Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 19:14:23
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Pays de merde

Auteur Sujet: Pays de merde  (Lu 2928 fois)

Hors ligne Dar

  • Calligraphe
  • Messages: 133
Pays de merde
« le: 20 décembre 2021 à 06:20:02 »
Une espèce de bouillasse tombe du ciel, ni neige, ni pluie. La nuit est glaciale. Pas d'étoile, l'ombre, rien que l'ombre.
La guimbarde avec son moteur poussif traverse la ville déserte. Je me languis de rentrer, mon corps souffre. Ils viennent de m'opérer, mais je pisse encore du sang. Et là, au sortir de la ville, dans les phares apparaît une grande silhouette, les pieds dans la boue, trempée, en partance vers rien.
Après, c'est trente bornes de montagne, noire de roches nue, de forêts, de rivières serties de glace. Quelques hameaux aux portes closes, sur la lumière bleutées des postes de télévision.
Je stoppe, baisse la vitre.
"Monte."
Le type est jeune, la carcasse est puissante, les muscles longs, les mains épaisses.
"Tu vas où ? "
"Italie."
Voix creuse, accent étranger. Bon t'est pas rendue mon gars, deux cent bornes de montagne désertique, un col à mille huit.
Son odeur est forte, et c'est pas du parfum. Que faire? le remettre dans la nuit  !
"Là, ce soir tu vas en Italie ?"
"Italie."
"You speak english ?"
"No"
"Italien ?"
"No"
Son visage s'anime.
"Russia".
A mon tour de dire No. Bon dans l'absolu j'ai compris l'histoire. On a en commun l'errance. On parle par gestes, grimaces, regards.
Je quitte la route, et grimpe vers mon bout du monde. Dix bornes de route étroite, bordée de précipice, sans rien que la nuit. C'est bon, le type ne flippe pas. Je me gare devant le vieux chalet.
"Viens"
On grimpe l'escalier, tire le volet.
Dedans il y a du feu, ma femme, mes gosses. Tous ont les yeux ronds.
"C'est Vlad, il était dans la nuit"
Tout est dit. Il veut pas prendre de douche, je crois qu'il n'a pas tout à fait confiance. Comme on enlève les chaussures à cause de la boue, ça fait bizarre. Il a au moins trois paire de chaussettes, et ses pieds ressemblent à de grosses olives.
Avec les gamins, les portables, des crayons, on arrive à causer.
Il vient d'Espagne, où il a fait la cueillette des clémentines, et rentre chez lui en Moldavie. Pierrot, toujours précit, nous sort le pedigree de ce pays.
Un des plus pauvres et des plus corrompus d'Europe.  Ça me serre le cœur. On mange, puis comme c'est vendredi et que demain on peut dormir, on regarde un film, warcraft. Bon sang il l'a déjà  vue. La mondialisation de l'atrophie de la culture sa surprend toujours. La baraque est petite, alors il reste que le canapé où il dormira.
Au matin il prend une douche. Ptit déj, et je le redescend dans la vallée. Je stoppe devant la station bar épicerie. Là c'est que des types du coin, il craint rien.
"Italie par là "
Toute joie le quitte, une triste résignation se peint dans ses yeux.
"Salut, merci "
"Salut"
Sur le retour j'ai mal. Il a à peine vingt ans. J'avais pas compris. J'étais pas prêt.
Aujourd'hui il est là, dans ma poitrine, et ce jusqu'à ma mort.
« Modifié: 21 décembre 2021 à 07:39:50 par Dar »

En ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 440
Re : Pays de merde
« Réponse #1 le: 20 décembre 2021 à 07:24:43 »
Bonjour Dar

J'ai trouvé ce texte très juste. D'une beauté poignante, âpre... comme une nuit glacée sur une route de montagne.

Un commentaire au fil du texte et quelques questions.

B

[spoiler][Peut être être un peu plus précis pour la fin de ton histoire. Beaucoup de lecteurs seront des bobos ( comme moi certainement) et ne comprendront pas. Il faudrait que tu explicites un peu plus le sous entendu.

Question : écris tu avec un synthétiseur vocal ?
Ce n’est aucunement une sorte de mépris condescendant. J’ai lancé un fil sur le mde sur l’orthographe, les synthétiseurs, correcteurs… sur la violence que les gens peuvent renvoyer lorsqu’ils lisent des textes avec des erreurs et qu’ils s’hérissent parce qu’ils ont la chance de maîtriser les règles.
J’ai proposé au MDE de créer une sorte de compagnonnage  sans grand succès officiel pour l’instant. ( le fil s’appelait intimité, thérapie et orthographe, un truc comme ça)


orthographe
suggestion ou interrogation


Une espèce de bouillasse tombe du ciel, ni neige, ni pluie. La nuit est glaciale. Pas d'étoile, l'ombre, rien que l'ombre.
La guimbarde avec son moteur poussif traverse la ville déserte. Je me languis de rentrer, mon corps souffre. Ils viennent de m'opérer, mais je pisse encore du sang. Et là, au sortir de la ville, dans les phares apparaît une grande silhouette, les pieds dans la boue, trempée, en partance vers rien.
Après, c'est trente bornes de montagne, noire de roches nue, de forêts, de rivières serties de glace. Quelques hameaux aux portes closes, sur la lumière bleutées des postes de télévision.
Je stoppe, baisse la vitre.
"Monte."
Le type est jeune, la carcasse est puissante, les muscles longs, les mains épaisses.
"Tu vas où ? "
"Italie."
Voix creuse, accent étranger. Bon t'est pas rendue mon gas (gars), deux cent bornes de montagne désertique, un col à mille huit.
Son odeur est forte, et c'est pas du parfum. Que faire, le remettre dans la nuit ? Que faire ? Le remettre dans la nuit ! (peut-être)
"Là, ce soir tu vas en Italie ?"
"Italie."
"You speak église ?"   english
"No"
"Italien ?"
"No"
Son visage s'anime.
"Russia".
A mon tour de dire No. Bon dans l'absolue (absolu) j'ai compris l'histoire. On a en commun l'errance. On parle par gestes, grimaces, regards.
Je quitte la route, et grimpe vers mon bout du monde. Dix bornes de route étroite, bordée de précipice, sans rien que la nuit. C'est bon, le type ne flippe pas. Je me gare devant le vieux chalet.
"Viens"
On grimpé ( grimpe) l'escalier, tire le volet.
Dedans il y a du feux (feu), ma femme, mes grosses  (mes gosses). Tous ont les yeux ronds.
"C'est Vlad, il était dans la nuit"
Tout est dit. Il veut pas prendre de douche, je crois qu'il n'a pas tout à fait confiance. Comme on enlève les chaussures à cause de la boue, sa (ça)fait bizarre. Il a au moins trois paire (paires) de chaussettes, et ces pieds ressemble (ses pieds ressemblent) à de grosses olives.
Avec les gamins, les portables, des crayons, on arrive à causer.
Il vient d'Espagne, où il a fait la cueillette des clémentines, et rentre chez lui en Moldavie. Pierrot, toujours précit   (précis), nous sort le pedigree de ce pays.
Un des plus pauvres et des plus corrompus d'Europe. Sa (ça) me serre le cœur. On mange, puis comme c'est vendredi et que demain on peut dormir, on regarde un film, warcraft. Bon sang il l'a déjà  vue. La mondialisation de l'atrophisiation  ( atrophie existe pas atrophisation ni athrophisiation du moins à ma connaissance et le néologisme est peut-être volontaire)de la culture sa surprend toujours. La baraque est petite, alors il reste que le canapé où il dormira.
Au matin il prend une douche. Ptit déj, et je le redescend dans la vallée. Je stoppe devant la station bar épicerie. Là c'est que des types du coin, il craint rien.
"Italie par là "
Toute joie le quitte, une triste résignation se peint dans ces yeux (ses yeux).
"Salut, merci "
"Salut"
Sur le retour j'ai mal. Il a à peine vingt ans. J'avais pas compris. J'étais pas prêt.
Aujourd'hui il est là, dans ma poitrine, et ce jusqu'à ma mort.
/spoiler]
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Frami45

  • Calliopéen
  • Messages: 556
Re : Pays de merde
« Réponse #2 le: 20 décembre 2021 à 08:41:33 »
Un texte qui parle vrai. Comme je les aime. Que l'histoire soit vraie ou pas d'ailleurs. Un court passage m'a beaucoup touchée : C'est Vlad, il était dans la nuit" Tout est dit. Effectivement tout est dit du sens de l'accueil dans cette maison. Pas besoin de discours, tu es dans la m...., je t'ouvre ma porte.  J'ai apprécié aussi pour sa saveur un peu aigrelette La mondialisation de "l'atrophisiation" de la culture. Merci Dar.

Hors ligne Thom

  • Troubadour
  • Messages: 293
Re : Pays de merde
« Réponse #3 le: 20 décembre 2021 à 09:37:58 »
Très bonne photo qui nous parle et me rappelle le même type de scène, vécue du côté enfant, lorsque mon père ramenait aussi à la maison ces pauvres créatures...

Adolescent, au sens fort du terme, je rentrai chez moi et me déshabillai avant même d'atteindre la douche quand, ouvrant la porte de la salle de bain, je tombai sur une gazelle dans le même appareil.
Mon père avait encore sévi et ramené à la maison une ado trouvée dans la rue à qui ma mère préparait à manger tandis que mon pere appelait ses parents pour les rassurer.

Pour ce qui me concernait, mon père avait juste accompli l'exploit de réaliser mon pire cauchemar et mon plus beau rêve en un instant, me mettant face à une inconnue nus tous les deux. Bon prince, je laissais la place et revenais, bégayant, interroger mes parents. Ils firent une centaine de km de nuit pour la ramener et, arrivée chez elle, aucun mot de remerciement ni d'elle ni de ses parents.
Parfois, on se méprend sur la conclusion. L'histoire devait s'arrêter là, sans qu'il soit besoin d'aider plus ou de tout faire à sa place.
« Modifié: 20 décembre 2021 à 09:40:05 par Thom »

Hors ligne Delnatja

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 453
  • Ailleurs et au-delà
Re : Pays de merde
« Réponse #4 le: 20 décembre 2021 à 09:40:30 »
Bonjour Dar, très beau texte.
Le récit est très fluide et très bien écrit.
Bonne journée.
Michèle

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 097
Re : Pays de merde
« Réponse #5 le: 20 décembre 2021 à 13:21:17 »
Merci pour ton texte racontant, et surtout décrivant, un rencontre.

Ce qui est dommage, c'est que l'on ne sait rien de cette personne. Elle quitte le héros et l'histoire se termine.
On dirait un moment de vie plutôt qu'une histoire.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 422
    • BEOCIEN
Re : Pays de merde
« Réponse #6 le: 20 décembre 2021 à 18:41:36 »
Bonsoir
Joli texte - bien raconte ! :)
J ai rencontre des voyageurs heureux et optimistes ! :-¬?
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Dar

  • Calligraphe
  • Messages: 133
Re : Pays de merde
« Réponse #7 le: 21 décembre 2021 à 07:56:57 »
Bonjour. Pour répondre à tous :
-non je n'utilise pour écrire que le portable du travail. S'il existe un appareil à qui je lit mon texte et qui me le corrige je suis preneur. Merci de votre indulgence pour l'horto, et surtout merci pour les corrections.
Je croyais que le gars voulait rentrer chez lui, tout simplement, mais au vu du poids qui c'est abattu sur lui quand je l'est remit sur la route j'ai compris que c'était un errant. Il est bon de savoir que l'espérance de vie sur la route est en moyenne de quatre ans.
-c'est une histoire  "vrai" quand la plume se trempe dans l'encre du réel (comme les Rougons-Maquarts), les textes ont une saveur différente à mon humble avis.
-oui c'est moment de vie, et moi même je ne sais rien de plus de cet homme.
-En effet, j'ai croisé aussi bien des voyageurs heureux, st Jacques, la GTJ, la velodyssé... Mais leurs empreintes dans ma mémoire et moins marqué.

Hors ligne Dar

  • Calligraphe
  • Messages: 133
Re : Pays de merde
« Réponse #8 le: 21 décembre 2021 à 08:02:23 »
Thom, ton père fait ce qu'il devait faire.
La rue est très dangereuse pour les ados. Mais "encore sévi" je crois que cet homme m'aurait plu.

Hors ligne Thom

  • Troubadour
  • Messages: 293
Re : Pays de merde
« Réponse #9 le: 21 décembre 2021 à 10:40:10 »
Je le crois sans peine, j'y vois la même patte.

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
  • Messages: 287
Re : Pays de merde
« Réponse #10 le: 23 décembre 2021 à 20:25:36 »
Salut Dar

Comme pour ton texte "Mali u" je retrouve cette voix particulière, efficace et qui sonne juste. Un style dépourvu d'artifice, comme si tu puisais directement à la source de la vérité pour la livrer sans affect ; je suis jaloux !!

Dès la première phrase il y a une sacrée trouvaille formelle "un espèce de bouillasse tombe du ciel (...)" c'est super évocateur en très peu de mots, donc bravo à nouveau pour ton texte.

Un réel plaisir à lire.
« Modifié: 23 décembre 2021 à 20:29:53 par RomainD »

Hors ligne Tristan le pitre

  • Tabellion
  • Messages: 37
Re : Pays de merde
« Réponse #11 le: 23 décembre 2021 à 21:25:47 »
Hello,

J'ai trouvé cette écriture "brute" très intéressante, nous plongeant d'autant plus dans l'intrigue. Pas de superflu.


Hors ligne Samarcande

  • Chaton Messager
  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 915
Re : Pays de merde
« Réponse #12 le: 18 janvier 2022 à 18:10:27 »
Bonjour Dar,

un petit commentaire au fil du texte. Evidemment ce ne sont que mes impressions et tu en fais ce que tu veux.

Citer
Une espèce de bouillasse tombe du ciel, ni neige, ni pluie. La nuit est glaciale. Pas d'étoile, l'ombre, rien que l'ombre.
J'aime bien cette entrée en matière, très visuelle.

Citer
Je me languis de rentrer
J'ai trouvé le registre de langue détonant avec ce qui suit "pisse encore du sang". C'est juste une impression perso, mais ça ne veut pas dire que tu doives corriger quoi que ce soit.

Citer
en partance vers rien
J'aime bien l'expression, mais il y a déjà une analyse derrière. Comme si ton narrateur avait jugé en quelque sorte et tranché sur la nature de la silhouette et ça me gêne un peu comme première impression (surtout que tu utilises un terme volontairement vague comme silhouette ). Ou bien comme si on ne se trouvait plus au temps du narrateur qui vit le moment, mais au temps du narrateur qui raconte.

Citer
Après, c'est trente bornes de montagne, noire de roches nue, de forêts, de rivières serties de glace. Quelques hameaux aux portes closes, sur la lumière bleutées des postes de télévision.
J'aime beaucoup tes descriptions, ces quelques images qui t'appartiennent et qui me semblent un regard neuf sur un paysage somme toute classique.

Citer
Le type est jeune, la carcasse est puissante, les muscles longs, les mains épaisses.
Pareil, j'aime bien cette vision qui s'affine au fur et à mesure que le narrateur entre en contact avec le jeune.

Citer
Bon t'est pas rendue mon gars
Quelques coquilles: T'es pas rendu
Je mettrais une virgule après Bon,

Citer
le remettre dans la nuit  !
majuscule à Le après le point d'interrogation.
Je trouve le verbe "remettre" un peu faible par rapport aux conditions géologiques et météorologiques dans lesquelles le personnage se trouve.

Citer
"No"
"Italien ?"
"No"
Un point après no.

Citer
Bon dans l'absolu j'ai compris l'histoire.

Pareil qu'avant, je mettrais une virgule après bon.

Citer
On a en commun l'errance.
:coeur:

Citer
"Viens"
un point après viens.

Citer
Pierrot, toujours précit
précis.

Citer
Bon sang il l'a déjà  vue
Un espace de trop entre déjà et vu.(sans e)

Citer
La mondialisation de l'atrophie de la culture sa surprend toujours.
Niveau orthographe : ça surprend toujours
Niveau fond: j'adore ce passage qui vient détruire un peu l'imaginaire gnan gnan du pauvre immigré de Moldavie que tu construis juste avant. ça renvoie en pleine figure du lecteur tous ses stéréotypes... Très habile, très bien vu à mon avis.
Niveau forme: je trouve cependant la phrase un poil trop lourde "mondialisation de l'atrophie de la culture" ça fait un peu trop de "De" à mon avis. je pense que tu peux simplifier tout en maintenant le sens.

Citer
Au matin il prend une douche.
Très jolie manière de suggérer que des liens se sont tissés, ou tout au moins la confiance. :coeur:

Citer
Là c'est que des types du coin, il craint rien.
je mettrais une virgule après là.
J'aime aussi la manière dont en quelque mots on lit la volonté du narrateur de s'assurer de la sécurité de son hôte d'une nuit.

Citer
"Italie par là "
Toute joie le quitte, une triste résignation se peint dans ses yeux.
"Salut, merci "
"Salut"
Il faut ajouter des points après les phrases de dialogue.

Citer
Aujourd'hui il est là, dans ma poitrine, et ce jusqu'à ma mort.
et ce, jusqu'à ma mort.

En conclusion. Très chouette texte à mon avis. Tu as le don de créer en quelques mots un décor, des personnages. Le style est simple et efficace. C'est sobre, pudique et ça ne tombe jamais dans le mélo (à part peut-être la dernière phrase un peu borderline  ;)). Le tableau de famille est très réussi et transmet  bien la chaleur de l'accueil et de la soirée passée ensemble.
Un texte qui suggère plus qu'il ne dit, comme je les aime. :coeur:

A bientôt sur le forum.

















« Modifié: 23 janvier 2022 à 20:55:41 par Samarcande »
«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

Hors ligne Adamiya

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : Pays de merde
« Réponse #13 le: 19 janvier 2022 à 10:44:47 »
Ok, j'ai eu 2 larmes au bord des yeux en arrivant à la fin de ton texte.

Texte magnifiquement bien écrit, sobre et percutant.

Mais est-ce qu'on est un jour "prêt" face à la détresse humaine ? Je ne pense pas, on fait comme on peut, c'est tout.

Merci pour cette petite perle d'humanité.

Hors ligne Michael Sherwood

  • Prophète
  • Messages: 996
Re : Pays de merde
« Réponse #14 le: 19 janvier 2022 à 17:21:42 »
Bonjour Dar,

Ça me serre le cœur. On mange, puis comme c'est vendredi et que demain on peut dormir, on regarde un film, warcraft. Bon sang il l'a déjà  vue. La mondialisation de l'atrophie de la culture sa surprend toujours. La baraque est petite, alors il reste que le canapé où il dormira.

Un texte très fort, avec rien de trop qui dépasse,  l'émotion qu'il dégage d'autant plus forte !
Très bonne remarque sur la mondialisation de la culture et de ses gadgets. Il y a des démunis qui s'achètent le dernier iPhone qui leur permettrait de bouffer  3 mois avec leur famille  :o !

MS
It's not because you're paranoid that they aren't after you.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.013 secondes avec 16 requêtes.