Bonjour, c'est un projet commencé il y a une dizaine d'années sur lequel je me penche de temps en temps.
J'aimerais savoir si ce prologue fonctionne, s'il n'est pas trop court, si les détails se suffisent à eux même, si il donne envi de continuer la lecture, etc.
Bonne lecture.
Prologue
Le désert retient son souffle brûlant, L'Oracle va bientôt parler, la Prophétie se réaliser, les menteurs enfin balayés.
Extrait de la Prophétie de Youcounda
Les tirs ont été précis et suffisants pour faire s'écraser l'aéroscaf . Quelques petites bombes incendiaires ont suffi pour le faire s'embraser. La petite troupe repart en silence rejoindre sa colonie secrète dans le désert, le sentiment du devoir accomplit.
La femme de race Hylienne vient d'être mise au courant de la réussite de l'interception de l'aéroscaf. Elle n'imaginait pas qu'un jour, il y aurait des morts. Ou bien, elle ne voulait pas l'imaginer ? Elle se dit que c'est pour la bonne cause, afin de pouvoir se dédouaner. Mais elle sait qu'elle se fourvoie, qu'il y aura de toute façon des vies brisées, que sa fille et son mari devront eux aussi, subir les conséquences de ce qu'elle vient d’entreprendre. On lui apprend maintenant que les colonies des sables bleu, viennent de faire allégeance à la Prophétie. C'est une très bonne nouvelle, car elles représentent un nombre important d'Écailleux,
la seconde race habitant la planète Terrantia.Des deux races humanoïdes, les Hyliens se sont toujours cru supérieurs aux Écailleux. S'installant en bordure de désert et dans les plaines désertiques, là où l'eau est la plus facile à trouver. Est-ce à cause de leurs fines écailles recouvrant leur corps, les faisant ressembler à une race reptilienne, que les Hyliens n'ont laissé que le désert aux Écailleux pour vivre et survivre ? Ce qui est certain est que ces derniers sont devenu par obligation secrets et farouches, afin de se protéger de tout. Alors que les autres, sont devenu imbus d'eux même, reléguant les Écailleux au rand d'animaux du désert. La femme commence à ressentir le poids de sa responsabilité augmenter sur ses épaules, mais cela la conforte finalement dans sa détermination à aller au bout de sa quête de la vérité. Les mensonges n'ont que trop duré. Il y aura des représailles, les prêtres n'ont pas dit leurs derniers mots, mais les Écailleux sont plein de ressources insoupçonnées. Les Hyliens sont loin de tout savoir sur eux.
– Quand pourrais-je voir L'Oracle ? demande-t-elle.
– Lorsque l'Oracle estimera que le moment est venu, l'impatience est toujours mauvaise conseillère Madame. réponds, en souriant, l'Écailleuse assise à sa droite.
– Vous avez raison Accipiteroculus
1, je n'ai pas votre sagesse. répond la femme, en se demandant si son sourire était compatissant ou ironique.
– Je vous en prie, appelez-moi Oculus, désirez-vous un peu de thé ?
La grotte, dans laquelle elles sont installées est petite mais confortable. Les murs et le plafond sont en pierre brune, le sol de sable blond est si fin qu'il s'incruste partout, c'est pour cela qu'elles sont pieds nu. Un Écailleux garde son entrée à l'extérieur. La femme Hylienne se sent en parfaite sécurité, mais elle sait aussi qu'elle ne pourra plus rejoindre son mari et sa fille, tant que tout ne sera pas fini et elle se sent coupable de les avoir abandonnés.
La nuit est tombée sur le désert encore chaud. Le ciel est bien dégagé et les constellations se déploient en arabesques resplendissantes. Les premières aurores boréales viennent égailler de couleur parfois verte ou rosée l'horizon, où se découpent les dunes de sable. Partout, des colonies d'Écailleux se préparent à affronter l'ignorance d'un monde qui n'est pas ce qu'il croit être. La vérité est souvent source de conflits.
La cité Hylienne est calme, les oiseaux nocturnes patrouillent à la recherche de proies. Perdu dans son sommeil, personne ne se doute encore qu'une civilisation est sur le point de basculer dans quelque chose de plus fort qu'elle.
Dans une chambre, où deux jeunes Hyliennes se sont endormies côte à côte, un silence règne, apaisant, pendant qu'un Hylien quelque part, lutte pour ne pas être pris par ses anciens protecteurs et perdre la vie.
(1) Accipiteroculus est un mot Latin signifiant “scruter” ou bien “faucon”, il est utilisé ici dans le sens de “Celle qui voit tout”.
Félina