Voilà ! Je profite enfin d’un peu de répit avec le week-end. Et, dans ma chambre de cobaye valétudinaire, je viens poster le dernier volet sur mon triptyque du nez.
Après maints examens, le rapport en ostéopathie a révélé une anomalie de l’os palatin par interpénétration dans les parois des fosses nasales; ce qui expliquerait la croissance inopinée de mon nez. Seul l’acte chirurgical (très pointu) peut enrayer la progression du mal. Je passerai donc au bloc opératoire en fin de semaine prochaine pour l’ablation de mon nez jusqu’à la racine de l’os palatin-fosséonasal (comme ils disent !).
J’ai les pétoches et j’appréhende ce moment sans parler du choc postopératoire.

Comme promis voici donc mon poème :
En écrivant « L’art nez », je porte en moi une utopie car comme l’a écrit Malraux :
-L’art révèle l’homme, lui conquiert sa part d’éternité, le délivre de sa finitude – L’ART NEZ
« Compter six du bon pied,
Rime à se casser le nez ! »
pinokioMon rhino plasticien est formel,
Le nez croît sans brillante façon.
Du droit chemin se fait la belle
Et part en vrille, le polisson !
Si du doigt l’ongle sort sa griffe
De l’os du nez pousse la corne.
Son extrémité se rebiffe
Pointant son arme sans vergogne.
Soit on l’arrache, soit on coupe.
Une fois taillé, sûr il repousse !
Et l’éradiquer il m’en coûte,
Les trous du nez sur la frimousse.
La solution d’une prothèse
C’est échapper au ridicule.
Mais pour le goût, l’odeur: foutaise !
Rien au plaisir, seul dans sa bulle.
ET ?...
ET SI D'U
N PIED DE NEZ
… JE LAISS
AIS TOUT POUSSER ?
AU DIABLE
SES SOUCIS !
VIVRE LE LA
ND ART
PLEINE FACE .
ALORS
NEZ AU VENT, JE
SIGNE !