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13 Juin 2026 à 20:50:10
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La rencontre

Auteur Sujet: La rencontre  (Lu 2077 fois)

Hors ligne Hobo

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La rencontre
« le: 11 Avril 2011 à 17:19:14 »
Couscous,
Je vous propose actuellement une nouvelle, dont le thème a été imposé : " La rencontre "

J'accepte toutes suggestions, critiques, tant que c'est constructif.

Lisez bien !


La rencontre (nouvelle thème imposé : La rencontre)


Ce qui m'est arrivée cette nuit là, est le genre de chose qui ne peut s’oublier, que l'on préfère garder pour soi de peur d’être prise pour cinglée. C'est le genre de chose qui ne peut nous laisser indifférent, sinon l'enterrer au plus profond de nous, et vivre dans le tourment d'une vie menée par l'incompréhension.
Cette nuit là, j’ai rencontré celle qui a changé ma vie.

......Je marchais à la lumière des réverbères, le sol verglacé craquant sous mes pas.
Ma bouche laissait échapper de la buée, qui, se mêlant à l’obscure clarté de la nuit, s’évanouissait aussi vite qu’elle apparaissait. Assaillie par quelques cristaux de glace qui me transperçaient la peau, je fus contrainte de resserrer un peu plus mon manteau autour de ma taille ; l’air frais mordait profondément mon visage et mon sang semblait coaguler. Je levai les yeux et j’aperçus un banc solitaire au milieu du parc enneigé. Après m’y être dirigée, je dégageai la poudre blanche d’un geste de la main, et je m’y assis.

  ...... Je restai là pendant quelques minutes, laissant vagabonder mon esprit, les yeux balayant le parc vide. Les lampadaires s’éteignirent bientôt et je fus ensevelie par la pénombre, avec comme seules sources de lumière le scintillement des étoiles et la lune qui se reflétait sur le tapis de neige. Sous mon manteau, je sentis brûler ma peau, agonisante sous la fraîcheur de la nuit. Un étrange sentiment d’insécurité me saisit soudain. Pour la première fois cette nuit je pris conscience de ne pas être en sûreté, et il me fallait rentrer chez moi. Pourtant quelque chose me l’interdisait, comme si une force invisible me clouait sur ce banc, me laissant seule face aux ténèbres de la nuit.
  ...... Le hululement d’un hibou m’arracha un cri de surprise. Je n’étais plus seule. Quelqu’un m’observait, et le frisson qui me parcourut à ce moment n’était en réalité pas dû au froid glacial qui balayait le parc, mais à l’angoisse d’être épiée dans cet endroit sinistre. Paralysée par la peur, je me contraignis tout de même à jeter un regard par-dessus mon épaule. Il n’y avait rien d’autre qu’un enchevêtrement d’arbres entassés dans une obscurité omniprésente, accentuant le noir ténébreux qui embrassait le ciel. J’eus beau regarder autour de moi mais je ne vis rien, je n’entendis rien ;  pourtant je n’en restai pas moins sur mes gardes, et convaincue de ne pas être seule, je m’obligeai à regarder une dernière fois. Je ne sus jamais si ce que je vis provenait de mon imagination engourdie et altérée par le froid, néanmoins mon cœur s’emballa comme un cheval lancé au galop, menaçant de sortir de ma poitrine.
  ......  Des yeux luisants m’observaient sans retenue. Accoutumée à l’obscurité, je pus distinguer la vague silhouette d’un homme encapuchonné, la main droite posée sur sa hanche, l‘autre remontée près de son visage. Il me semblait s’approcher de moi, cependant il était difficile d’en être sûr dans ce noir démesuré qu’offrait la nuit. Je déposai mon regard sur la main portée à son visage : je vis le reflet de la lune réfléchir sur l’objet qu’il tenait en main.
   ...... Je hurlai, et je hurlai tellement fort que j’en fus abasourdie, l’écho de mon cri emprisonné et résonnant quelques secondes encore dans ma tête. Je pris mes jambes à mon cou, et je courus à perdre haleine sous le regard bienveillant des étoiles. Je voyais le paysage de la triste ville enveloppé de son manteau blanc défilé devant mes yeux, tandis que mes pieds martelaient le sol glissant à une vitesse fulgurante, si bien que je manquai plusieurs fois de tomber. L’air s’engouffra un peu trop vite dans mes poumons, aussi dussé-je m’arrêter afin de reprendre mon souffle, malgré la peur d’avoir à mes trousses un inconnu. Je pris une grande bouffée d’air ; trop grande peut-être, car à ce moment je suffoquai, essayant de rendre l’air que je venais de voler à cette nuit si froide. Je toussais ; et quelle toux ! mais rien ne se passait et j’étais là, dans cette rue désertique, à demi accroupie, les mains portées au cou, me débattant afin de reprendre ma respiration. Je fus prise de panique quand je compris que j’étais seule face à la mort, sans que personne ne puisse venir me secourir. Peu à peu, la lumière des lampadaires se fit moins distincte ; je me sentis vaciller en arrière, les oreilles bourdonnantes ; les ténèbres m’envahirent et je m’endormis bientôt dans un profond sommeil.


La petite fille aux boucles blondes est assise dans la cour. Les mains croisées près de son pantalon, elle cache sa honte. Ses copains en cercle devant elle la montrent du doigt et rigolent. La petite fille pleure ; son visage est aussi humide que l’est son pantalon. Ses copains rigolent. Elle n’ose se relever, et pourtant, il le faut bien. La maîtresse arrive. Les yeux écarquillés et la main sur la bouche, elle dit aux élèves de s’écarter. Elle s’approche de la fillette. Elle soulève sa mèche blonde pour la mettre derrière son oreille. Elle caresse ses cheveux, et lui murmure : « ce n’est rien. » Elle la prend dans ses bras, et réprimande les enfants qui sautillent près d’elle. Honteuse, la petite fille cache sa tête sous son bras. Elle s’y sent en sûreté.


Je n’avais plus froid. Il me semblait être réveillée, cependant tout était noir alentour. J’entendais des voix, lointaines, indistinctes mais familières. Elles m’appelaient, pourtant j’étais incapable d’y répondre. Puis, de la lumière, enfin. Les paupières closes, je la sentis devenir de plus en plus puissante. J’ouvrai les yeux : je n’étais plus dans cette ville, mais dans un tunnel qui me paraissait interminable ; seule la lumière éblouissante en indiquait la fin.


La jeune fille est assise sur le sable encore tiède de cette journée d’été, contemplant la vaste étendue d’eau marbrée des rayons brillants du soleil. Ses beaux cheveux blonds se soulèvent et virevoltent au rythme du vent ; ce dernier tourne autour d’elle et l’incite à danser avec lui.
Un jeune homme s’approche près de l’adolescente et vient s’asseoir. Impassible, elle porte son regard sur le soleil qui finit son déclin. L’homme se risque à passer son bras autour des épaules de la jeune fille. Les battements de son cœur commencent à s’accélérer. Une étrange chaleur semble s’emparer de son corps. Les membres engourdis, elle veut parler, cependant l’air se bloque dans sa gorge, et elle ne réussit qu’à lâcher une vilaine toux. Ses joues rebondies deviennent aussi rose que le ciel. Aussi, elle détourne la tête. Le jeune homme porte ses doigts sur son visage fin. Résistant d’abord, la fille cède enfin et regarde le beau jeune homme. Il lui vole un baiser. Son premier baiser. Intimidée, et incapable de faire quoi que ce soit, elle laisse son ami poser à nouveau ses lèvres sur les siennes. Leurs langues se rencontrent, se caressent, se chevauchent. C’est son premier baiser.


J’étais envahie par un tourbillon de souvenirs, oubliés depuis bien trop longtemps pour en être supportable ; un flot de sensations, de sentiments et d’images me submergea, et je restais là, seule, sous ce déluge de pensées qui semblait ne jamais s’éterniser. C’est à ce moment que je compris : j’étais morte, ou du moins, en train de mourir. J’avais toujours imaginé la grande faucheuse venir à nous lors de notre départ vers le repos éternel, ses grandes ailes noires nous envahir de leur présence, et puis ensuite, rien, le noir, notre existence anéantie. Pourtant, ici, j’avais l’impression d’exister. Cette lumière était si apaisante, et réchauffait tellement mon cœur et mon âme... Cet endroit me procurait un bien fou, et me donnait un sentiment de sécurité, comme lorsque mon père m’emprisonnait dans ses bras afin de me consoler ; ce sentiment de quiétude absolue, comme coupé du monde, en ayant l’impression que rien ne pouvait nous arriver.
 ......  Pourtant, c’est à ce moment que je pris conscience de ne pas être à ma place. Mon heure n’était pas arrivée, j’en étais certaine. J’avais tellement de choses à découvrir encore, tellement d’expériences à vivre.
Alors, comme si mon vœu venait de s’exaucer, je sentis le tunnel défilé à grande vitesse devant moi ; je m’en éloignais à une vitesse phénoménale. Un bruit assourdissant s’offrit à mes oreilles, puis ce fut le noir.



Je sentis le sol froid et humide sous mon corps étendu sur le sol. Je mis du temps avant de reprendre mes sens et d’ouvrir les yeux. Le monde semblait avoir changé le temps de mon absence. Tout paraissait plus beau. Même la nuit. Elle était belle. Si froide, si insaisissable. Je réussis à me lever, tant bien que mal, j’époussetai mon manteau d’un coup de main, et balayai la route du regard. Il n’y avait personne. Il n’y a jamais eu personne. Seulement moi. Et la nuit. Oui, j’étais en très belle compagnie.
  


Ce qui m'est arrivée cette nuit là, est le genre de chose qui ne peut s’oublier, que l'on préfère garder pour soi de peur d’être prise pour cinglée. C'est le genre de chose qui ne peut nous laisser indifférent, sinon l'enterrer au plus profond de nous, et vivre dans le tourment d'une vie menée par l'incompréhension.
Cette nuit là, j’ai rencontré la mort.

« Modifié: 11 Avril 2011 à 17:58:27 par Hobo »

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Re : La rencontre
« Réponse #1 le: 13 Avril 2011 à 17:46:23 »
Citer
Couscous,
Sympa^^



Citer
Ce qui m'est arrivée cette nuit là,
Arrivé / nuit-là

Citer
est le genre de chose qui ne peut s’oublier,
c’est le genre de chose ?
ça fait vraiment bizarre le « est blablabla », pas très naturel

Citer
C'est le genre de chose qui ne peut nous laisser indifférent, sinon l'enterrer au plus profond de nous, et vivre dans le tourment d'une vie menée par l'incompréhension.
Je ne pige pas le « sinon », entre laisser qqn indifférent et le garder en soi, y’a une belle différence…donc ton « sinon » est agrammatical dans cette phrase
Et « le tourment d’une vie menée par l’incompréhension », ça fait très mélodramatique quand même…

Citer
Cette nuit là, j’ai rencontré celle qui a changé ma vie.
Nuit-là (il y a TOUJOURS un tiret dans ces cas-là)

 
Citer
Assaillie par quelques cristaux de glace qui me transperçaient la peau, je fus contrainte de resserrer un peu plus mon manteau autour de ma taille ;
Tu exagères un poil là quand même… elle n’est pas contrainte, c’est juste une question de bon sens, il fait froid donc je me protège du froid, j’appelle pas ça une contrainte, à moins qu’elle ne soit une pauvre réfugiée perdue dans le pôle Nord

 
Citer
l’air frais mordait profondément mon visage et mon sang semblait coaguler.
Elle saigne ? ou elle pense que le sang qui est en elle coagule ?
J’ai du mal à voir comment on peut venir à  penser que son sang devient solide mais bon pourquoi pas

Citer
Je levai les yeux et j’aperçus un banc solitaire au milieu du parc enneigé. Après m’y être dirigée, je dégageai la poudre blanche d’un geste de la main, et je m’y assis.
Action 1, action 2, action 3… c’est lourd lourd lourd. C’est ça le problème des récits à la première personne, c’est que ça devient que des phrases de type « je + verbe » et où on pense qu’il faut tout décrire. Tu penses pas que ce serait plus simple de dire « Je levai les yeux et j’aperçus un banc solitaire au milieu du parc enneigé. J’allai m’y asseoir » ? ;)
Citer
  Sous mon manteau, je sentis brûler ma peau, agonisante sous la fraîcheur de la nuit.
Légèrement paradoxal quand même… :-¬?

Citer
Pour la première fois cette nuit je pris conscience de ne pas être en sûreté, et il me fallait rentrer chez moi.
Je bugue sur le « et », moi je l’aurais enlevé. Pourquoi tu l’as mis ?

Citer
Pourtant quelque chose me l’interdisait, comme si une force invisible me clouait sur ce banc, me laissant seule face aux ténèbres de la nuit.
Oui bon, ça va, on a compris^^ c’est assez cliché « les ténèbres de la nuit ». Même si oui être tout seul dans le froid sur un banc en pleine nuit, ça doit foutre les pétoches. Mais justement dis-nous que ça fout les pétoches et nous parle pas des « ténèbres de la nuit ».

 
Citer
Quelqu’un m’observait, et le frisson qui me parcourut à ce moment n’était en réalité pas dû au froid glacial qui balayait le parc, mais à l’angoisse d’être épiée dans cet endroit sinistre.
Euh oui… là encore, on est pas idiots, ni elle. Donc on a tous compris que si elle a eu un frisson c’est parce qu’elle a peur. Donc, tu peux enlever^^

Citer
Il n’y avait rien d’autre qu’un enchevêtrement d’arbres entassés dans une obscurité omniprésente, accentuant le noir ténébreux qui embrassait le ciel.
XD, et c’est reparti pour l’hyperbole, tu l’aimes bien cette figure, non ?  :noange:
Nan vraiment on a compris qu’il faisait nuit. Sinon, des arbres entassés ? y’a eu une catastrophe naturelle ?

Citer
J’eus beau regarder autour de moi mais je ne vis rien,
J’eus beau regarder autour de moi, je ne vis rien (pas de « mais » qui tienne, il est déjà compris en quelque sorte dans le « j’eus beau »)

Citer
Je ne sus jamais si ce que je vis provenait de mon imagination engourdie et altérée par le froid,
Bah si elle voit des gens, son imagination, elle est pas engourdie… elle marche à plein régime ! :huhu:
Citer
néanmoins mon cœur s’emballa comme un cheval lancé au galop, menaçant de sortir de ma poitrine.
Un peu déjà-vu toute cette dernière phrase

Citer
  ......   Il me semblait s’approcher de moi,
Il semblait s’approcher de moi

Citer
cependant il était difficile d’en être sûr dans ce noir démesuré qu’offrait la nuit.
Je croyais qu’elle était en vision nyctalope… elle voit qqn dans le noir, mais elle est pas capable d’évaluer une distance… bizarre quand même

Citer
Je déposai mon regard sur la main portée à son visage : je vis le reflet de la lune réfléchir sur l’objet qu’il tenait en main.
On a deux fois « main » et « déposer mon regard », c’est pas vraiment ça, elle est terrifiée, elle « dépose » pas son regard, elle le braque !

 
Citer
...... Je hurlai, et je hurlai tellement fort que j’en fus abasourdie, l’écho de mon cri emprisonné et résonnant quelques secondes encore dans ma tête.
Pas du tout compris la fin de ta phrase et ça me semble agrammatical, il manque un verbe conjugué

Citer
Je pris mes jambes à mon cou, et je courus à perdre haleine sous le regard bienveillant des étoiles.
Bof pour le regard bienveillant des étoiles, enfin on s’en fout et je pense pas que quand tu es en fuite tu te dises que les étoiles te regardent avec bienveillance…

Citer
Je voyais le paysage de la triste ville enveloppé de son manteau blanc défilé devant mes yeux,
Promo sur les adjectifs ?
elle est en fuite, elle a pas le temps ni l’envie de regarder le paysage…

Citer
tandis que mes pieds martelaient le sol glissant à une vitesse fulgurante, si bien que je manquai plusieurs fois de tomber.
Idem, trop d’adjectifs et trop de détails… on a tous dû courir à un moment ou un autre sur terrain glissant, c’est du vécu, abrège ou trouve des formules qui parleront plus à ce vécu

Citer
essayant de rendre l’air que je venais de voler à cette nuit si froide.
Lol (désolée, c’est vraiment tout ce qui m’est venu à l’esprit, vraiment désolée).

Citer
Je fus prise de panique quand je compris que j’étais seule face à la mort,
Elle est déjà en panique…

Citer
La jeune fille est assise sur le sable encore tiède de cette journée d’été, contemplant la vaste étendue d’eau marbrée des rayons brillants du soleil.
Encore un abus d’adjectifs

Citer
Ses joues rebondies deviennent aussi rose que le ciel.
Roses

  Alors. Bon, j’ai pas vraiment accroché. Pour plusieurs raisons : déjà l’intrigue en elle-même ne m’a pas du tout convaincue (je trouve pas que ce soit une rencontre avec la mort et le coup du tunnel, j’ai trouvé ça vraiment de trop, à la limite elle perd connaissance, mais je crois pas qu’on voit un tunnel quand on ne fait que perdre connaissance, c’est juste du noir, du coup sa « mort » je n’y ai pas cru une seule seconde), ensuite il y a vraiment trop d’expressions toutes faites et sans cesse rebattues dans ton texte. C’est dommage, il faut vraiment s’en défaire. Il faut que tu trouves ta manière de le dire, pas besoin d’inventer une langue hein, il faut juste éviter des sortir toujours les mêmes choses qui sont vraiment bateau et dire comment toi tu vois la scène. Il faut que ça vienne de toi, on vit tous les choses par notre propre ressenti, et c’est ça qu’il faut que t’essayes de dégager dans chaque texte que tu fais. Pour que ça nous touche, que ça nous interpelle.
Là, je pense que ton histoire est trop déjà-vu et surtout beaucoup trop longue. Sincèrement il ne se passe rien, tout repose sur l’ambiance or, cette ambiance, et ben elle est aussi déjà-vu, alors que si tu y mets du tien et ben là, ça aura beaucoup plus d’impact. Et puis bon après, les rencontres avec la mort, ça a aussi déjà été fait et sans ce mystérieux tunnel dont il faut que tout le monde parle…
Les souvenirs, surtout le premier, le deuxième est trop mièvre pour moi, sont plus intéressants. Surtout le premier où on sait pas trop pourquoi la gamine pleure, je trouvais ça intrigant.
Voilà, je suis franche, je dis les choses brusquement, j’espère quand même t’aider avec toutes ces remarques, surtout ne te décourage, les débuts, on galère toujours ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : La rencontre
« Réponse #2 le: 13 Avril 2011 à 20:50:04 »
Ca me fait du mal que tu me dises qu'on a l'impression que je n'y mets pas du mien... puisque j'ai déjà vécu un tel moment. & j'y ai mis toute mon âme... tout vient de ma tête, j'ai écrit sans réfléchir.
& ce n'est pas un évanouissement, mais bien une EMI.
Sinon merci pr tes suggestions.

Hors ligne Zacharielle

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Re : La rencontre
« Réponse #3 le: 15 Avril 2011 à 08:05:45 »
Couscous,
ah ah, j'adore !!

Tu ne t'es pas beaucoup embêtée, pour le titre :p

Citer
C'est le genre de chose qui ne peut nous laisser indifférent, sinon l'enterrer au plus profond de nous, et vivre dans le tourment d'une vie menée par l'incompréhension.
je ne comprends pas la syntaxe, après "sinon"

Citer
Assaillie par quelques cristaux de glace
des cristaux de glace ?

Citer
l’air frais
très très frais lol

Citer
Après m’y être dirigée, je dégageai la poudre blanche d’un geste de la main, et je m’y assis.
lol je cherche la logique d'une telle action alors qu'il a l'air de faire -20

Citer
et je fus ensevelie par la pénombre
j'aime bien la formulation

Citer
Le hululement d’un hibou m’arracha un cri de surprise.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH*

Citer
mais à l’angoisse d’être épiée dans cet endroit sinistre.
en même temps, quelle idée de s'assoir et rester dans un endroit aussi glauque !

Citer
J’eus beau regarder autour de moi mais je ne vis rien
tu peux supprimer le "mais"

Citer
 Des yeux luisants m’observaient sans retenue.
je te conseillerais d'enlever "sans retenue", pour plus de punch

Citer
Il me semblait s’approcher de moi, cependant il était difficile d’en être sûr dans ce noir démesuré qu’offrait la nuit.
le "me" est sans doute de trop (on sait qu'on est de son point de vue de narratrice). La suite est un peu pesant "qu'offrait la nuit", reste légère ;)

Citer
et je courus à perdre haleine sous le regard bienveillant des étoiles.
hum, je ne sais pas si c'est très naturel de penser "tiens je cours sous les étoiles" quand on se sent menacée

Citer
défilé
défiler

Citer
et je m’endormis bientôt dans un profond sommeil.
endormie ?? pas perdu connaissance plutôt ?


Citer
Les yeux écarquillés et la main sur la bouche, elle dit aux élèves de s’écarter.
lol la maîtresse pourrait avoir un peu plus de sang-froid

Citer
Ses beaux cheveux blonds se soulèvent et virevoltent au rythme du vent ; ce dernier tourne autour d’elle et l’incite à danser avec lui.
utiliser un démonstratif "ce dernier" par exemple, c'est toujours assez lourd. C'est un réflexe duquel (ahah) j'essaye de me débarrasser aussi, bienvenue au club.

Citer
aussi rose que le ciel.
aussi roses

Citer
C’est à ce moment que je compris : j’étais morte, ou du moins, en train de mourir.
hm le lecteur a compris depuis que tu as évoqué la mort, du coup ça fait un peu lourd cette déclaration. On pourrait s'en passer.

Citer
je sentis le tunnel défilé à grande vitesse devant moi ;
défiler / tu es dans la mode, c'est ça ? ^^

Citer
Tout paraissait plus beau. Même la nuit.
pourquoi la nuit serait pas belle à la base ?

Citer
Oui, j’étais en très belle compagnie.
cool. D'ailleurs tu pourrais finir là-dessus d'ailleurs, parce que ta "chute" n'en est pas une étant donné que tu nous a donné la clé avant la fin ;)
  

*J'aime pas les hiboux


De manière générale, je trouve que tu te débrouilles bien. Tu écris depuis longtemps ? Parce que y'a quand même une maîtrise de la narration, de l'ambiance, c'est chouette :) J'ai bien aimé, même si j'ai trouvé ça un peu long. N'hésite pas à supprimer ce qui n'est pas utile (certaines mentions du froid ou de la nuit), il ne faut pas avoir de pitié ! Par contre, je ne suis pas convaincue par le fait qu'elle s'assoit seule sur un banc dans un parc plongé dans la nuit, c'est pas très crédible. Elle attend quelqu'un ? Elle a un problème de santé et doit s'assoir pour ne pas perdre l'équilibre ? Je ne sais pas, c'est à toi de nous dire. Peut-être pas franco mais le suggérer. Pour que ton personnage gagne en substance. Les souvenirs sont bien, surtout le premier bien que le terme "emprisonnait" m'ait gênée. En somme, ce que je te conseillerais de faire, c'est d'éviter au maximum les répétitions d'ambiance et de travailler un peu plus le "background" de ta narratrice. A mon sens, c'est les personnages qui doivent porter l'ambiance et pas la description du décor.

Ne te décourage pas ! On est tous là pour progresser.
A bientôt :)

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Re : La rencontre
« Réponse #4 le: 15 Avril 2011 à 14:40:08 »
En y réfléchissant, ça fait pas si longtemps que ça. Un an plus ou moins.
Merci pour vos commentaires, je vais essayer de régler certaines choses ; j'essaie de vous mettre la version corriger dans les jours à venir (je vais essayer la semaine prochaine, mais étant donné que je déménage, ma ligne internet risque d'être coupée donc pas d'inquiétudes ^^ )

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Re : La rencontre
« Réponse #5 le: 15 Avril 2011 à 16:37:57 »
Voilà, tout compte fait j'ai essayé de refaire quelque chose de différent. Ce n'est qu'un premier jet, donc toutes les critiques sont les bienvenues.
Le thème reste le même, l'ambiance également. J'ai mis une petite phrase en italique pour aider à la compréhension du texte. Pour ma part je trouve que la fin se déroule un peu vite... En fait, je pense que tout se déroule un peu vite, alors j'accepte avec joie vos suggestions.



Le narrateur souffre d’une maladie respiratoire. D'après les diagnostics du médecin, il ne lui reste que quelques semaines à vivre.

Je rentrai chez moi cette nuit-là, marchant à la lumière des réverbères, le sol verglacé craquant sous mes pas. Je resserrai mon manteau autour de la taille lorsque je fus assaillie par un vent glacial. Souffrante de graves problèmes respiratoires, le froid de ce soir n’arrangea rien. De vilaines toux m’arrachèrent la gorge ; je levai les yeux et je fus agréablement surprise d’apercevoir un banc solitaire au milieu du parc enneigé. Après avoir dégagé la poudre blanche d’un geste de la main, je m’y assis.
 ...... Je restai là pendant quelques minutes, essayant calmer ma respiration et balayant des yeux le parc vide. Les lampadaires s’éteignirent bientôt et je fus ensevelie par la pénombre, avec comme seules sources de lumière le scintillement des étoiles et la lune qui se reflétait sur le tapis de neige. Lentement, je sentis la fatigue m’envahir ; je sombrai bientôt dans un état qui ressemblait à de la somnolence.
    ...... Je fus réveillé par un craquement sourd. Tous les sens en alerte, je me retournai ; je ne vis rien d’autre qu’un enchevêtrement d’arbres amassés dans une totale obscurité. Le bruit se répéta une deuxième fois, puis une troisième, suivie d’une quatrième. Je bondis du siège, tout comme bondit mon cœur dans ma poitrine. Je scrutai les environs, lorsque qu’une silhouette au fond du parc détourna mon regard. Elle s’approchait de moi, doucement mais sûrement. J’espérai un moment qu’elle allait détourner sa trajectoire, mais elle semblait bel et bien venir à ma rencontre. J’étais totalement figée, incapable de faire quoique ce soit ; mon corps m’interdisait tout mouvement en me forçant d’attendre la suite des évènements.
 ...... La silhouette arriva à ma hauteur ; quelle fut la surprise de la voir s’installer sur le banc où j’étais quelques instants plus tôt ! Je braquai aussitôt mon regard vers elle : c’était une personne assez élancée, recouverte d’un long manteau noir ; sa tête encapuchonnée m’empêchait de voir son visage. D’un geste de la main, elle tapota le banc, m’incitant à m’assoir. D’abord réticente, j’obtempérai par la suite. Un étrange sentiment me confirmait que je n’avais rien à craindre, pourtant cette rencontre me laissait dans un état de confusion total ; je m’attendais à tout moment à être agressée. Un râle rauque s’échappa de sa bouche, et se prolongea quelque instants. C’est lorsque je vis l’inconnu tourner sa tête vers la mienne que je compris qu’elle m’avait adressé la parole. Je souris gentiment en  lui indiquant que je n’avais pas compris. Le râle se fit entendre une seconde fois ; cette fois-ci je compris le sens des paroles. Elle me demandait si je n’étais pas trop triste. Croyant avoir à faire avec une personne âgée, je répondais aimablement à ses questions, même si ses propos n’étaient pas toujours tout à fait cohérents.
 ...... Après une dizaine de minutes, un silence s’installa. Je détournai le regard, et sentit aussitôt le sien se fixer sur moi. Je l’entendis me dire qu’il était temps que l’on parte. Lorsque je lui demandai où, elle pointa de son doigt le ciel couvert d’étoiles. Je haussai les épaules, puis lui demandai à mon tour qui elle était. Elle baissa sa capuche. C’était la Mort, et elle venait me chercher.
« Modifié: 15 Avril 2011 à 16:49:25 par Hobo »

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Re : La rencontre
« Réponse #6 le: 15 Avril 2011 à 19:59:46 »
Je reviens juste vite fait sur ta réponse.^^
Tu sais, ce n'est pas parce qu'on raconte quelque chose qui nous est vraiment arrivés qu'on met nos tripes dans le texte ou qu'on l'écrit "bien". Souvent même c'est l'inverse parce que c'est vachement dur d'écrire sur soi. Dans ta première version, y'avait beaucoup de formules clichées, qui ne viennent donc pas de toi.  Du coup, tu as peut-être raconté des choses vraies, mais ta façon de le dire, si tu veux, ce n'était pas de toi qu'elle venait mais d'un tas de formules déjà vues, et dont il est pas facile de toujours se défaire.^^C'est ça que je voulais dire. Il faut trouver tes propres formules^^ Mais ça, ça viendra avec l'entraînement, ne t'en fais pas  ^^


Citer
Le narrateur souffre d’une maladie respiratoire. D'après les diagnostics du médecin, il ne lui reste que quelques semaines à vivre.
C’est dommage de mettre une phrase comme ça pour expliquer le texte, il faut que le lecteur puisse comprendre tout de suite. Et puis ce n’est pas difficile de rajouter une phrase pour préciser qu’il ne reste au narrateur que quelques jours à vivre.^^


Citer
Je resserrai mon manteau autour de la taille lorsque je fus assaillie par un vent glacial.
Est-ce que tu as vraiment besoin de cette phrase ? je veux dire, il faut te concentrer sur les élments importants de ton récit. Il fait froid. Certes, après tout s’il gèle, c’est sûr qu’il fait pas 28 degrés. Ceci dit tu peux quand même insister sur ce froid mais essaye de le faire de manière plus narrée peut-être ?
Je te donne un exemple :
Je rentrai chez moi cette nuit-là, marchant à la lumière des réverbères, le sol verglacé craquant sous mes pas. Il faisait un froid glacial. (ou alors si tu veux introduire une phrase un peu comique, « il devait faire au moins -1000 »).  Dans un frisson, je  resserrai un peu plus mon manteau, ce froid n’allait pas arranger mes problèmes respiratoires.
Ce n’est qu’une proposition, t’en fais ce que tu veux, mais j’essaye de te montrer comment tu pourrais nous dire la même chose sans qu’on ait l’impression que tu accumules divers détails pour dresser un tableau. Pour qu’on ait un peu plus l’impression de quelque chose de fluide^^

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De vilaines toux m’arrachèrent la gorge ; je levai les yeux et je fus agréablement surprise d’apercevoir un banc solitaire au milieu du parc enneigé. Après avoir dégagé la poudre blanche d’un geste de la main, je m’y assis.
Il faut quand même avouer, comme l’a fait remarquer Zach , que c’est assez absurde qu’elle décide d’aller se poser en pleine nuit sur un banc alors qu’elle est en train de se les peler et qu’en plus elle a des problèmes respiratoires !
Donc à ce niveau-là, ton histoire fait pas très crédible. Si tu veux absolument qu’elle aille sur ce banc, t’as qu’à ajouter une motivation. On aime tous les animaux. Hop. Tu nous mets un pauvre chaton/ chat qui miaule près de ce banc, ça attire la fille parce qu’on sait pas résister au miaulement d’un chat et pouf t’as ton banc et c’est crédible.  :P

 .
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..... Je restai là pendant quelques minutes, essayant calmer ma respiration et balayant des yeux le parc vide.
Faudrait peut-être préciser avant qu’elle a des difficultés pour respirer ? je veux dire, au moment où l’action de ton texte commence

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Les lampadaires s’éteignirent bientôt

Cette histoire de lampadaires est étrange quand même. C’est pas censé s’éteindre la nuit ces choses-là.  Alors certes, ça permet d’introduire quelque chose de pas naturel (c’est Dumbledore !!) mais je pense qu’une telle chose ferait baliser n’importe qui. Pourquoi elle a pas les pétoches ta narratrice ?

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Lentement, je sentis la fatigue m’envahir ; je sombrai bientôt dans un état qui ressemblait à de la somnolence.
Là encore cette somnolence est pas vraiment normale. S’il fait froid, on a dû mal à s’endormir normalement, réflexe de survie, donc à moins qu’elle soit imbibée d’alcool…

 
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  ...... je ne vis rien d’autre qu’un enchevêtrement d’arbres amassés dans une totale obscurité.
J’insiste, parce que t’as pas répondu à ma question, c’est quoi cette histoire d’arbres amassés ? je présume en plus qu’on est en pleine ville donc bon…

 
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J’étais totalement figée, incapable de faire quoique ce soit ; mon corps m’interdisait tout mouvement en me forçant d’attendre la suite des évènements.
Après le point-virgule, je pense que tu peux enlever, ça ne fait que répéter ce que tu viens de dire^^

 
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Je braquai aussitôt mon regard vers elle :
Non, tu ne braques pas ton regard sur elle, tu étais déjà en train de la regarder… Donc t’enlèves et tu passes direct à « C’était… » ^^
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pourtant cette rencontre me laissait dans un état de confusion total ; je m’attendais à tout moment à être agressée.
Un peu paradoxal…
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C’est lorsque je vis l’inconnu tourner sa tête vers la mienne que je compris qu’elle m’avait adressé la parole.
Supprime les verbes de vision, c’est hyper lourd. On imagine bien que la narratrice regarde le nouveau venu, ça parait normal. Donc mets direct « L’inconnu tourna la tête »…

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Croyant avoir à faire avec une personne âgée, je répondais aimablement à ses questions, même si ses propos n’étaient pas toujours tout à fait cohérents.
L’imparfait fait bizarre, on a l’impression que ça fait 10 min qu’elles sont en train de parler…

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Je haussai les épaules, puis lui demandai à mon tour qui elle était.
Un peu bizarre ce haussement d’épaules… tu voulais dire quoi en fait ?

Bon, je trouve que c’est un peu mieux sans le coup du tunnel, après une telle rencontre, ça a déjà été fait mais bon tant pis.
Mais du coup, les deux textes changent pas mal, j’aimais bien les souvenirs dans le premier. Peut-être que tu pourrais les garder ?
En tout cas, y’a beaucoup moins de formules clichés donc bravo pour ça ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : La rencontre
« Réponse #7 le: 15 Avril 2011 à 21:50:05 »
Les lampadaires chez moi ils s'éteignent la nuit =)
& les arbres bin... c'est dans un parc, et je les vois tous regrouper, tout serrer entre eux, si bien qu'on ne distingue que du noir entre leur tronc.
Oui les souvenirs j'aurais bien aimé les garder mais... comment les introduire ?
Je remodifie tout ça & vous mets une version corrigée plus tard

Hors ligne Kathya

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Re : La rencontre
« Réponse #8 le: 20 Juin 2011 à 14:32:00 »
L'entrée en matière aurait gagné à être un peu allégée dans le style.

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la lune qui se reflétait sur le tapis de neige
Euh... j'aurais accepté que la neige soit éclairée par un rayon de lune même si c'est scientifiquement pas vrai, mais la lune qui se reflète dans la neige c'est bizarre.  :o

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seule face aux ténèbres de la nuit.
On frôle le pléonasme.  ::)

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Le hululement d’un hibou m’arracha un cri de surprise. Je n’étais plus seule. Quelqu’un m’observait,
Ca parait super logique à la narratrice, mais moi tout ce que ça m'évoque c'est "y a un hibou". Au début j'ai même cru qu'elle était phobique des hiboux pour que ça la mette mal à l'aise à ce point.

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je vis le reflet de la lune réfléchir sur l’objet qu’il tenait en main.
Un reflet qui réfléchit c'est un peu trop.

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Peu à peu, la lumière des lampadaires
Ils étaient pas éteints ?

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Son premier baiser. Intimidée, et incapable de faire quoi que ce soit, elle laisse son ami poser à nouveau ses lèvres sur les siennes. Leurs langues se rencontrent, se caressent, se chevauchent. C’est son premier baiser.
Le deuxième premier c'est le deuxième, techniquement.

Ca m'a aussi étonné que l'extinction des lampadaires la laisse de marbre alors qu'elle flippe pour un hibou.  :D
C'est pas trop mal écrit, mais on a l'impression que tu essayes de dessiner au crayon gras une scène qui aurait besoin de nuance. Y a tellement d'occurrence de lumière et d'obscurité que j'ai changé plusieurs fois de point de vue au cours du texte. Tantôt y a de la lune, des étoiles et de la neige ce qui qu'on le veuille ou non, même en pleine nuit, donne une luminosité très faible, tantôt c'est une obscurité insondable. Bref, faudrait savoir.  ::)

Pour l'autre version, elle est certes plus courte mais franchement trop convenue, surtout avec la phrase d'introduction...
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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