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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Hérédité mortelle

Auteur Sujet: Hérédité mortelle  (Lu 1947 fois)

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
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Hérédité mortelle
« le: 17 Mai 2011 à 21:19:24 »
Hérédité mortelle

Plume qui volette et tournoie éphémère,
Filante et froissée par ce froid permanent,
Qui danse et plane dans la nuit solitaire,
Dans l’océan sans fin, sans vie et sans âme,
Plume tremblante, tu oublies que le voyage
Se termine toujours au bord du tombeau.
Le vent ne dure pas, tu ne flotteras plus,
Ce sera ta chute, et c’en sera fini.

Vague hurlante dans les flots indécis,
Tu grondes la vie, les délices faciles,
L’agitation rapide en ton cœur glissant,
Et le temps qui se moque, enragé, fuyant.
Vague démente que la haine démonte,
Tu sais que la terre est présente partout ;
Bien peu importe le lieu où tu iras,
Tu seras brisée, et c’en sera fini.

Flamme brulante, que les cendres échaudent,
Tu élances partout tes rayons dorés,
Répandant sur nous un espoir lumineux,
Comme une promesse obstinée, vengeresse.
Flamme brillante, tu me sembles lassée,
L’ombre nous entoure et tu ne peux rien faire ?
Tu n’es plus qu’un point incandescent, fragile,
Voué à s’éteindre et c’en sera fini.

Fleurs palpitantes qui colorent le monde,
Qui se contentent de joie et d’allégresse,
Vous vous efforcez d’exploser de beauté,
De vivre et de fuir dans le sourire des autres.
Fleurs vaniteuses, que le ciel vous protège
Juste pour un moment, juste un simple instant.
Le temps fait son œuvre et vous le subirez,
Vous vous fanerez et c’en sera fini.

Viel homme tremblant, aux yeux déjà usés,
Sans joie et sans cris et sans une consolation,
Qu’attends-tu ainsi : l’espoir d’aller ailleurs
Ou le vide éternel pour te reposer ?
Vieillard immobile, entouré de noirceur,
Tu ne penses à rien. De l’autre côté,
Hors de ces voiles, tu n’inspireras plus
Et tu partiras, et c’en sera fini.
« Modifié: 18 Mai 2011 à 21:45:09 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne ernya

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Re : Hérédité mortelle
« Réponse #1 le: 17 Mai 2011 à 23:08:32 »
Citer
Plume qui volette et tournoie éphémère,
Filante et froissée par ce froid permanant,
Permanent

Citer
Flamme brillante, tu me semble lassée,
Sembles

Citer
Que toute la joie ne peut pas consoler,
C’est très lourd

Citer
Et tu partiras, et c’en sera fini.
J’aime pas trop « c’en sera fini", je trouve pas la formulation très jolie et comme elle revient tout le temps…

Je suis contente que t’aies pas fait de sonnet mais j’ai pas trop trop accroché au poème. Enfin j’ai pas trop accroché à la forme en fait. Je pense que développé et en prose, ça sera plus poussé et plus intéressant. Là, les vers m’ont pas trop marquée en fait.
   
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Hérédité mortelle
« Réponse #2 le: 18 Mai 2011 à 21:44:44 »
Oui, je n'ai pas fait de sonnet (et j'essaye d'en faire de moins en moins...même si j'y succombe parfois encore).

Arf, pour une fois que je tenais une bonne idée, j'ai pas utilisé la bonne forme, enfin ,d'après toi. Mais je me sentait pas de le mettre en prose. Peut-être que je le ferai un jour (en médiévale ? :mrgreen: ). Après, pour la lourdeur de "c'en sera fini", je suis totalement d'accord, mais je m'y suis habituer. Mais je vais voir si je trouve pas quelque chose de mieux (un autre truc à rajouter sur l'interminable liste des modifications sur mes textes).
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

 


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