Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

07 Septembre 2026 à 12:22:46
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Enos

Auteur Sujet: Enos  (Lu 2882 fois)

Hors ligne Linkipit

  • Tabellion
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Enos
« le: 25 Octobre 2021 à 14:25:35 »
Bonjour à tous !
Merci d'être venu voir ce petit texte ! J'avais envie de le partager pour avoir des avis extérieurs. Il s’agit d’une ébauche que j’avais écrite il y a… 2 ans ? et que j’ai ressorti hier. En le relisant, j’ai eu envie de le reprendre un peu. J’ai réécrit certains passages, supprimé certaines tournures, rajouté quelques lignes… Je ne pense pas vraiment faire beaucoup de ce texte, bien qu’il ressemble à l’incipit (hehe) d’un récit plus long, voire d’un univers. J’avais simplement envie de le retravailler, d’y rajouter quelques mots. Et de vous le présenter. Alors je vous attends, est-ce que ce petit morceau de récit vous intéresse, vous capte ? Est-ce que l’univers vous paraît trop plat, ou déjà-vu ? Quelles sont vos impressions en somme ? Touts les remarques sont bonne à prendre, positives ou négatives !
Je suis parfaitement conscient que c’est un texte maladroit et plutôt médiocre, mais, par curiosité, je veux vous le montrer, afin d’améliorer la manière dont je pourrais à l’avenir aborder la rédaction d’autres récits.
Je voulais vous joindre une image de la carte que j’avais imaginé à l’époque, qui aurait permis de mieux comprendre le premier passage notamment, mais je ne saisis pas comment ça marche ^^’ ! Si vous voulez m’expliquer je suis preneur. J’ai aussi un dessin du personnage d’Eliseo, fait par une amie il y a deux ans. Enfin, j'ai noté l'endroit où j'ai repris hier, pour que vous sachiez où je m'étais arrêté à l'époque.
Merci pour l’intérêt que vous porterez à ce texte, et bonne lecture ! ^^


EDIT : Merci à Luna Psylle pour le lien, maintenant je sais mettre ma photo !




Année 639 du calendrier Enosien, Mer des Colombes, Enos.

Le soleil de midi caressait délicatement la voile qui peinait à se gonfler. La mer était calme, et berçait le bateau d’un roulis régulier, les vagues venant tranquillement se déposer au bas de la coque avant de repartir lentement à l’océan. Accoudée à la rambarde, une femme aux longs cheveux bruns laissait son regard s'échapper à l'horizon, vers ses terres qu'elle croyait presque distinguer, très loin, sûrement plus par habitude de se les représenter que par réelle observation, tout en souriant tendrement.

- Dis Maman ? La petite frimousse de son fils s’agita au creux de son épaule. Pourquoi est-ce qu'on ne va pas là-bas ? demanda le petit garçon en pointant du doigt la direction inverse au regard de sa mère.

Ces mots lui firent prendre un air plus grave, moins détendu. Elle posa son fils sur le pont, et se tut pendant un moment, le regard toujours vers l'horizon, mais plus vide. Son enfant l'observait, ne semblant pas décidé à abandonner sa question. Il y eut un long silence, où seul le vent très léger se faisait présent, effleurant leurs visages doucement, comme une tendre caresse. Après une lente et profonde inspiration, elle le prit par la main en lui désignant la direction qu'il lui avait lui-même indiqué quelques secondes plus tôt.

- Tu vois ces nuages là-bas Ayden ? C'est la Cinquième mer d'Enos, la Mer Blanche. Il n'existe sur ces eaux que le brouillard que tu aperçois. Nul ne peut aller au-delà. Ici, nous sommes en sécurité, aller dans la cinquième mer, c'est l'assurance d'y rester pour toujours. On ne sait pas ce qui se trouve derrière, mais peu importe... Elle passa sa main dans les cheveux bruns et fins du jeune garçon, et le regarda, lui montrant son plus beau sourire. Nous n'avons aucune raison d'y aller, nous sommes très bien ici, termina-t-elle en secouant quelques mèches, avant de lui tendre à nouveau la main. Viens, je vais te faire naviguer un peu, cela fait longtemps que tu n'as pas été à la barre. »


**

Année 655 du calendrier Enosien, Falaises Bleues, Alioz

La haute falaise était, à sa base, comme dissoute dans la mer gelée. De gigantesques piliers de glace semblaient la maintenir contre la côte, formant une couche de plus en plus fine au fur et à mesure qu'elle remontait la paroi. La frontière entre les deux en devenait quasiment invisible, on aurait cru que la terre avait fusionné avec la glace. Le vide à pic s'étendait sur des kilomètres et des kilomètres, et le temps permettait rarement d'en distinguer la fin. Elle laissait pourtant apercevoir aujourd'hui les flancs abrupts de cette nature figée, que le soleil du crépuscule, passant au-dessous des nuages, colorait de teintes rougeâtres.
Au sommet de ces falaises, Eliseo ne bougeait pas. À une centaine de mètres du vide, au bord de la terre ferme, il semblait méditer, debout, les bras croisés contre sa poitrine. Ses cheveux bruns désordonnés dansaient au gré du vent. Ses paupières étaient fermées ; le bout de ses cils recouvert d'une infime couche de gel indiquait qu'il demeurait là depuis un long moment. Une légère fumée s'échappait de ses narines au rythme de sa respiration posée et profonde. Le silence l'entourait. La mer ne venait plus s'écraser violemment contre les rochers acérés en contrebas. Aucune pierre ne se décrochait pour aller fracasser la glace aussi dure que la roche. Seuls les doux murmures du vent, discrets et fluides, venaient perturber cet arrêt dans le temps.

Il se retourna pour être dos au vide. Les yeux toujours clos, il fit quelques pas en arrière, jusqu'à ce que ses talons ne touchent plus la terre. Seule la pointe de ses pieds le maintenait. Il serra les poings contre ses épaules, ses avant-bras croisés contre son torse, et prit une grande inspiration. Le vent s'arrêta. Plus rien ne bougeait. Calmement, il se pencha en arrière. Et il se laissa tomber. Quelques secondes plus tard, il était en pleine chute libre. Il restait dans la même position, prenant de la vitesse, alors même que le sol gelé se faisait proche. L'air qu'il transperçait lui sifflait dans les oreilles et faisait virevolter ses mèches dans tous les sens. Pourtant, il demeurait impassible, et tout son corps transpirait de sérénité. Le sol se rapprochait, l'impact était imminent. Soudainement il ouvrit les yeux, comme réveillé brusquement. Mais il n'y avait dans son regard ni peur ni panique. Ses yeux perçants brillaient de détermination. Sans un bruit, il déplia ses bras. De larges plumes apparurent, ses longues ailes se dévoilèrent, tranchant l'air en silence. Les rayons du soleil projetaient sur cette surface grise des reflets aux couleurs d’automne. Alors qu'il allait s'écraser contre la mer gelée, il inclina ses ailes et fut instantanément porté. Il frôla le sol de glace, avant de remonter brutalement, décrivant un large cercle dans le ciel, pour revenir à seulement quelques centimètres du sol, semblant glisser à toute vitesse sur la surface de cette eau figée. Du bout de ses plumes, il effleurait la couche de glace, et faisait se soulever les flocons qui s'y étaient déposés, laissant ainsi derrière lui deux très fines traînées blanches.
Il se penchait de gauche à droite, jouant avec cet air qu'il maîtrisait. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Pourtant, au loin se profilait la Vague. Une ombre immense surplombait la mer figée, une montagne de glace s'élevait, vague imposante qui avait été transformée instantanément, comme par un sortilège, en glace. Il venait de passer sous la silhouette de ce géant, et fonçait contre le mur démesuré. Alors qu'il approchait, il prit une longue et profonde inspiration. Il bloqua tout l'air dans ses poumons, et ferma les yeux. Arrivé à quelques mètres de la paroi, il ouvrit la bouche et libéra son souffle. Avant même qu'aucun son ne résonne, il avait projeté une onde de choc. Elle était partie à une vitesse si fulgurante qu'elle avait déjà quasiment atteint la vague lorsque l'on entendit la détonation de sa libération. Puis une seconde explosion traversa l'étendue givrée lors de l'impact avec la paroi. La glace épaisse de plusieurs mètres se brisa sur le coup, si bien que la vague sembla soudain plus de verre que de glace. Des éclats acérés furent projetés en tous sens. Eliseo replia ses ailes autour de son corps et traversa sans perdre de vitesse cette imposante muraille par la brèche qu'il venait de créer. Dès qu'il l'eut dépassée, il déplia à nouveau ses bras et s'éleva brusquement dans le ciel. Avec l'énergie accumulée, il monta le plus haut possible. Sa silhouette projetée contre la Vague, les contours de ses ailes paraissaient enflammés par les reflets du soleil écarlate. Il poussa un grand cri d'euphorie, que l'écho répéta, le long des falaises abruptes au loin.

Soudain, un craquement progressif, lourd et profond, se propagea, semblant faire trembler l'air. Eliseo se retourna, battant lentement des ailes pour se maintenir en lévitation. Il vit la Vague se fissurer, puis commencer à se désagréger progressivement autour de la trouée qu'il avait créée. Peu à peu, la brèche s'élargit, et la paroi s'effondra sur une vingtaine de mètre dans un long fracas, sourd et puissant. L'éboulement s'atténua progressivement, quelques morceaux de glace continuant à se détacher de temps à autre, ravivant l'écho qui refusait de se taire. Le responsable eut un sourire amusé, et s'envola à nouveau en direction de la côte pour rejoindre la terre ferme.


**
   
Lorsqu'il arriva au village, il faisait déjà nuit, et rares étaient les fenêtres d'où se dégageait la lueur chaude et rassurante d'un feu de bois. Eliseo traversa la grande place en évitant les plaques de verglas et prit le chemin qui partait sur la droite et montait une petite butte. Il atteignit une imposante bâtisse faite de pierres anthracite usées par le temps et parfois fendues, dont la cheminée fumait encore. De la neige s'était accumulée sur le toit d’ardoise, et quelques flocons tombaient à intervalles réguliers, emportés par le vent glacial. Le passant nocturne contourna la porte d'entrée qui donnait plein Sud, et parvint à la fenêtre de la façade Est. Il poussa légèrement le cadre en bois, et se faufila dans la maison. Ce fut seulement une fois à l'intérieur qu'il remarqua une faible lueur qui émanait du coin de la chambre. Une bougie éclairait un homme, aux contours sculptés mais à l'allure svelte. Assis sur une chaise trop petite devant un bureau en bois massif, le bout de ses ailes touchait le sol. La silhouette se retourna lentement vers l'arrivant. Ce dernier, après un soupir, rentra entièrement dans la pièce et retira son écharpe qu'il jeta sur son lit.
- Bonjour, Papa.
- Bonsoir, Fils.
Eliseo, sans même lever la tête pour le regarder, ferma la fenêtre et s'accroupit pour vider son sac. Un grand froid, qui ne provenait pourtant pas de l’hiver qui régnait à l’extérieur mais n'en était pas moins mordant, s'installa dans la pièce. L’homme se leva, et jeta un regard derrière lui, vers la porte entre-ouverte.
-Ta mère dort déjà. Il expira. Même elle tu ne l'as pas prévenue...
L’homme qui paraissait d’habitude rempli d’assurance marqua une pause et se gratta la barbe.
- On m'a dit qu'il y avait eu du bruit le long des falaises.
Seul le silence lui répondit.
- Écoute Eliseo, je ne t'interdis pas d'y aller, bien au contraire. Mais pas seul. Tu peux y aller avec n'importe qui, mais pas seul. J'ai déjà perdu un fils là-bas, je ne veux pas connaître un second deuil.
- Arrête avec ça. » coupa sèchement l'intéressé, les dents serrées.
L'homme se tut. Le silence s'alourdit, et Eliseo se leva pour faire face à son père. Il le regarda droit dans les yeux, pendant plusieurs secondes, sans laisser transparaître la moindre émotion.
- Tu voulais me dire autre chose ?
Roan cligna lentement des yeux, et il parut soudainement vieux et fatigué.
- Bonne nuit, mon fils."
Il tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Il regarda une dernière fois le jeune garçon qui se tenait au milieu de la chambre, les sourcils froncés et l'air provocateur, puis referma délicatement la lourde porte.


**
Ayden prit un peigne et se recoiffa à l'aveugle. Il épousseta son uniforme aux couleurs de la marine et réajusta son insigne pour que les voiles où étaient inscrites les lettres d'or "F.N.E.E" soient aussi droites que sa posture. Il glissa un rapport soigneusement cacheté dans sa poche intérieure, récupéra son sabre qu'il mit à sa ceinture, puis poussa la porte de sa cabine. Il attrapa dès sa sortie son second, Asam, qui passait en braillant des ordres d'une voix éraillée.
- Laisse-les se reposer. Le vaisseau vient à peine d'être déchargé.
- T'es trop laxiste, ces nouvelles recrues c'est comme de la viande crue. Laisse-les trop longtemps exposées au soleil et ils sont foutus, grogna le marinier en adressant à son interlocuteur un salut militaire relâché.
- Suis-moi, j'ai le rapport à déposer. ordonna le capitaine sans tenir compte des remarques de son subordonné.
Il descendit du pont par la passerelle et mit le pied à terre. Le soleil de fin d'après-midi déclinait lentement, et sa chaleur pesante écrasait arrimeurs et marins. Les deux militaires suivirent les quais jusqu'au quartier général des Forces Navales Est-Enosiennes que décoraient les mêmes lettres d'or sur les mêmes voiles.

(Reprise, 24/10/2021)

Ils n’eurent pas à pousser la porte, se faufilant entre les nombreux sous-officiers qui allaient et venaient, et maintenaient par leur ballet incessant l’entrée grande ouverte. Un grand brouhaha régnait dans ces lieux. Des hommes et des femmes en uniforme circulaient d’un pas pressé en tous sens, de lourds dossiers sous le bras. Une odeur de tabac flottait, comme l’épais nuage brumeux qui envahissait la pièce, et venait surprendre les visiteurs les moins averti qui s’aventuraient dans ce repère administratif à la fois si structuré et si fourmillant. De tous côtés on interpellait, on hélait, on débattait en haussant le ton des derniers dossiers, et cet orchestre s’accordait pourtant dans une certaine harmonie militaire qui contrastait avec le portrait sobre et austère du Chef des Armées trônant sur le mur de l’entrée. Ayden s’avança jusqu’au guichet en évitant les militaires qui courraient de droite à gauche et de gauche à droite. Il n’était plus surpris par la cacophonie de l’endroit qui l’avait pourtant tant choqué lorsqu’il y était entré pour la première fois. Il ne savait toujours pas s’il aimait cela ou s’il en était indigné. Son allure stricte contrastait avec l’ambiance générale, et il y était le seul à porter son costume aussi droit. Mais il ne pouvait nier qu’il avait développé un certain attachement à l’égard du bâtiment grouillant de vie. Entre deux appels bruyants, le guichetier lui adressa un regard rapide pour lui signaler qu’il était disponible durant les trois prochaines secondes. Le Capitaine se contenta de lui montrer le dossier qu’il sortit de sa veste. On lui indiqua une salle à l’étage, avant de l’oublier, interrompu par une nouvelle sonnerie. Il fit signe à son second de le suivre. Ils grimpèrent d’un pas rapide les marches de bois lissées par les semelles des bottes cirées, en esquivant les ombres qui leur passaient à-côté de justesse. Ils prirent un couloir étroit où ils durent jouer des épaules pour se frayer un chemin, et parvinrent à la porte qu’on leur avait indiqué. Assis au bout d’une grande table, un homme au ventre gras, la pipe à la bouche, braillait ses derniers ordres à ses subordonnés qui repliaient leurs feuilles. Ayden s’écarta et tira Asam qui, moins habitué, manqua de se faire écraser par la foule qui sortait. Une fois le risque éloigné, ils entrèrent et Ayden referma la porte derrière lui. L’homme en bout de table se leva, dévoilant des médailles qui pendaient le long de sa veste, et après avoir jeté un coup d’œil à ses visiteurs alla se pencher dans l’armoire au coin de la salle pour reprendre du tabac, les accueillant malgré tout d’un ton chaleureux.
- J’ai bien cru que tu t’étais perdu en mer minot ! Alors, ça t’a plu cette virée dans le Nord ? Tu as salué les morues pour moi j’espère ? railla-t-il d’un rire gras.
- Désolé Roniot, je ne partage pas tes passions, rétorqua le jeune homme un sourire en coin en adressant un salut militaire discret et amical, plus par habitude que par respect des règles de l’armée.
Asam resta en retrait, au garde-à-vous.
- Tu vas t’emmerder gamin, crois-moi, profite avant qu’ils te foutent à la paperasse une fois les trente-cinq ans passés ! Il se redressa non sans effort après avoir trouvé ce qu’il cherchait, et alla se rassoir en bourrant sa pipe. Ces jeunes qui sortent de l’Ecole, j’te jure… Enfin bon, qu’est-ce que j’peux faire pour toi minot ?
Ayden lui fit glisser le dossier qu’il tenait dans ses mains depuis l’autre bout de la table en reprenant un air plus sérieux.
- Le rapport de l’expédition. Comme d’habitude je te le remets. Mais je suis d’avis que cette fois, tu vas devoir le faire monter un peu plus haut…
Le fumeur souleva un sourcil d’un air intrigué. Il tira sur la lentille, souffla un peu de fumée et sortit une paire de lunettes de sa poche.
- Qu’est-ce tu m’as déniché ? T’as sorti des sirènes du fond de la baie ? grogna-t-il en commençant à feuilleter le rapport dont il avait déchiré sans délicatesse le cachet si bien apposé.
- Non, juste des planches de bois. Ça fait plusieurs mois que les habitants en repêchent après les nuits de fort courant, sur tout le long de la côte.
Le jeune Capitaine perçut le sourire de son supérieur, et ajouta :
- Moi aussi ça m’a amusé qu’on m’envoie là -bas pour du bois. Mais crois-moi c’est aussi voire plus inquiétant que ce qu’on pensait. Asam ?
Le garçon au teint hâlé s’avança d’un pas, avant de faire claquer ses bottes et de baisser la main collée à sa tempe.
- Lieutenant Asam Ganar, Second sur le vaisseau du Capitaine Ayden Emit. C’est moi qui ai rédigé le rapport que vous tenez. Nous avons remarqué plusieurs points inquiétant dans ces découvertes. Premièrement, il semble que les différentes trouvailles proviennent de plusieurs navires et non d’un seul et même vaisseau. Pour les plus gros morceaux retrouvés, la forme reste imparfaite et ne ressemble pour sûr à rien de ce qui sort des chantiers des Forces Navales, malgré l’envergure estimée. Il semblerait qu’ils soient le fruit de tentatives de maîtrise de la navigation, qui révèlent un retard conséquent par rapport à nos connaissances actuelles, ou même par rapport à la maîtrise dont font preuve les pirates de la région. Deuxièmement, le bois n’est rien de reconnaissable. Il a été observé par de nombreux abatteurs, du Nord ou de tout Enos, et aucun n’a reconnu le type d’arbres dont les planches provenaient. Il semble moins souple, plus dense et plus sombre que tout ce que nous possédons sur nos terres. Et enfin, le plus inquiétant, tous les pêcheurs de la région s’accordent à dire que ces derniers temps, le vent soufflait du Nord. Et si ces bois ne sont pas le résultat de bateaux pirates échouées, alors ils ne peuvent venir que de derrière… Il déglutit. Ils sont rejetés par la Mer Blanche.
Le contre-amiral, malgré l’amusement que lui inspirait le sérieux du militaire, avait accordé une attention particulière à son discours. Il avait fumé d’un air intrigué en écoutant d’une oreille attentive le rapport oral, bien moins soporifique que la version rédigée, que lui délivrait son subordonné. Il laissa un silence intriguant s’installer, perturbé par le bruit omniprésent derrière la porte pourtant épaisse. Il finit par poser sa pipe, se lever lourdement et se rapprocher du Capitaine.
- C’est pas rien ce qu’il m’sort ton bras droit minot. T’as intérêt à avoir des sacrés arguments pour justifier tout ça. T’es sûr de ce que t’avances ?
- Je ne m’amuse pas à falsifier mes rapports Roniot. Et mon équipage non plus. Asam y a reporté toutes les observations que nous avons pu faire, et les pistes à explorer. Le reste n’est plus notre travail.
- Des siècles que la Mer Blanche a rien craché. Et ç’a jamais été rien de ce type, crois-moi. Au mieux des vieux bouts de porcelaine, mais pas des navires…
- Je sais Roniot.
Après un long et grave regard, l’homme au ventre rond lança une tape dans le dos d’Ayden en ricanant.
- Ces jeunes j’te jure… Ils trouvent toujours un moyen de me gâcher le calme de l’administration ! Il retourna s’asseoir et brandit le dossier. Allez minot, fous-moi le camp. T’as fait du bon travail, comme toujours. Je te laisse t’occuper de tes gars, offre-leur un coup à boire ça plait toujours. Je prends le relais, t’as plus qu’à attendre qu’on te rappelle.
Les deux marins disposèrent après avoir adressé un salut formel au contre-amiral, et retournèrent au bruit assourdissant du quartier général, qui ignorait encore tout de ce dont on parlerait tant durant les années à venir.
« Modifié: 05 Janvier 2022 à 22:21:14 par Linkipit »
"Tu parles comme les grandes personnes !" Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry

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Re : Enos
« Réponse #1 le: 14 Novembre 2021 à 15:09:41 »
Bonjour Linkipit,

les textes mi longs et longs sont peu fréquentés ( je n'ai pas dit mal fréquentés), c'est souvent un long travail de commenter ces textes. Peu à peu des liens se tissent entre les "longuistes" et alors ils échangent les bons procédés ou s'engagent les uns envers les autres. Voilà, en gros comme j'ai perçu les choses.
Donc, quelques commentaires sur ton texte.

B

[spoiler][/[FONT=Georgia;helvetica;serif][SIZE=10,5pt]Je n'ai pas trouvé que ce texte était aussi médiocre que tu l'estimais.
C'est assez intrigant comme sujet.

Concernant l'écriture elle même, j'ai noté parfois des longueurs, des phrases trop longues ou des redites, ou des détails sans importance. Mais le texte est bien écrit.
Voici quelque commentaires .


Première partie
par habitude  de se les dessiner... tu veux dire de se le représenter
 Il y eut un long silence, où seul le vent très léger se faisait présent, effleurant leurs visages doucement, comme une tendre caresse. Après une lente et profonde inspiration, : un peu longuet peut-être.... bien necessaire ce rappel du vent, caresse, silence...
deuxiéme partie :
Le vide à pic s'étendait sur des kilomètres et des kilomètres, et la météo permettait rarement d'en distinguer la fin.  Le mot météo est très connoté «  époque actuelle » est ce que tu souhaites ?
. Le vent s'arrêta. Plus rien ne bougeait. Lentement, il se pencha en arrière. Et il se laissa tomber. Quelques secondes plus tard, il était en pleine chute libre. Il restait dans la même position, prenant de plus en plus de vitesse, alors même que le sol gelé se faisait de plus en plus proche.

. Sans un bruit, il déplia ses bras. De larges plumes apparurent, ses longues ailes se dévoilèrent, tranchant l'air en silence. Les rayons du soleil projetaient sur cette surface grise des reflets aux couleurs d’automne.  Je ne suis pas certain que les ailes puissent s'ouvrir en silence

Il frôla le sol, avant de remonter brutalement, décrivant un large cercle dans le ciel, pour revenir à seulement quelques centimètres de la glace, semblant glisser à toute vitesse sur la surface de cette eau figée. Du bout de ses plumes, il effleurait la couche de glace, et faisait virevolter les flocons qui s'y étaient déposés, laissant ainsi derrière lui deux très fines traînées blanches.

 Il vit la Vague se fissurer, puis commencer à se désagréger progressivement autour de la trouée qu'il avait créé.   Qu'il avait créée
Troisiéme partie
Lorsqu'il arriva au village, il faisait déjà nuit. La plupart des feux avaient été éteints, et rares étaient les fenêtres d'où se dégageait la lueur chaude et rassurante d'un feu de bois. Tu répétes les mots et l'idée

bâtisse faite de pierre anthracites usées par le temps et parfois fendues : j'aurais soit mis un s à pierre soit supprimés tous les pluriel ( dans tous les cas anthracites doit être invariable parce qu'il s'agit d'un adjectif issu d'un nom comme orange par ex qui ne doit pas s'accorder non plus)

glacial de la nuit. Le passant nocturne : tu nous l'a dit plusieurs fois que c'était la nuit, je crois que tu peux économiser
Une bougie éclairait un homme, assis à un bureau en bois massif, aux contours taillés mais à l'allure svelte, dont le bout des ailes touchait le sol.  Ça  c'est assez confus, on ne sait pas si tu parles du bureau ou de l'homme.
 Roan se leva, et jeta un regard derrière lui.  On découvre qu'il s'appelle Roan peut-être un peu par la bande. Ensuite, on ne sait pas trop ce qu'il regarde. Il manque un bout à l'ction entreprise : il se leva et marcha vers la porte ou il se retourna sur son fils
la lourde porte en chêne.  Tu penses que c'est important qu'elle soit en chêne. Parfois, tu abuses un peu des détails de ce type, comme si tu n'avais pas confiance ni dans ton récit, ni dans ton lecteur

quatriéme partie
Ils n’eurent pas à pousser la porte, se faufilant entre les passages pressés des nombreux sous-officiers qui allaient et venaient, entre les nombreux sous-officiers pressés, ça suffirait peut-être

Ils n’eurent pas à pousser la porte, se faufilant entre les passages pressés des nombreux sous-officiers qui allaient et venaient, et maintenaient par leur ballet incessant l’entrée grande ouverte. Un grand brouhaha régnait dans ces lieux. Des hommes et des femmes en uniforme circulaient d’un pas pressé en tous sens, des dossiers dont les feuilles semblaient vouloir s’échapper sous le bras.   Sous le bras est en l'occurence assez mal placé... ou il manque une ponctuation, ou tu peux virer l'histoire des feuilles

De tous côtés on interpellait, on hélait, on débattait en haussant le ton des derniers dossiers, et cet orchestre s’accordait pourtant dans une certaine harmonie militaire qui contrastait avec le portrait sobre et austère du Chef des Armées trônant sur le mur de l’entrée. Un peu longue cette phrase. Peut être la couper, ce qui mettrait en évidence le contraste que tu évoques.

Ils grimpèrent d’un pas rapide les marches de bois lissées par les semelles des bottes cirées en esquivant les ombres qui leur passaient à-côté de justesse.  Ne veux tu pas trop en dire.

Le fumeur souleva un sourcil d’un air intrigué. Il tira sur la lentille, souffla un peu de fumée et sortit une paire de lunettes de sa poche.  La par contre, il en manque peut-être. Il tira sur la entille de cire qui scellé le rapport...

Les deux marins disposèrent après avoir adressé un salut formel au Lieutenant,  pu plus haut tu dis que c'est un contre amiral, c'est peut être la même chose... en tout cas, on ne sait plus trop bien.

[/SIZE][/FONT]spoiler]
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Re : Enos
« Réponse #2 le: 14 Novembre 2021 à 16:04:31 »
Bonjour Basic !
Avant tout merci pour ton commentaire, je reçois volontiers tous les conseils que tu m'as donné. Certaines de tes remarques m'ont fait sourire car tu as touché très juste, notamment quand tu me dis que je n'ai pas besoin de forcer sur les détails pour me faire comprendre ^^'.

Avant tout, je comprends ce que tu as voulu dire sur cette section. Il est vrai que s'attaquer à des textes plus longs prend beaucoup de temps, et qu'on ne peut pas demander ce temps aux gens n'importe comment. Je reste conscient que le forum est une plateforme d'échanges, et c'est pour cette raison que je ne m'inquiétais pas de l'absence de réponse. Même si j'ai déjà commenté quelques textes longs/mi-longs, j'aurais peut-être dû m'investir un peu plus dans ces sections avant d'y poster quoi que ce soit. Je te remercie malgré tout d'avoir, toi, pris ce temps pour me lire et me répondre !

Pour tes commentaires :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je vais corriger les fautes d'othographe que tu as relevé et arranger quelques tournures pour clarifier certains points. Je ne vais pas réécrire tout le texte, mais au moins m'occuper de ça, ça ne prendra pas bien longtemps en plus.
Encore merci d'avoir pris le temps de répondre, bonne journée !
Linkipit

"Tu parles comme les grandes personnes !" Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry

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Re : Enos
« Réponse #3 le: 14 Novembre 2021 à 17:44:01 »
Content que ça puisse te servir.
Je reprécise un peu sur l'histoire de mes commentaires sur la section.
Je participe au forum depuis quelques mois. Ce que j'ai pu remarqué pour ces sections :
- en fait il y a peu de monde
- sur les textes très longs ( roman), les gens sont accompagnés depuis le début par des "fidèles". Ne serait ce que par la longueur du texte, il n'est pas facile de les commenter
- sur les textes moins longs ( nouvelles), petit à petit se crée une sorte de compagnonnage, trois, quatre personnes commencent à se lire, créent des fidélités et ne laissent pas passer les publications de leur compagnie, donc assez difficile pour eux de découvrir un autre auteur.

Donc je te conseillais, de "mettre des pieds" dans des portes, gentiment bien sûr ( je ne doute pas de cette qualité chez toi) pour créer la nécessité de la réciprocité.

Ton histoire veut peut-être le coup que tu t'y attardes.
B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Enos
« Réponse #4 le: 23 Novembre 2021 à 18:57:00 »
Salut !

Je vais devoir fragmenter visites et commentaires.

Déjà, pour répondre à cette question :
Citer
Je voulais vous joindre une image de la carte que j’avais imaginé à l’époque, qui aurait permis de mieux comprendre le premier passage notamment, mais je ne saisis pas comment ça marche ^^’ ! Si vous voulez m’expliquer je suis preneur.
De mémoire, il te faut héberger les images sur un site. Ensuite, tu récupères le lien donné pour ton image par ledit site que tu mets entre ces crochets [img*][/img*] (retirer les étoiles).
J'ai trouvé ce sujet qui en parle sûrement mieux que moi ;)
Comment mettre une image

Pour la forme (Année 639) :

Citer
Le soleil de midi caressait délicatement la voile qui peinait à se gonfler. La mer était calme, et berçait le bateau de petits mouvements de balancier réguliers, les vagues venant tranquillement se déposer au bas de la coque avant de repartir lentement à la dérive. Accoudée à la rambarde, son fils dans les bras, une jeune femme laissait son regard s'échapper à l'horizon, vers ses terres qu'elle croyait presque distinguer, très loin, sûrement plus par habitude de se les représenter que par réelle observation, tout en souriant tendrement.

"venant tranquillement" formule plutôt lourde.
Pas une répétition, mais le parallèle entre "tranquillement" et "lentement" rend aussi la phrase plutôt lourde.
"son regard s'échapper à l'horizon" je vois l'image mais la formulation m'a fait un drôle d'effet. "échapper à" est plus synonyme de fuir à mon oreille.
"ses terres" les terres sont à elle ? sinon "ces terres".
"qu'elle croyait presque distinguer, très loin, sûrement plus par habitude de se les représenter que par réelle observation," je trouve la formulation maladroite.

Citer
en pointant du doigt la direction inverse au regard de sa mère.
Pareil : formulation maladroite à ma lecture.

Citer
Ces mots lui firent prendre un air plus grave, moins détendu.
Je trouve le "moins détendu" de trop. Il répète en inversant ce qu'il suit.

Citer
et se tut pendant un moment
Elle n'a pas encore parlé, donc je ne pense pas que "se taire" soit le plus adapté.

Citer
- Tu vois ces nuages là-bas Ayden ? C'est la Cinquième mer d'Enos, la Mer Blanche.
Je pense que tu peux mettre la majuscule à mer, si tu veux souligner son nom, son importance. Soit "Cinquième Mer", soit "cinquième mer", c'est selon, mais je trouve l'entre-deux maladroit.
Citer
aller dans la cinquième mer,
Du coup, peut-être sans majuscule plus haut.

Citer
Elle passa sa main dans les cheveux bruns et fins du jeune garçon, et le regarda, lui montrant son plus beau sourire.
Il faudrait peut-être distinguer cette phrase de narration du reste du paragraphe qui est un dialogue.

Sur le fond :

Aussi court que fut ce premier passage, il a apporté son lot de questions dans ma tête, donc je repasserai, sois-en sûr !
Ce que j'ai aimé : l'ambiance instaurée, cette sensation de flottement, de flou.
Il y a peut-être moyen que tu apportes un peu de contemplation à ce passage, afin qu'on se sente auprès des personnages. Tu as bien commencé avec la caresse du soleil, la sensation de balancier. Peut-être des odeurs, des sons ? Afin qu'on sente vraiment que le fils nous tire d'une rêverie, d'une contemplation.

En espérant avoir pu t'aider et en te souhaitant une bonne soirée !



Je reviens !

Je me suis demandé si ne pas savoir la présence du fils avant son premier dialogue n'apporterait pas plus d'impact au fait qu'il tire sa mère de sa contemplation.

Pour la forme (Année 655) :

Citer
une imposante bâtisse faite de pierres anthracite usées
anthracites ?

Autrement, je me suis plus facilement laissée porter par cette seconde partie.

Citer
Alors je vous attends, est-ce que ce petit morceau de récit vous intéresse, vous capte ? Est-ce que l’univers vous paraît trop plat, ou déjà-vu ? Quelles sont vos impressions en somme ?
Intéresse, oui. Capte, je dirais que ça marche pas trop mal entre lui et moi. Tu en dis assez pour attiser ma curiosité. Est-ce que l'univers me parait plat ou déjà vu, je ne saurais pas répondre. Pour les impressions globales, je dirais que comme tu sembles savoir où tu vas, je peux me laisser porter. C'est assez fouillis et détaillé à la fois pour que je me repère.

En te souhaitant une bonne journée !
« Modifié: 26 Novembre 2021 à 14:59:48 par Luna Psylle »
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Re : Enos
« Réponse #5 le: 27 Novembre 2021 à 13:14:30 »
Salut Luna Psylle !
Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt je n'ai pas eu beaucoup de temps cette semaine, je n'avais pas vu ton message ^^.

Merci de m'avoir expliqué comment insérer une image. Je tenterai ça, si j'y arrive pas tant pis !

Je comprends ton ressenti sur certaines formulations un peu lourdes ou maladroites, ça fait écho au commentaire de Basic qui me disait lui aussi qu'il trouvait certaines phrases mal formulées, ou qui se répétaient entre elles. Je vois que c'est un sentiment partagé par au moins deux lecteurs, c'est sûrement qu'il y aura à retravailler de ce côté ci !

Pour "ses terres", elles ne sont pas à elle au sens d'un roi qui serait souverain de son royaume, mais ce sont celles auxquelles elle s'identifie, tout comme on pourrait dire qu'on a son pays, donc je pense qu'ici laisser "ses" est cohérent.

Par contre ce qui ne l'est pas, c'est mon utilisation des majuscules ! Je vais en mettre partout comme tu l'as suggéré, c'est ce qui me paraît le plus judicieux. Merci pour la remarque ^^.

Citer
Elle n'a pas encore parlé, donc je ne pense pas que "se taire" soit le plus adapté.
C'est vrai qu'il est difficile de se taire quand on ne parle pas. Peut-être que "demeurer silencieux" serait plus adapté.

J'ai du mal à savoir comment organiser les dialogues, comment insérer des courtes phrases de narration à l'intérieur, si je dois les séparer, quand est-ce que je dois mettre un tiret ou pas, etc... J'ai l'impression que tout le monde fait un peu comme bon lui semble, mais du coup j'ai du mal à savoir comment rendre mes dialogues clairs. En tout cas je vais isoler cette phrase du dialogue sinon ça embrouille un peu la lecture.

Je vois ce que tu veux dire, peut-être que rallonger le passage serait bénéfique à l'immersion. Utiliser plus de sens pourrait être judicieux pour décrire l'environnement ! ^^ Pareil pour l'idée de ne pas introduire le fils avant le premier dialogue, cependant pour le coup peut-être que les lecteurs auraient un peu l'impression qu'il sort de nulle part et auraient du mal à suivre... A voir.

Basic m'a fait remarqué qu'anthracite était un adjectif issu d'un nom, donc qu'il ne s'accordait pas. J'avais mis un "s" au début moi aussi, mais apparemment ici il ne faut pas !


Merci d'avoir partagé ton ressenti en tout cas, cela me fait plaisir que tu aies été assez intéressée par mon texte pour prendre le temps de le commenter !
Une bonne journée à toi aussi, à bientôt sûrement ! ^^
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Re : Enos
« Réponse #6 le: 11 Décembre 2021 à 09:52:56 »
Salut !

Je repensais à quelques petits détails :

Citer
Pareil pour l'idée de ne pas introduire le fils avant le premier dialogue, cependant pour le coup peut-être que les lecteurs auraient un peu l'impression qu'il sort de nulle part et auraient du mal à suivre...

En fait, j'ai eu une idée à exploiter, mais tu l'as fait en un sens. Héler le lecteur, le sortir de la description par un "Maman" qui indique que c'est un enfant qui s'adresse à sa mère, et vu qu'on parle d'une jeune femme juste avant, la supposition qu'il s'agit de son fils coule plus ou moins de source, et donc évite trop de questions. Je reprends juste ce petit passage pour voir si mon idée peut marcher :

Accoudée à la rambarde, son fils dans les bras, une jeune femme laissait son regard s'échapper à l'horizon, vers ses terres qu'elle croyait presque distinguer, très loin, sûrement plus par habitude de se les représenter que par réelle observation, tout en souriant tendrement.

- Dis Maman ? (La petite frimousse de son fils s'agita dans le creux de son épaule.) Pourquoi est-ce qu'on ne va pas là-bas ? demanda le jeune garçon en pointant du doigt la direction inverse au regard de sa mère.

Citer
J'ai du mal à savoir comment organiser les dialogues, comment insérer des courtes phrases de narration à l'intérieur, si je dois les séparer, quand est-ce que je dois mettre un tiret ou pas, etc... J'ai l'impression que tout le monde fait un peu comme bon lui semble, mais du coup j'ai du mal à savoir comment rendre mes dialogues clairs. En tout cas je vais isoler cette phrase du dialogue sinon ça embrouille un peu la lecture.
J'en ai profité sur ma proposition plus haut. J'ai vu plusieurs auteurs de romans utiliser les parenthèses pour séparer une phrase narrative au cœur d'un dialogue. Je ne suis pas fan, mais ça marche plutôt bien, je dois le reconnaître.

A toi de décider ce que tu penses de mon idée ;)

En te souhaitant une bonne journée !
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Re : Enos
« Réponse #7 le: 01 Janvier 2022 à 12:48:17 »
Salut !

Pour une ébauche, je trouve ce texte déjà solidement lancé, alors ça pourrait faire un jet final très joli =)

Cet extrait m’a intéressée parce que j’ai été attirée par l’univers : je trouve que tu nous mets plutôt bien dans l’ambiance de ton monde, qui comporte par ailleurs des éléments qui me plaisent (bateaux, personnages ailés…) donc je suis plutôt entrée dedans.

Ce qui m’a captée dans ton texte, c’est le sentiment qu’il me donnait que tu avais fait des efforts pour poser quelque chose de construit et de cohérent. Je trouve qu’il a encore pas mal de points à travailler (j’y viens après), mais je sentais déjà que tu voulais nous embarquer dans une aventure. Ton style, que je trouve un peu malhabile et hésitant dans ses descriptions mais néanmoins posé et pas du tout abrupt, m’a donné envie de lire jusqu’au bout.

L’univers ne me paraît pas plat, car tu as distillé quelques éléments qui m’ont paru alléchants, notamment les éléments marins, promesses d’aventures et de voyages, et les personnages ailés, indices d’éléments plutôt fantasy ou magiques donc promesses d’évasion. J’ai eu un léger sentiment de déjà-vu, pas tellement dans les éléments du récit que je n’ai pas sentis pompés ailleurs, mais plutôt dans la manière que tu as de l’amener, notamment « je vous donne d’abord une carte pour que vous compreniez » que je vois chez beaucoup d’auteurices de fantasy et qui pour moi veut dire « je n’arrive pas à présenter mon univers correctement dans mon incipit donc je vous laisse vous démerder avec la carte ». Les cartes, c’est bien, c’est toujours appréciable quand on lit un récit de fantasy dans un monde inventé mais ça ne doit pas remplacer l’incipit, ni être un prétexte pour se passer d’exposition. On doit découvrir ton univers par le texte, la carte n’est là que pour aider si, au milieu du livre, on a un doute sur un lieu. C’est là que je pense que ton texte a besoin d’un travail de fond : sur l’exposition. Parce que je trouve ses briques déjà plutôt solides, donc ne reste plus qu’à les agencer habilement pour construire le texte ;)

Mes impressions globales étaient un sentiment de curiosité pour ton univers et la sensation qu’en réarrangeant quelques éléments, on pouvait y entrer encore plus facilement. J’ai aussi eu quelques butées sur des aspects de forme, mais rien de grave (je détaille tout de suite après).

La maladresse se ressent plutôt dans les descriptions. Tu décris très visuellement, ce qui aide à visualiser et manque dans beaucoup d’histoires (dont les miennes). En revanche, j’ai un peu manqué de sensations et d’émotions. Je ne sais pas trop ce que les personnages ressentent et pensent. Les descriptions sont très objectives, comme si elles n’étaient pas faites par les personnages mais par un narrateur omniscient. Par conséquent, ça m’a plus donné l’impression d’un texte de théâtre avec des didascalies (terriblement) longues. Je ne pense pas que les descriptions doivent comporter moins d’éléments visuels objectifs, car ils servent beaucoup à peindre ton univers que nous devons apprendre à connaître, mais je pense qu’y ajouter quelques éléments sur la vie intérieure des personnages pourrait m’aider à m’attacher (voir m’identifier) à eux.

En revanche, je n’ai pas trouvé ton texte médiocre. Je n’ai pas eu l’impression que tu essayais à tout prix d’y mettre des clichés, ton français est plutôt bon, les dialogues ne m’ont pas paru artificiels. Ce sont des détails et de la taille de précision que je ferais sur ton texte, mais je n’ai pas trouvé que tout était à jeter.

Sur ta façon d’aborder le récit, j’ai bien aimé ton idée d’exposer par des scènes les éléments importants de la géopolitique de l’univers. En revanche, ce qui m’a manqué, c’est une exposition des personnages qui me permette de savoir qui est (ou sont) le protagoniste et de m’y attacher. Tu présentes tes personnages, notamment dans la scène centrale. Mais tu restes assez descriptif. Surtout, j’ai une confusion : on commence par trois scènes, trois lieux différents, trois ensembles de personnages différents. Par conséquent, je suis perdue. J’ai en fait l’impression d’avoir trois débuts de romans différents. Le lien entre la première et la dernière scène vient tout à la fin de la dernière (d’ailleurs, ce n’est qu’en lisant une deuxième fois que j’ai capté que Ayden était le garçon du début), ce qui me paraît un peu tard. Je sais que la plupart des écrits sont souvent précipités, mais là j’ai eu le sentiment inverse. Peut-être la lecture sur ordi qui fait ça, mais je crois que c’est toujours risque de jouer sur le suspense dès le début du roman, sans que le lectorat ait pu s’accrocher à quelque chose.

Quelques détails maintenant :
> Attention à la ponctuation, en particulier les virgules. Notamment, on ne met pas de virgule avant « et », sauf cas particulier. Certaines de tes phrases comportent plusieurs verbes et sujets différents et mériteraient d’être scindées en deux phrases. Etc. La ponctuation est à revoir, mais une fois ça fait, tout s’enchaîne bien, je trouve.
> « Une jeune femme » est un tic de langage que je vois absolument partout. Dirait-on un jeune homme ? Non, à moins que ce soit un adolescent, généralement on met un homme. Pourquoi, dès qu’on parle de femmes adultes, leur accole-t-on l’adjectif « jeune » ? En vérité, c’est un biais sexiste qu’on retrouve dans beaucoup d’histoires. On parle d’hommes, éventuellement d’adolescents, parfois de vieux mentors, mais toujours de « jeunes femmes ». Personnellement, je sais que j’ai aussi ce réflexe et je m’évertue à supprimer « jeune » de tous mes textes. En plus d’être sexiste car s’appliquant majoritairement aux femmes, c’est âgiste. On trouve quand même beaucoup d’histoires, en particulier de fantasy, qui mettent en scène des ados ou des jeunes adultes, bien plus rarement des adultes de 30, 40 voire 50 piges, des vieillards seulement pour le rôle du mentor, et des vieilles femmes autant dire jamais. En plus, « jeune » fait partie de ces mots pauvres et passe-partout, comme le sont les verbes faibles (être, avoir, dire, faire) et des mots vagues comme important, beau ou différent. Que veut-on dire par jeune ? Jeune, c’est quel âge ? Quel critère ? À moins que la jeunesse soit un élément important, par exemple parce que la femme en question aurait eu son gosse à 16 ans, je ne vois pas l’intérêt d’indiquer qu’elle est « jeune ». C’est une femme, point.
> Dans la même veine, mais légèrement différent : jeune garçon. Un garçon, c’est un « jeune homme », un homme enfant si tu préfères. Donc un jeune garçon, c’est un jeune jeune homme, autrement dit un bébé quoi. Bref, jeune est inutile et redondant. Garçon suffit.
> Dans la même idée, on devrait arrêter de décrire des sons comme « sourds ». Ils sont lourds, graves, aigus, profonds, tonitruants, mais pas « sourds ». De même, on ne se recoiffe pas « à l’aveugle » mais « sans regarder ».
> Je mettrais un trigger warning (avertissement de contenu) sur la deuxième scène. Un saut depuis une falaise n’a pas la même signification pour tout le monde.
> « C'est à cet instant qu'il ouvrit » : erreur de temps que je fais tout le temps ^^ Soit tu es au passé, soit tu es au présent, mais pas les deux dans la même phrase ;)
> Y a peut-être certains mots sur lesquels on pourrait chercher des synonymes, soit parce qu’ils ne sont pas appropriés dans le contexte, soit parce qu’ils ne sonnent pas bien avec ton texte. Je pense notamment à « balancier » (pour un bateau, on parle de roulis et de tangage), « à la dérive » (la dérive est le mouvement d’un objet emporté par les vagues, donc les vagues emportées par elles-mêmes sonne un peu bizarre), « colorier » (à la place de colorer), lent et ses dérivés (qui ont tendance à se répéter, ainsi que d’autres comme tendre, virevolter), « le passant nocture » (un peu malhabile, peut-être plutôt le « promeneur nocturne » ?), « interlocuteur » (plutôt technique que littéraire, on pourrait mettre lui, son père, l’homme…), « Suis-moi » plutôt que « Viens »… Là, c’est complètement subjectif, mais c’est plus dans le flux de la lecture, choisir des mots qui apportent de la fluidité et ne font pas buter. La lecture à voix haute peut aider, mais à la fin ce sera ton choix des mots évidemment =)
> « aux contours taillés mais à l'allure svelte » : en quoi taillé s’oppose à svelte ?
> « - Bonjour, Papa. - Bonsoir, Fils. » : globalement, je trouve tes dialogues plutôt fluides et naturels, surtout dans la scène suivante, mais celui-là m’a parut un peu lourd. Je pense qu’on peut se contenter du « Bonsoir, fils » et mettre le « Bonsoir, papa » dans le texte (« Il salua son père » par exemple).
> « Il expira. » au milieu d’une réplique : je vois ça partout, c’est un calque de l’anglais, mais en français, si on arrête le dialogue et qu’on reprend le récit, alors on doit quitter la réplique, visuellement parlant.

Je ne passe pas en revue les points de typographie ou les fautes d’orthographe précises (au demeurant peu nombreuses pour ces dernières), c’est un autre travail ;)

Voilà pour moi, au plaisir ! =)
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Re : Enos
« Réponse #8 le: 05 Janvier 2022 à 21:03:39 »
Salut @Luna Psylle !
Désolé je n’avais pas vu ton message plus tôt, j’en suis navré. Je garde ta proposition, je trouve qu’elle concilie bien la surprise et la fluidité ! J’espère que tu m’autorises à l’ajouter telle quelle dans le texte ^^.
Par contre, bien que les parenthèses soient pratiques je suis comme toi, je trouve que ça fait trop artificiel… Mais merci pour la suggestion !
Bonne soirée, à bientôt peut-être ! ^^

Salut @Uraeus Zahato !
Merci pour ta lecture et ton commentaire, il est très encourageant et constructif ! Ça fait toujours plaisir quand notre récit suscite de la curiosité ^^.
Je vois ce que tu veux dire au sujet de la carte, et tu n’as pas tort, la carte devrait venir en soutien et non en socle du texte. Tant qu’elle est là je vais la laisser, mais je retiens ta remarque pour une prochaine fois ^^.
En effet, je comprends ton sentiment à propos des descriptions maladroites et parfois à rallonge XD. C’est vrai que maintenant que tu le dis, mes personnages ne ressentent pas grand-chose dans ce texte… Ils ont plus ou moins une personnalité, mais pas de sentiments. Je note, merci de me l’avoir fait remarquer !

Je vois ce que tu veux dire à propos des nombreuses scènes différentes qui peuvent perturber un peu la compréhension au début. C’est vrai qu’en l’écrivant je voulais justement donner une impression rapide des personnages, les présenter avec une mise en situation, et pas une description brute, mais il y a sûrement un juste milieu à trouver.

Pour les détails :
> Les virgules après « et » ne sont pas correctes ? Zut alors, j’adore en mettre… Je trouve que ça aère le texte, si je mets juste « et » j’ai souvent l’impression qu’à la lecture on va se précipiter dessus, sans pause, et comme mes phrases sont déjà (trop ?) longues, ça le fait pas trop…
> C’est vrai que jeune homme fait plus adolescent, bien que ça ne me choquerait pas plus que ça de le voir utilisé pour qualifier un jeune adulte… Après je suis d’accord que c’est un peu un mot facile. Tu m’as donné envie de rajouter une femme âgée à mon récit maintenant, pour l’originalité ! En tout cas, j’ai enlevé le « jeune » du début, je ne te garantis pas que je n’utiliserai plus jamais l’expression, mais ici ça n’apporte pas grand-chose. Je voulais le mettre pour rajouter au fait que l’enfant était encore petit, que cela montrait le début de son enfance, de même pour le « jeune garçon ». Je l’ai remplacé par « petit », parce que je veux quand même garder cette idée.
> Je n’y avais pas vraiment pensé à cette histoire de falaise… Je ne sais pas si ça peut réellement heurter, tu penses que je devrais avertir ?
> J’ai remplacé quelques mots, pour garder tes propositions, j’en ai laissé quelques autres que je préférais, en tout cas je les ai toutes considérées ^^.
> En effet, ce n’était pas très bien formulé. J’ai remplacé « taillés » par « sculptés », là il y a + d’opposition.
> Je préfère garder ce côté lourd justement, je trouve qu’il montre la tension qui règne entre les deux personnages dès le premier dialogue.
> Ah tiens, ça répond à notre débat avec Luna Psylle, où je disais justement que je ne savais pas trop comment organiser le récit à l’intérieur des dialogues. Il faudrait donc le sortir à chaque fois. Je verrai comment l’appliquer par la suite alors. Merci pour les précisions !

Oui, repérer les fautes c’est un autre travail et c’est moins important lorsque le texte n’a pas pour but d’être la version finale (sauf quand il y en a vraiment beaucoup) ! Déjà un grand merci pour les précieux conseils et nombreuses remarques !

À bientôt, bonne soirée !
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Re : Re : Enos
« Réponse #9 le: 16 Janvier 2022 à 16:58:50 »
Salut @Uraeus Zahato !
Merci pour ta lecture et ton commentaire, il est très encourageant et constructif ! Ça fait toujours plaisir quand notre récit suscite de la curiosité ^^ .
Je vois ce que tu veux dire au sujet de la carte, et tu n’as pas tort, la carte devrait venir en soutien et non en socle du texte. Tant qu’elle est là je vais la laisser, mais je retiens ta remarque pour une prochaine fois ^^ .
En effet, je comprends ton sentiment à propos des descriptions maladroites et parfois à rallonge XD. C’est vrai que maintenant que tu le dis, mes personnages ne ressentent pas grand-chose dans ce texte… Ils ont plus ou moins une personnalité, mais pas de sentiments. Je note, merci de me l’avoir fait remarquer !

Je vois ce que tu veux dire à propos des nombreuses scènes différentes qui peuvent perturber un peu la compréhension au début. C’est vrai qu’en l’écrivant je voulais justement donner une impression rapide des personnages, les présenter avec une mise en situation, et pas une description brute, mais il y a sûrement un juste milieu à trouver.

Pour les détails :
> Les virgules après « et » ne sont pas correctes ? Zut alors, j’adore en mettre… Je trouve que ça aère le texte, si je mets juste « et » j’ai souvent l’impression qu’à la lecture on va se précipiter dessus, sans pause, et comme mes phrases sont déjà (trop ?) longues, ça le fait pas trop…
> C’est vrai que jeune homme fait plus adolescent, bien que ça ne me choquerait pas plus que ça de le voir utilisé pour qualifier un jeune adulte… Après je suis d’accord que c’est un peu un mot facile. Tu m’as donné envie de rajouter une femme âgée à mon récit maintenant, pour l’originalité ! En tout cas, j’ai enlevé le « jeune » du début, je ne te garantis pas que je n’utiliserai plus jamais l’expression, mais ici ça n’apporte pas grand-chose. Je voulais le mettre pour rajouter au fait que l’enfant était encore petit, que cela montrait le début de son enfance, de même pour le « jeune garçon ». Je l’ai remplacé par « petit », parce que je veux quand même garder cette idée.
> Je n’y avais pas vraiment pensé à cette histoire de falaise… Je ne sais pas si ça peut réellement heurter, tu penses que je devrais avertir ?
> J’ai remplacé quelques mots, pour garder tes propositions, j’en ai laissé quelques autres que je préférais, en tout cas je les ai toutes considérées ^^ .
> En effet, ce n’était pas très bien formulé. J’ai remplacé « taillés » par « sculptés », là il y a + d’opposition.
> Je préfère garder ce côté lourd justement, je trouve qu’il montre la tension qui règne entre les deux personnages dès le premier dialogue.
> Ah tiens, ça répond à notre débat avec Luna Psylle, où je disais justement que je ne savais pas trop comment organiser le récit à l’intérieur des dialogues. Il faudrait donc le sortir à chaque fois. Je verrai comment l’appliquer par la suite alors. Merci pour les précisions !

Oui, repérer les fautes c’est un autre travail et c’est moins important lorsque le texte n’a pas pour but d’être la version finale (sauf quand il y en a vraiment beaucoup) ! Déjà un grand merci pour les précieux conseils et nombreuses remarques !

À bientôt, bonne soirée !
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Salut =)

Pour répondre à tes questions :
> Non, en effet, on évite les virgules avant ou après « et » car ce mot est justement censé relier deux choses, que la virgule vient séparer. Seules exceptions, s’il y a une incise à côté du « et » (pas forcément habile, mais pas incorrect) ou à la fin d’une énumération pour bien insister sur le dernier élément.
> Je pense que trop d’avertissements valent mieux que pas assez. En mettre ne coûte pas grand-chose, alors que ne pas en mettre coûte beaucoup à la personne qui va être trigger par le contenu… Bien sûr, on ne peut pas être exhaustif. Moi, ça m’a paru sensible, donc j’en aurais mis un. Mais c’est mon avis.

Sinon, contente d’avoir pu aider ;) Je n’avais pas vu le dessin d’Eliseo la première fois, j’aime bien, c’est assez proche de ce que j’imaginais =)
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