Ah, le plaisir des mots ! cette fine pesée de sons et d'émotions logée sous la courbe d'une lettre. N'était-ce pas ainsi qu'on décrivait l'art d'écrire ?
Autant j’aime bien la façon dont tu définies l’art d’écrire, autant je trouve que la question gâche tout. Je vois pas trop son utilité en fait, surtout vu tes lecteurs
Envolés les espoirs de fuir cette lourde solitude, de goûter à ce parfum exotique, à cette élévation vers un pays imaginaire.
Un peu trop déjà-vu comme vision de l’écriture comme échappatoire/ libération ?
Deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin. Je l'avais loupée.
Ça, c’est déjà plus cool !
Je pensais mes mots avant de les écrire et ce n'était jamais bien.
Là, la phrase est un peu planplan, surtourt le « ce n’était jamais bien »
A travers mes lectures j'avais développé un fort sens critique qui se retourna contre moi.
Je bloque sur le « fort », je le trouve un peu trop grandiloquent
C'était alors que je découvris un vieux cahier,
C’est vachement lourd le « c’était alors », surtout que je vois bof de lien logique entre galérer à écrire et trouver un cahier
J'hésitai d'abord, levai timidement ma plume au-dessus de ce monde vertigineux puis inscrivit mes premiers mots.
Quel monde vertigineux ?
J'en eus le cœur retourné.
Euh bof comme phrase ? Enfin, c’est pas très explicite comme émotion.
Peut-être n'était-ce que l'effusion de joie qui me fit imaginer... cette chose. Je ne me posai guère longtemps de questions car le désir devint plus insistant et prit le pas sur mes doutes.
Là, je trouve ça pas très crédible comme attitude, à moins que la narratrice ne soit sous l’emprise d’un sortilège… Y a quand même de quoi douter. Ou du moins se poser des questions, être tout excité, enfin quelque chose de différent de « je m’en fous, j’ai envie d’écrire »
J'avais de minces doigts ;
L’antéposition est lourde, je trouve, enfin on accroche vachement à la lecture
alors qu'il tenait toujours à ce que je ne manquas de rien.
Alors qu’il veillait ?
Manquasse (mais c’est très laid, mdr)
- Qu'y a-t-il ? M'enquis-je.
m’enquis-je
A mesure que le temps passait et que cette passion restait inassouvi, je sentais que quelque chose m'était dérobée.
Inassouvie/ dérobé
Mais au bout, j'avais craqué.
Au bout de quoi ?
C'était un soir où le bois n'était pas assez pour nous réchauffer,
Bug
mes parents et moi. Je grelottais de froid et ma mère appliquait un onguent aux ampoules de mes mains, avec patience et délicatesse.
On applique un onguent SUR qq ch, non ?
Étaient-ce ses réflexions préoccupantes qui grinçaient contre le parquet ?
Quoi ? des réflexions qui grincent ?
tu ne changeras jamais, tu ne mérites pas de vivre. Tu es une tare à ce monde ! Crève, crève, idiote !
Faut peut-être pas exagérer…
Ma mère me prenant par le bras pour m'aider à ranger mes affaires, je réalisai l'horreur de ma situation
En français, tu peux pas écrire ça, faut que ce soit le même sujet dans les deux morceaux de la phrase. Du coup, tu peux mettre « alors que ma mère me prenait le bras pour m’aider à ranger mes affaires, je réalisai… »
Arrivées à ma chambre, ma mère soudain me prit dans ses bras et se mit à pleurer.
La place de ton adverbe me semble douteuse
Ce petit vase à fleurs que j'avais cassé et rafistolée n'était plus qu'un vase.
Rafistolé
Maïwenn, cependant, n'est pas sortie en poète.
Ça veut dire quoi ?
Le maître la regarde avec intrigue.
« Le maître la regarde, intrigué », c’est pas plus naturel ?
Les mages sont souvent sujet à des divagations d'esprit ;
sujets
Bon, dans l’ensemble j’ai vraiment pas suivi si tes différents posts se suivaient ou non, si c’étaient des reprises successives d’une même version (ça n’en a pas du tout l’air), bref, ça m’a laissé assez perplexe.
Au niveau du fond, j’avoue que j’ai pas trop accroché parce que je trouve que ton idée est assez convenue, surtout pour le premier post en fait. Un peu trop grandiloquent aussi. Après, ça parle moins d’écriture, c’est plus différent mais ça m’a pas emballée plus que ça. Peut-être que quand tu auras un peu plus cerné ce que tu veux faire, ça prendra plus forme !