Ernya a déjà presque tout dit  :mrgreen:

En gros, je trouve que l'écriture est assez correcte. Par là, je veux dire que ça tient la route, on n'est pas trop bousculé par des formulations à la noix, y'a une espèce de cohérence. Mais le problème c'est qu'on n'y est pas du tout.
Encore, le début, passe encore. Même si tu traînes pas des masses dessus, les premières impressions, même si elles sont plus que télescopées (et un brin "too much" hein ^^), on veut bien faire avec.
Mais alors dès qu'y'a la big secousse, franchement, ça ressemble plus à rien. Genre avant, y'avait un petit rien du tout que tout le monde a dû sentir sans y faire gaffe (parce que sinon ça tient pas la route : elle est pas super-sensorielle l'héroïne !), et là, bim, c'est la panique de la panique. Enfin, moi l'impression que ça me laisse, c'est qu'on est dans un environnement qui est habitué à ce genre de problèmes, mais qui cette fois est dépassé par le truc. N'empêche qu'ils devraient quand même savoir quoi faire.
Et puis les pompiers y peuvent pas arriver aussi vite ! Un séisme, y touche pas seulement un lycée, y'a tout le reste, la panique, la galère, la misère, tout ça tout ça.
^^ Au pire ce serait un attentat kamikaze sur le lycée (faudrait expliquer pourquoi), on comprendrait... (OK J'ME TAIS, moi et mon humour noir xD)

Et puis la fin, comme l'a dit ernya, non, quoi. On dirait qu'elle en a juste marre, alors elle se tue. Mais en vrai c'est pas comme ça, on s'embroche pas avec une arme blanche comme ça.

Moi je pense que ç'aurait été intéressant d'explorer un peu le nom du lycée "Hinutil". Je veux dire : c'est quand même pas par hasard qu'il devrait s'appeler comme ça, non ? ^^ Donc ça pourrait être sympa de faire un lien avec le séisme. Et, pourquoi pas, renverser la situation...
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Kathya

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Re : Redaction
« Réponse #3 le: 10 Juin 2011 à 18:15:52 »
Euh... J'avoue que j'ai eu l'impression que la narratrice traversait l'histoire en oubliant de la vivre. Y a pas des tremblements de terre tous les jours par chez moi, mais j'ai toujours réagi même à une petite secousse. Je veux dire, même quand ça n'effraie pas, on a un instant de surprise, pas un pragmatisme blasé genre "ouais ben c'est deux plaques tectoniques qui se bécotent, tout baigne.". Là, on a juste l'impression qu'elle s'en fiche. O.o

Après, si elle était sérieusement dérangée, ça expliquerait la fin, mais la dépression d'ado mal intégrée dans son lycée c'est un peu rapide pour justifier le suicide.

"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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