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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Deux chiens ronds, cyniques et antiques.

Auteur Sujet: Deux chiens ronds, cyniques et antiques.  (Lu 1921 fois)

Hors ligne Bouli

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Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« le: 25 Avril 2011 à 14:02:20 »
Un peu long, mais la majorité est constituée de dialogue, donc pas de panique !

Pourtant, alors, de toute façon, intonations et autres sont des concaténations sans aucun intérêt.

-   Tu es sans aucun intérêt.
-   Pourquoi m’insultes-tu ?
-   Je dois t’aimer.
-   Tes yeux ne laissent rien voir.
-   Les yeux ne sont rien comparés aux mots.
-   Parle-moi.
-   Regarde-moi.
-   Les impressions sont là pour ça.
-   Les signes sont là pour ça.
-   Qui aimes-tu ?
-   Moi.
-   Moi ?
-   Oui, tu l’as vu.
-   Tu ne l’avais jamais dit.
-   C’était sans aucun intérêt.
-   Tu es sans aucun intérêt.
-   Pourquoi tu m’insultes ?
-   Je dois t’aimer.
-   Toi aussi ?
-   Nous sommes aussi importants l’un que l’autre l’un pour l’autre.
-   Non.
-   Non ?
-   Tu es sans aucun intérêt.
-   Pourquoi tu m’insultes ?
-   Je dois t’aimer.
-   C’est tout ?
-   C’est tout ce que j’ai.
-   Tu es sans aucun intérêt.
-   Pourquoi tu m’insultes ?
-   Je dois t’aimer.
-   Encore ?
-   Je n’ai que ça à faire.
-   Tu es sans aucun intérêt.

Hannah & Bob, écoutant ABBA, ayant pris du Xanax, à Noyon, continuèrent leur conversation dans ce bas-monde :

-   Ne m’aurais-tu pas dis que j’étais, selon tes termes,  sans aucun intérêt ?
-   Tu es sans aucun intérêt.
-   Il me semble, en effet, que tu aies raison et que je sois, effectivement, pour reprendre ta formule, sans aucun intérêt.
-   Tu l’avoues.
-   C’est juste, et, comme tu dis, c’est déjà bien. Il faut insister là-dessus, sur ce point positif, cette qualité, cette caractéristique a son importance tout de même ; je ne suis ainsi pas totalement irrécupérable.
-   J’avais oublié.
-   Tu es vraiment sans aucun intérêt pour réussir à faire sortir de ton esprit des choses aussi évidentes et marquantes. Seules les personnes vides sont aptes à ce genre de maladresse.
-   Tu as raison.
-   C’est plutôt une chose favorable, venant de toi, d’avouer ainsi, de reconnaître tes tords avec tant de franchise. Je t’en suis très reconnaissante. Avouer sa faiblesse avec tant d’humilité est une preuve d’intérêt.
-   C’est déjà bien.
-   Oui… oui…, c’est vrai, excuse-moi de ne pas l’avoir dit si clairement, c’était sorti de ma tête, ou j’avais oublié, mais c’était plutôt sorti de ma tête. Je suis… je suis… très… tête en l’air parfois, je crois… mais….
-   Mais ? Je ne vois pas où est l’opposition ! En revanche, il y a une conclusion : on peut en effet admettre, sans grand mal, que tu es sans aucun intérêt.
-   Tu as raison.
-   Certes, mais depuis que tu as prononcé tous ces mots, la donne a changé. Ta phrase a, pour ainsi dire, révéler une de tes spécificités cachées, quelque chose enfoui en toi, un indice qui peut peut-être être compris comme la preuve d’une quelque profondeur insoupçonnée.
-   C’est déjà bien.
-   Certes, mais tu n’étais pas forcée de l’exclamer comme cela tu sais ; je n’ai pas mérité un tel ton, du moins je ne le pense pas. En fait, je ne mérite peut-être simplement rien… ça doit être ça…, car…
-   Tu es sans aucun intérêt.
-   Je me trouve forcé d’admettre que ta parole, que tous ces monstrueux mots résonnant çà et là renferment une annonce qui peut peut-être être considérée comme vraie, juste.
-   Tu l’avoues.
-   Ca doit être ça, c’est juste ; c’est juste de reconnaître les choses, ma superficialité trouve une justesse, je le reconnais, c’est juste, c’est déjà ça.
-   J’avais oublié.
-   Tu es sans aucun intérêt.

A l’autel elle alla,  elle le tua.

-   Tu crois ça ?
-   Les questions sont nocives.
-   Dans l’idéal, les réponses seraient claires et précises comme ci-dessus.
-   Non, le doute est important.
-   Il me semble pourtant que les choses ne soient pas aussi simplistes et que ton cas peut peut-être être, si nous le souhaitons, un très bel exemple démonstratif de ce « contre-propos ».
-   Les guillemets sont nocifs.
-   Ton point de vue pourrait paraître séduisant et, sur certains point, perçant de vérité que je suis forcée d’adopter. Je te demande alors : les questions ne sont-elles pas aussi nocives ?
-   La réponse doit être claire et précise.
-   Il semble que ce soit impossible car l’incertitude, le doute sont choses importantes, fortes, auxquelles on ne peut échapper et on ne doit moralement pas échapper. Crois-tu pouvoir apporter une preuve dans laquelle la libération du joug du point d’interrogation s’est produite ?
-   Tu es un « contre-exemple ».
-   Je ne peux, ou plutôt nous ne pouvons, accepter cette longue remarque, certes réfléchie et pertinente au niveau du sens, mais ô combien nocive avec ses guillemets. Ne serais-tu pas un peu gêné de cette production nocive ?
-   Effectivement, la douleur du remord aurait dû faire sa conquête, aurait pu me posséder, me torturer… Or les remords disparaissent lorsqu’un congénère adopte le même comportement que soi, on se pardonne alors, on devient plus excusable. C’est mon cas, car ne crois-tu pas faire aussi beaucoup de mal avec tes questions nocives ?
-   La réponse doit-elle être claire et précise ?
-   Il me semble que le doute soit inévitable ; nous sommes douteux, nous doutons des autres, de nous, nous sommes doté de doute ; il est si fort que qui peut lui échapper ?
-   Es-tu un « contre-exemple » ?
-   Avant de formuler quelque affirmation à ce sujet, je me permets de mettre en garde contre les guillemets, par précaution : ne sont-ils pas nocifs ?
-   Les questions sont nocives.

Bon sport, trop snob, né de l’Eden ! L’histoire de ces chiens ronds, cyniques et antiques va prendre fin : elle le tuera encore, en aspirant en tuant à autre chose. Huit fois. Avec un foret.

-   Je…
-   Tu te tais.
-   Oh, mais comment osez-vous m’offenser de cette sotte sorte ?
-   Qu’est-ce que ce sursaut d’insoumission ?
-   Eh bien… C’est que je tiens mon point de vue en main et aucun des humains ne parviendra à mettre fin à ce lien et à un maintien tel un moins que rien ou un chien sur mes interlocutions sera indéniablement impossible.
-   Dans de délicats et doux discours dont tu demeures directrice, au départ, du dédain, du dégoût, de l’individualisme, de la rodomontade je devine.
-   Ah ! Là a lieu la mascarade ! Tu as l’apanage de la farce, de la bruta- sur l’anima- lité ! Ta fameuse phrase, ton tapageur « holà » d’auparavant, qui fâcha, l’attesta.
-   De but en blanc, béat, je dis bravo ! Tu as bel et bien raison… Nous, bornés,  bâtissons un bourg de bêtise. Bavardons bravement pour de bon sans bâcler la vie. Soyons bons, non bouffons.
-   Nous, oui, il s’agit bien de nous… C’est tout. Changeons, s’il-vous-plaît ! Partons, polissons ! Allons, allons à la réclamation du pardon, nous le devons, changeons,  changez.
-   Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non et non !
-   Tu te tais.

Qui ne veut pas ?

Hors ligne ernya

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #1 le: 25 Avril 2011 à 20:28:48 »

Citer
-   C’est plutôt une chose favorable, venant de toi, d’avouer ainsi, de reconnaître tes tords
torts

Citer
comme la preuve d’une quelque profondeur insoupçonnée.
Lourd comme fin de phrase et laborieux à dire

Citer
nous sommes douteux, nous doutons des autres, de nous, nous sommes doté de doute ;
dotés

Citer
Bon sport, trop snob, né de l’Eden ! L’histoire de ces chiens ronds, cyniques et antiques va prendre fin : elle le tuera encore, en aspirant en tuant à autre chose. Huit fois. Avec un foret.
Mdr, tu as écrit ce texte dans quelles conditions, sérieusement ? alcool, drogues ou grosse fatigue ?


Citer
-   Oh, mais comment osez-vous m’offenser de cette sotte sorte ?
Niveau diction, c’est galère… heureusement que c’est pas du théâtre.

XD, bon, eh bien je t’informe qu’après cette grosse journée passée à bosser, ton texte vient de réduire en bouillie informe les trois neurones qui me restaient et je prévois un mal de tête dans environ une heure. Merci. :huhu:
Plus sérieusement, je n’ai vraiment rien pigé à ce que j’ai lu, y’a-t-il ou non un sens, je ne sais point, toujours est-il que je cerne pas vraiment l’intérêt de ce texte. Tu voulais faire un exercice de style ? de l’absurde ? te moquer de quelque chose ? le texte était-il comique ? Parce que je suis complètement passée à côté et à dire la vérité je m’y suis ennuyée. :-[
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Nymph

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #2 le: 25 Avril 2011 à 20:48:51 »
De même que Ernya, j'ai absolument rien compris ormis ''tu es sans auncun intéret'' C'est tout ce que j'ai compris.

Dés le deuxiéme dialogues j'ai perdu le fils de qui parle, je suis perdu !

Tu viens de sortir d'un cours de philo particulièrement chiant on dirait, je me trompe?

Sinon dans l'ensemble, j'ai quand même bien aprècié certaine tournure de phrase.
J'ai eu l'impression que l'un est un peu simple d'esprit non?

Hors ligne Zacharielle

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #3 le: 26 Avril 2011 à 11:00:13 »
Je me suis arrêtée en cours de route parce que je voyais pas du tout où tu voulais en venir et que ça commençait à devenir lassant (pas de progression dans le dialogue, confusion des personnages ; de l'absurde pour de l'absurde ?). Tu peux expliquer ce que tu as voulu faire ?   :noange:

Hors ligne Bouli

  • Tabellion
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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #4 le: 10 Juin 2011 à 12:53:17 »
Bob est con .
C'est féministe et antispéciste.

 Voilà une version plus lisible, rien qu'avec le nom des personnages.



Pourtant, alors, de toute façon, intonations et autres sont des concaténations sans aucun intérêt.

BOB - Tu es sans aucun intérêt.
HANNAH - Pourquoi m’insultes-tu ?
BOB - Je dois t’aimer.
HANNAH - Tes yeux ne laissent rien voir.
BOB - Les yeux ne sont rien comparés aux mots.
HANNAH - Parle-moi.
BOB - Regarde-moi.
HANNAH - Les impressions sont là pour ça.
BOB - Les signes sont là pour ça.
HANNAH - Qui aimes-tu ?
BOB - Moi.
HANNAH - Moi ?
BOB - Oui, tu l’as vu.
HANNAH - Tu ne l’avais jamais dit.
BOB - C’était sans aucun intérêt.
HANNAH - Tu es sans aucun intérêt.
BOB - Pourquoi tu m’insultes ?
HANNAH - Je dois t’aimer.
BOB - Toi aussi ?
HANNAH - Nous sommes aussi importants l’un que l’autre l’un pour l’autre.
BOB - Non.
HANNAH - Non ?
BOB - Tu es sans aucun intérêt.
HANNAH - Pourquoi tu m’insultes ?
BOB - Je dois t’aimer.
HANNAH - C’est tout ?
BOB - C’est tout ce que j’ai.
HANNAH - Tu es sans aucun intérêt.
BOB - Pourquoi tu m’insultes ?
HANNAH - Je dois t’aimer.
BOB - Encore ?
HANNAH - Je n’ai que ça à faire.
BOB - Tu es sans aucun intérêt.

Hannah & Bob, écoutant ABBA, ayant pris du Xanax, à Noyon, continuèrent leur conversation dans ce bas-monde :

HANNAH - Ne m’aurais-tu pas dis que j’étais, selon tes termes, sans aucun intérêt ?
BOB - Tu es sans aucun intérêt.
HANNAH - Il me semble, en effet, que tu aies raison et que je sois, effectivement, pour reprendre ta formule, sans aucun intérêt.
BOB - Tu l’avoues.
HANNAH - C’est juste, et, comme tu dis, c’est déjà bien. Il faut insister là-dessus, sur ce point positif, cette qualité, cette caractéristique a son importance tout de même ; je ne suis ainsi pas totalement irrécupérable.
BOB - J’avais oublié.
HANNAH -Tu es vraiment sans aucun intérêt pour réussir à faire sortir de ton esprit des choses aussi évidentes et marquantes. Seules les personnes vides sont aptes à ce genre de maladresse.
BOB -Tu as raison.
HANNAH - C’est plutôt une chose favorable, venant de toi, d’avouer ainsi, de reconnaître tes torts avec tant de franchise. Je t’en suis très reconnaissante. Avouer sa faiblesse avec tant d’humilité est une preuve d’intérêt.
BOB - C’est déjà bien.
HANNAH - Oui… oui…, c’est vrai, excuse-moi de ne pas l’avoir dit si clairement, c’était sorti de ma tête, ou j’avais oublié, mais c’était plutôt sorti de ma tête. Je suis… je suis… très… tête en l’air parfois, je crois… mais….
BOB - Mais ? Je ne vois pas où est l’opposition ! En revanche, il y a une conclusion : on peut en effet admettre, sans grand mal, que tu es sans aucun intérêt.
HANNAH - Tu as raison.
BOB - Certes, mais depuis que tu as prononcé tous ces mots, la donne a changé. Ta phrase a, pour ainsi dire, révéler une de tes spécificités cachées, quelque chose enfoui en toi, un indice qui peut peut-être être compris comme la preuve d’une quelque profondeur insoupçonnée.
HANNAH - C’est déjà bien.
BOB - Certes, mais tu n’étais pas forcée de l’exclamer comme cela tu sais ; je n’ai pas mérité un tel ton, du moins je ne le pense pas. En fait, je ne mérite peut-être simplement rien… ça doit être ça…, car…
HANNAH - Tu es sans aucun intérêt.
BOB - Je me trouve forcé d’admettre que ta parole, que tous ces monstrueux mots résonnant çà et là renferment une annonce qui peut peut-être être considérée comme vraie, juste.
HANNAH - Tu l’avoues.
BOB - Ca doit être ça, c’est juste ; c’est juste de reconnaître les choses, ma superficialité trouve une justesse, je le reconnais, c’est juste, c’est déjà ça.
HANNAH - J’avais oublié.
BOB - Tu es sans aucun intérêt.

A l’autel elle alla, elle le tua.

HANNAH - Tu crois ça ?
BOB - Les questions sont nocives.
HANNAH - Dans l’idéal, les réponses seraient claires et précises comme ci-dessus.
BOB - Non, le doute est important.
HANNAH - Il me semble pourtant que les choses ne soient pas aussi simplistes et que ton cas peut peut-être être, si nous le souhaitons, un très bel exemple démonstratif de ce « contre-propos ».
BOB - Les guillemets sont nocifs.
HANNAH - Ton point de vue pourrait paraître séduisant et, sur certains point, perçant de vérité que je suis forcée d’adopter. Je te demande alors : les questions ne sont-elles pas aussi nocives ?
BOB - La réponse doit être claire et précise.
HANNAH - Il semble que ce soit impossible car l’incertitude, le doute sont choses importantes, fortes, auxquelles on ne peut échapper et on ne doit moralement pas échapper. Crois-tu pouvoir apporter une preuve dans laquelle la libération du joug du point d’interrogation s’est produite ?
BOB - Tu es un « contre-exemple ».
HANNAH - Je ne peux, ou plutôt nous ne pouvons, accepter cette longue remarque, certes réfléchie et pertinente au niveau du sens, mais ô combien nocive avec ses guillemets. Ne serais-tu pas un peu gêné de cette production nocive ?
BOB - Effectivement, la douleur du remord aurait dû faire sa conquête, aurait pu me posséder, me torturer… Or les remords disparaissent lorsqu’un congénère adopte le même comportement que soi, on se pardonne alors, on devient plus excusable. C’est mon cas, car ne crois-tu pas faire aussi beaucoup de mal avec tes questions nocives ?
HANNAH - La réponse doit-elle être claire et précise ?
BOB - Il me semble que le doute soit inévitable ; nous sommes douteux, nous doutons des autres, de nous, nous sommes dotés de doute ; il est si fort que qui peut lui échapper ?
HANNAH - Es-tu un « contre-exemple » ?
BOB - Avant de formuler quelque affirmation à ce sujet, je me permets de mettre en garde contre les guillemets, par précaution : ne sont-ils pas nocifs ? Les questions sont nocives.

Bon sport, trop snob, né de l’Eden ! L’histoire de ces chiens ronds, cyniques et antiques va prendre fin : elle le tuera encore, en aspirant en tuant à autre chose. Huit fois. Avec un foret.

HANNAH - Je…
BOB - Tu te tais.
HANNAH - Oh, mais comment osez-vous m’offenser de cette sotte sorte ?
BOB - Qu’est-ce que ce sursaut d’insoumission ?
HANNAH - Eh bien… C’est que je tiens mon point de vue en main et aucun des hommes ne parviendra à mettre fin à ce lien et à un maintien tel un moins que rien ou un chien sur mes interlocutions sera indéniablement impossible.
BOB - Dans de délicats et doux discours dont tu demeures directrice, au départ, du dédain, du dégoût, de l’individualisme, de la rodomontade je devine.
HANNAH - Ah ! Là a lieu la mascarade ! Tu as l’apanage de la farce, de la bruta- sur l’anima- lité ! Ta fameuse phrase, ton tapageur « holà » d’auparavant, qui fâcha, l’attesta.
BOB - De but en blanc, béat, je dis bravo ! Tu as bel et bien raison… Nous, bornés, bâtissons un bourg de bêtise. Bavardons bravement pour de bon sans bâcler la vie. Soyons bons, non bouffons.
HANNAH - Nous, oui, il s’agit bien de nous… C’est tout. Changeons, s’il-vous-plaît ! Partons, polissons ! Allons, allons à la réclamation du pardon, nous le devons, changeons, changez.
BOB - Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non et non !
HANNAH - Tu te tais.

Qui ne veut pas ?

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #5 le: 11 Juin 2011 à 18:05:49 »

Malgré les prénoms, je trouve pas le texte plus clair. S’il y a quelques trucs marrants au début comme le rapprochement que tu fais entre insulter quelqu’un et l’aimer, le reste, j’ai trouvé ça vraiment chiant à lire. :-[
 J’ai jamais pu supporter les dialogues de Platon, alors des dialogues de Platon qui virent à l’absurde, c’est trop pour moi. C’est peut-être intéressant, plein de philosophie, mais désolée, j’ai pas envie de lire ça.

Qu’est-ce que tu voulais faire avec ce texte ? qu’est-ce que tu attends de ton lecteur ?
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne lord-asriel

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #6 le: 13 Juin 2011 à 03:35:09 »
C'est étrange... Je n'ai pas comprit grand chose non plus mais il y aurait peut-être quelque chose à en tirer, peut-être plus en tant que pièce de théâtre que nouvelle, avec une mise en scène appropriée. J'ai aimé les "Tu es sans intérêt / Je dois t'aimer" mais après j'étais vraiment perdu...
"Que bonito es un entierro, que bonito es un entierro ; ire a verte al cementerio, con una flor y un perro, con una flor y un perro..."

Hors ligne Bouli

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #7 le: 24 Juin 2011 à 13:53:25 »
Bon je vais remballer... ! :-)

C'est marrant, j'aurais pensé que le début était vraiment nul.

Tout tourne en rond. Tout. Tout est à cause de Bob, cet idiot, c'est à partir du moment où Hannah prend les choses en main, affirme sa supériorité, le tue et défend ses valeurs que l'on sort du cercle stérile. C'est ainsi que la suite, une nouvelle policière, sera centrée sur Hannah et son meurtre.
 Mais je pense que je n'ai pas donné assez de clés, tout est flou, peu clair et du coup ennuyeux à l'extrême et certainement pompeux.

Hors ligne Kathya

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Re : Deux chiens ronds, cyniques et antiques.
« Réponse #8 le: 27 Juin 2011 à 14:25:28 »
Oui, il aurait fallu délayer un peu, c'est trop dense. J'ai pas vu la v2 et j'ai eu le malheur de lire la version sans les noms mais ça devient rapidement indigeste et pesant. C'est dommage car si tu avais vraiment des idées derrières, elles se noient dans la masse... ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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