Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Août 2026 à 20:00:57
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » monteciel - 5k

Auteur Sujet: monteciel - 5k  (Lu 1014 fois)

En ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 180
  • ?
monteciel - 5k
« le: 11 Janvier 2022 à 03:12:50 »
le récit donc, d'un système divin
tel qu'incarné par une pichenette
l'inspiration au gré d'un filin
de se dérouler il s'arrête
lorsque se profile une fin
qui paraisse honnête

monteciel
#mémoire d'un journal limbique #théogonie #déréalisation #mystix
l'exercice à grmbl, pour moi
était ici de revenir sur une idée
d'entrainer mes souvenirs
à exister ; toute une aventure balistique
hors one-shots
il a fallu s'accrocher !





.
89 - dernier paroxysmique

"- il ! ah ma tête ! il me force à vous dire ! haa ! j'ai mal ! il m'a fait m'encorder sur cette falaise, je l'ai trouvé et ah ! ha ! mon coeur ! regardez-le par les yeux du drone, c'est lui qui force les choses ! regardez ! il me mangera le foie, il picore ah ! ha ! j'ai mal ! moi ! cher peuple maudit, le phénix m'attendait sur le mont, il est là c'est bien lui, ne croyez pas les doutes et les effets, je ah ! il me picore, je ne tiens plus seul lui possède mes cordes vocales, mon souffle et mes mâchoires, je ah ! ha ! ne suis plus ah ! ha ! aaaaah ! mouahahahaaa vous m'entendez humains ? c'est moi l'un des uniques, c'est moi l'immortel et la vie, la vie éternelle ! le phénix fuzi, pour vous servir, l'inconcevable, sur un plateau de sang, savez-vous que le néant nouveau, celui qui vous effraie tant depuis qu'il aspire tout, ce gouffre est l'autre unique, à ma suite il vous taira tous, tous, si vous ne parvenez pas à relever le défi de la vie, l'existence dans sa quintessence effervescente, voudrez-vous mourir pour exister ? je vous sais prêts, incarnations mortelles, je vous sais prêts à jouer avec moi... ah ! ha ! au secours ! son bec ! ma cage thoracique n'aura bientôt plus assez de cohérence pour me faire respirer, il me bouffe les entrailles bordel ! je suffoque, je convulse, aidez-moi, oh tu vas mourir ne t'inquiète pas !"
Les écrans sont repris par le contrôle du média mondial, dictatorial, du pauvre empereur dont le peuple vient d'assister à la mise à mort, par le phénix ; le fameux. Personne durant les premières secondes, ne perd son attention dans les filets de sécurité de l'information. Tous flottent dans leur incrédulité béate. Ce qu'ils viennent de voir dépasse leur capacité à digérer intellectuellement, comme ça, moralement et avec une émotion tenue qui non, là, déborde. Ce processus psychique est connu des services d'urgence, et le déroulé du programme télévisé qui reprend l'antenne, se veut immersif à l'optimale. Un peu de musique, une voix, des bruits, tout est calculé par l'équipe de gestion des esprits pour qu'au mieux en dix secondes, la moitié de la population soit à nouveau dans les rails de la télé. Eux et les autres, en l'instant, digèrent donc par l'âme, le scandale surnaturel qui clôt de manière abrupte la quête du mégalomane politique par-delà l'apocalypse, cet homme dont les investigations dévoilèrent les quelques faces de la fin du monde, celle où la faille était apparue en ce nom, gouffre du néant, et qui aspirait petit-à-petit, toute la planète humaine sans qu'aucun artifice ne la rebouche. D'un tremblement de terre, le mont fuzi à l'infinie démesure de hauteur, avait surgi des terres, et alors qu'une voix divine annonçait qu'en son sommet planait le phénix, la politique humaine avait essuyé une tempête, un coup renversant par, ce qu'ils finirent par appeler un sorcier. En réalité touché par un hasard inévitable, le sorcier l'était devenu par son approche des reliques. C'est lui qui, sans qu'on ne sache trop pourquoi ou comment, avait convaincu les sphères de plus en plus larges de son entourage, de ceux qu'il y avait autour, pour finir par un tout-le-monde presque exhaustif. Les reliques, il y en avait des chiffres à formuler, il fallait les chercher, elles, disséminées par apparition simultanée, sur la planète. Réunissant de celles-ci une grosse majorité des quatre-vingts neuf légionnaires, les âmes dénombrées de l'au-delà, il s'était servi de leur dévouement pour jouer avec la magie nouvellement née sur la planète, et donc ainsi qu'il l'expliqua afin de trôner, que des pièces divines s'étaient incarnées en des choses à trouver, choses donnant à leurs possesseurs des pouvoirs spécifiques. Ce qu'il ne saura jamais plus expliquer, c'est le pourquoi, la raison : un coup du sort divin semblait trop pessimiste pour envisager l'avenir. Et pourtant de cet homme, l'avenir fut ensanglanté, et mortellement douloureux. Le phénix existait probablement plus dans les certitudes des services de surveillance et de diffusion, impuissants à la seconde où les écrans affichèrent, piratés, les images du supplice, que dans les esprits douteux de la population, qui bien évidemment envisagea un énième montage mensonger, de la part du régime étrangement modifié par renversement, celui dont l'empereur maniait les légionnaires, où la magie était apparue après des siècles de stagnation scientifique, oui là...


.
55 - tranché ferme

"- j'ai pondu un œuf et sa coquille brisée, en puzzle s'est éparpillée, aux quatre coins du globe, c'est à vous, de les retrouver, de le reconstituer, car sur les nervures de son marbre, taillé en la pureté d'une quadrature exacte, est planifiée la cartographie de vos rêves, ces reliques que vous chercherez, accumulerez, userez au crédit de la boîte, pandore vous fait vivre la mort, vous injecte l'obscur pour drainer vos ambitions, et ainsi commencer, pour vous cette quête vitale, pour moi ce jeu de pantins, vous êtes mes artifices, vous aurez à situer l'espace, et aux points indiqués sur le globe, vous trouverez ce qui est à chercher, la puissance, la folie, la fin et la sortie !"
Le phénix par ces mots, alpagua les esprits, les âmes le perçurent alors qu'il s'immisçait en chacun, et le message fut transmis. Une violente vision, à laquelle nul n'échappa, promettant l'anxiété à venir de ce stade avancé de l'apocalypse. En juge dernier, l'oiseau de feu planait au mont fuzi, il ne se posait que pour s'embraser, et alors renaissait, avant de s'envoler. A nouveau une oppression, que l'humanité prenait de plein fouet, celui d'une irraison face au commun de la réalité. Nul, non, n'avait autant rêvé de magie qu'avant que celle-ci n'arrive. Un stade, comme ajusté par ajout de modalités. Le surnaturel s'était inséré lorsque béante, la faille du gouffre du néant avait commencé à aspirer les choses, comme dans un vortex qui tournait, couleur miroir, en une spirale inéluctable perdue en territoire polaire. Les humains s'étaient approchés, parfois trop et s'étaient fait aspirer, parfois juste assez pour qu'une fois alertée, la société entamât une crise d'urgence, avant de sombrer dans la décohésion la plus totale... C'est à ce moment court, cet épisode instable, qu'un dictateur au nom secret avait inscrit dans les livres, le début de l'ère divine. La magie débordant, les reliques en trophées, le pouvoir à la clé : plus rien ne limiterait la déraison de l'humanité vers sa passion infinie, nous y étions enfin, à cette lente démesure de nos âmes qui promettait notre élévation ; l'humain idéal, celui qui toucherait les étoiles, celui qui chatouillerait les divines molécules afin qu'en pleine fusion métaphysique, celles-ci s'excitent à la hausse, se déterminent à entrer dans notre monde, depuis l'au-delà. Un certain mysticisme était donc ce qui répondait le mieux à l'exigence d'un constat de réalité. Tout ce qui était le plus évident, c'était que la magie suintait de telle sorte que la science n'expliquait plus rien, et que les lois fondamentales pouvaient être bafouées sous réserve d'avoir la clé. La relique.
"- l'arc-en-ciel brillera lorsque les cinquante-cinq couleurs de mes plumes enflammées, seront rassemblées au prisme qu'en soleil, j'illuminerai par-delà la pluie sur une âme pénitente, sacrifiée, glorifiée jusqu'à ce que tombe le soir de l'humanité ; elle seule saura quel goût possède le vide ; la pleine et éclatante lumière habillera son aura, et plus rien n'aura de sens pour elle ; sinon que tout est sens, que tout, éternel, n'est que la reproduction libre d'un reflet du monde... je phénix, vous surveille au-dessus du chemin que je vous ai tracé, c'est pour votre sécurité, pour mon propre plaisir à vous voir me tenter, m'essayer, me découvrir ; vous qui avez la chance de parcourir ce que je vous ai créé, face à moi l'insensible, jusqu'à l'autre avaleur, profitez de vos souffrances tant qu'elles vous définissent ! elles vous sculptent, elles façonnent vos forces, et ce vous seuls pouvez vous en vanter, devant moi qui suis tout, qui ne suis rien, qui déserte la peur de mourir parce que je renais, je sais, quel goût a le sang, et pourtant je ne palpite que de l'au-delà, sans substance et pourtant en toute, sans présence si ce n'est partout, sans preuve, car elles sont au doute, ce que seuls, donc, vous, pouvez de liberté incarnée, prévoir depuis ce que je vous sers, moi phénix, divin modélisé par vos croyances infusées, le laquais de l'existence, qui apporte sur un plateau, ce sang maintes fois coulé, vous le craignez mais je vous jure, c'est ce qui fait que je vous jalouse, et pourquoi ma haine se déverse en douleurs, vous seuls les ressentez, quelle chance que de vivre de sa mort, moi je n'existe que parce que je n'existe pas, tout autant que quiconque m'imagine me construit, et que personne ne me connait. Les couleurs de mes plumes, que vos yeux admirent pour rien. Rien d'autre que mes flammes..."


.
34 - sur un horizon

"- les fluides ne sont pas immortels, ils se font aspirer, eux également... attrapez-les avant qu'il ne soit trop tard, prenez ce qui vous semble adapté, une outre percée, une passoire à grumeaux, un filet de papillon, que sais-je, un chalutier démentiel, un ballon de glace ou même, une baignoire de mathématicien ; il vous faudra tout un attirail oui, afin de maîtriser les fluides, sachez qu'en essences primordiales, ils incarnent les manières de couler, sereinement, jusqu'au fond de l'océan, le cauchemar en toile de vie, le rêve qu'on poursuit, ou du moins moi à travers vous, car lorsque vous êtes submergés, je m'en veux et ne peux m'empêcher, de vous relever, vous qui un jour vous coucherez, pour un toujours que je ne connais que par coeur, que par être, c'est mon petit malheur de ne jamais l'être, cette erreur, imparfaite, et c'est pourquoi mes larmes, au nombre de trente-quatre, se font aspirer par le gouffre du néant, le vortex qui m'est alter, détruisant tout ce que moi je crée, vous, notamment ; les fluides ne sont pas immortels, mes larmes coulent comme vos rivières, sachez les écluser, pour m'excuser, de vous avoir fait à l'image d'une douleur à soigner, d'un problème à régler, d'une vie à remplir, juste pour bégayer, ce que je transpire, la réalité, vous y êtes incarnés, je ne vous cerne qu'en la mince pellicule de moi que vous êtes, chacun, comme personne, et les gouttes de mes yeux, celles d'un dieu au bec orangé, aux ailes de feu, je pleure car je ne suis que dieu, incarné, depuis peu, depuis oui, que, vous avez décidé de vous échapper de ma boîte, ma si belle boîte..."
Que signifiaient ces mots d'âmes partagées dans l'interconnectivité ? Le phénix du mont fuzi promettait maints affronts à la morale du ciel, moults insultes à la quiétude humaine, comme une pluie de fléaux de mots, échappés depuis que le vortex se servait pour engloutir, dans la réalité de la planète, et que plus aucune tristesse de quiconque, ne serait de taille face à la suivante. Un coup de tonnerre, et des trombes précipitées. Les reliques telles que les larmes du phénix, les fluides primordiaux, firent l'objet en premier lieu de la résolution de l'énigme qui les caractérisait. Comment trouver des larmes de phénix ? Quel outil congédié de la raison par formulation troublante, était réellement le bon ; tout ce, afin de trouver ces fluides dont on ne savait rien au final, sinon ce que la métaphore étrange émanait de l'oiseau, oui il en avait assez dit pour qu'émulsion humaine cherche, mais bien trop peu pour que quelque sens se fasse ; non. Plus rien, à la suprématie de la magie, l'ère serait à l'explosion de ce pas-tout-à-fait qu'il inoculait avec malice, lui divin ailé, soulevant assez d'intérêt pour garder, assez peu pour que tire, cette humanité alors agglomérée, vers une réalisation par effort, par douleur, par crainte et fatalité... C'est tout-du-moins ce qu'on s'effraya à penser, et les flammes de l'oiseau parurent comme venues de l'enfer, par la mort et la destruction, par l'amertume de ce qu'il ne lui était pas permis de qualifier d'intention, lui qui tout, rien, et au-delà, ne faisait que s'amuser des ficelles à son monde, lui le démiurge manipulateur aux gants lacérés par le lien, à la réalité, la sienne, le tout mélangé.
"- je ne suis que cette goutte à l'horizon"
Et de pleurer les orphelins, de morfondre les résignés, de soupires tous suffoquent, certains jusqu'à la mort, et alors... Un nouveau jour nait, de braises l'oiseau respire, pendant qu'en vase de fond, l'un recueille une plainte, l'autre un gémissement, parfois assiste-t-on à une exécution, imagine-t-on une dépression ; et lorsque d'un souffle d'âme, ceux qui tiennent encore debout ont la force de survivre à d'autres, c'est à ce moment là que le phénix pleure, vraiment, du haut de son aire où nul ne le surprendra jamais, à verser ces gouttes, disparues aussitôt alors qu'elles noyaient un chagrin, et rayonnaient par le soleil du matin, les sourcils tristes sur le teint du réveil, de ceux qui survivraient à la journée ; une flamme éternelle leur aurait gratifié, du sceau du destin, pour que jusqu'à l'un soir, ceci ait un sens, particulier.


.
21 - clôture nulle

"- une petite partie ? je distribue ; chacun une carte, et je vous dévoile votre avenir, à vous, à tous ceux qui tenteraient, de tirer du jeu ce que je m'aveugle de vous consentir, seuls, possesseurs, des atouts et de leur souvenir, moi je me dissous, je ne sais me tenir, en forme solide non, je préfère planer dans ma stratosphère que lourder d'expérience, toute liberté contre toute-puissance étant de ce ressort à la matérialisation ; n'étant pour moi que le revers de votre médaille, vous, vous, n'êtes que ce qui est pire que moi, et c'est cette imperfection qui me rend fier de moi, qui me rend fier de vous, si tant est qu'une telle disposition d'esprit me soit octroyée depuis votre religion, je phénix, ne suis que pour votre dévotion, à la quête de ce que je vous cache et vous cacherai toujours, jamais, ce pourquoi un détour, dans l'univers, pour passer de moi à moi, de la mort après la vie, de la vie après ce que jamais vous ne nommez, l'avant causal que vous questionnez encore à présent, et dès maintenant, je vous ordonne d'y penser, de choisir oui, de décider, comment par quel mot, vous soumettrez-vous à l'idée, que s'il y a un après votre vie, il y a aussi un avant, pour vous, pour tous, tous les vivants... alors au nombre de vingt-et-un, les atouts se trient, ils reflètent un panel de gris, des numéros seulement ? vous le saurez quand sera décidée la combinaison, si spécifique et singulière, que vous allez décrocher depuis l'absolu, et faire trôner comme elle sera le vrai, l'advenu, le découpé depuis toile de fond, le déterminé par votre ambition..."
Des moyens de positiver. C'est ce qu'annonçaient les visions, pourtant imperceptibles par les consciences impliquées. Il fallut des heures avant qu'on ne se dise que tout ceci était à vivre, autrement qu'en la symphonie de fin du monde, et qu'il était un cadeau que ce que l'humain se voyait offrir par ce divin, cherché durant des millénaires, cette porte incertaine à présent ouverte, il l'avait cherchée oui, sans jamais qu'elle ne s'ouvre à lui, autant de fois qu'il lui était passé devant, en un seuil impalpable, dissimulé, tût. L'horreur de la preuve du divin, il commençait à la palper, cet humain, à la trouver encore plus dure que toutes les atroces forces obscures qu'il s'était par générations, imaginé, en pire à chaque nouvelle formule, l'imaginaire se construisant en l'expansion de lui-même, depuis l'autre côté du voile, du fond, de la toile physique derrière laquelle se mélangeaient les choses. D'un regard un peu fou, le phénix fermait les yeux pour planer, et ainsi aveugle, il repassait de l'autre côté. Scintillait ce regard clôt, sur les nuages, dans l'océan du ciel. Les vertus en récompense, l'aléatoire d'un jeu de carte, une loterie divine, et les dénombrés ainsi frappés, se virent augmentés de leur normalité vers quelque chose de magique ; ces pouvoirs rongèrent leur humanité, si bien que s'affrontant pour des principes, ils en vinrent à abîmer le monde. D'un ricanement piaillé, le phénix formula un courroux qui n'était pas en phase avec son sourire de bec.
"- toi dans ta tête, rejoins-moi au carrefour de tes excès ; il n'y a plus qu'une seule route..."
Comme une menace. Le conseil malavisé du douteux éternel. Sa méchanceté en déduction de nos maux. Plus rien à espérer. Si seulement il en avait été autrement.
"- mais tu sais que je suis là"


.
13 - dans le fond

L'on chercha. Une guerre sans merci commença, une course aux bris de coquille. La carte terrestre, tout le monde la connaissait comme le marbre nervuré dessinait, un contour pour un littoral, des formes pour les topographies, des points pour les lieux... y'avait-il inscrit des noms de villes ? Ce qui intéressait les humains, c'était les touches colorées indiquant sur le globe, où l'on pouvait rencontrer telle relique. Des regroupements financiers ou politiques, des associations de pisteurs, un pan agité de la population participa à cette course, il n'y avait pas tant de quoi rassembler l'œuf que de quoi en posséder un morceau. Il y en avait des significatifs, d'autres moins. Il y en avait des larges et des minuscules. Chacun son bout de planète. Et la quête du pouvoir magique intensifia la dureté des échanges ; beaucoup d'humains se retrouvèrent dans des états de méfiance extrême, au danger de l'autrui, qui prêt à tout, ne garantissait plus rien. Le phénix quelques fois, on l'entendait dans nos têtes, alors que personne plus, n'avait osé tenter d'escalader le mont fuzi.
"- approchez approchez..."
Pendant ce temps le gouffre continuait d'avaler la réalité, le typhon dans lequel il emportait ce qui s'effondrait autour, tournait d'un mouvement magnétique, sans vitesse. Il s'élargissait ainsi au fur et à mesure que tout partout autour, les choses semblaient une fois attrapées dans le cercle, se replier sur elles-mêmes, et en un instant de saturation, craquaient de toutes parts, se brisant en la forme circulaire concentrique, du vortex. Il était à prévoir que rien ne l'arrêterait, et en tant qu'il consumait le monde, l'avalant par lui-même, le gouffre présageait un compte à rebours qu'on s'imagina rapidement comme incident dans les expérimentations du phénix. L'oiseau paradait, il n'était que pancarte de lui-même. On comprit par son âme, qu'il n'était qu'un assemblement de plumes duquel suintait comme jamais, la méta dans le physique. Le pur être, cet oiseau immortel, avait probablement l'esprit embarqué par l'hallucination de son âme divine. Certain d'incarner, il ne se rendait probablement pas compte qu'il ne faisait que, incarner ; il était là, dans l'univers, et rien n'aurait su qu'il se distinguât de la substance par cet amas de plumes, qui n'avait plus rien d'absolu.
"- treize vices, vous les porterez jusqu'à votre triomphe"



.
# - intervers

Le disque tourne, se raye, croustille en spirale, comme une échelle en colimaçon, et il finit comme on l'empale, c'est un début de piste aux diamants, une course après ce qui scintille, et dans le firmament, le phénix défie les hauteurs, se pique dans le vide, et redescend, une larme de neige sur le coin de l'œil, comme l'arpège d'une altitude, blanche est la pudeur de son contour, feu sa couleur de parure, sang son reflet, noire son ombre, et pire, que son âme, une flamme, dans un coeur qui parfois, s'arrête.


.
8 - pic de glace

le mont fuzi, dans le plat d'un horizon limpide, menaçait de percer les perceptions ; il s'étirait de plus en plus haut, et d'aucunes des paires d'yeux qui tentaient de scruter la cime, n'en apercevaient le moindre bruissement d'aile, une trajectoire concentrique du phénix en pleine ascension de courants aériens, il était invisible tant il était haut, et pourtant une ombre non-luminaire planait, la sienne, celle en trace qu'il laissait dans nos esprits, alors qu'un seul exemple avait suffi, pour convaincre, terroriser et enfermer, dans un sentiment écrasé, partagé par tous, nous qui nous vidions alors d'une substance vitale : la confiance en un demain
"- au temps le temps"
la flèche montrait le grand haut ; l'infini dessus ; le vide de nos têtes... une pointe dirigée vers le ciel, comme nous appelant irrémédiablement ; oui ; si la terre avait été plate, tout le monde pourrait voir le mont fuzi...


.
5 - des mains

elles s'élèvent, des plumes au doigté lourd, au touché soie, soit trop approché il enflamme, soit de son loin on se meurt, le pont de son envergure, entre ce qui lui, est aussi une rumeur à contre-jour, toujours...
des mains tendues au ciel, une prière adressée, à aucun éternel qui ne survive au passé, le phénix n'est rien, tout est à prouver, tout est ressenti, maintenant, par ce qui nous persécute ; la morale d'un au-dessus, c'est moi, c'est toi, c'est nous, et nous tendons les mains au ciel, souvent en silence et même, les mains dans les poches car on se croit au-dessus de ce qui n'existe pas, ou que peu, ou pour qui, pour quoi, pour eux ? le phénix a enfreint les règles de la réalité ; il a piraté les médias, il a piraté l'empereur, il a piraté la planète, et il plane éternellement, depuis peu pourtant, mais assez, de temps, pour que son vol soit stratosphérique ; entre ses ailes des plumes, de flammes en feu, de formes épurées, effilée est l'introuvable silhouette, et comme les doigts d'une main ouverte, entre un pouce et un dernier, un V, grand, comme une statue d'empire, comme une statue des divinités relatives, il y en aurait cinq, des éléments minéraux, aux pouvoirs magiques que seuls les croyants, ceux qui croient, qui font exister l'incertain, seront en mesure d'en interinjecter la puissance ; un pentacle croyez-vous, mais quel chiffre est le plus voyou ? l'en faut-il un ?
"- les couleurs se succéderont, les chevrons décoreront, les pierre rouleront, et en joyaux infinis, porteront votre prophétie jusqu'à ce qu'elle s'accomplisse"
une fumée dans l'âme
"- et la vie..."
silence


.
3 - pour un plan

comme... des haricots
qui hurlent ; à l'intrépide démangeaison, comme un fluide du néant, un peu déjà émoussé par le temps, parfois aussi doux qu'un duvet, d'autres à l'écorce de banane, une idée de graine, certaine, et leur pouvoir est de faire pousser leur âme, à eux qui planteront, les édifiantes constructions par avidité solaire, des volutes de lianes, des feuilles en deltaplane, des branches si, aussi, des troncs et des nœuds, des torsades en cascade, des promenades de plancher, naturel, moussu, tendre à solide, écartant des jambes au crochet, accordées l'une à feuille, l'autre à pics, toujours vert d'un recueil de rayons, la végétation digne des contes pour rêveur, s'incarner en puissance territorial magico-organique, c'est pour celui qui plantera l'un des trois, haricots
des noix de cajou
des flageolets
"- et chaque âme d'être un reflet ; unique"
pour ceux qui graviront la lune, les océans et les esprits, nous n'y croyons que sur pouvoir, les morceaux de coquille, que l'humanité rassemble, à quoi survit l'œuf cosmique, qui lui éclot de quelle substance ? on ne saurait jamais alors, on rêve, et l'inventer nous donne l'assurance d'une clarté d'ambition, d'un accès à notre profond soi, que le phénix n'épargne pas


.
2 - pour voir

en fin de toute chose, son regard ausculté
"- larmes de cristal en vos âmes certaines, dorénavant plus rien ne se traine, sinon l'entêtement que je freine, vous, servants, servez à servir, votre propre intériorité, à l'instar de tous les sbires de l'unicité, l'unité, l'univers, vers cités, incitées à s'obscurcir, lasses, les cécités s'enlacent, les synthétisés d'une ramasse-îles, glacées, de banquises, soumises, à des, banquiers ; et le banquet de s'organiser, autour de mes aires, une tâche concentrique, qui s'étale, jusqu'à la fin de toute chose, vous y êtes suffisamment sensibles pour que cela vous fasse souffrir, je veux vous rassurer..."
un espoir en coin de l'œil, celui qu'on ajoute aux deux, le troisième, sur le seuil de la mort est-il, promesse d'un passé outré, là où rien n'était qu'horreur, il nous dit le phénix, dans ses replis à nos têtes, nous y voyons son discours, que la paix nous accompagne ; il se meurt de notre bonté, de notre volonté, et à mesure qu'il escalade les ascendants, les vents de nos marées, les vagues de nos souffles, il nous aspire avec lui, parfois comme les bulles d'air que nous sommes, poumons d'une espèce, qui s'agenouillons en manque d'air, de certitudes nous savons, d'incertain nous croyons, et alors que se consume une étincelle, le vaste empire de l'âme s'abat sur l'esprit : constat irrationnel de la raison, hourra à l'affirmation du doute, début et commencement, des libertés d'inventer, l'au-delà, celui qu'on ne peut que tenter de voir sortir par les pores de la réalité que le phénix nous maintient : il y a ; et aussi
"- construisez les murailles, de dentelles elles s'effritent, vous artistes, connaitrez le mérite, d'avoir tenté, ce qui s'abrite en mes combustions, il vous faut terminer la fin pour, peut-être... ou peut-être pas !"
il nous dit que deux pièces, sur les yeux du trépas, permettent d'y clairvoir


.
1 - de l'abyme

"- n'ayez peur... que de vous"
nous mesurons, il n'est rien de pire que cette palpitation qu'on ne peut parler, cette partie de pulsations, en partition d'une expulsion, de nos espoirs les plus vains, nos obscures démissions, à la raison, qu'en train de wagon, nous transportons par nos paroles en l'air, des vibrations vulgaires, qui voltigent à l'austère, oraison, qu'un certain enterrement pourrait rendre plus grise que noir est le charbon, et la cendre de descendre, après un crépitement, comme une fin de combustion, d'un charbon, ardent, coeur d'un phénix regroupant l'entendement, celui de nos esprits qui s'y figurent, ou celui qui englobe le derrière du firmament, une toile étoilée, c'est ce que respirait un corps, vivant, au bec ciselé, nous, n'avions plus qu'à nous isoler, en attendant, le jugement...
"- perdre ou gagner, ce n'est que ce que vous misez, sur vous, ce qui enlisé, témoignera d'un passé, qui hélas le sera, dépassé, par le temps d'un trépas, c'est votre vie matérialisée, qui correspondra, à un élysée de vos voix, surprise avisée née des cordes elles-mêmes, celles que le ciel a tissé, pour qu'advienne, dans ce divin colysée, des luttes contre chaines, portées par des âmes, martyrisées, à l'extrême, et jusqu'à ce que s'irise le suprême, je phénix brûlerai vos haines, vos méprises, jusqu'à ce que s'oublie, peu-à-peu, cette vase qui enlise ces poèmes, que je lise ou que je taise, vos pensées vous appartiennent, vos sens et vos idées, tout ceci reste dans l'arène jusqu'à ce que délivrance s'apprenne, se retienne, soit pérenne"
nous déconnectons de la réalité
celle-ci n'est plus rien face au reste


.
1 - il connait la mort

le phénix en vient, autant qu'il lui est ce qu'elle est, qu'elle ne sera ou pas, que l'on s'imagine jusqu'à...
"- oh non ce ne sera pas un règne exsangue, le sang à drainer est la vie que vous réchauffez, de vos corps animés, vibrant, par l'atome que je ne suis, que je ne puis être ni ne fuis, car ce qui est moi est autrement le tout du vous que le restant de vos rêves, gouvernés depuis grève, personnelle, par vos propres ritournelles que vous savez me faire dépasser, par ce qui traverse... vos pensées"
un heurt, comme un plafond
c'est lui, sorte de héron rapace, un peu colibri, un peu chouette, et aussi... tout ce qui s'outre-passe, depuis une raison ornithologique quémandant une information, celle, traduisant, la hauteur de nos passions, ces cieux que l'oiseau, de feu, se promettait de repousser, sans limite, comme les végétaux ont moussé, d'hydrolyse on se sent embourbé, noyé, avec pour hantise, de finir au loyer de la morale du jugement, les morts nous surveillent parfois, et lorsque de leurs lois nous tirons un sort qui, par foi, attribue tous les torts, à une mauvaise langue, un jour elle répéta sans comprendre, et pourtant tout s'assembla, et d'entreprendre, on s'en fit un roi-mot, à jamais, jusqu'à ce que s'étendent les rameaux, d'une graine en forme d'œil, la paix est un deuil, celui du cerveau face à ce qui transpire, jusqu'à ce qu'un beau jour...
"- s'éteignent les ombres"
et à jamais


.
0

"- nous petites fourmis..."
gadget de la galaxie, une percée dans la réalité, qui réanime les ardeurs, en fait aussi brillante qu'un pleur, c'est ce qui se tisse peu à peu, alors qu'un phénix affreux se révèle plus subtil, dans le dévoilement miséricordieux de sa plénitude ; il y a un voile, il chagrine derrière, tandis que de notre côté tout est clair, il n'y a plus qu'à pleinement, se délecter, de ce qu'il n'ôtera jamais plus, pour le non-temps, une flamme perdue pour un cosmos, ceinturé d'astres en expectative, d'une solution aux alternatives, trajectoires célestes, vous êtes ce que l'on teste, à la mesure de nos atomes, à l'évidente et manifeste, remise en cause de nos dogmes, ceux qui égrainés depuis notre histoire, nous façonneront jusqu'à la fin ; la fin ; d'un nous qu'humblement, nous te présentons de fierté, d'ambition, de grandeur assumée, dans la bonne proportion de la candeur de nos yeux enfumés, toi le dieu qui présumé responsable de toute la complexité, de ce qu'il y a de notable, depuis notre côté, nous te le renvoyons là où cela t'es confortable, sous la table, sans que rien n'y soit ôté, d'impalpable ou au contraire, de palpé

le phénix est mort une fois de plus, une fois de trop
ainsi tout a commencé




.
« Modifié: 11 Janvier 2022 à 03:15:51 par Dot Quote »
.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.013 secondes avec 17 requêtes.