J'ai fait du mal à ma mère. On dirait que je ne suis pas le reflet de ce qu'elle voyait en moi. On dirait qu'elle vit une sorte de désenchantement émotionnel. Je suis à moitié désolée. Je ne comprends pas mon inhmanité à son égard. Surtout, on dirait que cette fois-cî c'est pire que les autres fois.
Elle a vraiment besoin de moi. Sans moi on dirait qu'elle sombre, c'est tempêtueux. Oui, tempêtueux dans mon âme car je sens que quelque chose s'est brisé en elle. Je ne sais pas quoi faire.
Comme si à force d'être méchante avec elle ou plutôt de me défouler sur elle, elle mourrait à l'intérieur.
C'est un travail dans le rapport à l'autre. Elle sent doucement qu'elle va finir sa vie pauvre et seule, et cela la rend mélancolique. Elle vit, mais dans le fond elle se dit ''Pourquoi ? Si seulement je pouvais mourir maintenant.'' Trop idéaliste pour un monde matérialiste, elle sombre et sa torpeur n'a d'égal que sa tristesse. Et moi, je suis impuissante, car je ne suffis pas. Je ne suis pas la solution à son problème. Elle se torture de l'intérieur pour tenter une issue à son désastreux vécu. Comme si la glue de ses mauvaises pensées plâtrait son souffle. J'aimerais tellement redonner vie à ce corps meurtri et comme criblé de meurtrières, prêt à se faire bombarder.