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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Coelacanthe

Auteur Sujet: Coelacanthe  (Lu 1770 fois)

Miloslave

  • Invité
Coelacanthe
« le: 23 février 2011 à 19:12:21 »






Respire ce long arôme qui revient vers nous
Celui des épaves, du fer bleu et de l’azur
Des coraux vivants et des étranges ophiures
Qui fleurissent sous les cernes roses des cailloux

Coelacanthe disait en plissant ses longues ailes
« Parfois à l’onde mes larmes se mêlent
Et l’on ne voit pas que je pleure

Quand de ma danse tu admires la langueur
A l’ampoule bizarre des monstres aquatiques
Étoilant l’abîmes de reflets fantastiques
Tes lèvres perdent comme un sourire amoureux

La nuit voile encore la mer d’acier parfois
Une vierge s’éprend du vertige langoureux
Et glissant le long de la houle marine
Achète à Charybde l’horreur blême des baudroies

Dans cette nature étrange à l’ancienne beauté
Se mêle la disgrâce des méduses livides
Qui flânent comme des bouquets de symphorine
Gorgones baveuses à vos bouches putrides

Pend comme un rictus d’immondes déités
Si loin de vos onctueux sourires j’attends
D’un jour revoir vos cœurs dramatiques
Cajoler à nouveau les couleurs du couchant

Que suspendait le crépuscule magnétique »







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Re : Coelacanthe
« Réponse #1 le: 12 mars 2011 à 21:49:14 »
J'aime bien le fait que ce soit de la poésie narrative et qu'on y trouve un peu d'obscurité, mais finalement, pas tant que cela une fois les métaphores élucidées. Après, c'est aussi quelque chose d'intéressant mais d'inabouti, je pense. Si on ne comprend pas du tout de quoi le poème parle, même si j'estime que le rythme, les images et les sonorités sont agréables, cela pose problème.
« Modifié: 13 mars 2011 à 21:56:03 par Ambrena »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

pehache

  • Invité
Re : Coelacanthe
« Réponse #2 le: 24 mars 2011 à 09:05:09 »
De jolis passages et des lourdeurs, rythmiques et lexicales.

 


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