Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

30 Mai 2026 à 17:17:23
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » nerveusement trop

Auteur Sujet: nerveusement trop  (Lu 1895 fois)

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 174
  • ?
nerveusement trop
« le: 22 Mai 2022 à 12:45:05 »
je m'étonne de ne pas trouver de sujet, j'ai sûrement mal cherché, qui traite spécifiquement des discriminations, et surtout de leur impact, de leurs solutions ; un qui parle de fantaisy, un sur le meud exclusivement, mon matheux sur les minorités & élitisme, ou rien...
à fusionner si jamais, en tant qu'apport relatif à la réflexion ; sinon je veux bien des avis sur ma proposition qu'il me plairait de penser à plusieurs afin de construire qqchose de plus profond que cette intro au sujet, pour qui se sentirait plus que simplement concerné


Note en marchant, je me remémore ce gay métisse et handicapé. Je l'avais trouvé très désagréable, tout en considérant gravement les points de sa stigmatisation, n'osant imaginer à quel point il s'en prenait plein le tronche. Sa frustration, sa colère, bref, son ressentiment, était plus que justifié, et comme pour beaucoup de victimes de la discrimination, son état psychique m'apparaissait indomptable, car rejeté dans des proportions insupportables pour lui. Alors, oui un sourire ouvre les portes des liens sociaux mieux qu'un retroussement nerveux de babine, mais quand c'est trop, c'est 'trop', et les rageux de principe lui ont sûrement écrasé le crâne, fait la morale comme quoi s'il était plus agréable tout irait mieux. Ces hypocrites surfant sur leur ambiance colérique qu'ils disent savoir gérer, ont de la chance de posséder cette maîtrise, ils ne comprennent pas le 'trop' qui empêche certains de sourire sincèrement. Tête sous l'eau, respire donc un bon coup... Quand les chouineurs de rien arrêteront leur comédie, on aura ptetr plus de compréhension, d'empathie, moins de réticence face aux vrais pétages sérieux de câble, plus de confiance face aux débordements émotionnels, ce sera ptetr moins désagréable de se pencher sur la douleur grave de ceux qui n'ont d'autre issue que l'expression corrosive de leurs vrais maux sincères, qu'ils ne peuvent positiver par transvaluation d'un vécu qui accumule hors-limite les coups moraux, face à ceux dont les violences d'expression ne sont qu'un loisir animal. Tuteukalm !
.

Hors ligne lepta

  • Tabellion
  • Messages: 23
Re : nerveusement trop
« Réponse #1 le: 22 Mai 2022 à 17:00:57 »
C'est vrai que c'est compliqué de s'intégrer quand on a des différences.

 Après, selon mon expérience, il faut que les efforts soient fait des deux côtés. Sinon ça ne marchera pas

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 174
  • ?
Re : nerveusement trop
« Réponse #2 le: 22 Mai 2022 à 19:36:15 »
yoyoyo lepta,



plus ou moins d'accord aussi, j'avoue, oui, ceux qui se prennent des marteaux à taupe ont de meilleurs résultats dans l'avancement de leur projet d'entente avec autrui lorsqu'ils font l'effort d'un sourire adressé au marteau, pourtant faux car impossible ne serait-ce qu'à ressentir avant d'oser y exprimer, mais qui fait plaisir à ceux qui en ont des vrais à partager pour profiter d'un retour identique, sans se rendre compte que 'oui ça va' et le mensonge le plus proféré de l'humanité 'altruistement hypocrite ou naïvement inconsciente pour bienveillance', et c'est un effort, pour ces noyés sous la surface perceptible d'un bonheur avéré qu'ils ne connaissent que peu voire pas du tout, que de rester agréables en contexte de leur détresse, en l'occurrence étant de trop, saturée, et dont le dépassement est une ambition trop lointaine et inaccessible, contrairement aux intolérants en face, qui vont s'énerver juste pour suivre le mouvement, escalader la pente des nerfs de l'autre à vif, facilement puisque contrairement à eux, il ne sont pas saturés et restent maîtres de la violence mesurée et sadique de leur réaction ; ces gens là ne savent pas que leur victoire n'est que le contraire d'un digne triomphe de leur personne exécrable ; il y a un seuil je le constate, où on ne peut plus rester maître de soi, où l'incendie intérieur est ingérable, et où si en face ça répond pareil mais de manière maîtrisée et juste mouton pas vraiment honnête, juste suiveur en miroir du ton donné sincèrement depuis lésé, alors la société n'est qu'animalement comme cette anecdote du piège à ours, le caillou pendu badigeonné de miel, qu'un coup de patte lance en balancier au bout de la corde, et au retour de gravité cogneur, à qui le pauvre animal trouve une responsabilité haineuse, méchant caillou, il lui rend la pareille une fois, deux fois, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il finisse KO ; le caillou l'était depuis le début, KO, cet ours est le lambda social face aux 'plaintifs chroniques' qui sont ce caillou destitué de la liberté d'acte et d'émotion que l'ours se vante d'avoir et de savoir partager, mais auquel il manque ptet juste d'un peu de bon-sens pour que tous deux ne finissent pas détruits sur le ring des actes colériques

du coup qmm, justement je soutiens l'inverse dans le réalisme du truc... rares sont les stoïciens détruits qui savent passer outre, et rire de leurs injustices, achevant de mettre leur élan de satisfaction coincée en négatif dans le rouge, satisfaction à échanger en forme de plaisir théâtralisé pour rassurer et conforter les majoritairement heureux souhaitant ou croyant par un altruisme inconsciemment blessant, que c'est une denrée normale et universelle que le bien-être mental, la stabilité de santé émotionnelle, et que des rapprochements idéologiques sur l'égalité font penser que c'est accessible à tous... se disent-ils probablement que si eux-mêmes malgré leurs galères, parviennent à sortir la tête de l'eau, c'est que tout le monde le peut ; erreur ; on peut éternellement ressentir une douleur que personne ni soi-même ne parvient à régler, ou même à juste exprimer, et à partager, à comprendre ; il faut une sacrée dose d'immunité face aux indifférents à l'injustice, d'inconscients au mal d'autrui, et qui le plus souvent s'illusionnent sur leur pseudo-vertu en la situation, pour passer outre le négoce presque perdu d'avance de conseils évasifs mais prétendument évidents et fiables, et comme je le dis ailleurs d'ajd, c'est plus facile quand on n'est pas le premier à vivre une injustice, d'assumer puis de reconstruire ce que la souffrance a fait perdre la raison, et afin de transformer en bonheur la réparation du malheur

y'en a pas beaucoup des Diogène capables de la force de tolérance, de résilience, de sarcasme moralement cool, qu'il illustre par la célèbre anecdote où cet esclave se fout de la gueule du maître en séance de torture ; "ah bah tuwa, je t'avais dit que tu me la péterais, cette jambe lol" ; ajd c'est plutôt "espèce de bourreau, tu m'as cassé mon ongle j'appelle la police je suis une victime et tu vas voir ce que c'est que la domination des victimes !'"

les histoires de double-sens sont de plus en plus à la mode, c'est cool on avance un peu les équilibres, mais qmm, quand on te pète une jambe et qu'on te sort le plus naturellement du monde que tu l'as mérité, que c'est normal, pas grave, et que t'façon c'est moi le maître alors écrase, on a beau être amèrement sarcastique, poliment acerbe, respectueux dans l'échange soumis et dominé, on a des éducations politiques où il faut aller se plaindre, et je trouve ça joue sur la tolérance moyenne sociale ; genre t'appelles la police pour tapage nocturne de ton voisin, et suite à ça il te fait vivre un enfer qui lui est plus mûrement réfléchi pour rester dans la sécurité de la légalité  ; y'a pas que l'initial rejet qui compte pour les concernés, tout vas de pire en pire très souvent et le sourire sincère est de plus en plus loin que ça avance, de plus en plus inaccessible, lui et son lot de portes vers un mieux

m'enfin un autre problème que l'exemple du Diogène traduit bien et qui n'est pas à omettre en origine du pétage de câble indomptable, c'est que ce 'double-sens' n'existe pas quand il n'y a tout bonnement personne en face ; mon bonhomme gay métisse handicapé, j'suis même pas sûr qu'il ait tant d'alter que ça à essayer de rejoindre, personne veut de lui, donc c'est bien gentil de lui dire d'être qmm gentil, y'a un truc con dans le délire ou on peut pas lui reprocher à lui sa stigmatisation, là ça devient vraiment gamin, car il n'est que forcé par son émotivité, de renvoyer ce rejet qu'on lui envoie

comme dit plus haut, ceux qui savent sourire ont leur jauge de bonheur en moyenne dans le vert, mais y'en a où l'aiguille est en dessous du zéro, et ça tant qu'on a pas compris, leur colère désagréable est prise comme le même loisir des petits rageux gâtés qui s'énervent juste comme ça, presque pour le plaisir, par vantardise ou soif de pouvoir, alors que c'est autrement plus sérieux chez l'autre mis à l'écart, mais effacé par cette norme où monter sur ses grands chevaux est l'apanage des profiteurs, qui sans le boulet d'un mal perpétuel, au contraire dans leur équilibre qui leur donne la force de maîtriser leur colère, sont plus souvent légitimes par l'intelligente majorité d'environnement, que le réel problème de ceux contre qui ils prennent un malin plaisir à remuer le couteau dans la plaie par profit de leur faiblesse

mon idée sur un double sens dans ce cas serait non pas dans l'effort de bienveillance ou d'irritation de l'un et de l'autre, mais plutôt dans la réalisation que ces sens ne seront pas de même nature entre le traumatisé de la stigmatisation et celui qui y réagit ; là le gens qui vient se plaindre, si on lui renvoie la balle amère et explosive, qu'il est seul à légitimement ressentir, ok c'est un miroir efficace en tant que reflet, mais totalement contre-productif pour résoudre les problèmes de celui qui a mal, et tout-à-fait efficace pour la reconnaissance du zheureux d'avec ses congénères... ce qui assoie, amplifie le pétage de câble du blessé dont la raison s'effiloche de plus en plus...

dans tout ça j'ai l'impression qu'une comparaison des maux serait subjective, oppressante et concurrentielle, et pourtant, il appartient à chacun je crois, de relativiser sur ses propres problèmes afin de mieux comprendre ceux des autres et agir une réparation mutuelle ; cela passe par l'écoute et le questionnement sur l'affect avéré de l'autre, par une distanciation émotionnelle qui ne soit pas indifférence pour autant

mais tout mon propos ici reste qu'il est aujourd'hui impossible de régler ces noyades tant que subsistent les caprices de doigts de pieds frileux à se plonger sous la même eau ; je ne souhaite pas forcément que lucidité touche ces derniers en leur faisant tester la réelle noyade, mais juste je constate qu'un 'ouh c'est froid' touche plus de personne qu'un 'blbblblbblblblb' ; tout le problème de la stigmatisation en général, je crois



merci de ton intervention !
à+
.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.245 secondes avec 22 requêtes.