1869-1951, écrivain français qui a écrit entre autres
Les Caves du Vatican, Les Nourritures terrestres, Les Faux-monnayeurs.Je découvre tout juste, mais pour l'instant ce que j'ai lu, et ce que j'ai aperçu de sa biographie sur wikipédia, me donnent envie d'en savoir plus !
J'ai commencé par
les Nourritures terrestres l'année dernière :

Le narrateur s'adresse à Nathanaël tout au long du livre pour lui donner une sorte d'enseignement, sur comment voir le monde, la vie, etc. Ça donne à penser et c'est surtout très bien écrit, je trouve.
La suite,
Les nouvelles Nourritures, est plus ordonnée dans mon souvenir. Au lieu d'adresses à Nathanaël il y a des passages plus développés sur certaines idées, ou des brèves mettant en scène des personnages sur deux ou trois pages.
Quelques extraits :
« Ne désire jamais, Nathanaël, regoûter les eaux du passé.
Nathanaël, ne cherche pas, dans l’avenir, à retrouver jamais le passé. Saisis de chaque instant la nouveauté irressemblable et ne prépare pas tes joies, ou sache qu’en son lieu préparé te surprendra une joie
autre.
Que n’as-tu donc compris que tout bonheur est de rencontre et se présente à toi, dans chaque instant comme un mendiant sur ta route. Malheur à toi si tu dis que ton bonheur est mort parce que tu n’avais pas rêvé pareil à cela ton bonheur – et que tu ne l’admets que conforme à tes principes et à tes voeux.
Le rêve de demain est une joie, mais la joie de demain en est une autre, et rien heureusement ne ressemble au rêve qu’on s’en était fait ; car c’est
différemment que vaut chaque chose. »
« Nathanaël, à présent, jette mon livre. Emancipe-t’en. Quitte-moi ; maintenant tu m’importunes ; tu me retiens ; l’amour que je me suis surfait pour toi m’occupe trop. Je suis las de feindre d’éduquer quelqu’un. Quand ai-je dit que je te voulais pareil à moi ? C’est parce que tu diffères de moi que je t’aime ; je n’aime en toi que ce qui diffère de moi. Eduquer ! Qui donc éduquerais-je, que moi-même ? Nathanaël, te le dirai-je ? Je me suis interminablement éduqué. Je continue. Je ne m’estime jamais que dans ce que je pourrais faire. »
Et je viens de terminer
Feuillets d'automne. C'est un recueil de préfaces, articles, conférences, extraits. Dit comme ça ça a l'air immonde. Mais finalement j'ai beaucoup aimé.
Toute une première partie parle de souvenirs autobiographiques (j'aime beaucoup ce genre, donc...). Il y a des passages sur Rimbaud, sur Verlaine, sur Montherlant aussi (pour les noms que j'ai retenus). Des réflexions philosophiques. En fait ce que j'ai aimé c'était toute l'époque qui transpirait de ces pages (l'avant et l'après deuxième guerre mondiale, dans les idées ; les voyages de Gide, ...). Voir par ses yeux en fait c'était vachement cool.
Et après je passe aux
Faux-Monnayeurs, mais j'aimerais bien trouver son
Journal aussi.
Voilà ! Quelqu'un lit, a lu, aime ?