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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]

Auteur Sujet: BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]  (Lu 1287 fois)

Hors ligne Beglous

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BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« le: 29 Janvier 2023 à 10:46:24 »
Rémanence


Elle s’est installée une nuit. Au matin, il y eut des heureux. Elle a le don d’attirer le regard. C’est dans sa façon de capter la lumière. Elle éblouit. Ça brûle. La nuit suivante on la pensait partie, mais au matin elle était toujours là. On savait que cela ne durerait pas. On apprécie mieux ce qui expire. Je suppose. Les jours suivants on la croyait parfois vaincue, mais elle était toujours là, en légère présence, en touche délicate par endroits. On aimait sa discrétion. Elle n’en était que plus forte dans son exubérance. Quand elle se décidait à être enfin là, pleinement, on pouvait plonger en elle, se fondre en elle et la sentir tout autour de soi. Comme un nid. Un nid d’amour pour soi-même. Un refuge. J’ai peur. Et quand elle partait et ne revenait plus, nous étions confiants, nous savions que des retrouvailles étaient prévues, qu’elle reviendrait, toujours. Et c’était vrai.

Elle s’est installée une nuit. Au matin, elle était toujours là. Et le matin suivant. Et le matin qui suit le précédent. Et les jours passaient et elle se maintenait. Il y eut des heureux. Nous l’apprécions comme un ami retrouvé, un ami d’enfance aux mille visages. Nous lui prêtions le nôtre. J’aimerais qu’elle parte. Elle pouvait nous ressembler un instant puis s’écrouler l’instant d’après, en un tas, un éboulis. Il était possible de tout recommencer. Il était possible que les choses soient autres. Qu’elle disparaisse.

Elle s’est installée une nuit et elle n’est plus jamais, jamais repartie.
Jamais.
Je l’appelle le temps zéro.

Ce n’est pas possible de vivre avec un sans-visage.

Elle s’est installée une nuit et il y eut des heureux. Certains migraient pour l'avoir encore plus, à son sommet, pour la sentir, pour une évasion, des instants de vertige. Le sol se dérobait et le temps glissait sous eux. Il y eut des heureux. Elle était encore plus belle hors des lieux urbanisés. Les citadins s’échappaient, s’engouffraient dans des locomotions rapides pour passer quelques heures, quelques jours auprès d’elle. La toute belle. La majestueuse. La généreuse. Je la hais.

Elle s’est installée une nuit. Il n’est pas aisé de saisir un malheur lorsqu’il s’installe, lentement, lorsqu’il se dépose, jour après jour, et qu’en tout premier lieu, il est beau. La frontière entre ce qui est plaisant et ce qui ne l’est plus, ce qui fait mal. Je ne sais plus. Quand les éboueurs ne purent plus passer. Du tout. Je ne sais pas pourquoi. Pourquoi les éboueurs avant tout. Quand on a dû en rester là avec notre merde. Peut-être. Tout s’accumulait, les sacs et les tas, les tas et les sacs et le sol était introuvable. Il ne pouvait pas disparaître. Et pourtant, jour après jour, il nous était enlevé. Quand petit à petit les choses vinrent à manquer, les choses concrètes puis l’intangible. Des informations qui manquaient. Des liens qu’on perdait parce qu’ils étaient pris dans autre chose. Une masse. Je n’ai plus jamais su où étaient mes parents. Le jour où quelqu’un a dit que ce n’était pas possible qu’elle s’éternise. La dénégation. Ce jour-là des gens ont compris que c’était possible. Mon voisin me prend en otage sur le palier parce qu’il a peur. Le jour où il a fallu partir parce que, déjà, des lieux étaient obstrués et que, déjà, manquait l’essentiel. Mon voisin se défenestre et elle l’accueille.

Elle s’est installée une nuit et depuis nous vivons avec elle, en petits êtres d’ombre qu’elle ignore encore. Un monstre qui dort. Sa présence a neutralisé le temps. Les sens. Je ne sens plus rien. Et nous perdons les mots, petit à petit. Les chants nous ont préservé un temps durant puis se sont éteints. Les chants ravivaient une flamme, un souvenir, une temporalité, quelque chose de fugace et de chaud. Maintenant plus rien.
Je l’appelle le temps zéro.

Une nuit, la neige s'est installée.
Et nous sommes sous elle.
« Modifié: 08 Mars 2023 à 18:53:27 par Beglous »

Hors ligne Cendres

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #1 le: 29 Janvier 2023 à 18:59:40 »
Tu dévoiles a la fin de ton texte, le sujet.

Je me demandais de quoi tu parlais, jusqu'à ce que je le sache a la fin.

En le relisant, c'est évident en plus.

La neige c'est si beau, mais en même temps cela gène tellement de chose. Disons que ca plait, mais pas trop longtemps comme tu le dis si bien dans ton texte.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Choumi

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #2 le: 02 Février 2023 à 11:33:21 »
Bonjour
Voici un texte qui n'a pas la neige en sainteté.
J'ai pensé un moment à une avalanche
Moi qui fait tous les ans plus de 500kms pour m'y coller, y glisser, y chuter je me suis souvent demandé comment ils la regardaient, eux les gens du coin.
Tu me donnes un élément de réponse
Amicalement
Michel

Hors ligne Beglous

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #3 le: 02 Février 2023 à 17:23:38 »
Il y a quelque chose de monotone dans ce texte qui m'évoque une mélancolie hivernale, son ciel de plomb et les jours écourtés. J'associe librement avec des éléments morbides, la neige comme un linceul, ou la neige qui recouvre, laissant du "sans-visage" que je comprends comme quelqu'un qui n'a plus d'histoire. Cette monotonie, la répétition, l'inaction, le non-événement, ou presque, me laissent une sensation de lourdeur et de pesanteur à la lecture.
J'ai pourtant eu l'impression qu'un événement était advenu, évoqué par les étrangetés ou les radicalités de la dernière partie du texte, mais sans être raconté. J'en ressors frustrée, intriguée. Aussi je me demande si ce texte est une proposition métaphorique d'une forme de mal-être ou bien un embryon d'histoire qui attend son heure.

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #4 le: 03 Février 2023 à 17:57:50 »
Ton texte m'a pas mal embêté parce que je le trouve bien écrit, il se lit très bien (même si je ne suis pas particulièrement fan des répétitions de début de paragraphes)

(pour tout te dire, j'ai effacé et réécrit trois fois mon commentaire)

En fait, j'aime beaucoup le mystère autour de la narration qui, même après avoir lu la fin, donne l'impression qu'il y a une autre histoire entre les mots qui est dite. Mais qu'on ne sait deviner.

Après peut-être (sûrement) que je cherche un peu loin. J'aime beaucoup en tous cas cette lourdeur et cette évolution au fil du texte
La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #5 le: 04 Février 2023 à 19:02:09 »
Hello GameMaster,

Une coquille :
Citer
Elle éblouie.
éblouit

Pour le reste : j'aime assez la progression même si j'ai un peu de mal à savoir si la chose arrivée est restée ou a fait des allers-retours.
Citer
Et quand elle partait et ne revenait plus, nous étions confiants, nous savions que des retrouvailles étaient prévues, qu’elle reviendrait, toujours. Et c’était vrai.
Au final, on comprend qu'elle s'est installée, donc on retombe sur nos pieds.
J'aime les phrases en italiques, glissées dans le texte, en opposition totale avec ce que le texte raconte. On comprend que derrière cette narration où tout à l'air joli, il y a une souffrance qui ne demande qu'à s'exprimer. On se pose des questions et du coup, on progresse plus vite dans le texte.
Les répétitions ne m'ont pas gênées, elles insistent sur ce que tu veux montrer.
Malin aussi de garder le suspens jusqu'au bout (même si on devine vite de quoi il s'agit).

Ce texte est agréable à lire, merci à toi! :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #6 le: 06 Février 2023 à 17:43:55 »
Salut Gamer

Connaissant les thèmes d'avance on perd un peu de suspense, c'est sûr, mais j'ai vraiment aimé la manière dont tu as traité le thème et j'adore le titre :coeur:. Les répétitions et les incise en italiques sont peut-être un expédient un tout petit peu artificiel, mais ça passe très bien dans ton texte je trouve.
J'ai trouvé la progression très interessante : de la féèrie de la neige à l'ensevelissement. On sent bien l'angoisse monter lentement, les éboueurs, les choses indistinctes, les parents perdus, la prise d'otage et le suicide.

Quelques notes au fil du texte : je pinaille bien sûr, donc fais-en ce que tu veux.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Au final j'aime énormément ce texte. Je voudrais parfois que le narrateur/trice ait un visage et une identité plus distincte mais sur un texte si court, ce n'est pas facile.

Merci pour cette belle lecture.




«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #7 le: 06 Février 2023 à 19:04:07 »
Ton choix d'un récit bref est idéal. Plus long cela aurait été bien trop indigeste. Là, le format te permet une progression qui n'est pas ennuyeuse. On se demande un peu s'il s'agit d'une parabole, si tu pourrais, après tout, vouloir évoquer par cette image quelque chose d'autre, ou bien si c'est un récit d'apocalypse lente.
Ce qui me turlupine, c'est que tu décris clairement la cessation des activités, dont les éboueurs ne sont qu'un exemple emblématique, mais du coup, qu'en est-il de la logistique, du ravitaillement, du travail ?
Tu dis "il a fallu partir", mais où ? Puis tu dis "nous vivons avec elle"... "sous elle". Il aurait été intéressant, peut-être, de détailler cette vie sous la neige... même si je comprends bien qu'à travers tout le texte, tout n'est qu'allusif et juste évoqué. Un récit intéressant, en tout cas, et un ton qui le sert très bien. Une fable de la résignation.
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #8 le: 14 Février 2023 à 09:42:38 »
Salut !

Pour la forme, j'ai pas noté les coquilles, prise dans l'histoire.

Sur le fond :

C'est peut-être mon ambiance de lecture, une musique douce et mélancolique avec un son de pluie, mais j'ai aimé le texte, me laisser porter par son rythme, jusqu'à sa chute.
La répétition de la première phrase, les italiques de plus en plus fréquents, et la fin où j'ai presque vu un deuxième Pompéï. La ville figée en plein mouvement.
Et du coup, le tableau dépeint, je l'ai trouvé magnifique.

En te souhaitant une bonne journée !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #9 le: 14 Février 2023 à 22:26:31 »
Salut Gamer !

Détails et chipotages :
Pas mal de phrases très courtes au début, et je n'arrive pas à trouver le sens de ce rythme par rapport au sens du texte.

Citer
mais elle était toujours là, en légère présence, en touche délicate par endroits. On aimait sa discrétion. Elle n’en était que plus forte dans son exubérance. Quand elle se décidait à être enfin là,
je comprends pas



Je pense finalement que les phrases courtes ont pour but de signifier l'étouffement, la suffocation. Un texte étrange, qui prend tout son sens à la deuxième lecture. Mélange étrange de joie et d'angoisse, de mystère et de clarté.

Bref, lecture originale et prenante.

A+
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #10 le: 17 Février 2023 à 17:56:22 »
Salutations Blindtexteur !

J'ai beaucoup aimé ton texte. C'est doux et mystérieux, ça s'installe là d'abord tout réconfortant et émerveillant, et puis ça commence à être inquiétant et suffoquant, tout doucement. J'ai bien aimé le contraste qu'offrent les phrases en italique, qui éveillent le stress à l'intérieur sans enlever la douceur qui se dégage de l'extérieur, même si c'est une douceur qui finit par se révéler cruelle. La chute est bien menée, le texte est bien mené.

Merci et au plaisir !
Damn

Hors ligne Opercule

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #11 le: 05 Mars 2023 à 13:00:17 »
Tchèquerie du titre : ⭑⭑⭒⭒⭒ (Centre-Européen)
Enneigement de l’histoire : ❄❄❄❄❄ (Blizzard)

Merci pour ton texte, Gamemaster !

Je rejoins l’analyse de Beglous. Il y a quelque chose de quelconque, monotone, qui vire tout doucement vers l’oppressant, dans l’histoire. Je ne décrie pas ici les répétitions en début de paragraphe itou, parce que je pense qu’ils vont dans le sens de ce que tu veux dire. Je pense que le côté un peu détaché et hors-sol dans la narration peut aider à donner ce sentiment d’étouffement. Pas vraiment de panique, de peur, de terreur. Oui, un voisin te prend en otage, mais tu expliques qu’il a peur, ’est comme une rationalisation (oh, c’est normal il a peur) plutôt qu’un véritable portrait de la situation.
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.

Ça me fait penser à un des textes de Lo, qui date du dernier mammouth, dans lequel des corps se mettent à tomber comme la pluie. Il y a ce côté horrible et mortifère tout en ayant une narration qui traite l’événement comme naturel et non-remarquable.

On se retrouve pour le MasterMind :mrgreen:

Hors ligne Beglous

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Re : BT7 - Rémanence [Blind Texte Hiver 2023]
« Réponse #12 le: 08 Mars 2023 à 20:12:19 »
Bonjour à toutes et à tous,

Cendres, merci pour ton appréciation et pour ta deuxième lecture éclairante.

Choumi, c'est intéressant ton regard sur le texte, complètement différent de ce que je me représentais en l'écrivant. Je suppose qu'un effondrement c'est une forme d'avalanche.

Aphone, je suis de celles et ceux qui pensent qu'on ne peut jamais aller trop loin dans toute chose. Donc, je ne sais pas ce que tu as écris effacé écris effacé mais je pense que dans ton mystère tu étais au bon endroit.

Aponiwa, tu rejoins mon intention dans ta compréhension de l'italique. Je prends note de la confusion à savoir si ça reste ou si ça part. Je voulais un peu jouer sur cet aspect mais il y a sans doute une meilleure façon de le rédiger. Merci pour ton appréciation pleine de finesse.

Samarcande, pour les répétions et l'italique je ne sais pas ce que tu entends par artificiel, cela m'intéresserait de mieux comprendre si tu veux bien m'expliquer. Je pense que c'est une tendance que j'ai parfois dans l'écriture et cela m'intéresserait de la travailler. Merci beaucoup pour toutes ces notes au fil du texte, il y a de toute évidence quelques tournures à reprendre, à affiner. Merci pour ton appréciation, c'est agréable d'entendre qu'un texte plaît.

Gage, c'est effectivement pour moi une parabole, la neige renvoyant à un état neutre, désaffecté, l'image d'une dépression blanche sans objet. J'ai les mêmes interrogations que toi concernant la désorganisation et réorganisation de la société dans ces nouvelles conditions climatiques. Je voulais que cela reste anecdotique car ce n'était, finalement, pas l'essentiel du propos. Et comme tu le dis très justement, la forme narrative n'aurait pas été appropriée à un développement de fond. Tout cela n'est qu'allusion. Cela dit, j'envisage de reprendre ce texte sous une autre forme où ces questions-là seraient développées et traitées. Merci pour ton appréciation, et merci d'avoir qualifié ce texte de "fable de la résignation".

Luna Psylle, cette image de Pompéi c'est très beau, merci de l'avoir apposée sur ce texte, cela me touche car c'est un imaginaire visuel dans lequel je peux me retrouver.

Rémi
, je prends note de ce démarrage un peu raide, je vais voir si je peux lui donner plus de fluidité à la réécriture. Dans la phrase que tu soulignes, je distinguais la présence de la neige en fonction de sa densité, de son épaisseur. Comme si la présence se mesurait en couches juxtaposées de flocons. J'en prends note de toute façon et je vais voir si je trouve des formulations plus claires. Merci pour ton appréciation et d'avoir rendu compte de l'éclairage d'une deuxième lecture.

Yöda, Merci beaucoup pour ton appréciation qui coïncide avec ce que j'ai souhaité déposer dans ce texte, les effets que j'ai désiré susciter chez les lecteurs.

Opercule, si tu rejoins ma propre analyse ça tombe bien :D Cela dit, dans la suite de ton propos je ne suis pas sûre de bien te comprendre, je crois que oui et que c'est effectivement ce que j'ai cherché à produire comme effet narratif. Merci d'avoir associé ce texte à celui dont tu parles, des corps qui tombent comme de la pluie, c'est une image poétique qui me plaît beaucoup. J'aimerais bien lire ce texte mais je ne suis pas parvenue à le retrouver dans les archives protéiformes du forum. Pourrais-tu m'aider à le trouver ? Avec plaisir pour un MasterMind, j'adore ce jeu.


Merci à chacun.e d'entre vous !

 


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