Bonjour Kerdrel,
Voici un curieux poème de fin d'automne qui lie volubilité et rigueur du vers.
Ça fait drôlement plaisir de lire des formes classiques qui obligent leur poète à faire preuve de soin, d'application, de créativité. Je trouve que c'est un défi en soi de parvenir à versifier avec Art aujourd'hui !
Puisque tu le sais, nous sommes dans un format d'atelier d'écriture, or il est de coutume de signifier les petites imperfections de style pour offrir au poème des perspectives d'amélioration.

« Parmi les frêles étamines
Mes vers ont bien meilleures mines »
Je comprends parfaitement que tu veuilles respecter la règle des rimes accordées (singulier/pluriel) et que cela t'ait amené à contourner l'usage du mot
mine (celui qui vient du breton, qui désigne la figure), comme pour ajuster les formes ni vu ni connu.
Pourtant, en poésie, la règle n'est pas qu'une règle en annule une autre, et il faut donc accorder les règles entre elles. Puisque toute personne n'a qu'une seule mine (au singulier), des vers aussi n'en n'auraient qu'une (s'ils en avaient).
Oui, mais, ça ne colle pas avec les étamines qui sont multiples !
Je te conseillerais donc de faire preuve d'inventivité pour être en règle, en quelque sorte, savoir concilier toutes les contraintes qui te sont données pour écrire.
Et je préfère te prévenir que, s'il fallait éliminer une règle pour garder le poème tel quel, alors il faut impérativement respecter la grammaire plutôt que celle de la poésie classique. Aller à l'encontre de la grammaire pour faire passer une règle de versification est formellement proscrit !!
Sur ce, je te souhaite bon courage pour résoudre cet épineux problème qui se pose à toi... Et si tu parviens à le surmonter, tu gagneras sans condition mon estime et mon admiration.
À bientôt.
