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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Mad Joe et Tricky

Auteur Sujet: Mad Joe et Tricky  (Lu 4093 fois)

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Mad Joe et Tricky
« le: 07 Février 2011 à 09:23:15 »
Salut !

Voilà un texte que je traine depuis un bon moment, environ quatre ans. C'est un texte sur la misère, la folie aussi un peu. Patrick Declerk disait : Il y a la pauvreté. Au-delà, il y a la misère. Au-delà de la misère, il y a la clochardisation qui est comme la folie de la misère. Laissez moi donc vous présenter Mad Joe et son vieux copain Tricky, j'espère que vous ne trouverez pas ça trop long...


oOo



Mad Joe & Tricky
 Pier 41




La ville n’est plus cet ensemble de petites maisons de bois victoriennes et bleues, accrochées aux collines, le rêve est passé, comme le temps. On se fait beaucoup d’idées romantiques sur San Francisco. On pense que c’est un phare qui rameute les freaks et les misfits, les pédés du monde entier, pour la promesse d’une vie meilleure, comme un oasis de libertés individuelles et collectives, mais on se trompe souvent, scotché aux vieilles images. De ces clichés ne restent que les vieilles histoires sur le summer of love et Harvey Milk, les images du Castro en fête et ce genre de choses. San Francisco est maintenant avant tout une métropole financière importante, avec ses grattes ciels, ses tours de verre et ses types qui viennent bosser en costard et cravate chaque matin, comme du coté de Wall Street ou la City de Londres. Une ville moderne où, comme partout ailleurs, règnent la libre concurrence, le désir violent de faire du business et de se gaver de fric. Ceci-dit, il y a eu suffisamment de gens pour croire au miracle, il y a bien eu des foules pour aller écouter Tim Leary sur les pelouses du Golden Gate Park. Il y a bien eu de grandes marches de protestation dans les rues de la ville et aux alentours à une certaine époque, pour les droits civiques, contre la guerre au Vietnam.
Il y a bien un parfum particulier, quelque chose d’épicé et d’excitant dans les vieux quartiers du centre, entre le Castro et Mission, bien sûr.
Beaucoup des rêveurs d’autrefois sont partis, certains se sont mis aux affaires et se sont coupés les cheveux, d’autres ont continué l’aventure,  plus loin sur la côte, dans des communautés fermées où l’on pratique l’agriculture bio, sans télé, sans radio ni électricité « Back to trees », et puis il y a ceux que la défonce a mis en pièces, déchiré, qui se sont cassé la gueule assez méchamment et que plus rien ne peut atteindre.
Je me souviens de ce jour de Mai où je revenais de Citylights  au croisement des quartiers de North Beach et de Chinatown, un lieu particulier pour moi qui avait lu et relu les auteurs Beat quand j’avais vingt ans.. J’avais passé une heure à respirer les odeurs des vieux livres, et je m’étais assis pour assister à une lecture organisée par les services culturels du Consulat général de France. J’avais écouté une lecture Djian et Ovaldé avant de sortir. Trop de monde.  Je voulais me poser un peu du coté de Fisherman’s pour savourer l’air du matin encore une fois, je voulais frissonner sur la place caressée par le vent d’est, un grand café dans un gobelet recyclable à la main, quand je me suis intéressé à une altercation sur le petit parc, au bord de la route. Deux types hurlaient, en proie à un grand délire alcoolo-paranoïaque. Deux pochards que je connaissais de vue qui ont l’habitude de trainer dans mon quartier de temps en temps, Mad Joe, le barbu édenté et Tricky le blond pisseux.

- J’vais m’tirer j’te dis !
- Tu veux aller où, et avec quels sacs?
- New-York, je veux aller à New-York !
- Mais pour quoi faire ?
- Du théâtre, J’suis un acteur, moi !.
- Du quoi ? Mais tu plaisantes ? T’as jamais fait de théâtre de toute te vie, et maintenant tu voudrais en faire ?
- Ouais ! Je veux faire une école de théâtre, jouer dans des pièces sur Broadway, avoir mon nom inscrit en grand et au néon et tout le bazar !
- N’importe quoi, t'es complètement con !
- Quoi, tu trouves que je ne suis pas assez sérieux pt’ être ?
- Ouais pauvre pomme, t’es qu’un gros ivrogne, un sac à gnôle, alors ça m’étonnerait qu’ils embauchent des pochards à New-York. Et puis comment qu’tu vas y aller là bas, hein ? T’as pas un radis, t’es fauché comme les blés.
- Je vais me démerder, je trouverais bien un moyen. Je vais me planquer dans un train, ou dans un camion, je vais faire du stop, un truc dans ce genre-là.
- T’es vraiment trop con. Regarde un peu, qui voudrait de nous là-bas ? Non mais tu nous vois voyager avec les gueules qu’on a ?
- Qui t’as dit que je voulais voyager avec toi ? Hein ? Non mais où t’as vu jouer ça ? Dans quel film, tu peux me le dire ?
- Tu ne vas quand même pas abandonner ton vieux copain, hé, dit !
- T’es qu’un clodo sans classe, une crevure pleine de bières, c’est hors de question que je te balade toute ma vie. De toute manière tu passeras pas l’hiver, foutu comme t’es.
- T’es qu’un gros con !
- Répète un peu ? Tu la veux sur la gueule, la bouteille ?
Les deux compères gesticulaient, s’invectivaient, Toussaient et crachaient tout à la fois. C’était inévitable, pourtant ces deux là sont inséparables et traînent dans la rue depuis de nombreuses années. Tout le monde les connait dans ce petit parc en face du Pier 41. Ils ont largement dépassés la soixantaine. Ils sont usés, décharnés, mal lavés, puent des pieds et sentent la pisse à plein nez.
La voix brisée, le visage trop bleu presque noir, irréversible, des fringues dégueulasses, une odeur forte de moisissure, de pisse et d’alcool. Ils se souviennent rarement de leurs dernières douches, et pour cause…
Sur la vieille veste militaire de Mad Joe il y a un gros badge « toxic waste », ça se sent de loin.
Parfois ils arrivent tous les deux à faire peur aux passants. C’est toujours emmerdant pour les riverains d’appeler une patrouille de police à la rescousse, ça fait toujours plus de bruit.
Quelque temps avant, Mad Joe avait fracassé la tête de son compagnon de galère avec une bouteille vide. La bouteille s’était brisée, la tête de Tricky s’était ouverte comme une banane qu’on pèle. Hôpital, sutures…
Mad Joe est souvent pris de soudaines lubies. La dernière fois qu’on m’en avait parlé il voulait rejoindre Cap Canaveral pour se faire enrôler comme pilote de navette spatiale. Tricky l’avait encore traité de dingue, ça avait mal fini.
Mad Joe a fait plusieurs séjours en  psychiatrie, mais à chaque fois on le foutait dehors, personne ne prenait ses frais en charge. Chaque fois, il retrouvait  son compagnon, malheureux comme un chien battu, qui lui faisait la fête. Tricky a l'habitude de dire que son ami a grillé quelques fusibles à cause du LSD, une consommation excessive dans les années soixante dix dans les squats de Haight. Maintenant ils font partie du décor, deux vieux hippies usés, fatigués, bourrés.
Tricky est conscient de leur sort. Il a connu Mad Joe sous de meilleurs jours, en meilleur état. Il l’a vu sombrer dans la folie petit à petit. Il est resté avec lui. Il a trop tâté de la bouteille, abonné au Jack Daniel’s quand son pote se shootait au crack. Il n’a plus beaucoup les idées claires non plus, mais entre deux cuites le brouillard se dissipe encore un peu dans sa tête, un jour il ne se dissipera plus.
Tricky est un combinard, un spécialiste des petites magouilles, il a toujours un ou deux plans en réserve, pour se loger, ou se nourrir, pendant que Mad Joe soliloque sur le trottoir et parle à ses fantômes.
C’est Tricky aussi, qui apaise les tensions avec le voisinage quand Mad Joe se pique de faire peur aux touristes, Tricky qui négocie avec les patrouilles. Mais parfois Tricky s’isole.  Il laisse son ami dans le parc et change d’endroit. On le voit alors un peu trop près du pont ou du coté des falaises. Il s’isole pour faire le point sur sa vie quand la pression est trop forte. Il sait que ça se terminera d’une manière ou d’une autre. Il pense y mettre un terme lui-même, entraîner son camarade avec lui. Mais l’instinct de survie est toujours le plus fort. Gueule de bois.
- Où qu’t’étais ?
- Pas loin.
- Pourquoi qu’t’es parti sale con ?
- Tu fais chier Joe, lâche moi.
- Nan, j’ne te lâcherais pas, dis moi où qu’t’étais ! »
Toujours inventer une histoire. Rassurer Mad Joe, parce qu’il est parfois terrorisé quand il se retrouve seul sans Tricky. Il pleurniche, le supplie, lui fait promettre de ne plus partir comme ça « parce que faut pas ». Les idées de Joe ne sont jamais claires. Tricky promet tout ce qu’on veut, il s’en fout, son pote n’a plus de mémoire. L’hiver dernier, me racontait ma voisine, ils s’étaient retrouvé tous les deux dans un centre spécialisé, enfermés. Mad Joe avait tout cassé, il ne supportait pas les murs, nouvelles sutures à la tête, retour au parc.
Mad Joe, dans un moment de lucidité, avait demandé à son copain « tu crois qu’on est mort, là ? » 
- je ne sais pas Joe. Je crois qu’il a dû se passer un truc pendant qu’on dormait, un jour. Je crois bien qu’on n’a pas tout suivi, on a loupé quelque chose, ça c’est sûr.
- Tu crois qu’on va faire l’armée ?
- Non Joe, c’est fini ce temps là, ils n’ont plus besoin de nous.
- Ha, tant mieux, parce que je me sens fatigué. »
Ainsi allait donc la vie pour Mad Joe et son pote dans le petit parc, en face du Pier 41.

oOo

J'ai revu Mad Joe et Tricky, hier, sur un banc, toujours près du Pier 41. C'était un matin superbe, sans fog, un ciel parfait, un matin comme j’aime les prendre, le week-end, quand la ville se réveille. J'étais descendu sur les quais pour me plonger dans la foule des promeneurs, prendre un grand café chez Starbucks pour le boire au bord de l'eau et m'installer face au caillou, avec mon Lap Top ouvert sur mes notes et des pages à corriger. J’avais la tête pleine des images que la ville imprimait sur le fond de ma rétine et une musique lancinante qui ne me quittait plus depuis que j’avais quitté la France. Ça ressemblait à un doux rythme de Trip Hop avec la voix de skye Edwards et ça me rendait heureux à en sourire comme un môme, comme une idée du paradis qui ne devait pas être si loin.
Cette vieille prison est fascinante, isolée au milieu de la baie comme un vieux vaisseau abandonné, une épave qui rouillerait indéfiniment, abandonnée de tous. Quand on la regarde du haut de Telegraph Hill on a l'impression de la voir très près, vraiment à quelques brasses. J'imagine que les prisonniers devaient se dire la même chose de leur coté des barreaux. Je suppose même que d'où ils se trouvaient, ils devaient entendre les cloches des cable-cars et quelques autres bruits de la ville. Qu'ils devaient se dire aussi que « putain, la côte est quand même vachement proche ! Faut que j'me tire !»
J’essayais de m’imaginer à leur place avec les lumières de la ville, la nuit, au fond de leurs cachots, la promesse des bras de quelques femmes un peu saoules dans les bars à matelots, du coté du port de commerce, et les chaleurs poisseuses des amours endiablés dans des chambres de passage aux draps gris. En vrai la vieille taule était un endroit épouvantable, une forteresse de béton et de miradors, isolée dans une baie froide, entourée de requins et de courants qui vous emportaient vers le large. Au cours de  toute la période pendant laquelle elle servit de pénitencier, j’avais lu qu’une  trentaine de types avaient essayé de s’évader, aucun n’avait survécu. Certains ont été abattus, les autres se sont perdus dans les eaux profondes de la baie, avalés par l’océan.
Bon, voilà, j'étais là, assis, à rêver à une vie de taulard malheureux, la tête dans les rares nuages de la journée qui commençait, quand j'ai entendu brailler derrière moi.
C'était Mad Joe qui brandissait une bouteille vide au-dessus de la tête de Tricky et qui hurlait, chancelant, du haut de toute sa folie.
- Tête de con ! Abruti !
L'autre lui répondait « Ta gueule, ferme-là, on va encore t'embarquer au poste, tu sais que t'as horreur de ça !
Je me suis retourné, je devais bien être le seul. Ils n'empêchaient ni le monde de tourner, ni les touristes de se balader. En fait, je voyais bien que tout le monde se foutait bien des deux pochards.
Quand même ! Ça gueulait sacrément !
Tricky semblait fatigué, épuisé de devoir, une nouvelle fois, calmer son compagnon d'infortune. Je le voyais se prendre la tête dans les mains, assis sur son banc, tandis que l'autre titubait, face à lui, prêt à se battre.
Joe enleva sa vieille veste pourrie, se mit à battre l'air avec ses bras et ses poings fermés et je le vis tout à coup frapper Tricky sur le sommet du crâne avec la bouteille, d’un grand coup, un seul. Un bruit sonore et épouvantable qui semblait absorber à lui tout seul tous les autres bruits.
Quelques passants se sont tournés, une femme a crié, quelques-uns se sont enfuis en courant et il n'a pas fallu cinq minutes avant qu'une voiture de patrouille ne se gare en faisant hurler sa sirène.
Je dois dire que j'en suis resté sur le cul.
Je suppose que si j'avais été un type bien, un genre de héros ou un médecin je me serai précipité, mais non. J'écris, c'est juste mon job. J'écris ce que je vois mais rentrer en interaction avec les gens ça m'emmerde alors je n'ai pas bougé.
Bon, quand même ! Tricky avait l'air au plus mal. Il s'était abattu d'un coup sur le trottoir, net et sans bavure, comme un bœuf à l'abattoir.
J'ai ressenti un énorme flux d'adrénaline monter d'un coup, un vrai choc, et je ne pouvais pas lever mon cul de mon foutu banc.
Tricky était là, en face, de l'autre coté de la rue. Quelques mètres nous séparaient.
Mad Joe, lui, a dû se rendre compte qu'il avait fait une grosse connerie. Il s'est affalé près de son copain et lui a secoué les épaules en braillant « Tricky ! Tricky ! Réveille-toi, bon dieu de salaud ! » Mais Tricky ne bougeait pas.
La voiture de patrouille est arrivée,  suivie peu de temps après par une ambulance.
Le premier flic est sorti de la voiture et a interpellé Joe qui l’ignorait totalement. Le type n'en menait pas large, je voyais bien d'où j'étais que l'idée même de le toucher le révulsait malgré ses gants épais. Le deuxième flic est sorti lentement à son tour et a visiblement essayé de trouver des témoins de l'incident alors que la radio de bord crachotait des mots que je ne comprenais pas.
L'ambulance s'est garée juste derrière le véhicule des policiers et une équipe d'infirmiers en est sorti. Ils se sont penché sur Tricky, mais se sont relevé au bout d'une minute. Il n'y avait plus rien à faire pour lui.
Je ne sais pas, pour ma part, si c'est le coup sur le crâne qui l'a tué ou la chute sur le bitume, Mais il est parti d'un coup, j’en étais certain.
Il y avait maintenant un sacré attroupement sur le trottoir d'en face. Une foule de curieux, rassurés par la présence policière et peut-être aussi par le fait que le pauvre vieux Joe se trouvait à l'arrière de la voiture de police avec les menottes. C'est sûr ! Là il ne faisait plus peur.
Il s'est quand même penché en gueulant « Trickyyy ! » un cri qu'il acheva d’une longue fusée dégueulasse dans le caniveau, mélange de bile et d'alcool. Le premier flic s'en est pris plein les godasses, il était furieux.
L'équipe de l'ambulance a ramassé Tricky, l'a rentré dans un sac à viande de plastique blanc, puis l’a posé et sanglé sur la civière. S'il y avait encore des gens qui en doutaient, Tricky était bel et bien mort.

Je le revois encore, quelques secondes avant le drame, se prenant la tête dans les mains. Le pauvre vieux n'en pouvait plus de cette vie, et sans le savoir, son ami Joe l'en avait délivré.

Le flic aux pompes dégueulasses s'est retourné et m'a vu sur le banc. Il a su que j'avais assisté à la scène, enfin, je pense. Il m'a fait signe et a traversé la rue.
- Vous avez vu ce qui s'est passé ?
Je n’ai pas hésité deux secondes.
- Non, je n'ai rien vu. Je regardais Alcatraz, en face, Le temps est superbe. C'est pour ça que je suis sorti de chez moi. Je me suis juste retourné quand j'ai entendu des cris. Le type, là, il était déjà à terre, je ne sais pas ce qui s'est passé, désolé.
- Vous n'avez vraiment rien vu alors ?
- Non, qui se soucie des cloches, hein m'sieur l'agent?

Il a grommelé un vague « fait chier » et s'en est retourné de l'autre coté.
Je me suis levé et je me suis tiré. Je ne voulais pas qu'on prenne mon identité, qu'on monopolise mon temps, égoïstement.
Ça fait un bail maintenant que je vis dans le quartier, que je croisais régulièrement Joe et Tricky. Un bail que je les entendais s'embrouiller et parfois se battre.
C'est fini. Adieu Tricky.
Pauvre Mad Joe. Je ne sais pas où ils vont le mettre. En prison ? Dans un hôpital psychiatrique ?

Ce matin il fait beau encore, mais vraiment, je vais éviter Embarcadero. Je vais éviter les parcs et les bancs, je vais rentrer chez moi et écrire, parce que je n’ai que ça à faire, que c’est ce que je fais de mieux. J’aimerais méditer sur le sens de la vie, sur la manière dont on traverse l’existence, j’aimerais que ma mémoire reste gravée du souvenir de la pauvre existence de Tricky, je revois encore ses yeux tristes, mais je sais que ça ne durera pas, que son image s’effacera lentement comme la pluie lavera les trottoirs de la ville des traces de son passage chez les vivants. Je sais que Mad Joe ne laissera aucun souvenir aux habitants des quartiers qu’il aura terrorisé, par ce que c’est comme ça que ça se passe. Alors je me promets d’écrire à propos de Mad Joe et de son vieux copain Tricky, quelques simples feuilles qui témoigneront de quelques instants de leurs vies.

« Modifié: 09 Février 2011 à 16:10:07 par jlm »
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #1 le: 07 Février 2011 à 14:12:51 »

Citer
La ville n’est plus cette ensemble de petites maisons de bois victoriennes et bleues, accrochées aux collines, enfin, pas que, le rêve est passé, comme le temps.
je pige pas le "pas que", disons que je le trouve trop oral pour aller dans cette phrase

Citer
On se fait beaucoup d’idées romantiques sur San Francisco. On pense que c’est un phare qui rameute les freaks et les misfits, les pédés du monde entier, pour la promesse d’une vie meilleur,
meilleure
Citer
comme un oasis de libertés individuelles et collectives, mais on se trompe gravement.
bof pour "gravement"

Citer
, dans des communautés fermées où l’on pratique l’agriculture bio, sans télé, sans radio ni électricité « Back to trees », et puis il y a ceux que la défonce a mis en pièces, déchirés, qui se sont cassé la gueule assez méchamment et que plus rien ne peut atteindre.
déchiré

Citer
Je me souviens de ce jour de Mai où je revenais d’un tour du coté d’une fameuse librairie au croisement des quartiers de North Beach et de Chinatown, une balade comme un gosse qui va baver devant un magasin de jouets.
je pige pas la comparaison


Citer
- Je vais me démerder, je trouverais bien un moyen. Je vais me planquer dans un train, ou dans un camion, je vais faire du stop, un truc dans ce genre là.
genre-là


Citer
. Regarde nous, qui voudrait de deux clochards à New York,
regarde-nous

Citer
Ils sont usés, décharnés, mal lavés, puent des pieds et sentent la pisse à plein nez.
ça fait un peu beaucoup de sons en "é"

Citer
Ils ont la voix brisée, le visage trop bleu presque noir, irréversible.
bof pour "irréversible", je pense que ton texte est le cul entre deux chaises parce qu'il peine à se trouver un ton


Citer
Quelque temps avant, Mad Joe avait fracassé la tète de son compagnon de galère avec une bouteille vide.
tête

Citer
Mad Joe est souvent prit de soudaines lubies.
pris



Citer
C'était Mad Joe qui brandissait une bouteille vide au dessus de la tête de Tricky et qui hurlait, chancelant, du haut de toute sa folie.
au-dessus


Citer
L'autre lui répondait « Ta gueule, Joe, fermes là, on va encore t'embarquer au poste, tu sais que t'as horreur de ça !
ferme-la


 
Citer
Suivie peut de temps après par une ambulance.
peu

j'ai beaucoup aimé ce couple de clochards, les petits détails sur leur vie moins le côté "écrivain modeste mais qui va parler de leur vie", disons que t'aurais pu le laisser sous-entendu, on le pige très bien, pas besoin d'en refaire une couche. Enfin, c'est mon avis perso.
Pour ce qui est du style, après ça s'équilibre mieux mais au début, tu as des formulations qui détonnent un peu je trouve, quelles soient plus familières ou plus soutenues. Sinon, j'ai trouvé cette tranche de vie sympatoche, j'aurais bien en savoir un peu plus sur des clochards mais bon.
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #2 le: 07 Février 2011 à 14:43:40 »
Salut !
Je me souviens de ce jour de Mai où je revenais d’un tour du coté d’une fameuse librairie au croisement des quartiers de North Beach et de Chinatown, une balade comme un gosse qui va baver devant un magasin de jouets.
Citer
je pige pas la comparaison

Cette librairie c'est City Lights bookstore, elle était tenue autrefois par Lawrence Ferlinghetti. C'est lui qui publia Howl  de Ginsberg, entre autre.  Quand on est fondu des auteurs Beat, City lights est un genre de Graal, un sanctuaire où l'on marche dans les pas de Kerouac. Celui-ci écrivit "Big Sur"  en évoquant la vieille cabane de Ferlingghetti au bord de la mer.

La ville n’est plus cette ensemble de petites maisons de bois victoriennes et bleues, accrochées aux collines, enfin, pas que, le rêve est passé, comme le temps.
Citer
je pige pas le "pas que", disons que je le trouve trop oral pour aller dans cette phrase
La plupart des vieilles maisons victoriennes n'existent plus mais il en reste une série assez célèbre qu'un retrouve souvent sur les cartes postales, les "painted laidies" Sinon pour le style oral, c'est le style narratif que j'affectionne.

Ils sont usés, décharnés, mal lavés, puent des pieds et sentent la pisse à plein nez.
Citer
ça fait un peu beaucoup de sons en "é"

Là je l'assume totalement ! ;)

Merci en tout cas pour ta lecture et ton avis !

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Re : Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #3 le: 07 Février 2011 à 18:40:23 »
on a pas dû se comprendre donc je développe :

Citer
je pige pas la comparaison
Cette librairie c'est City Lights bookstore, elle était tenue autrefois par Lawrence Ferlinghetti. C'est lui qui publia Howl  de Ginsberg, entre autre.  Quand on est fondu des auteurs Beat, City lights est un genre de Graal, un sanctuaire où l'on marche dans les pas de Kerouac. Celui-ci écrivit "Big Sur"  en évoquant la vieille cabane de Ferlingghetti au bord de la mer.
ok, je ne connais pas cette librairie, mais là n'est pas tellement le problème, je ne comprends pas comment tu mets sur le même plan une balade et un gamin qui bave devant une vitrine. Et si vraiment "bavant" de se promener dans cette rue, faudrait peut-être expliciter pourquoi parce que je trouve que ça ne va de soi.

Sinon pour le style oral, c'est le style narratif que j'affectionne.
oui, mais là, ça détonne vraiment avec le reste, mettre "mais pas que" et "victorienne" dans une même phrase, je trouve ça étrange

voilà, je voulais juste préciser ma pensée ^^
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #4 le: 07 Février 2011 à 20:14:34 »
J'aime bien la description que le narrateur fait des deux personnages et de leur évolution au fil du temps ainsi que le vocabulaire utilisé qui correspond bien au sujet abordé. Je trouve le début juste un peu long.
"Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis".
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #5 le: 08 Février 2011 à 11:37:06 »
Citer

La ville n’est plus cette ensemble de petites maisons de bois victoriennes et bleues, accrochées aux collines, enfin, pas que, le rêve est passé, comme le temps.
Cet
et le enfin pas que, ça le fait pas du tout : formulation orale qui ne convient pas à l'écrit. Ce n'es tpas parce que tu fais aprler un personnage qui a un registre familier ou une certaine façon de parler qu'il faut que ce soit moche quand on te lit.

Citer
On pense que c’est un phare qui rameute les freaks et les misfits, les pédés du monde entier, pour la promesse d’une vie meilleur, comme un oasis de libertés individuelles et collectives, mais on se trompe gravement.
Très lourd, le on pense que, et l'usage du on. MeilleurE.

Citer
Le fait est que San Francisco est aussi et surtout une métropole financière importante, avec ses grattes ciels, ses tours de verre et ses types qui viennent bosser en costard et cravate chaque matin, comme sur Wall Street ou la City de Londres.
pareil le fait est que, c'est très lourd et moche. Tu peux supprimer tout simplement ces formules qui servent à rien et commencer par exemple : San Francisco est surtout...
je supprimerais aussi, ça sert à rien et ca alourdit ta phrase.
Attention à l'usage de l'auxiliaire etre  ou avoir comme verbe. Ca rend ton style très pauvre...
Viennent bosser : bossent, tout simplement ( allège ton texte au max ! Les verbes comme venir utilisés comme ça, ne servent à rien
sur wall strett... Ca me gêne. On ne bosse pas sur. C'est incorrect.

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Deux types hurlaient, en proie à un grand délire alcolo-paranoïaque.
alcoolo

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Deux pochards que je connaissais de vue puisqu’ils ont l’habitude de trainer dans mon quartier de temps en temps, Mad Joe, le barbu édenté et Tricky le blond pisseux.
moche le puisque ! j'aurais mis deux points "je connaissais de vue : ils ont l'habitude..."

Citer
- Je veux me tirer d’ici. Mes sacs sont prêts.
- Tu veux aller où, et avec quels sacs?
- New-York, je veux aller à New-York.
- Mais pour quoi faire ?
- Du théâtre, parce que c’est pas ici que je vais faire carrière.
- Du quoi ? Mais tu plaisantes ? T’as jamais fait de théâtre de toute te vie, et maintenant tu voudrais en faire ?
- Ouais ! Je veux faire une école de théâtre, jouer dans des pièces sur Broadway, avoir mon nom inscrit en grand et au néon et tout le bazar !
- N’importe quoi, t'es complètement con !
- Quoi, tu trouves que je ne suis pas assez sérieux pt’ être ?
- Ouais pauvre pomme, t’es qu’un gros ivrogne, un sac à gnôle, alors ça m’étonnerait qu’ils embauchent des pochards à New-York. Et puis comment qu’tu vas y aller là bas, hein ? T’as pas un radis, t’es fauché comme les blés.
- Je vais me démerder, je trouverais bien un moyen. Je vais me planquer dans un train, ou dans un camion, je vais faire du stop, un truc dans ce genre là.
- T’es vraiment trop con. Regarde nous, qui voudrait de deux clochards à New York, je te signale qu’ils ont déjà les leurs sur central Park. Non mais tu nous vois voyager avec les gueules qu’on a ?
- Qui t’as dit que je voulais voyager avec toi ? Hein ? Non mais où t’as vu jouer ça ? Dans quel film, tu peux me le dire ?
- Tu ne vas quand même pas abandonner ton vieux copain, hé, dit !
- T’es qu’un clochard sans classe, une crevure pleine de bières, c’est hors de question que je te balade toute ma vie. De toute manière tu passeras pas l’hiver, foutu comme t’es.
- T’es qu’un gros con !
- Répète un peu ? Tu la veux sur la gueule, la bouteille ?
J'aime pas du tout. Ca fait pas crédible la façon dont tu les fais parler. Des clodos qui sont bourrés ça dit pas : " regarde nous, qui voudrait de deux clochards ?" Ca ne fait pas de phrases correctes. Ca baragouine, ça fait des bouts de phrases... des interjections.
Et ton dialogue fait dialogue de théatre. Il est mal introduit je trouve et ensuite, la description de la scène, de ce que fait chacun des personnages, leur description, ça manque... surtout qu'il est long...

Citer
Mad Joe est souvent prit de soudaines lubies.
pris

Citer
- Où qu’t’étais ?
- Pas loin.
- Pourquoi qu’t’es parti sale con ?
- Tu fais chier Joe, lâche moi.
- Nan, j’ne te lâcherais pas, dis moi où qu’t’étais ! »
Là, déjà c'est mieux comme dialogue : plus court, plus crédible. Sauf qu'on s'interpelle rarement par son prénom ( sauf dans les séries) quand on parle à quelqu'un. J'aurais mis : "fais chier ! Lache moi !"

Bon,  j'aime bien le thème, mais plusieurs trucs me chiffonnent dans ton récit.

1. Pourquoi t'as choisi un récit à la première personne alors que tu ne nous dit quasi rien du narrateur ?
On sait à peine qui il est... J'vois pas l'intérêt. Ton récit fonctionnerait aussi bien avec un point de vue omniscient à la 3eme personne. D'autant plus que tu racontes à  un moment la vie des deux clochards et on se demande comment il sait tout ça , le narrateur ...

2. Tes dialogues, surtout le premier, très long, sans aucune narration autour, est pas crédible.

3. T'as de grosses fautes d'orthographe qui trainent : un bon correcteur suffirait à les éliminer... Fais gaffe. J'suis pas du genre à tiquer pour quelques fautes, mais là bon... ca ressemble à un manque de relecture.

4. ton style est parfois très lourd ( ça va mieux sur la fin) Tout le début  sur San Francisco est mauvais de ce point de vue. D'ailleurs j'avoue que j'ai pas bien compris l'utilité de commencer par ce long paragraphe descriptif. alors, sa lourdeur a pas aidé certainement, mais bon ça cadre pas encore une fois avec le choix du narrateur  à la première personne. C'est intéressant, mais p'tre pas là, pas comme ça... Enfin, ça demande à être réécrit au moins.

5. C'est lié au point précédent : ce n'est pas parce que tu prends la 1ere personne, que ton personnage a un registre relâché qu'il faut que ce que écrives soit désagréable à lire. Tu as malgré tout des impératifs littéraires de ce coté... donc faut éviter les formulations orales transcrites telles qu'elles. C'est  un exercice très difficile de rendre le registre familier, en restant littéraire. N'est pas Céline qui veut...

Voilà. Désolée, si je suis dure. J'essaie de te dire ce qui m'a gêné à la lecture. Ne prends pas ça pour  un lynchage. Je pense que si tu travaillais ces points, ton récit serait très intéressant. J'aime bien le thème, c'est pour ça que j'ai lu jusqu'au bout. Et par moments, ton écriture se délie, donc, j'ai confiance ! ;-)
« Modifié: 08 Février 2011 à 11:39:09 par arwen »

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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #6 le: 09 Février 2011 à 16:20:04 »
Salut !

Bon, j'ai pris en considération un bon nombre de remarques, j'ai édité le texte plus haut et j'y ai apporté quelques petites modifications.

Arwen, si tu as un bon correcteur, partage-le parce que pour ce qui me concerne, j'écris souvent trop vite et je passe vraiment sur pas mal de bétises, je le confesse. Pourtant, crois-le, je passe le tout à la sauce "correction" de Word, mais l'outil a ses faiblesses.

Pour ce qui est de l'utilisation du "Je"  appliqué à ce texte, je dois préciser que cette histoire s'inscrit dans une série de nouvelles dont je suis le fil conducteur, une succession de points de vue et d'impressions, de rencontres et de curiosités à San Francisco. Voilà !  ;)
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #7 le: 10 Février 2011 à 13:16:10 »
Bon, quand vous me verrez faire des propositions sur un texte, ce sera souvent des suppressions de mots.

J'aime les phrases qui vont directement à l'estomac et je crois que tu prends encore trop de détours, tu utilises trop d'adjectifs inutiles (à mon sens) - Comme dans "petit parc".

Je suis tout à fait d'accord avec Arwen en ce qui concerne les dialogues. Ils ne collent pas toujours aux persos. Mais c'est un exercice bien difficile!!

J'ai préféré la deuxième partie de ton texte et sans dire que la première est complètement inutile, je la raccourcirais quand même. Ce qui me fait dire ça, c'est que j'ai moins fait attention aux fautes sur la fin. Je m'ennuyais beaucoup moins ;)

Voici mes remarques...

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
La ville n’est plus cet ensemble de petites maisons de bois victoriennes et bleues, accrochées aux collines, le rêve est passé, comme le temps.

Quitte à citer Maxime Le Forestier, vas-y franco, ça allègera!

La ville n'est plus cet ensemble de maisons bleues accrochées aux collines. Le rêve est passé, comme le temps.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
On se fait beaucoup d’idées romantiques sur San Francisco. On pense que c’est un phare qui rameute les freaks et les misfits, les pédés du monde entier, pour la promesse d’une vie meilleure, comme un oasis de libertés individuelles et collectives, mais on se trompe souvent, scotché aux vieilles images.

Là aussi, trop long! Puis tu parles d'une idée romantique alors ne parle pas de promesse (sous-entendu qui n'a pas été tenue), reste dans l'image parfaite qu'on se fait de la ville.
Et enfin, les libertés individuelles et collectives (un adjectif et son exact opposé) il me semble que ça regroupe toutes les libertés donc pas besoin de préciser.

On pense que c'est un phare qui rameute les freaks, les misfits et les pédés du monde entier vers une vie meilleure, comme une oasis de liberté et de miséricorde, mais c'est n'importe quoi... scotché aux vieilles images.


Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
San Francisco est maintenant avant tout une métropole financière importante, avec ses grattes ciels, ses tours de verre et ses types qui viennent bosser en costard et cravate chaque matin, comme du coté de Wall Street ou la City de Londres.

Ici, des mots inutiles (maintenant avant tout??) des idées redondantes (métropole importante) et une constrution de phrase étrange...
Et gratte-ciel est invariable ;)

San Francisco est juste une métropole financière comme Wall Street ou la City de Londres, avec ses gratte-ciel, ses tours de verre et ses types qui viennent bosser en costard cravate.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Je me souviens de ce jour de Mai (...) un lieu particulier pour moi qui avait lu et relu les auteurs Beat

mai. Pas de majuscule aux mois en français.
moi qui avais lu. 1ère personne du singulier.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Je vais me démerder, je trouverais bien un moyen

je trouverai. Il ne faut pas confondre futur et le conditionnel.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Je vais me planquer dans un train, ou dans un camion, je vais faire du stop, un truc dans ce genre-là.

J'aurais mis des points au lieu de virgules.

Je vais me planquer dans un train ou dans un camion. Je vais faire du stop, j'sais pas. Un truc dans ce genre-là.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Ils se souviennent rarement de leurs dernières douches, et pour cause...
Bof, je supprimerais.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Sur la vieille veste militaire de Mad Joe il y a un gros badge "toxic waste", ça se sent de loin.

ça, ça colle mieux. Tu supprimes la précédenet et tu la remplaces par celle-ci par exemple.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Chaque fois, il retrouvait son compagnon, malheureux comme un chien battu, qui lui faisait la fête.

Contradiction, non?
Un chien battu qui fait la fête. à mon avis, il faut choisir entre le chien battu qui est triste et agressif et le chien qui fait la fête à son maître adoré!

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Il n'a plus beaucoup les idées claires non plus, mais entre deux cuites le brouillard se dissipe encore un peu dans sa tête, un jour il ne se dissipera plus.

Trop de mots.

Lui non plus n'a pas les idées claires mais le brouillard se dissipe parfois, entre deux cuites. Un jour, il ne se dissipera plus.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
-Nan, j'ne te lâcherais pas, dis moi où qu' t'étais!"

J' te... j'ne te est difficile à prononcer.
J' te lâcherai pas. Futur et pas conditionnel.

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Un matin comme j'aime les prendre

Heu... là, ça vient peut-être de moi mais ça veut dire quoi aimer prendre un matin?

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
qui ne me quittait plus depuis que j'avais quitté la France.

Quittait - quitté

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Je suppose que si j'avais été un type bien, un genre de héros ou un médecin je me serai précipité, mais non.

Un peu longuet mais surtout : je me serais. Ici, ce n'est pas un futur!

Citation de: jlm link=topic=3895.msg69432#msg69432
Ils se sont penché sur Tricky, mais se sont relevé au bout d'une minute.

Je crois qu'il faut 's' à penché et relevé

Allez, c'est pas mal du tout mais relis mieux pour corriger les fautes d'orthographe et aussi pour supprimer tout ce qui est inutile et qui nuit à tes histoires.
J'ai hâte de lire la suivante!
« Modifié: 11 Février 2011 à 06:53:33 par Le Fanu »
La culture est comme de l'or, en cas de coup dur, on la brade.

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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #8 le: 11 Février 2011 à 08:44:00 »
Salut le Fanu !

Bien vu pour le coup des libertés blablabla, je raccourci !

Citer
San Francisco est maintenant avant tout une métropole financière importante
là, je cite quasiment mot pour mot le conseiller culturel du consulat de france avec qui j'avais eu une discussion sur les vieux clichés de la ville. je pourrais changer la phrase en :
Citer
San Francisco est aujourd'hui, et avant toute chose,  une métropole financière importante
pour ce qui concerne le mot "important", je présume qu'il doit y avoir des pôles financiers plus importants que d'autres. En l'occurence, SF est résolument tournée vers le marché asiatique, ce qui en fait par comparaison une place plus imposante que Houston qui trade plus facilement avec l'amérique centrale.

Citer
ça veut dire quoi aimer prendre un matin?
ça veut dire s'accorder un matin, c'est une expression familière que l'on entend parfois, prendre un moment pour faire qqchose...

Citer
Quittait - quitté
ha merde, là c'est vrai, c'est n'importe quoi !
il faut lire :
Citer
qui ne me quittait plus depuis que j’avais laissé la France derrière moi
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #9 le: 04 Mai 2011 à 13:28:41 »
Pour ma part, j'ai souvent d'autant plus facilement pitié des phrases interminables que j'en abuse parfois. J'ai bien aimé le début, je ne suis pourtant pas fan des descriptions qui n'amènent rien d'autres qu'une description, mais j'ai trouvé que cette... translation était nécessaire à la suite.

Par contre, le dialogue des clodos est définitivement trop "romancé" pour être crédible. Je veux dire, si ça s'annonçait comme un parti pris du narrateur, ça passerait, mais vu qu'il prétend ne faire que relater les faits, ça paraît peu crédible. Pourtant, j'ai bien aimé le dialogue et la mise en scène des personnages, ça détonne juste avec l'esprit dans lequel semble s'inscrire le reste du texte.

C'est pas du tout mon style de lecture, et pourtant j'ai bien aimé ton texte. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #10 le: 10 Juin 2011 à 15:46:50 »
Le style me plait beaucoup, là dessus j'ai pas grand chose à dire. Par contre je suis un peu mitigé sur l'histoire en elle même. Il y une part du fond qui décrit un peu le côté misérable des deux clochards, et une autre partie qui donne un côté un peu comique (comme le nom des personnages). du coup j'ai un peu l'impression de suivre l'histoire de deux clowns (au sens propre) clochards et ça enlève beaucoup de crédibilité je pense, à ce coté misérable que tu as cherché à décrire par moment.

en tout cas voilà un peu mon avis pour une première lecture !
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #11 le: 14 Juin 2011 à 21:10:48 »
Hmmm, en fait, j’ai délibérément voulu donner un coté théâtrale à cette histoire, tu as noté que le narrateur ne s’implique pas, il est témoin d’une pièce en deux actes, il y a un auguste et un clown blanc, et au fond une certaine morale à l’histoire. C’est une pièce tragique, qui cherche un sens à l’existence pour les exclus, un peu influencée par l’œuvre de Beckett et plus particulièrement « les gens de Dublin » de James Joyce, voilà…
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Re : Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #12 le: 15 Juin 2011 à 14:25:04 »
Hmmm, en fait, j’ai délibérément voulu donner un coté théâtrale à cette histoire, tu as noté que le narrateur ne s’implique pas, il est témoin d’une pièce en deux actes, il y a un auguste et un clown blanc, et au fond une certaine morale à l’histoire. C’est une pièce tragique, qui cherche un sens à l’existence pour les exclus, un peu influencée par l’œuvre de Beckett et plus particulièrement « les gens de Dublin » de James Joyce, voilà…

Ouais j'ai bien senti ce côté théâtral, c'est peut être ce qui m'a dérangé, mais c'est peut être juste personnel.
Tiens d'ailleurs, ce matin, j'ai lu une nouvelle de Buk intitulé "Une vie de clochard", tu la connais ? J'ai compris la différence qui séparent ces écrits et les miens  :mrgreen:
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Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #13 le: 16 Juin 2011 à 13:42:04 »
elle sort d'où cette nouvelle, des contes de la folie ordinaire ? En ce moment j'essaie de trouver du Raymond Carver pour changer un peu.
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Re : Re : Mad Joe et Tricky
« Réponse #14 le: 16 Juin 2011 à 13:43:31 »
elle sort d'où cette nouvelle, des contes de la folie ordinaire ? En ce moment j'essaie de trouver du Raymond Carver pour changer un peu.


Dans le ragout d'un septuagénaire, si tu l'as pas, et que la nouvelle t'intéresse, on peut voir ça en message privé !
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