Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

20 Juin 2026 à 05:42:35
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Boule de H....

Auteur Sujet: Boule de H....  (Lu 1498 fois)

Hors ligne True Duc

  • Calliopéen
  • Messages: 498
Boule de H....
« le: 05 Mars 2023 à 19:32:27 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.




La dernière fois que je suis allé voir mon médecin traitant, j'en ai profité pour lui montrer la petite boule que j'avais dans le dos. Au niveau de l'omoplate droite, sous la peau. De la taille d'un grain de raisin, indolore même en appuyant dessus. Elle était apparue comme ça, depuis plusieurs semaines, voire des mois, je ne sais pas trop. Il a tcheké de loin et m'a dit, c'est sûrement rien. En même temps, c'est sa phrase ça ! Ce rejeton d'Hippocrate n'est pas du genre inquiet. Trois décennies qu'il me suit, qu'il me fout des spatules en bois au fond du gosier (ahhh!), qu'il prête une oreille attentive à mon cœur et à mes poumons en me disant de respirer fort. C'est tout bon, tu peux redescendre ton tee-shirt, son stéthoscope s'évanouissant dans son épaisse barbe. Rarement eu besoin de me prescrire des médicaments, sa silhouette imposante et sa voix grave ont dû longtemps suffit à faire fuir les bactéries qui voulaient faire mumuse dans mon corps.

Les années passant, les bobos ont, comme qui dirait, muté. Plus d'une année que je vais le voir, tous les mois, pour un cocktail Antidépresseurs-anxiolytiques-somnifères… Tada ! Magie de la chimie pour que Princesse Sérotonine continue à envoyer mes petits travailleurs de l'ombre sur le chantier de la vie … Pyramide en carton ...Dédales moisis ... Mes idées s'embrument … Je n'arrive pas les expliquer clairement… Je lui ai d'ailleurs partagé le fait que parfois cela tourbillonne dans ma tête. Ce n'est sûrement rien ; ce sont des périodes, tu sais ; tu fais du sport ?; carte vitale ? J'ai hoché la tête verticalement (deux fois), horizontalement (une fois) pendant que son stylo-goodies-thermomètre-mercure martyrisait l'ordonnance. Il a ajouté que mon excroissance sur l'omoplate ce n'était sûrement rien, mais, dans le doute, il m'a fait une lettre pour une échographie. Et une prise de sang, ça ne mange pas de pain. J'ai récupéré ma carte vitale d'une main, j'ai tendu 25 euros en espèces de l'autre. Il m'a ouvert la porte capitonnée avec un, on se voit le mois prochain et on verra si l'on augmente ou si l'on diminue les antidépresseurs. Il a gardé sa manie de serrer la main de ses patients. Si fort que cela devrait suffire à exterminer d'éventuels microbes résistants et/ou remettre les idées en place. Croisons les doigts.

*

Une des nombreuses fois où je ne me suis pas senti à ma place à un repas, l'un des sujets était "les loooongs délais pour avoir un rendez-vous dans un cabinet de radiologie". Aujourd'hui, je pourrais intervenir et dire Doctolib / m'alerter si un rendez-vous se libère. En même pas trois jours, j'ai pu passer une lourde porte Art Nouveau, poser la lettre d'adressage de mon doc devant une secrétaire médicale, toute joviale de m'entendre épeler mon nom. I comme Icare, M comme Martine… En tortillant son index dans les cheveux, elle m'a coupé : ma mère s'appelle Martine. Surprenant ! Je ne sais pas ce qu'elle attendait comme réaction de ma part. J'ai juste répondu : ma prof d'espagnol s'appelait Martine. Bah oui, parfois, les dialogues dans nos vies sont ni nunuches que même Télérama n'y mettrait pas un seul T. (Que tous les hispanophones et les Martine arrivés à ce stade du récit nous excusent. Le dialogue n'a pas été plus loin. Je n'ai plus aucun souvenir des cours d'espagnol et je ne connais pas de Martine célèbre… Martine Aubry Holà … Martine en Montgolfière, Carambar…). Un ange de petite taille est passé. Elle semblait gênée. J'ai souri lui faisant comprendre que j'aurai adoré digresser avec elle, mais que là, j'avais une partie de mon corps à analyser. Nos regards étaient connecté. Son doigt a quitté sa chevelure pour pointer une pancarte m'indiquant une flèche verticale au-dessus de l'inscription IRM. Vous pouvez prendre l'ascenseur. J'ai répondu que je devais faire attention à ma ligne, me dirigeant vers l'escalier.

Les flèches m'ont amené au second étage. Je suis rentré dans une pièce minuscule, j'ai retiré mes fringues, mes godasses, mes lunettes et ma montre connectée (qui, pour l'anecdote, ce jour-là, a vibré pour me féliciter d'avoir respecté les recommandations d'activités physiques préconisées par l'OMS). J'ai attendu trois plombes, les mains sur les genoux. En général, je porte des caleçons. Pour un de mes premiers rencards avec le corps médical, j'avais opté pour le slip. Neuf, propre. Noir, sobre. Seule fantaisie : mes chaussettes. Motif : Un personnage mi-homme mi-avocat qui porte une haltère. Rappel pour ma résolution de l'année : avoir une vie saine. D'ailleurs, ce jour-là, dans l'attente, j'aurais pu faire quelques séries de pompes. Excuse n° 1 : la pièce était trop petite pour que je puisse m'allonger. Excuse n° 2 : mon record de pompes sur la dernière décennie ça doit être… Deux ! Même s'il y avait une pancarte qui interdisait l'utilisation du téléphone, je me suis dit que j'allais tuer le temps utilement en cherchant une vidéo youtube pour apprendre à faire des pompes, des abdos… Plusieurs notifications sur mon smartphone. J'ai cliqué sur un article. Instinctivement. (Sérendipité, t'es relou ! ). Les lucioles menacées de disparition à cause de l'activité humaine". J'ai retrouvé l'article, je cite "En plus de perturber les biorythmes naturels - y compris le nôtre - la pollution lumineuse perturbe vraiment les rituels d'accouplement des lucioles…"1 J'ai vite remis mon téléphone en mode avion en m'angoissant sur quel monde on va laisser à nos enfants. Une planète sans eau, une société avec des caméras partout, un monde sans lucioles, sans poésie, sans... MOI ...

Mes diapositives mentales apocalyptiques stoppées violemment par l'ouverture de la porte. Monsieur INKRrPf… Une petite dame, la soixantaine bien tassée, coupe au carré et grosse monture vert émeraude venait d'écorcher mon nom de famille. Je vous cherche partout, vous n'êtes pas dans la bonne salle [...] vous pouvez vous rhabiller, il ne faut qu'enlever le tee-shirt. Oh le con ! Je m'étais mis à moitié à poil, car je pensais que j'allais finir, allongé, dans le gros vagin métallique, celui qu'on voit à la télé dans une de ses nombreuses séries hospitalières. Je ne sais pas ce qui est passé dans ma tête. J'espère qu'un IRM cérébral me le dira un jour. Mais pas ce jour-là. Ce jour-là, c'était Opération Bouboule Dorsale. Mettez-vous sur ce tabouret, j'ouvre votre dossier. D'un mouvement de main rapide sur la souris, elle a fait disparaître le perroquet sur l'écran de veille pour faire apparaître la lettre d'adressage de mon médecin. Scannée à l'envers ! J'ai pu apercevoir ses épaules se crisper légèrement. Elle a susurré Pauline, Pauline tout en cliquant deux fois pour mettre le document dans le bon sens. Pendant qu'elle était plongée dans les hiéroglyphes du doc, j'avais une pensée pour la gentille secrétaire médicale. Pauline donc ! Pauline, perdue dans ce monde. Comme moi, comme d'autres. Pau-Pau and' co paumé.e.s derrière un sourire contagieux, un bureau aseptisé et des fiches de salaire incompréhensibles.

Le moment étouffait ma légèreté habituelle. Bien évidemment que je flippais pendant que la manip radio appliquait sa froide pommade sur mon dos. Qu'est-ce qu'elle va découvrir ? Il y aura quoi en dessous quand elle va apposer le truc qui ressemble à une douchette de code-barres ? Qu'est-ce qu'elle va m'annoncer ? "Corps périmé. Au rebut ! Vous en avez bien profité… Bah trop tard ! C'est fini, mon cher monsieur ! Cette boule va grossir, grossir et GROSSIR. Et puis elle va faire des petites boulettes. Votre corps va devenir leur parc d'attraction. Toute votre énergie, elles vont vous bouffer ! Vous ne penserez plus qu'à ça. Du matin au soir. Du lundi au dimanche. Vos proches aussi, d'ailleurs. Je vais écrire en gros caractère le mot ESPOIR sur un document et je vais le tamponner d'une grosse croix rouge pour que cela rentre bien profond dans votre tête."

Sur le monitoring, je fixais les strates de moi en noir et blanc, je n'y voyais rien d'alarmant (en noir et blanc c'est toujours plus beau). Fébrilement, je me suis permis un et alors ? Elle m'a sorti un charabia, je me suis permis un et donc ? Pas de lymphome, mais, dans le doute, faudra l'enlever. Elle a adapté son vocabulaire pour le puceau médical que j'étais : une petite intervention chirurgicale de rien du tout. Elle m'a dit ça en me tendant un kleenex. Non, merci, ça ira, je vais survivre, je ne suis pas si émotif que ça, lui ai-je menti. Sans un sourire, elle m'a fait comprendre par un geste que c'est pour essuyer la pommade. Je vais vous faire un compte-rendu pour le chirurgien, patientez environ une demi-heure dans la salle d'attente en bas. J'ai acquiescé, gêné, tout en me contorsionnant pour enlever le gros de la pommade de mon omoplate droite avec main gauche. Pas eu le temps de la remercier et lui dire au revoir qu'elle était déjà en tête-à-tête avec son dictaphone. Patient n° 76-227, excroissance bénigne au niveau de l'…

*

En repassant devant le secrétariat, Pauline, fille de Martine, était à genoux en train de batailler avec le bac d'alimentation du monstrueux photocopieur. Juste à côté, dans la salle d'attente, je me suis assis en face de trois personnes : une soixantenaire en Converse, plongée dans un Closer sur Meghan ; une cinquantenaire dans des escarpins gigotants ne lisant qu'à moitié un Paris Match sur Harry; et un quarantenaire en mocassins à gland qui tapotait les pages d'un Capital sur Meghan et Harry. "La saga radiographique, c'était nous ! Quatre représentants de nos décennies respectives, ici, pour se faire sonder le dedans-de-nous. Suspense binaire : maligne/bénigne; on/off. Si le diagnostic de manipulatrice radio était rassurant, l'angoisse montait tout de même. Dans mon portefeuille, j'ai toujours un Xanax de secours. Mais pas là. Alors, pour rester focus sur ma santé, j'ai consulté Doctolib pour essayer de trouver un chirurgien rapidement. Des professeurs diplômés à Paris, Milan, Saint-Pétersbourg… Pour le dernier, les rendez-vous étaient rapides. Pensée raciste et débile assumée : je préfère donner mon dos à un scalpel tenu par un médecin slave qui va droit au but ("anéantir boule") qu'une douce main italienne zigzagante ("mamamia, una éruptionne, il vesuvio"), qui va finir plein de pus sur le masque chirurgical. J'ai souris tout en dirigeant mon doigt sur "prendre un rendez-vous" quand… Soudain….

Time... It needs time…


Pas besoin de Shazam, j'ai reconnu direct. Scorpions, still loving you, 1984. La sonnerie de téléphone de l'homme aux mocassins à gland. Faut imaginer, mais c'était un peu le sosie de Jean-Luc Delarue, la petite fin de quarantaine, chauve, sans lunettes et avec une doudoune sans manche (faut imaginer, j'ai dit). Et, même, si dans cette salle d'attente, il y a huit affiches joliment plastifiées (Pauline, ça doit la détendre la plastifieuse) disant de ne pas répondre, lui, il a fait glisser son doigt sur le bouton vert:
                                                                                                  … Non, rien, t'inquiètes…
                                                                                                                           … Pas même un grain de sable…
                                                            … Pour le ski, on dit la semaine du 13…
                                                                                          … Avec le prix que j'ai payé…
                                                                                                                                                                … Oui, je vais tous vous enterrer…
                                                                                                                                                                                        … Et bah non, la moto, tu ne l'auras pas… … … …

Voilà des bribes de sa discussion. Voix détachée. Voix de gros c... Forte quoi! Un m'a-tu-vu/m'as-tu-entendu. Le cliché. Longue discussion. Interminable. Impudique. Je n'avais aucune envie de savoir qu'il n'allait pas mourir sachant qu'il y a à peine trois minutes, j' ignorais qu'il était de ce monde. Cela ne semblait pas gêner les lectures royales des deux autres femmes. Moi, j'ai le bouillonnement facile. Je déteste les gens qui parlent fort au téléphone en public. S'il avait des manches sur sa doudoune, je lui aurais tiré en lui susurrant "chut" mais je l'ai juste interpellé : excusez-moi… Tout en lui montrant du doigt la légende de l'affiche au-dessus de lui :

Par respect pour les autres patients,
il est interdit de téléphoner.
Merci pour votre compréhension.

Pauline n'avait pas suivi la scène. Elle était en train de batailler avec une agrafeuse désarticulée. Il s'est levé. Sans un mot. La porte Art Nouveau a grincé. Je l'entendais continuer son monologue. À l'extérieur. Sur le trottoir. Les deux autres patientes me fixaient. Comme si j'étais le méchant de l'histoire. Il est revenu au bout de cinq minutes. Il s'est excusé. J'ai répondu que cela m'arrivait aussi. Mais c'est faux. J'ai eu mes résultats. Je suis sorti.


*

Ce matin, je suis retourné voir mon médecin traitant :
― alors cette excroissance, tu t'es fait opérer ?
― disparue ! Comme elle est venue…

Et là, je lui ai raconté la scène de la salle d'attente. Que j'avais envie d'étriper le mec, de lui foutre une dynamite dans le cul pour qu'il aille s'exploser en ski contre un mur. Comme dans un cartoon. Mais que je ne l'ai pas fait …
― et ta boule a disparue quand ?
― quelques jours après l'échographie.
― cela devait être une boule de haine…
― une boule de H…
― la psyché, le soma, la tête, le corps, tout est lié.
― je me suis auto guéri en imaginant fracasser la gueule d'un inconnu dans une salle d'attente ?
― faut croire !
― et pour les antidépresseurs, on va les augmenter non ?

Il ne m'a pas répondu tout de suite. Il m'a demandé ma carte vitale et il m'a conseillé une de ses consœurs. Une psychiatre. Et m'a serré la main encore plus fort que d'habitude.



[1] https://www.bfmtv.com/sciences/les-lucioles-menacees-de-disparition-a-cause-de-l-activite-humaine_AN-202002050047.html
« Modifié: 09 Mars 2023 à 18:46:24 par True Duc »
« Tu veux t'asseoir sur le trône ? Faudra t'asseoir sur mes genoux.»(Elie Yaffa)

Hors ligne BAGHOU

  • Prophète
  • Messages: 830
  • Reflet de l'humeur du moment
Re : Boule de H....
« Réponse #1 le: 08 Mars 2023 à 09:40:01 »
Bonjour,  :)

J'ai lu et relu ce texte. Histoire sympa, "héros" agaçant, style d'écriture ciselé, "héros macho", femmes stéréotypées, "héros" narcissique...

Bon quelques remarques pas vraiment ordonnées, je suis en pause et elle est courte :

Il faut revoir la notion d’espace-temps car le texte commence par « la dernière fois » puis après « tous les mois », tu parles aussi de décennies. A l’attaque du second paragraphe, les répétitions du mot « années » alourdissent le texte.

Le passage de « Ce rejeton jusqu’à dans mon corps » est très cool, on voit bien le personnage du médecin immuable dans sa physionomie. La meilleure partie du texte qui mérite toutefois une mise en forme plus académique. :-¬?

Taille d’un raisin ? Grain de raisin serait plus judicieux ou sinon un raisin sec.

La pièce minuscule est une cabine située logiquement entre la salle d’attente et la salle de radiologie. Le mot cabine me semble judicieux. :)

La transition entre la secrétaire et ce lieu n’est pas parfaite, il manque donc une assistante médicale qui vient chercher le patient dans la salle d’attente.

Le personnage un peu pataud, narcissique est sympa tout en étant agaçant, trouve-lui une copine ! :P Le généraliste est une excellente trouvaille.

Le stéréotype de la secrétaire médicale doit être un peu allégé au début et peut-être revu à la fin car le côté je farfouille autour de la photocopieuse c’est réducteur. Et en ce jour du 8 mars ce n’est pas cool du tout. >:D :-¬?

Je ne suis pas fan de l’intermède avec le téléphone, à l’accueil cela n’a pas de conséquences techniques, c’est impoli, un côté gaulois réfractaire logique. D’ailleurs le personnage principal fait pire dans la cabine en caleçon et chaussettes. :???:

C'est tout pour l'instant. Le texte manque toutefois un peu de fluidité dans les enchainements.

A bientot. 8)
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne Delnatja

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 448
  • Ailleurs et au-delà
Re : Boule de H....
« Réponse #2 le: 08 Mars 2023 à 12:58:55 »
Bonjour True Duc, merci pour ton texte.
J'aime beaucoup le ton, pince-sans-rire, de ce texte.
Il est plaisant et j'ai apprécié que le type ait des chaussures à Glands. (pasque des chaussures à Connard, ça n'existe pas).
Belle journée.

Michèle

Hors ligne True Duc

  • Calliopéen
  • Messages: 498
Re : Boule de H....
« Réponse #3 le: 09 Mars 2023 à 19:07:50 »
Merci pour vos retours,

@Delnatja Les chaussures à gland c'est la base !

@Baghou Mofifiés: grain de raisin, cabine, j'ai enlevé le "tous les mois", j'ai surpris "années" => en effet, il va falloir que je revois la continuité de temps sur l'ensemble.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Il est vrai. Je me suis permis quelques ellipses. Mais, à la relecture, je crois que je n'ai pas réussi à les...doser.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Oui, le côté "pataud" est exagéré. "Narcissique" ce n'étais pas dans les plans. Intéressant que tu ressentes ça à la lecture.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
J'avais envie de créer un personnage pour qui le narrateur aurait de la compassion et qu'il puisse se retrouver en elle. Loin de moi l'idée d'en faire une femme nunuche parce que c'est une femme (ou sinon, il y aurait eu une scène où elle etait en train de galérer pour faire un créneau !!!!!!!!! :)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
à la base, c'était la scène importante. D'un narrateur qui fait remarquer que c'est pas poli de téléphoner dans une salle d'attente mais et qui bouillone en lui. Il faudrait que je lui accorde plus de place, plus d'impact.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Oui, en effet. Trois jours que je le relis, que j'essaye de le modifier. Mais, je vais le laisser décanter, finir dans les lymbes du forum....

... Et, éventuellement, j'essaierai de le remodeler complètement (pfiou, le plus dur lors de la phase d'ériture). Car, aux commentaires, je me rends compte que le désir du narrateur, sa morale ne sont pas en corrélation avec le déroulé de l'intrigue. Et pourtant, je l'ai taffé ce texte. Mais ce retour va m'aider à corriger  et créer un plan.

Un grand merci.
ps : je ne sais pourquoi j'ai mis les commentaires en "spoiler" et non pas en "citation". Un peu gauche moi aussi. Comme mon héros qui se fout à moitié à poil dans la cabine IRM ;)


« Tu veux t'asseoir sur le trône ? Faudra t'asseoir sur mes genoux.»(Elie Yaffa)

Hors ligne Hellotoutlemonde

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Boule de H....
« Réponse #4 le: 09 Mars 2023 à 21:56:58 »
Je trouve ton texte vraiment bien, et le caractère du protagoniste très attachant, voir même drôle. C'est l'un des points de ton écrit que j'ai le plus apprécié je pense : ta façon de nous faire réussir à aimer un personnage que l'on jugerait agaçant si nous croiserions son chemin  ;) 

Je trouve juste que tu devrais développer un peu plus les dialogues, pour leur donner plus de sens.
« Modifié: 09 Mars 2023 à 21:58:56 par Hellotoutlemonde »

Hors ligne BAGHOU

  • Prophète
  • Messages: 830
  • Reflet de l'humeur du moment
Re : Boule de H....
« Réponse #5 le: 10 Mars 2023 à 09:46:57 »
Bonjour,

Eh oh, >:D on ne laisse pas ce texte dans les limbes du forum. L'histoire est cool comme toujours, les personnages sont pétillants comme toujours... Alors refaire quelques liens et revoir un ou deux trucs ce n'est pas impossible. :noange:

Pour la secrétaire médicale qui apparait par deux fois, le personnage principal pourrait revoir son avis initial (en arrivant, il était stressé notre héros), ainsi puisqu'il a du temps à sa sortie de la radio, il peut fantasmer sur la jolie secrétaire (qui sait très bien faire un créneau, non mais ! :-¬?) et ainsi justifier son accès d'héroïsme contre l'homme au téléphone. Et hop voilà le lien qui est fait.

Idem pour l'assistante médicale qui n'apparait pas, la secrétaire à l'accueil peut lui donner en une phrase que notre héros aura d'ailleurs mal interprété, les recommandations d'entrée dans la cabine. Et hop, c'est vendu.  ::) 8)

Le texte sera ainsi comme tu le souhaites. J'aime bien les imperfections de tes personnages principaux souvent embrouillés avec eux même ou en relation complexe avec les autres. Et si ! Tu as un problème d'écriture avec tes personnages féminins, c'est ta marque personnelle et ne la change pas car je perdrais le plaisir de te le faire remarquer.

Bon wee-end. ;) :)
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne True Duc

  • Calliopéen
  • Messages: 498
Re : Boule de H....
« Réponse #6 le: 12 Mars 2023 à 15:20:05 »
Merci Hellotoutlemonde et Baghou.

Je vais laisser décanter un peu et j'y reviendrai à ce texte. En suivant vos conseils.

Citer
Je trouve juste que tu devrais développer un peu plus les dialogues, pour leur donner plus de sens.
Tu pointes un questionnement important. Je fuis les dialogues directs (en tant que lecteur égalemment), mais, il faudrait peut être que je réévalue la chose et que je m'autorise à en mettre plus. Très très bonne remarque de ta part.

Citer
J'aime bien les imperfections de tes personnages principaux ...
Je vais donc essayer de ne pas te décevoir et tenter de rendre leurs imperfections....parfaites :)

A tantôt...
« Tu veux t'asseoir sur le trône ? Faudra t'asseoir sur mes genoux.»(Elie Yaffa)

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 000
Re : Boule de H....
« Réponse #7 le: 13 Mars 2023 à 08:55:03 »
Merci pour ton texte.

Je n'ai jamais eu besoin de faire ce genre d'examen et je vais pas voir souvent le médecin, mais je trouve que tu as bien reproduit l'ambiance.

Ton héros est "habitué"" au monde médicale et suit un traitement pour un état dépressif je crois.

Ce qui est intéressant, c'est qu'il regarde et analyse son environnement. Je pense que tout le monde ferait cela dans une telle situation.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.012 secondes avec 14 requêtes.