Après 8 ans sans venir ici ,je me réveille ce matin des idées plein la tête.
8 ans sans écrire la moindre ligne.
Mon fils a 7 ans et demi, comprendra qui peut

C'est un texte assez personnel qui fait suite à un évènement important de ma vie.
Je n'ai pas pour habitude d'écrire sur moi mais j'ai le sentiment que je dois en passer par là pour écrire à nouveau.
La suite est encore dans ma tête!
Neuro-dégénéréeJE SUIS
Je suis une femme.
Je suis une femme de 40 ans.
Je suis une femme de 40 ans, je suis une femme.
Hier je suis née.
EXPERIENCES
De mes expériences professionnelles, je ne retiens que les échecs, les tentatives ratées.
Les tentatives pour m’intégrer, trouver ma place, les tentatives pour m’installer.
Des emplois par dizaines, des domaines éloignés, 20 ans….
Pas retenue ! Licenciée ! Non renouvelée !
Puis soudain, 7 ans, 7 ans à me faufiler, à passer au travers.
A travers……vous, ils, elles.
Ne sois pas toi, ne sois pas toi-même, tu vas encore tout faire rater.
Retiens ton souffle jusqu’à ce soir.
Ne le dis pas, ne le penses pas trop fort, on pourrait t’entendre.
Trop tard.
Tu commençais pourtant à t’envoler, tu as pensé pouvoir y arriver.
Attrapée en plein envol.
La descente……
Décollage raté !
Tu as tenu 7 ans, 7 ans c’est bien.
De mes expériences amoureuses, je ne retiens que les échecs, les tentatives ratées.
20 ans, 20 ans à suffoquer.
20 ans, entrecoupés du pire et du moins bien.
Ne sois pas toi-même, ne sois pas toi-même.
Vous! Toi qui dors, là, juste à côté !
J’aimerai que tu arrêtes de respirer, il me dérange ton souffle de vie.
Il pénètre mon cerveau et le met dans tous ses états.
Ce n’est pas moi, c’est lui.
Ce n’est pas moi, moi je vais bien.
De ma maternité, je ne peux retenir que les 7 premières années.
Je ne suis plus.
Est-ce que nous sommes moi ?
Pourquoi tu me prends tout ?
J’ai besoin de respirer, j’ai besoin de respirer !
Puis je te rencontre, au détour de ton âge qui avance tranquillement.
Je sais que tu as mal, je le sais, je le vois.
Toi aussi.
Ça ira mieux, tu sais.
Je n’y suis pour rien je crois.
Je sais que c’est dur mais j’aime tellement que tu sois comme ça.
Je t’aime tellement, tu es comme moi.
De mon enfance, je ne retiens que peu de choses.
Pas de tentative ratée, pas de tentative.
Qui étais tu, petite moi ?
Ne te cache plus, je suis là maintenant.
Tu n’es plus seule, nous sommes.
De mes expériences sociales, je ne retiens rien de meilleur.
Sois poli, souris.
Improvise sur la météo, tu verras, ça détend.
Mets ton cerveau en pause.
Ils ne sont pas venus pour ça, ils veulent parler de leurs enfants.
Pas toi ?
Retiens ton souffle jusqu’à cette nuit.
Trop tard, tu as encore pensé trop fort.
Tu les as tous envoyés valser, tu t’es encore fait remarquer.
Tu as tenu 40 ans, 40 ans c’est bien.
De mes amitiés, je ne retiens que les plus vraies.
Celles qui ne cherchent pas.
Ne cherchent pas à raisonner, qui attendent que ça passe.
Qui ne disent pas qu’elles t’avaient prévenue.
Je n’ai pas besoin d’être prévenue.
La mauvaise route, je la prends toujours en connaissance de cause.
Un jour, je ne m’écouterai pas, je prendrai l’autre voie.
Il parait qu’elle est toute droite, qu’on ne s’y égare pas.
Est-ce que quand c’est tout droit, on sait forcément où on va ?
Les amitiés ne le disent pas.
Elles même, elles ne le savent pas.
Elles prennent aussi le chemin tortueux chaque fois qu’elles le peuvent.
Et moi, je ne leur dis pas, que le chemin droit est le meilleur.
Moi non plus, je ne le sais pas, alors, je ne permets pas.
A force de tentatives ratées, force est de constater que 40 ans à essayer, 40 ans, c’est long.
Il ne me va pas bien ce costume de ma vie, il est trop petit, il est serré, j’étouffe.