Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tiocfaidh ar là

Auteur Sujet: Tiocfaidh ar là  (Lu 1965 fois)

Rabastan

  • Invité
Tiocfaidh ar là
« le: 21 Février 2011 à 16:04:32 »

Une petite nouvelle comme ça, histoire de poster un premier truc. J'ai essayé d'enlever le plus de fautes possibles, mais je suis loin d'être infaillible alors je m'excuse d'avance (et puis, je compte sur vous pour me les faire remarquer !)
C'est un texte qui parle des Troubles en Irlande du Nord. Enfin, qui en parle de l'intérieur, disons. Le titre signifie "Notre jour viendra", pour ceux qui l'ignorent il s'agit d'un des slogans de l'époque de l'IRA. Je l'ai écris parce que c'est un thème qui me tient à cœur, et parce que je suis amoureux d'"Eureka Street" de McLiam Wilson. (Filez le lire ce bouquin, allez, zou.)


*



   Vent. Froid. Pluie. Une bourrasque me fouette tout entier et je sens mes vêtements détrempés claquer contre ma peau. Derrière moi j'entends Terry renifler et serrer son arme contre lui. Un M-16 ! C'est ce connard qui a eut le M-16 ! Un fusil d'assaut complètement neuf et rutilant. Lui et moi on a tiré à la courte-paille pour savoir qui en hériterait, et j'ai gagné. Mais Terry mesure 1m95 et il a des avants-bras comme ma cuisse, alors il a décidé que c'était lui qui aurait le fusil. Tu parles ! Profiteur ouais.

- Respire pas aussi fort, grogne-t-il en me donnant un coup de pied. Personne rentrera si tu respire comme ça. Chuis certain qu'ils t'entendent de dehors.
- Lâche-moi, abruti, c'est toi qui arrête pas de renifler depuis une demie-heure ! je lui réponds fièrement. Mais non, en fait je ne lui réponds rien et je me contente de tourner à nouveau les yeux vers la grille.

C'est une grille en fer, un genre de portail en fait, qui ferme l'entrée du vieil entrepôt dans lequel moi et Terry on attend depuis des heures maintenant. On domine parfaitement la grille depuis l'étage supérieur en ruine, mais il n'y a plus de toit à cet endroit, la tôle cassée est éparpillée autour de nous et on se prend toute la pluie dans la gueule. Ça pourrait être plus rigolo, mais ça l'est pas. En plus c'est Terry qui a le M-16.

D'ailleurs, il renifle encore. Je sais que c'est pas à cause de la pluie, non, en fait c'est parce qu'il a envie d'une clope. Il se retient comme une bête depuis qu'on est là, et je dois avouer que je ne suis pas beaucoup mieux ; je sens mon paquet de Benson bien au chaud dans la poche de ma veste, et il m'appelle comme si j'étais sa mère. C'est Duncan qui me l'avait donné, avant-hier. Un chouette type, toujours du genre à rendre service. On traînait sur Falls Road après une sale journée ordinaire, même si on avait compté pas moins de trois alertes à la bombe ; il avait bien vu que je lorgnais sur son paquet tout neuf, et sans faire de manières il me l'a tendu tout entier en disant « Tiens, je te le donne si tu veux. » Ouais. Un chouette type, sûr. Il est mort hier soir, sur Church Lane. Une bande de connards protestants avaient tendu une embuscade, et ce crétin de Duncan a sauté dedans les deux pieds joints. Fiuzz, une balle en pleine tête. Ils l'ont pas loupé. J'ai vu ça ce matin, avec Terry, quand on remontait vers les docks. Franchement, vous auriez pas aimé ce spectacle ; il avait saigné comme un porc, il y en avait partout. Sa tête était à moitié explosée mais on reconnaissait quand même son expression ahurie, l'air de se demander ce qui lui arrivait alors que tout ce qu'il voulait c'était aller passer sa soirée tranquillement au pub avec ses potes. C'est Terry qui est allé prévenir la femme de Duncan. Moi, j'ai attendu dehors. Je raffole pas des masses des effusions de larmes, et puis Terry est vachement calé pour ce genre de trucs. Il parle bien, même si au premier abord il ressemble plus à un gorille qu'à un psychologue.

- T'es vraiment certain que c'était ici ? je marmonne en me secouant comme un chien pour chasser l'eau de mon cou. Je me les gèle vraiment maintenant.
- Pose pas tant de questions. C'est ici, point barre. Je vois pas ou ça pourrait être d'autre.
- Ouais, t'as sans doute raison vieux. Mais bon, tu vois, je me disais que peut-être tu t'étais trompé.
   
   D'habitude ça a l'air de l'emmerder profondément dès que j'ouvre la bouche, mais là, c'est pire encore. Il resserre les mains sur le M-16 (le M-16 !) et enfonce le canon dans mon ventre.

- Le type qui nous a renseigné est une source des plus pures qui soient. Ça peut pas être une erreur parce que les gars tiennent ses gosses en otage. Tu piges ? Alors en un mot comme en cent, je vais être clair : ferme ta gueule, Chuckie.

Pour qui est-ce qu'il se prend ? Je déteste quand il m'appelle comme ça. Il donne une petite impulsion contre mon estomac avec son fusil d'assaut pour me foutre les chocottes, et il se détourne à nouveau comme si je n'existait plus.


   « Ferme ta gueule, Chuckie. » est sans doute sa phrase préférée. C'était celle de mon père, aussi. En fait, je crois que « Ta gueule Chuclie » devient une institution quand on a affaire à moi, automatiquement. Plutôt que de me rendre triste, ou énervé, je crois que ça flatte mon égo déjà bien distendu ; il vaut mieux s'entendre répéter « Ta gueule Chuckie » à longueur de journée plutôt que de ne rien entendre du tout. Les types qu'on ignore sont ceux qui ne méritent pas qu'on s'y intéresse, et je sais qu'au fond ce bon vieux Terry m'adore comme si j'étais de sa famille. Enfin, façon de parler, dans son cas. Il faut tout de même savoir qu'il a démolit entièrement son paternel à coup de pelle pendant sa folle jeunesse. Anecdote croustillante, n'est-ce pas ? Ça donne à penser sur cet homme aussi grand que directif. Et directif il l'est, ça vous pouvez me croire. J'admire beaucoup Terry, il est du genre à toujours avoir une idée brillante. Et par les temps qui courent, les idées brillantes, ça vaut son pesant d'or si ça peut vous aider à sortir d'une situation désagréable. Par exemple le mois dernier Terry et moi faisions un petit tour dans le centre, il était environ trois heures du matin et la nuit était glaciale mais nous étions sortis malgré le couvre-feu pour aller récupérer un peu de matériel chez Farag, un de nos fournisseurs. C'est lui qui nous a dégotté le fameux M-16, d'ailleurs, alors qu'ordinairement on hérite surtout des fusils de chasse pourris. Cette fois pourtant, il nous avait promis un vrai arrivage du moyen-orient, une cargaison entière de vraies Kalashnikov ; vous imaginez un peu ? Bref, on cheminait tranquillement Terry et moi quand une bande de quatre ou cinq types nous ont barré le chemin, les mains dans les poches. Le peu que je voyais de leurs visages m'indiquait que je ne les connaissait ni d'Eve ni d'Adam, et à voir l'expression de Terry, il en allait de même pour lui. Je me suis vaguement surpris à espérer qu'ils voulaient simplement nous demander du feu, mais on a raison de me répéter que je suis trop naïf.
Le type du milieu, un blond, a sortit un revolver qu'il a chargé devant nous sans sourciller pendant que ses copains nous dévisageaient. J'ai sentit de la sueur commencer à me couler dans le dos parce qu'il était évidant que ces mecs voulaient nous descendre, mais Terry lui restait affreusement pragmatique et silencieux. Enfin, l'un des zigs a ouvert la bouche :

- On va pas faire d'histoires les mecs, alors réglons-ça vite : z'êtes catholiques ou protestants ?

Terry continuait à tirer tranquillement sur sa clope, sans rien dire. Quand le blond a armé son pistolet qu'il a braqué sur moi avec impatience, j'ai commencé à paniquer ; Terry a du le sentir parce qu'il m'a devancé pour répondre. Faire des histoires n'est vraiment pas dans nos priorités, qu'il a dit. Je me demandais bien ou il voulait en venir, parce que gagner du temps ne nous servirait pas à grand chose. C'est vrai, c'était l'un ou l'autre. Une chance sur deux de se faire percer la tête.

J'hésitais drôlement à répondre. Je savais ce qui allait se passer si on se trompait ; ils auraient été capables de vérifier nos dires en nous faisant réciter une prière avant de nous tuer. Ils sont tordus. La guerre fait ça aux gens ; elle les rend tourmentés, lâches, sadiques, capables de choses qui paraissent résolument absurdes aux yeux de tous ceux qui ne se retrouvent pas embringués dans le dit conflit. Moi je suis en plein dedans, et j'ai la chance d'être un peu moins crétin que la plupart de ces types, mais pourtant face à eux ça n'apporte rien. Parce que quand on nous pointe un flingue sur la tête, c'est pas la question de savoir qui a raison ou qui a tort. Qui est le plus intelligent des deux. Du moins me concernant, parce que mon cerveau tourne au ralentit alors que je me retient de me pisser dessus. Terry, lui, il a l'air OK. Calme, sûr de lui. Il jette son mégot par terre et je le fixe si fort que j'ai l'impression que mes yeux vont se décoller.

- Nous sommes aussi catholiques que vous êtes protestants, les mecs, qu'il dit alors sur le ton de la plaisanterie, et blond hésite. Il a l'air complètement pris de court, et il voit pas ou Terry veut en venir. Le pire, c'est que ses potes réagissent exactement de la même façon. Ils font l'erreur de tous se jauger pour s'interroger du regard. Erreur, parce que Terry en profite pour donner un coup de pied dans la main du blond qui lâche son arme. Je me penche pour la récupérer. Son poids dans ma paume me rassure aussitôt, et je resserre les doigts sur la crosse pour la pointer vers la bande qui nous regardent à présent avec hargne, conscients de la stupidité dont ils ont fait preuve. Pour ma part, je me sens beaucoup mieux.

- Alors, comment ça, fait hein ? Comment ça fait, bande de connards ? Vous voulez qu'on joue à ça ? Très bien ! Alors qu'est-ce que vous êtes, hein ? Cathos, ou protestants ? Répondez ! je gueule en les braquant l'un après l'autre avec le flingue, et le blond me crache dessus alors moi je lui colle une balle dans la jambe.

- MAIS T'ES COMPLÈTEMENT CON ! me gueule Terry et me filant une grosse tape sur la tête, et il m'arrache le flingue des mains pendant que le type se traîne sur le sol en hurlant.


   Bon. La fin est à mettre entre parenthèses, mais c'était pour bien vous montrer que Terry a toujours des idées brillantes. Ce type sait comment faire pour pas se faire planter bêtement comme le pauvre Duncan. Pour cette bonne raison je lui pardonnerai presque le fait de m'avoir pris le M-16, tiens. Moi, Chuck le Magnanime. Chuck le Grand qui tire dans les jambes des gosses. Oh ! Il le méritait, ne le prenez pas en pitié ; soyez bien certains qu'il nous aurait tués sans aucun scrupules si on lui en avait laissé le temps et, à choisir, je préfère sacrifier sa jambe à lui plutôt que ma vie à moi. Quand à cette joyeuse histoire, vous tenez sûrement à en connaître l'issue, alors la voici : l'ironie cosmique voulu que cette bande de traîne-patins soit aussi catholique. Ils étaient cependant loin des typiques enfants de chœur. Amusant, non ? Mais revenons à notre affaire.

Le vent est de plus en plus fort, et ça m'angoisse parce que ça nous empêchera de les entendre arriver. Je me motive en me répétant que nous sommes en position de force. C'est nous qui régnons. C'est vous qui prenez. C'est notre loi et aussi celle du monde comme on s'amuse à nous le répéter sans arrêt. Chaque bombe posée, chaque balle tirée fait autant de dégâts chez ces salauds que nous récoltons de gloire et d'honneurs. Je ne le fais pas pour une cause, je le fais pour LA cause. Je sais que Terry est le genre de types à détenir la vérité ; son calme, sa prestance parlent pour lui et je me dis que s'il est dans le même camp que moi, alors il doit s'agir du camp de la raison. Mais putain, raison ou pas, qu'est-ce qu'il fait froid ! Je suis si trempé qu'on pourrait m'essorer comme une éponge.


Terry me donne alors un coup de coude et me montre quelque chose à droite ; la nuit est complètement noire dehors, mais on aperçoit une minuscule lueur mouvante à travers les tôles en plastique ondulées qui ont été collées là pour remplacer une fenêtre cassée. C'est presque invisible, on ne peut pas le voir en le regardant bien en face. Sûrement un des types qui a allumé sa montre pour vérifier qu'ils étaient bien à l'heure. Je sens un petit sursaut s'emparer de mon système digestif ; de haut en bas mon organisme commence à grésiller sous l'excitation, et je met mon fusil en joue pour viser la grille. Terry fait de même avec son M-16. Je lui jette un regard en coin et, à ma grande surprise, il me le rend. C'est la vie. C'est maintenant.
Ils arrivent.



*

Hors ligne jlm

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Re : Tiocfaidh ar là
« Réponse #1 le: 21 Février 2011 à 16:47:54 »
Salut !

J'aime bien ta petite histoire, et j'aime beaucoup l'Irlande. ça me rappelle une rencontre avec des Irlandais de la région de Cork, un soir, dans un pub près de Fort William en Ecosse. On avait passé la soirée à picoler et à se foutre de la gueule des Tans (les anglais) Halala !
Bref ! Pas mal disais-je donc, mais une petite chôse m'ennuie. C'est l'emploi de la première personne pour la narration, ça ne colle pas avec le style.  je m'explique :

A mon avis, si tu veux utiliser le "je", il faut faire des phrases plus courtes, moins détaillées, pour rester dans l'instant, dans l'urgence.
par exemple cette phrase :
Citer
C'est ce connard qui a eut le M-16 ! Un fusil d'assaut complètement neuf et rutilant. Lui et moi on a tiré à la courte-paille pour savoir qui en hériterait, et j'ai gagné. Mais Terry mesure 1m95 et il a des avants-bras comme ma cuisse, alors il a décidé que c'était lui qui aurait le fusil. Tu parles ! Profiteur ouais.
si tu veux conserver le "je" contente-toi juste de : "C'est ce connard qui a eut le M-16 !"
Sinon, passe à la troisième personne mais dans ce cas là, il faut changer le temps, comme un récit à postériori.

Autre exemple :
Citer
D'ailleurs, il renifle encore. Je sais que c'est pas à cause de la pluie, non, en fait c'est parce qu'il a envie d'une clope. Il se retient comme une bête depuis qu'on est là, et je dois avouer que je ne suis pas beaucoup mieux ; je sens mon paquet de Benson bien au chaud dans la poche de ma veste, et il m'appelle comme si j'étais sa mère.
Si tu veux rester dans le "Je", écris plutôt : Il renifle encore. Ce n’est pas à cause de la pluie, non, il a vraiment envie d'une clope. Il se retient comme une bête, et je ne suis pas beaucoup mieux ; je sens mon paquet de Benson bien au chaud dans la poche de ma veste, et il m'appelle comme si j'étais sa mère.

Tu vois ce que je veux dire ?  ;)
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

Verasoie

  • Invité
Re : Tiocfaidh ar là
« Réponse #2 le: 21 Février 2011 à 21:19:12 »
Citer
Personne rentrera si tu respire comme ça

respires

Citer
- Lâche-moi, abruti, c'est toi qui arrête pas de renifler depuis une demie-heure ! je lui réponds fièrement.

arrêtes (attention à la deuxième personne, qui prend un s ^ ^), demi-heure

Citer
En fait, je crois que « Ta gueule Chuclie »

Chuckie

Citer
devient une institution quand on a affaire à moi, automatiquement.

j'enlèverais "automatiquement". Ça a plus d'impact si on arrête la phrase après "moi" je trouve.

Citer
il nous avait promis un vrai arrivage du moyen-orient,

Moyen-Orient

Citer
Bref, on cheminait tranquillement Terry et moi quand une bande de quatre ou cinq types nous ont barré le chemin,

"une bande de quatre ou cinq types nous a barré le chemin" ou "quatre ou cinq types nous ont barré le chemin" ^ ^

Citer
J'ai sentit de la sueur commencer à me couler dans le dos parce qu'il était évidant que ces mecs voulaient nous descendre,

évident

Citer
Terry a du le sentir parce qu'il m'a devancé pour répondre.



Citer
Je me demandais bien ou il voulait en venir,



Citer
Du moins me concernant, parce que mon cerveau tourne au ralentit alors que je me retient de me pisser dessus.

ralenti

Citer
et je resserre les doigts sur la crosse pour la pointer vers la bande qui nous regardent à présent avec hargne, conscients de la stupidité dont ils ont fait preuve.

pareil que tout à l'heure : si le sujet est "la bande", on a "qui nous regarde" et "consciente de la stupidité dont elle a fait preuve". Comme ça fait bizarre pour la dernière partie de la phrase, je te suggère soit de faire deux phrases, soit de dire "pour la pointer vers les types" ou autre.

J'aime bien Terry, et le coup de "bon, la fin est à mettre entre parenthèses" mdr.

Je suis pas d'accord avec jlm, la première personne m'a pas embêtée. Le style se cherche encore un peu je trouve mais franchement j'ai bien aimé, j'ai bien aimé les anecdotes du personnage (anecdote du paquet de clopes, du passé de Terry, d'annoncer la mort de Duncan à sa femme...).

Juste par curiosité parce que je connais pas très bien le contexte historique (enfin juste assez pour savoir "protestants VS catholiques", et qu'encore aujourd'hui le week-end de juillet qui correspond à une fête protestante fait fuir tout le monde de Belfast parce que c'est très tendu). Ça se passait à quelle époque exactement ?

Hors ligne Milora

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Re : Tiocfaidh ar là
« Réponse #3 le: 22 Février 2011 à 11:05:03 »
Dans le détail :
Citer
C'est ce connard qui a eut le M-16 !
a eu (c'est du passé-composé)

Citer
c'est toi qui arrête pas de renifler
je crois qu'il faut un s à arrêtes (parce que c'est la 2ème personne, même si y a la structure en "qui")

Citer
Mais non, en fait je ne lui réponds rien et je me contente de tourner à nouveau les yeux vers la grille.
Je pense qu'il faut revenir à la ligne, sinon c'est que ça fait partie du dialogue (ce qui n'est pas le cas, là)

Citer
comme si je n'existait plus
existais

Citer
Ta gueule Chuclie
faute de frappe ?

Citer
qu'il a démolit entièrement son paternel
démoli

Citer
moyen-orient
majuscules

Citer
J'ai sentit
senti

Citer
évidant
évident

Citer
mais Terry lui restait affreusement pragmatique
Terry, lui, ... (sinon on comprend pas, sans les virgules)

Citer
ils auraient été capables de vérifier nos dires
"nos dires", c'est trop soutenu comme registre de langue, par rapport au reste du texte

Citer
dans le dit conflit
ledit. Mais pareil, "ledit" ça fait trop soutenu par rapport au reste.

Citer
tourne au ralentit
ralenti

Citer
je me retient
retiens

Citer
Nous sommes aussi catholiques que vous êtes protestants, les mecs
"nous sommes" ça fait vraiment trop soutenu pour le texte, d'autant qu'on est dans un dialogue et que personne ne dit spontanément "nous sommes", alors encore moins avec "les mecs" à la fin ! ;)

Citer
et blond hésite
"le" en fuite

Citer
voit pas ou Terry veut en venir
où. Et puis pour cette phrase, retour à la ligne. (c'est plus du dialogue)

Citer
Ils font l'erreur de tous se jauger pour s'interroger du regard.
C'est lourd, et puis je vois pas trop ce que ça veut dire  :-X


Citer
la bande qui nous regardent
regarde (c'est "la bande" le sujet ; donc singulier)

Citer
conscients de la stupidité
C'est sûr que ça fait bizarre à l'oreille, mais grammaticalement il faudrait mettre "consciente" (c'est toujours la bande, le sujet) ; ou sinon, changer.

Citer
comment ça, fait hein ?
la virgule s'est trompée de place ;)


Citer
sans aucun scrupules
Si y en a aucun y a pas de s  ;)

Citer
Quand à cette joyeuse histoire
Quant à

Citer
l'ironie cosmique voulu que cette bande
soit voulut soit a voulu (je penche pour ce passé-composé, vu le temps du texte)

Citer
et je met mon fusil en joue
mets


Avis global, maintenant :
Bon, déjà, les très nombreuses fautes rendent vraiment la lecture pénible ; c'est tout bête, il suffit de les enlever et ça passera vraiment mieux ! J'en ai peut-être manqué, et désolée pour les doublons avec le relevé de Verasoie.
Sinon, pour le texte à proprement parler... il se lit bien, les deux personnages sont bien campés (autant Terry que le narrateur qui se croit intelligent mais n'est qu'une petite frappe ; du moins c'est l'impression qui en ressort, hein). Mais je trouve qu'il manque quelque chose. Le pourquoi du comment ils se retrouvent en planque pour attaquer les autres, par exemple. ça fait un peu... inabouti, j'ai trouvé.
En plus, pour ce que j'en sais, la cause irlandaise, c'était plus qu'une simple histoire catholiques VS protestants, y avait l'aspect nationaliste irlandais aussi, non ? J'aurais tendance à le mettre en avance, presque plus que l'aspect strictement religieux...
Du coup ça manquait un peu de "détails à la sauce du contexte" ; je veux dire que ça pourrait se passer presque n'importe où ton histoire. Je suis pas sûre que j'aurais compris que c'est l'Irlande, sans ton introduction. C'est dommage ; mais ça pourrait se corriger assez facilement, je trouve !

Citation de: jlm
Tu vois ce que je veux dire ?
Euh, j'avoue que moi je vois pas trop, et je comprends pas ce que tu n'aimes pas dans les tournures que tu as relevées  :-[
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zacharielle

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    • au bord du littéral
Re : Tiocfaidh ar là
« Réponse #4 le: 22 Février 2011 à 16:27:58 »
Citer
Un fusil d'assaut complètement neuf et rutilant.
soit rutilant soit complètement neuf, mais pas les deux, c’est un peu lourd :)

Citer
Mais Terry mesure 1m95 et il a des avants-bras comme ma cuisse, alors il a décidé que c'était lui qui aurait le fusil.
ah ah

Citer
Il parle bien, même si au premier abord il ressemble plus à un gorille qu'à un psychologue.
comme tu as déjà signalé la carrure spéciale du personnage, c’est peut-être pas la peine d’insister, tu pourrais te contenter de quelque chose de plus neutre et laisser le lecteur faire le parallèle tout seul (genre « même si au premier abord il en a pas trop l’air »)

Citer
En fait, je crois que « Ta gueule Chuclie » devient une institution quand on a affaire à moi, automatiquement.
cool (la formulation)

Citer
Anecdote croustillante, n'est-ce pas ?
cette phrase est un peu cheveu sur la soupe

 
Citer
Par exemple le mois dernier Terry et moi faisions un petit tour dans le centre, il était environ trois heures du matin et la nuit était glaciale mais nous étions sortis malgré le couvre-feu pour aller récupérer un peu de matériel chez Farag, un de nos fournisseurs.
alerte à la phrase trop longue !

 
Citer
Je me suis vaguement surpris à espérer qu'ils voulaient simplement nous demander du feu, mais on a raison de me répéter que je suis trop naïf.
j’aime bien

Citer
l'ironie cosmique
cosmique ?!!

L’"anecdote" (je mets des guillemets parce que y'a quand même des revolvers sortis x)) est pas mal mais si elle sert juste à illustrer le caractère de Terry je la trouve trop peu intégrée au reste du texte.

Citer
C'est la vie. C'est maintenant.
Ils arrivent.
j’aime bien ce rythme


Les deux personnages sont bien dessinés pour un texte court, ils ont de la consistance ce qui était déjà très bien. J’aime bien le langage du narrateur et je pense que tu as bien fait de choisir la première personne. Mais ce qui me gêne c’est un peu que le conflit est un peu présenté schématiquement ? Ou alors, plutôt : on ne comprend pas trop dans quelle mesure ils sont impliqués (ils ont l’air de l’être pas mal mais le narrateur n’en parle pas beaucoup alors c’est dur de savoir). Tu pourrais donner peut-être un peu plus de background pour qu’on comprenne mieux leur attente et l’attaque à venir ? Tu as une bonne base en tous cas !

Hors ligne Kathya

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Re : Tiocfaidh ar là
« Réponse #5 le: 04 Mai 2011 à 17:45:20 »
J'ai bien aimé le texte en lui-même, et ça ne m'a pas choqué que le personnage ne saisisse pas tous les enjeux du conflit, étant donné qu'il a pas l'air bien vieux. Les personnages sont bien campés, ainsi que l'ambiance et l'attente, j'ai pas trouvé le style lourd, juste quelques phrases qui pourraient être mieux tournées.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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