Voici un tout premier essai de poésie en vers, je me suis sûrement trompée dans les comptes

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D'ailleurs, pour les diphtongues, on compte un ou deux sons? Je les ai toutes comptées à deux ici, mais sans en être sure!
L'inspiration vient du personnage central de
Breakfast at Tiffany's, de Truman Capote.
Combien de nuits, ô Lulamae...
Nuits sans nuages, sans ciel étoilé,
Seulement quelques nuées de poussière...
Et dans mes songes, chimère, je fais la fière,
Tes yeux noirs en amande me défiant,
Tes longs cheveux, ton corps droit tel un carcan,
Ils se blottissent, se lovent sur mon oreiller
...Carambolage avec la réalité.
Combien de jours, ô ma Lulamae...
Hé, hé, hé, attention à toi, poupée!
Ça, tu vas te faire mal, les quatre fers en l'air,
T'écorcher les genoux, sombrer dans ton verre,
Dans ta bière, à l'admirer en louchant!
C'est la licence qu'elle envoie valser gaiement...
Combien de nuits, ô Lulamae...
Du haut des astres, narquoise, de moi elle riait,
Ta danse, Lulama', était suicidaire.
Te dire "je t'aime"? Ridicule! Un autre verre...
Tu as la saveur de l'Extrême-Orient,
Ma jolie, je guette les signes prudemment...
Combien de jours, ô ma Lulamae...
Égarée, à rêver de ta liberté...
Pourtant, c' est seule, hélas, que je mène ma guerre:
De plus en plus loin de moi, Holly, tu erres...
Et je dois me faire la malle amèrement.
Ton paradis, Lu', n'a rien d'engageant!
J'aime juste laisser ton corps menu m'allumer!
Adieu, La', merci, je t'ai désirée,
Oui: tant pis, Mae! Tchao et à jamais.