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Auteur Sujet: First Comet - (try)  (Lu 1807 fois)

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First Comet - (try)
« le: 12 Octobre 2021 à 18:09:32 »
dsl de l'intro méga-useless
ça macère dans mon jardin pudique
depuis avril
et ce sera mieux là que paumé j'pas où
First Comet - (try)
#du quelque narration de scénario #roman abandonné #first comet #merapelpu
c'qmm dingue mon délirium pathologique et mon aversion pour l'advenu culturel... vas savoir pourquoi, déjà bin j'essaye des fois comme tout le monde, d'écrire un roman, ensuite comme beaucoup, j'y arrive pas, pis alors là c'est une misère qui est à rattacher à je ne sais quel 'non' de ma part, et... bin voilà, mon First Comet, à défaut de le vivre, même de le rêver pleinement si je suis honnête avec moi, eh bien j'aurais ptetr bien voulu que ça fasse une unité historique fictive lexicalement rassemblée en ce que, oui, on appelle communément : un roman

ce bout de document de texte, il traîne sur mon bureau, et vas savoir pourquoi donc, j'arrive pas à le lire ; attention qui saute au bout de vraiment les deux ou trois premiers mots ; douleur physique à multiples facettes ; déni moral, lassitude psychique, hermétisme de pensée ; je sais pas du tout ce que ça raconte ; pourquoi ? bin tout simple, moi j'pas les autres, mais si j'ai envie d'écrire suite et avant trauma perso fortement lié, bon on pourrait partir sur le fait que c'est pour fuire la parole mais qmm, attardons-nous plutôt que c'est aussi pour éviter la lecture ; moins évvident ptetr, jsp ; bref non, ça m'arrive de me relire, je suis d'ailleurs ma plus grande source de lecture tellement j'ai rien pigé aux codes communicationnels que je me rends compte qu'en fait c'comme on m'y a répété trouze mille fois sans que je pige : y'a pas, de codes ; anarchie lexicalo-psychique, consensus spéculé sur rien, dictionnaire vitfafpatro partagé ; linguistique trop libertogène pour se tisser unanimement ; propos humain complètement à la ramasse ; et autres de mes pauvres psychoses toutes plus ou moins alarmées oui, bref, je me comprends plus que je ne comprends autrui, et même si c'est ultra-fat la distance entre l'un et l'autre, bin en plus les deux sont aussi fatement néantiques et nullesques ; oui littéralement je baigne en pleine parano hallucinée, ma tête, je crois, a essayé de se transcrire en ce mode romanesque qui est tellement bien conçu dans ce que ça rassemble de l'apparent vécu dans lequel on se plonge avidement et qui en plus d'un loisir certain affirme le bon goût de celui-ci, par la pertinence de tous ces trucs que, moi, j'arrive donc pas à amener à terme, ce roman... fameux truc pour certains écrivains, j'avoue que personnellement... faudrait déplier que j'en sais strictement rien, mais c'moi, faut pas trop me parler en ces termes... heu ?

tout ça pour dire donc, que ça se voulait un roman, ce n'en est pour l'instant que le début avorté, par flemme déjà, ensuite par ambition trofat', vu comment je m...

mais en fait mon seul et unique souci c'est lui : j'arriverai jamais à avancer à partir de mon .odt qui déjà fait suer la bête informatique de mon libreoffice sur tablette antique et un peu fêlée... comment tu veux écrire un roman que t'es incapable de relire ? hein ? alors oui, imprimer, par exemple ou autre, mais bon bref, je ressens le besoin de me justifier car le comportement découlant de la conception suivante est soumise à jugement négatif, or je n'avais point discerné cette possibilité de considération : publier ici meud pour moi, c'est avant tout un accès ; à l'époque, le web c'était ce que ça promettait : d'où que tu sois, si tu l'as, tu peux avoir confiance en 'c'est-là' ; y'a pas de oh-ma-clé-usb-est-percée et autres j'ai-perdu-le-papier-dans-une-noyade, nan, si je veux me relire dans mon lit avec mon portable, je peux tout autant que dans le bus, chez oim et partout, du coup, surtout de plus en plus... bah ouais, ma bête informatique de zordi, c'est un truc qui se fait une différence entre une page .php qui coûte quelques requêtes pour afficher mon contenu, et par exemple l'exploitation en interne d'un truc qui fait saturer ma machine dès qu'on dépasse le potentiel ressource du bloc note... chrome et le meud, ça passe encore, mais faut pas demander beaucoup plus, alors du coup, ce genre de galères de pauvres que je sais depuis pas mal de temps que je vais vivre personnellement, bin... j'ai un peu plus de chance d'avancer ce truc s'il est là que s'il disparait dans les strates inutiles de dur de mon matériel physique...

si jamais je repasse là, donc, message à moi-même : relis ce pauvre texte

pis sinon bin juste voilà, c'est un texte long en 'idéal', mais c't'un mi-long en fact ; je suis pas sûr d'être à l'aise avec ma perception 'profanatoire' de ce qui est ici du lieu de l'action : je l'ai située dans la réalité incarnée, la ville de Besançon, mais m'étreint souvent cet oppressant sentiment de 'profaner' les singularités qui se traduisent fictivement par moi ; c'est assez horrible comme dépersonnalisation je crois, du coup heu... j'sais pas quoi faire de l'image du touti, mais au moins en long ça déborde pas trop n'imp


Terre ou Lune
Le billard étale rouge tapis
Une ville parmi d’autres. Entre elles du vide, un peu vert.
Besançon était de celles que le siècle voyait bouger de cette dynamique lisse glissant dans un temps indéfini et pourtant, résolument présent. Les collines aux alentours se comptaient au nombre de sept, à l’instar de la Rome des frères à la louve, qui inspira quelques surnoms. On y cachait le soleil, on y croisait des branches d’arbres feuillus creusés de sentiers, et on y respirait un vent humide, nuageux, gris, parfois, souvent, car c’était le climat.
Les bâtiments de la ville se teintaient d’un bleu qu’un animal aurait porté persan. Le bar à chats n’en hébergeait aucun, et pourtant il côtoyait les murs qui avaient vu naître monsieur Victor Hugo. La rue en son nom, lorsqu’il y résidait, ne figure pas sur cette carte, que mentalement les lecteurs se figuraient en lui envoyant une lettre. De son vivant il vécut. Un peu. Les roches locales, l’architecture militaire d’une autre époque, la spécificité construite dans la boucle d’eau. Rien n’était tout, et tout était là, dans ce rassemblement de parapets, de coins de ruelles, de barreaux enceintes aux fenêtres sur vent. Les trottoirs trottaient sous les pas des passants, et les parapluies froissés se morfondaient dans les coins de portique. Des escaliers dans des cours intérieures, des horloges hallucinantes quelques métaux, on se baladait aussi rapidement que l’époque nous le demandait, et les pavés de la rue, là, celle qui restait ainsi, ralentissaient les camions de livraison.
En bas des murs, des véhicules surabondaient.
Et leurs objets de se prendre de place. Les mœurs de les voir grandir, en masse. Les conducteurs klaxonnent à la faute, silencent au danger, et meurent dans un cimetière. Les tombes alors sont sacrées, désacralisées pour être rendues à leurs hôtes, sont-ils seulement en paix lorsque nous les rangeons ?
Des fleurs poussent. D’autres pâlissent. Tristes.
Des fluides humains viennent engorger les heures de pointe par occupation de l’espace, propagation des déplacements, diffraction des positions, mouvement des consciences par leurs incarnations. Des anonymes, au nom certain, qu’un numéro, à portée de main, aurait fait exister, dans les classeurs, dans les sous-mains, pile à l’heure, le train, arrive à la gare, celle-ci au nom, d’une cerise qu’on bécote, la gare Viotte, et son horloger carré, son petit big ben, il faut arriver par en dessous, ou par derrière, et on passe, devant, dedans, sans, que ne soit autrement, ce qui fait d’un champ de rails, le fruit peigné d’une coiffure de métal. Rien, des guichets, des automates, des vitres transparentes pour que seul le regard puisse circuler, librement, celui des caméras, de sécurité évidemment. Sous leurs yeux ces fluides, ces humains, en gouttes, qui perlent de collier avec leur chien, ou leur valise, au bout de la laisse, de la poignée. Ils se taisent, pour la plupart, c’est une larme, un mouchoir.
Le train arrive je suis dans le tube.
Digérant un sandwich, honorant une serviette de papier, je n’imagine pas encore que le sifflet annonce une arrivée. Je ne suis pas sur le quai.
À Besançon, il y a nouvellement des cédilles qui se baladent.
La charte graphique des véhicules de la ville est une virgule apostrophe, en cédille rouge d’un c noir. Typo sans empattement, juste, minimal. Plus tard il refondront à nouveau pour quelque chose de bleu plus boosté, tout aussi logotypique. Mais là, je vois cet utilitaire paysagiste ou autre, et la cédille me glisse dans l’œil. Déformation scolaire.
Lundi. Mardi.
Deux nuits par semaine, oui elle devrait être belle. Besançon. On est parti pour un tour minimum. De terre autour, du soleil, qui là est d’automne. La rentrée est de type septembre, comme toutes lors de ma petite existence. Là c’est la moitié.
J’arrive à l’adresse convenue.
Grimper les marches grinçantes, les articulations de bois, de pierre, arpenter en somme, le labyrinthe des étages de la ville. Je m’attends à voir des trucs à la Escher, me tomber dessus par la gauche, dégringoler vers le haut et y parvenir jusqu’au coin en bas à droite qui ressemble à ces coups de crayon d’artiste plus que d’architecte.
Une porte, pas d’étiquette. Heureusement, j’avais déjà le code de la cour.
Je cherche la sonnette assez de temps pour perdre patience.
Un papier plié me saute au yeux et je le dénigre jusqu’au désespoir d’entrer. Deviner le bouton par dessus lequel il est coincé, c’est se donner l’envie d’arracher le rectangle, afin d’atteindre l’action permissive à la pénétration en l’habitat. Et c’est ce que je fais alors, non sans doute. Le doute qui gravite toujours autour d’un papier. Surtout lorsque des mots sont dessus. Surtout quand on ne sait pas à qui il sont adressés. Surtout quand c’est écrit tout-de-même. Surtout quand on les considère alors comme désarmés, puisque déplacés, et alors disparus. De la réalité, celle de leur utilité. Des mots sur un papier.
« L’iceberg, zèzèt’, oublie pas stp »
J’ai froissé en déchirant. Plié d’arrache. Enfermé dans un poing. Glissé dans une poche arrière.
Je sonne, la petite enveloppe en poche.
De un à huit il passa
La nuit n’est pas dorée.
En grenouille j’oscille, sur le matelas. Les jambes invoquent des fourmis métaphysiques, ça Henriu me le racontera un peu après. Mais aujourd’hui c’est pour lui comme pour moi. Minuit passé, c’est ce matin la rentrée, et il faut déjà arriver à dormir. Henriu ronfle un peu, beaucoup, fort, bruyamment, amplement d’une respiration d’outre-tombe. On est pas vraiment colocataires, ça vaut pas le coup pour mon deux jours par semaines.
L’alternance commence donc dans deux jours, et d’ici là j’aurais reçu mes premières leçons. Dans la ville je m’imagine en double file. Théoriquement, je ne devais prendre le train qu’en cas d’extrême urgence. J’ai le permis, une voiture, un allume-cigare et la boite-à-gants est tout ce qu’il y a de plus caché dans le véhicule de type citadine légèrement sportive. Couleur anthracite. Un petit gadget confortable pour parcourir les kilomètres, hélas… Hélas le tas de plastique est en panne électronique, et revenir pour un garagiste, ce sera en fin de mardi après le retour. Henriu a un truc genre studio, chambre juste vaste, cuisine extérieure, c’est-à-dire au gré des tempêtes de la résidence commune. On a bouffé un fast, on a digéré un peu pas encore assez aussi fast, et puis… Et puis il faut se coucher, pour être en forme dans l’école. Lui il va aller direction la rue Megevand. Moi je vais me déplacer un peu jusqu’au campus.
Henriu ronfle et je lui siffle un air plutôt pour moi.
J’oscille les jambes en grenouille.
La nuit n’est ni confortable avec une fenêtre que le jour est doux lorsqu’il y a des murs frais, et pourtant. Pourtant les fourmis que je ressens, elles me font me dire qu’un peu en avant, puis en arrière, puis à nouveau vers l’avant, le crâne, la colonne, par la nuque et s’embranchant aux épaules. Un puzzle. Un puzzle comme on en voit dans des vitres sphériques pour enfant, avec dedans une bille, de métal, et un labyrinthe à faire rouler. Bon.
Il y aurait eu un chien dans l’appartement que nous nous y serions sentis démunis de ressentiment. Il n’y avait pas de fatalité. Il n’y avait pas de désespoir. Et donc un espoir si illusoire qu’il en était vain. Un lendemain qui s’éteignit pour moi lorsque les ronflements commencèrent, accompagnant quelque part, en spirographe, mes propres battements. Le pendule de mon tronc, en quelconque résonance avec un cœur battant, donc, à l’unisson, de son propre rythme déployé jusqu’à ces pouces joints entre des mains en bol, et les mains… Les mains se creusent, elles creusent. Des ailes.
Une rivière coule entre mes mains et je m’abreuve.
Dans un an ou deux, je devrais pouvoir être tranquille. D’ici là je dois assumer et survivre. Je me remémore en une seconde, le choix hypothétique qu’il m’a fallut faire. Besançon et la formation en arts graphiques sur le campus ? Grenoble et le cursus de psychiatrie ? J’avais un choix un peu étiré, c’était pas des spécialités bien glissantes. Disons qu’à ce moment là mes goûts n’étant fixés que par les capacités à prendre la bonne décision, j’avais préféré donc, trouver la planque.
Au revoir le parc Mistral. Au revoir Meylan. Au revoir la cuvette et les vélos. La suffocante ambiance m’aura décidé. Je prends donc, depuis hier, cet engagement en pleine face. Et ça vaut une insomnie. Un jeu de pièce, pile à l’heure, de minuit.
La musique résonne, il est donc, le début d’un jour.
Ce jour de la rentrée.
Lorsque je me réveillerai tout sera calme, car je n’aurai pas dormi. Une sourdine éclairera le monde atténué de mon rapport à lui, ma perception cotonneuse, nuageuse, sera le fleuve d’une inéluctable vie vécue comme telle. Inéluctablement. Sans compromis, presque, et pourtant… Pourtant à l’heure d’une résilience coupable. Fautive. Criminelle.
Des kilos de sucre, c’est une fractale de briques.
Des milles, des cents, il faudra en gagner. C’est ce que je veux me promettre en accumulant du savoir. Avant de plonger dans la vie, il faut se mouiller un peu. Pas trop. Juste. Ce qu’il faut.
Et alors je me demande pas vraiment comment ça va se lancer une planque pareille. Un délire qui veut que demain soit mieux qu’hier et pas pire, surtout, jamais pire. Jamais mal. Jamais.
Celui que je n’ai pas vu depuis ces années intrigantes, c’est qu’une chaise peut épouser son contenu. Le siège m’incruste. Je suis sur mon lit présentement, et c’est uniquement dû au fait exceptionnel que demain est un lieu. Un lieu hors de ma maison à mes parents. Hors des gens qui me connaissent. Et Henriu ronfle alors je lui rêve de beaux souhaits. On ne sait pas. On ne saura jamais de ce moment là, que First Comet est un blouson cache-poussière. Portemantelé. Un jour de pluie sans goutte.
Alors j’attends, je trépigne sans m’en faire. Je m’impatiente calmement. Tout doucement. Inéluctablement. Jusqu’à ce que tire, et tire encore, cet élastique. Oui un étrange, particulier, qui est aussi solide et segmenté qu’une chaîne aux maillons de forge. Mais également, fluide comme la finesse d’une ficelle. Tressé comme une corde. Et élastique, donc, étirable, infiniment presque, tant qu’il se dit qu’il peut revenir, se contracter à nouveau, et puis repartir, une lame, ou plutôt juste son fil, celui au rasoir de ma vie, je prends racine, douloureusement. C’est ainsi que le lendemain se lève, le soleil en premier, mais tout était prévu, tout était écrit, dans les livres on sait l’heure qu’il est de minuit à huit heure, il n’y a pas plus le bon nombre de minutes, que celui de secondes, et toutes ont coulées, depuis l’aiguille de ma montre. Le réveil sonne, je suis pas sûr d’être à la bonne adresse. Complètement halluciné. J’entame la rentrée.
On part d’un petit déjeuner frugal et sans objet.
Le départ vers une faim, une fin de matinée, et un sandwich d’employé. Au service du service. Je serai. À jamais quand ?
On eut dit d’un regard d’angle
Elle s’appelle Julia.
Ça d’ailleurs j’en sais foutrement rien, et c’est d’ailleurs pour ça que je le décrète. Elle sera Julia comme elle serait Juliette, à son Roméo pathétique, pathologique de toute une société, antalgique d’une histoire coupée… Elle s’appelle mieux que ce que j’en sais. Mais elle débarque dans le tram. Elle a ce regard que j’oublierai que lorsque j’aurai assez souffert de son absence. Un rien plus tôt, et j’étais sur le quai. Encore avant, j’achetais la machine à coups de centimes pour qu’elle me délivre un titre de transport. Pour ce moyen. En commun. Partagé, je respire. Bruyamment. Je baille. La bouche qui pue. Les dents du fond qui baignent dans le café qui a resserré mon gosier comme un bout de cuir tout séché.
Elle monte.
Julia.
Et demain est un autre millénaire. Autour du soleil plus rien ne compte. Pas même la chronologie n’en est plus qu’une partiellement, ou pas du tout, complètement, je suis. Devant ma feuille en sortant du baccalauréat. J’ai onze de moyenne ou presque. Je suis passé partout là où sauf, je voulais vraiment, alors je me rabats, je me résigne. Encore une fois. Je me dis. Non.
J’arrive à la station il faut changer marcher au pas, faire des trucs de je déplace mon corps pour que mon esprit soit là, là, où ? J’en sais rien mais j’y vais, à ce truc de formation. J’achèterais un vélo qu’il se ferait voler. Et puis on les déposerait gentiment sur le bord de l’eau, pas trop immergés juste assez pour laver les pneus, et les rayons seraient en spaghettis. Non je divague, je ne sais pas trop ce qui me prend…
On arrive, on présente les camarades les professeurs. Toute l’équipe autour de l’enseignement est parée, l’apprentissage démarre en douceur. Rien. Dans aucun collimateur encore, mais dorénavant tout se lance. Entre chacun d’entre nous.
Je découvre les singularités en présence. Aliss, Stael, Machin et Truc… Ou quelque chose comme ça. Ils ont tous un nom, et en vrai je discute avec ou sans, mais je sens qu’on va se dire des trucs chelous. Le contenu m’importe peu, eux je m’imagine pareil. On est en créa, des fusées.
Je repense à Julia et à ses cheveux, comment étaient-ils ? J’en sais rien ils m’ont happés je les ai suivi ils me vivaient, qu’est-ce tu veux que des adjectifs visuels décrivent une réalité ? Non…
On va dessiner un arbre dans une clairière et y’aura Dali pour jurer qu’il n’a vu ça qu’en prairie. Bon. Moi ma montre elle dégouline encore de mon poignet, mais y’en a plus pour longtemps je crois, et quand je m’assoies derrière la table de dessin, on pourrait dire que je m’y suis vissé depuis écrou. Depuis prison. Depuis œuf. La plénitude au néant. De plein je me vide.
En inscrivant un nom, une signature, une présence, je signe.
Je signifie. De tous côtés.
Professeur Chose, et l’autre déliré. Je sais pas qui est le plus représentant du protocole. Lui ? Avec son stylo accroché en poche de chemise ? Nonon, c’est lui, avec ses lunettes trop vitrifiées. Non ? Ou bien elle… ? Elle ? Encore l’autre peut-être ? Ce bonhomme et ce-çui-ci, je sais pas du tout, ils le sont tous. En fait.
Et moi ?
Je suis dans un bourdonnement baragouiné au café.
L’haleine de chaussette.
En train d’arrivée. Au départ sous-marin.
Je bulle. Des vapeurs dormifères…
Cours suivant, je me cale devant l’écran, derrière le rétro, à côté d’un gens, et le prof devant, il part. Il part tout seul, il nous explique l’azerty et le j’y pègue rien.
Pareil. On se salue. On s’ignore. On écoute.
Demain aura une saveur de cave. Je le sens, et je crois que Henriu à ce moment là doit mieux s’enjailler à découvrir les autres futurs philosophes de sa promo. Génération coupe du monde. Les fils de Zidane. Ils débarquent en deux mille seize. Pour l’institution c’est du miel, ils sont là ils vont tout sucrer à l’ambre et c’est pas très statique. Mais bon.
Demain a une saveur de champignon. A la grecque.
Et nous les enfants de la France, la victoire étoilée en sein de nos mamans passionnées, nous auscultons ce qu’est devenu le monde. Sur ce ballon il arrive que les buts soient des cages. Et que le short d’une tête se fête à la porte d’une terrible sans satiété, cessation d’activité.
Demain ne meurt que lorsqu’aujourd’hui se satisfait. Et moi ? Moi je coule une journée de rentrée sans même soupçonner que l’instinctive démesure de la fin du monde est un anachronisme à toute finalité piégeuse. Pour la transparence de mes illusions, je suis resté coincé en deux mille onze, mais cinq ans, c’est une histoire mandatée par les chiffres pour dire que je suis pas à la moitié mais pas tout-à-fait au bout.
Alors pour l’illusion je me transporte en vingt-et-un, en quatre-vingt dix, ou quelque part sur le tapis… le tapis rouge… le tapis roulant.
Et je tire, je délire, ce mois de septembre est à son terme.
Et la température n’est pas que la vibration du frigo de la salle.
Le radiateur de la clim à ventilation par hygroéolie…
On quitte les lieux un soir radieux. On se remercie se distancie. Des vrais artistes. Certains vont quand même délirer un temps ensemble, moi je suis claqué. Fané. Epoustrophé…
Je laisse un manteau dans l’entrée, et par l’antre je m’enterre. Henriu m’a pas attendu pour arriver. Il reste ainsi. Nous échangeons sur la journée factuellement, puis il est temps de détendre la viande. Le marteau se lève, on reste à nouveau sur nos respectifs, ces ordinateurs de travailleurs passionnés. Je repense un peu à Julia, et cette fois elle m’apparaît comme la deuxième fois. Le retour était calqué de nos transparences d’agenda, et je sais qu’elle s’arrête à cet arrêt là…
Mais pourquoi ?
Julia aroma.
L’air bon est à proxima
Je flâne, je déambule.
Il n’y a rien de plus important que la mille quatre cent vingt deuxième goutte de pluie qui m’atteindra. Je l’attends, même si je ne compte pas. Et si je ne compte pas, c’est surtout pas mes pas. Car il traînent en chaussures montantes, dans les trottoirs en gouttières, où affluent les courants d’eaux des nuages, chargées en minéraux, chargés en ions, en iode, en plein de trucs trop bien, et qu’on va quand même pas boire. Parce que ça a touché la route et les huiles d’échappement, les dégommages de pneus, les pets de chiens technologiques. On dirait que c’est trouble à cause de la terre, ouioui. La terre c’est sale, tout le monde sait ça aujourd’hui. Sauf… Sauf chez moi. On m’a jamais dit.
Alors j’hallucine une libellule qui viendrait goûter la soupe.
Et puis elle irait mourir tranquillement et on dirait que l’humain n’est pas en surpopulation, c’est les autres qui sont, attention, en voie d’extinction. Le couloir de la mort, à l’échelle de la nonhumainerie. Pis bon à terme on sait bien que tout ce qui se suit s’ensuit sans suite pour les essuyés.
Bon. Moi je suis torché ce soir, je me balade après une beuverie animale.
La nuit est douce, j’en viendrais à me souffler intérieurement de ne surtout pas l’oublier. Cet air. Ces étoiles. Cette ambiance calme, douce, sereine, verte et respirante. Je l’oublierai bien assez tôt quand j’enfilerai le masque social qui un jour m’incombera comme j’esquive cette responsabilité. Pour l’instant je suis étudiant. Tout va bien se passer. J’ai un avenir. Presque garanti, sans question autre que mes réponses à moi. J’ai gagné. J’ai gagné le droit de côtoyer mes concitoyens de la cité vaste, d’une humanité, dont le balcon donne sur l’amère, oui, l’amère orange bleue que je n’ose encore envisager sans pépin ne serait-ce qu’en graine de tournesol. La planète sur la nuit, c’est le soleil sous mes pieds, et eux de marcher, pour moi.
Un seau sur la tête et j’aurais l’air moins fou.
Mais un entonnoir, grand, vortexial, fait évoluer ma vie et mes errances, en tant que je n’ai pas besoin de seau, du moins tant que rien ne me réveille. Et puis ensuite, c’est un seau. Je le scelle ici, je le visse, comme une selle, comme la lessive se sale, et qu’avec du gros grain je suis triste, dans mes larmes, qui sans sel, sont malgré tout à la protéine de ma chair, saignée comme elle contient du fer, et j’hémorragise donc une marche, dans les nouvelles territorialités de mon incarnation.
Je passe le pont Schmidt. Il y a un bâtiment de remplacement à l’un bout. Un espèce de préfabriqué. Je ne me rappelle déjà plus cette première entrevue, car les autres je les imagine : un parking, une banque, un magasin, un truc d’ascenseur, et puis ? Le tram qui passe devant, le Doubs d’en dessous, avec son petit quai d’écluse, et le Minotaure. Des amoureux pourraient partager un moment s’ils s’étaient rencontrés avant l’été, mais là les heures creuses se nivellent, et les amoureux sont encore en train de se chauffer, de se découvrir, de s’attendrir et de s’émerveiller. On s’amuse entre un verre et un godet, un vrai projet en tête, celui de réussir, de s’amuser, d’avancer. Apprendre, comprendre, aller de l’avant. Mais oui.
Alors moi dans tout ça j’ai un peu déserté.
Mais c’est pas grave. On dit des absents qu’ils ont toujours tort, alors c’est qu’ils me sont absents. Bref. J’envisage cinq minutes de descendre les escaliers du milieu du pont pour faire genre je suis un couple à moi tout seul, mais non, j’ai pas mérité. Ma rose est restée chez le marchand, et pourtant. Pourtant j’ai la chauffe d’un délirium. Celui qui raconte une histoire, à demi vécue, par ces artistes proclamés par renommée. Je sortirai de l’école quand j’aurai un travail. Pas l’inverse.
En attendant j’erre, je remonte la rue Denfer-Rochereau, c’est un truc de bus beaucoup, y’a le merdier quand faut entrer par en bas, pis on remonte, tous dédoublés par mon regard alcoolisé, le long de la voie qui déboule sur la place Flore. Des rails de tram la remontent en perpendiculaire à mon sens d’arrivée, je les traverse donc et me retrouve de l’autre côté. La station est posée au milieu de la petite place, il y a des fauteuils en forge, en forme, de langues, noires. Des fleurs. Des giclures d’une encre qui a séchée en explosant.
Les arbres abritent quelque bruit.
Les bâtiments regardent, presque impudiquement.
Juste derrière, il y a une maison verte.
Soirée d’intégration oblige, j’ai pourtant joué la transparence. Je me suis barré avant de me voir sombrer. Dehors la rue n’est pas aussi calme que plus tard, mais elle est plus sereine. Ce qui pourrait se confondre.
Et alors je rentre chez Henriu, lui il y reste toute la semaine c’est donc un peu plus chez lui que chez moi, qui n’y reste uniquement hier et ce soir, où je ne me sens pas de continuer la comédie sociale. Lui il est déjà sur l’ordinateur. Je le rejoins et on se raconte à peine la première journée dans ce qu’elle a de scolaire.
Autour d’un jeu vidéo.
On clique.
Ranger les lignes
Le lendemain est la même mimique d’adolescence.
Je n’en ai plus pour très longtemps avant la mort, c’est sûr, mais quand même encore largement plus de la moitié moins que plus ne serait permis. Bon, je suis pseudo artiste en formation, et j’hésitais avec la médecine option psy. Oui, personne n’irait se tromper à dire que je suis un peu pas tout frais dans ma tête, et même, on aurait raison de me considérer comme suicidaire.
J’ai consulté une fois. C’était pour régler les problème de ce psy étrange.
Et puis maintenant je fais mon art, c’est cathartique assez bien, et ça me permet visiblement de m’insérer après les cours, dans cette salle avec Henriu. Le bar de l’U. Il y a un billard. Il y a un comptoir. Il y a à boire. Et c’est la déboire. De mon œil un peu étranger, un peu effrayé, surtout effaré, j’ausculte la scène d’un scan photomorphique. Le panorama est étrange. Les fléchettes, les tables et les tabouret, l’espace, le temps, et surtout : le tout diffracté par la musique.
On s’éternise ou pas.
Dehors la place fume ses cigarettes en humains venus de milieux soit intellectuel soit intellectualisé. L’institution est malgré tout autour du phénomène de dépôt du cerveau. En ces lieux on réfléchi à vive allure, celle d’une croisière amortie. On fonce sur des plages de conversation, et les vagues roulent comme on surfe sur le propos.
Des gens qui fêtent.
L’alcool coule, je n’en prendrai pas ce soir, parce qu’au bout d’un moment ça fait mal au ventre. Je me le permets pas.
Des sourires s’échangent, des remarques en blagounettes, on s’apostrophe, on rigole.
Lorsque les heures ont dépassé l’aiguille, il est temps de rentrer. Certains finiront dans quelques temps sur le quai du Minotaure, d’autres baladeront jusqu’à la citadelle, ou la gare d’eau. Pour l’instant on est en plein centre ville, et ceux qui habitent plus loin que la place Granvelle n’auront pas beaucoup plus à marcher pour rejoindre les escaliers si spécifiques de la construction citadine. Les cours intérieures verront les fêtard rentrer par flux. Les marches grinceront si elles sont en bois, et feront grincer des genoux si elles sont en pierre. Pour les autres, il n’est pas utile de se prononcer car c’est le propos qui serait grinçant. Comme une brique. Mais non.
J’aurais du prendre le train pour être à l’heure au boulot du lendemain. Mais non. Alors il va falloir que je sois très très tôt à la gare Viotte demain matin pour partir, voyager, éterniser la distance, jusqu’à cette entreprise qui m’embauche pour apprendre, à des kilomètres de là.
Je viens d’Annecy à la base, c’est un peu plus au sud de Besançon, quand on a pu traverser la suisse sans encombres… Et je dois mettre bien deux heures à aller jusqu’à mi-chemin, checkpoint avant le week-end parental, à Lyon je fais escale afin de travailler.
L’entreprise m’embauche pas pour mes talents d’artiste.
Dans le milieu c’est de la créa. Je suis quelqu’un de sérieux.
J’arrive, en trombe, en catastrophe, en apocalypse. La bouteille d’eau renversée dans le sac est en train de noyer le macbook pro dix huit pouces de ma vie. Il agonise. Premier jour de boulot.
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Hors ligne Basic

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Re : First Comet - (try)
« Réponse #1 le: 15 Octobre 2021 à 17:53:22 »
Bonsoir,

généralement je poste des commentaires sur la forme, le fond des textes... avec ce que je ressens du fil narratif, de ses défauts... j'essaie de les pousser à déraper un peu, à oser.
Ce que je ne peux pas faire avec toi. Ton style est surprenant, étonnant... des passages magnifiques, d'autres magnifiquement intrigants dans le jeu sur la forme.
J'arrête les fleurs.
Parfois des obscurités, des trucs qui ne parlent peut être qu'à toi.

Donc je n'ai rien à te dire sur la forme et le fond. Te lire est une expérience. J'ai bien aimé cette aventure.

Quelques remarques au fil de ma lecture ( comme un c... j'ai repaginé ton texte , donc pas certain que tu retrouves les mêmes pages que moi.)

Chapeau l'artiste.

B

[spoiler][[FONT=Georgia;helvetica;serif][SIZE=10,5pt]
Ce que je n'ai vraiment pas compris ou que j'ai trouvé trop... trop

 Sous leurs yeux ces fluides, ces humains, en gouttes, qui perlent de collier avec leur chien, ou leur valise, au bout de la laisse, de la poignée.

Il refondront : ils refondront P2

Deviner le bouton par dessus lequel il est coincé, c’est se donner l’envie d’arracher le rectangle, afin d’atteindre l’action permissive à la pénétration en l’habitat. P2

 Surtout quand on ne sait pas à qui il sont adressés : ils sont adressés P2

 On est pas vraiment colocataires, ça vaut pas le coup pour mon deux jours par semaines. P2 : là il manque un truc

d’ici là j’aurais reçu mes premières leçons : je crois que c'est « j'aurai reçu » futur P2

La nuit n’est ni confortable avec une fenêtre que le jour est doux lorsqu’il y a des murs frais, et pourtant.
Ton « ni » me géne. P2

 le choix hypothétique qu’il m’a fallut faire. Il m'a fallu P3

Celui que je n’ai pas vu depuis ces années intrigantes, c’est qu’une chaise peut épouser son contenu. Excuse si je suis c... mais c'est pas « sait » qu'une chaise...) P3

on sait l’heure qu’il est de minuit à huit heure (huit heures), il n’y a pas plus le bon nombre de minutes, que celui de secondes, et toutes ont coulées (coulé), depuis l’aiguille de ma montre.P4

Pas même la chronologie n’en est plus qu’une partiellement, ou pas du tout, complètement, je suis. P4

J’en sais rien ils m’ont happés je les ai suivi : ils m'ont happé je les ai suivies P4

 Car il traînent en chaussures montantes, dans les trottoirs en gouttières, où affluent les courants d’eaux des nuages, : car ils traînent P6

chargées en minéraux, chargés en ions, en iode : chargés en minéraux P6

des fauteuils en forge, en forme, de langues, noires. Des fleurs. Des giclures d’une encre qui a séchée en explosant. : des fauteuils en fer forgé ?  … d'une encre qui a séché P7[/SIZE][/FONT]spoiler]
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Dot Quote

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Re : First Comet - (try)
« Réponse #2 le: 17 Octobre 2021 à 08:35:22 »
salut Basic,

j'ai eu du mal à décortiquer ta correction, mais merci pour ce mouvement d'aide, d'autant que je crois que ma narration mélange parfois assez serré, les prépositions et autres morceaux syntagmatiques, ce qui rend difficile l'exercice d'accords, et d'autant plus difficile la lecture des passages fautifs

heu oui les fleurs bin en vrai je les prends un peu crédule, je suis content de tes mots mais... j'suis moi-même qu'à moitié convaincu, un peu parano, comme quand miss tère se regarde dans son miroir sans être satisfaite comme le seraient les milliers qui bavent derrière le reflet, je ne me plains pas de mes difficultés rédactionnelles, mais des fois je voudrais encore pluss

au plaisir de recroiser ton apparent sérieux
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Hors ligne Kab.

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Re : First Comet - (try)
« Réponse #3 le: 18 Octobre 2021 à 16:59:07 »
Salut

j'ai pas la lecture facile
d'habitude
c'est pas sur les mots que je bute,
plutôt sur le flux, le rythme qui ne me convient pas,
j'ai toujours un point de côté au cas où.

là j'ai juste besoin de reprendre mon souffle,
le tien je te le laisse, t'en as surement besoin pour
boucler la boucle.
Besac sous prosac c'est un polder pour sortir de la fange.
Je découvre tes écrits
je devine un duvet d'épines sous ta plume d'écorchée.

Merci pour la ballade
Kab.
-  Kab come back -

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Re : First Comet - (try)
« Réponse #4 le: 19 Octobre 2021 à 17:34:37 »
je devine un duvet d'épines sous ta plume d'écorchée.

d'expérience je crois que ce genre de remarques est aussi juste qu'il est rare ; merci de ta considération consciente et lucide, et une excuse de n'avoir su être plus clair dans le déroulé lexical qui titille un peu, du coup, la rationalité de ce qu'on ne comprend pas

biz
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Hors ligne Alan Tréard

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Re : First Comet - (try)
« Réponse #5 le: 21 Octobre 2021 à 13:03:31 »
Bonjour Dot Quote,


Je me suis plongé dans cette tentative de roman dont tu nous avais parlé fut une époque. C'est un plaisir de voir le résultat de tes efforts d'écriture, même si ça doit encore rester au stade d'ébauche.

Ça arrive de laisser une idée gagner en maturité avant de reprendre le fil de l'histoire plus tard, et ce n'est pas parce que tu es confronté à un obstacle aujourd'hui que tu ne pourras pas reprendre ce projet d'écriture l'année prochaine ! :)


Au stade où tu nous le présentes, il y a dans ce texte quelques descriptions de l'intériorité du personnage principal, des mentions sur les lieux, le contexte, l'entourage qui s'y retrouve, en quelques mots un moment de sa vie.

J'aurais aimé connaître un peu plus les personnages de Julia et de Henriu, connaître leur passé, leur parcours, leurs goûts, leur look ou leurs passions particulières, mieux cerner leur personnalité à chacun des deux. Rien ne t'empêche de nous en dire plus sur eux pour mieux nous les présenter, cela leur donnera vie, les rendra plus réalistes.


Pour finir, je dirais que ce projet de roman m'a fait penser à une intrigue intimiste dans laquelle tu concentres l'attention sur l'intériorité des personnages, leur sentimentalité, leur perception du monde, leur sens éprouvé.

C'est une expérimentation enrichissante que tu auras peut-être l'occasion de reprendre un de ces jours, au profit d'une inspiration passagère, qui sait ? :)


Merci à toi pour cette lecture, et heureux d'avoir pu découvrir l'évolution de ce premier jet, première ébauche, de roman, source d'émotions et de considérations littéraires.

À bientôt. Au plaisir d'avoir des nouvelles sur ce projet en devenir, ou bien sur un autre, à l'occasion d'une lecture. ^^

Hors ligne Dot Quote

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Re : First Comet - (try)
« Réponse #6 le: 23 Octobre 2021 à 18:24:31 »
hey Alan,
un merci pour ton passage ici, mais plus lourd un autre pour les réflexions dans lesquelles je me suis plongé suite à ton avis...



j'ai longtemps été frileux au concept même que tu abordes notamment avec le mot 'ébauche', me revenant en tête d'indécrottables conseils en cette direction (je pense à Yoda qui m'a convaincu, 'fais-le, ou ne le fais pas ; il n'y a pas d'essai' ; mais aussi à l'anecdote que je répète en circonstance, mes cours d'Arts où nous n'avions pas le droit à la gomme afin d'éviter les pertes de temps que présuppose une histoire de l'accélération humaine en ce qui concerne la production d'oeuvres), et ma réaction sur ce que donc j'ai l'impression que tu emmènes dans une vision de l'art en général et que je veux réfuter, certes à l'encontre de pas mal de consensus notamment celui du meud, comme quoi il faudrait distinguer le brouillon du final ; j'ai envie qmm de faire valoir ma voix sur ce point sans attaque personnelle ou générale : ce morceau oui est à considérer comme produit non idéal, mais pas au point de lui ôter son caractère terminé, en l'état... du coup merci pour tes encouragements, car si ce texte ne sera pas modifié, il est le produit de ceux qui l'ont précédé et qui traitent déjà de ce que tu as cerné comme un mien projet, celui de raconter l'histoire du First Comet Show, mais que pour tout te dire, j'ai du mal à lier avec mes autres branches de mon univers fictif sensé, je te l'avoue bien à toi, regrouper moults concepts de mon délirium pathologique paranoïaque... de fait, il y aura sûrement d'autres pièces à ce puzzle, mais en aucun cas un dénaturement de ce produit

je retiens ta curiosité portée sur ce qui ferait des personnages un peu plus que de simples noms, sans savoir ce qui la satisferait, je crois là que mon expérience sociale et mes dispositions cognitives à cet égard sont en trop gros déficit pour n'avoir pu esquisser que ces approximations que personnellement je reconnais impersonnelles, mais que j'aurais tendance à rallier à deux valeurs miennes : la liberté et l'incertain ; on ne connait qu'en partie ce qu'on croit des gens, je le sais pour souvent être incompris, et parfois il est indélicat de profaner le jardin secret ; le tout cumulé ressort ici en ce brassement flou où oui, je le reconnais tout de même, l'aperçu qu'on éprouve de ces personnages ne vient pas trop titiller leur liberté à se déterminer et à se manifester, et cela manque donc un peu d'intimité, de confiance, et de débordements passionnels

je suis touché que tu uses du terme 'intimiste' pour caractériser ce qui découle du touti, puisqu'étant tout-à-fait dans ma bulle à cette rédaction, c'est une problématique qui me concerne extrêmement : la pudeur, l'intériorité, le passage entre ce qu'on garde et ce qu'on partage, est un questionnement mien à peine survolé en explicite, mais fortement incident en tacite

heu... et en vrai je prends total ce qui de toi m'a convaincu à chercher plus de maturité ! pour une fois qu'on me touche avec ça, je vais enfin ptetr devenir autrement qu'un grand gamin huhu



ta visite est un beau cadeau pour moi, ,en ce moment où je doute encore plus que jamais, où je paranoïse toujours, où je me méfie, me replie, me ferme, toujours...

bye, Ami !
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