Bonsoir. Je souhaitais partager un texte court, voir très très court, que j'ai retrouvé dans un carnet et que j'ai un peu modifié. J'espère que la sensation d'inconfort s'estompe au fur et à mesure des partages
, l'exercice est bien plus dur que ce que j'imaginais
.
Ce matin l'orage.
L'orage dans tes yeux et sur ta peau sauvage aussi. Je t'envisage, mais tu n'es déjà plus vraiment toi. J'ai encore ton odeur opaline sur le bout des doigts. Je l'inspire, l'aspire, la transpire et te mémorise. J'embouteille la sueur pour pallier la carence. Pales mes phalanges et opale ma cornée. Je pleure tandis que dehors il pleut des pigments de toi. Tu perles sur le sol et je contemple la flaque de moi s'agrandir, opaline... Algide, tu te délestes de nos corpuscules que tu déposes à mes pieds, édifiant mon bancal ermitage. Sous tes lèvres un désert. Asséchants, tes mots s'engouffrent par les arcades de ce campanile me laissant desséchée, squelettique et je deviens cariatide. Tu fais sonner les cloches et je me déchire. Les étoffes de nous s'éparpillent et il ne reste plus que des lambeaux de moi, des lambeaux et moi, des lambeaux et je ne sais pas...
Je m'éparpille dans l'orage avant de m e n é a n t i r