Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Avril 2026 à 18:42:07
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » 14 - Comme un rat

Auteur Sujet: 14 - Comme un rat  (Lu 3483 fois)

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 888
14 - Comme un rat
« le: 31 Août 2021 à 19:30:36 »
Ci-dessous, nouvelle version du texte. Tout en bas, la version initiale. Bonne lecture !

Comme un rat

   Au-dessus de moi, ce regard fou, ces yeux plissés où la haine enflamme les pupilles ignobles. La bouche se tord, les rides malsaines courent sur les joues grêlées et redessinent ce visage que je n’en peux plus de voir. Les lèvres humides s’écartent, j’aperçois le reflet d’une dent. Sûrement a-t-il dit quelque chose. Je suis trop faible pour me concentrer, trop confus pour distinguer les paroles entre ses crachats. Peut-être que je pourrais bouger ; je suis étendu, là, depuis une éternité. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus essayé de lever un bras. Qu’a-t-il dit à ce sujet ? « Je peux vous détacher maintenant. » Quelque chose comme ça. C’était hier, ou même plus tôt.
   La brume s’est installée entre mes yeux et le monde ; une brume ondulante, qui s’empare des objets, les mâchouille et les recrache flous et déformés. Parfois, ils se mettent en mouvement. Cette chaise à côté de moi, elle est statique, je le sais. Et pourtant, elle danse par moment ; elle étire ses membres d’acier chromé, elle galbe son assise, bombe son dossier. Elle me nargue. Quelques entrechats, la chaise m’apparaît tout à fait nettement : lignes courbes et droites rigides forment un meuble bien campé sur ses pieds. Je cligne des yeux, une heure s’est écoulée et la brume dévore à nouveau mon monde.
   Ma tête, boule de fonte, se décolle un instant du drap poisseux, se redresse péniblement. Confirmation : je n’ai plus de perfusions et je ne suis plus attaché. Mes cervicales hurlent de douleur, mon crâne retombe lourdement sur le grabat. Les volets ouverts m’ont laissé entrevoir un coin de ciel nuageux, ainsi qu’un arbre dépouillé, un toit de tuiles orange et la structure d’une barrière métallique. Il me semble que je repose toujours sur le même matelas crasseux, mais j’ai quitté la cave. Mes pensées se font de plus en plus claires, et même si mon corps reste en piteux état, un espoir nait au fond de moi : la fin du calvaire approche peut-être. Pas un bruit, mon tortionnaire pourrait se trouver loin d’ici, je dois agir maintenant. Me lever me semble impossible, mais appeler du secours, je peux y arriver.  Je prends une longue respiration, gonfle mes poumons à fond et tente un cri d’appel à l’aide. Un son bien trop faible sort de ma gorge tandis qu’une douleur fulgurante traverse ma cage thoracique. Chaque muscle sollicité pour expulser l’air et tenter de hurler se contracte infiniment. Chaque fibre entre mes côtes, dans mes pectoraux, mon dos, mon cou me fait souffrir. Comme des lames de canif, des aiguilles insérées entre mes os. Je ne peux en supporter autant, je sombre.
   Mes paupières s’ouvrent sur le plafond lézardé. J’ai moins mal, mais je sens que le moindre mouvement pourrait déclencher un nouveau foudroiement de douleur. Mon corps n’est plus entravé, je sais que mes membres pourraient se mouvoir et pourtant je n’envisage pas une seconde de bouger, j’ai trop peur de souffrir. Ma liberté est si proche ! Par pitié, faites que je retrouve ma vie d’avant, mon boulot, mon appartement, mes chats, mon piano. Et Mathilde. Je m’étais promis de l’inviter à sortir, il n’est pas trop tard, je peux franchir le pas.
   Où est-il, ce cinglé ? Qui est-il ? Je me souviens de son visage enjoué, de ses cheveux bien peignés et de son sourire lorsqu’il m’a accosté à la sortie du labo, pour me faire signer une pétition. Et puis, malgré mes protestations, il me prend par le bras, me tire vers sa camionnette… Après, plus rien. Impossible de savoir comment il m’a drogué, où il m’a emmené. Je ne sais même pas où je suis, ni depuis combien de temps il me séquestre, ce malade. La faim, la soif, je les ai endurées, aucun doute là-dessus. Pourquoi n’ai-je plus faim, d’ailleurs ? Je ne me souviens pas de mon dernier repas, je ne pense pas avoir ingurgité quoi que ce soit ici. Mon cerveau semble fonctionner de nouveau normalement, mais mes muscles ne sont plus que des menaces de souffrance. La brume s’est levée, cependant mes veines et mes os semblent lestés de plomb en fusion. Et ces lames de rasoir, prêtes à me déchirer de l’intérieur.
   Si je veux m’en sortir, il va falloir négocier. Encore faudrait-il savoir ce qu’attend ce type. Je ne sais rien de lui. Il me cueille devant mon laboratoire de recherche, m’anesthésie, m’attache dans sa cave, installe des perfusions dans mes bras… Qu’est-ce qu’il va encore me faire subir, qu’est-ce qu’il attend de moi ? La peur me glace, une goutte de transpiration coule sur mon flanc.
   Grincement de porte. Je tourne la tête, une déchirure traverse ma nuque. Je ferme les yeux en grimaçant.
   — Pas de mouvements violents, mon pauvre ami !
   Sa voix enjouée, légère, comme le premier jour. Est-ce qu’il veut se foutre de moi ? Est-ce qu’il savoure ma souffrance ?
   — Vous avez dû remarquer que vous n’êtes pas tellement en état de faire du sport !
   Il rit doucement. J’ouvre les yeux sans broncher. Mon tortionnaire a quitté sa blouse blanche et son regard fou. Pull à col roulé, cheveux en bataille et un sourire bienheureux dessiné sur ses lèvres, il me toise et s’approche jusqu’au bord du lit. Il se penche et un couinement répétitif retentit. Le dossier du lit se redresse tandis qu’il tourne une manivelle. Le parfum de son déodorant m’agresse les narines, je ne tourne surtout pas la tête, il est à quelques centimètres de moi ; je n’imagine pas une seconde que je pourrais me jeter sur lui ou essayer de le maitriser. La pièce se dévoile entièrement, je suis dans un salon aux meubles dépareillés, mon lit contre le mur du fond. Un fauteuil à fleurs, un canapé en skaï défoncé, une table basse poussiéreuse et encombrée. Une porte-fenêtre donne sur un carré de hautes herbes, une pelouse en friche. Au fond du jardin, une barrière et derrière un champ labouré qui file à perte de vue. La liberté, à quelques dizaines de mètres, je m’en emplis les yeux. Franchir cette barrière, quitter cette maison.
   — C’est calme ici. Un tracteur de temps en temps…
   Sa voix suave chante à mon oreille. Il converse comme avec un ami, avec moi, son otage qui subit la torture. J’articule faiblement :
   — Qu’est-ce que vous m’avez fait ?
   Ma langue, ma gorge et ma mâchoire s’enflamment. J’ai à peine chuchoté et un torrent de lave me déchire la bouche. Je plisse les yeux, commence une grimace et immédiatement la douleur se glisse sous ma peau. Un gémissement s’élève, aigu et chuintant, comme un râle de vieux chien à l’agonie. J’essaye d’oublier ce son ignoble, de me concentrer sur le tic-tac de la pendule. De longues secondes s’écoulent avant que je comprenne que cette plainte provient de moi.
   — Cessez de vous agiter inutilement, vous allez de nouveau sombrer dans l’inconscience.
   Encore cette voix bienveillante. Il me caresse le front et se lève. Le bruit de ses pas résonne sur le carrelage bon marché. Il ne me quitte pas des yeux, l’air ennuyé, et je l’interroge du regard. Il répond finalement à la question :
   — Vous savez très bien ce que je vous ai fait.
   Sa silhouette se découpe à contre-jour devant les petits carreaux de la porte-fenêtre. Il s’arrête face à moi, ses bras s’écartent et retombent contre son corps.
   — Je vous ai fait ce que vous faites tous les jours.
   Un frisson parcourt mon échine et la douleur grésille le long de mes vertèbres.
   — Oui, je vois que vous avez compris…
   Il m’accoste, de l’autre côté du lit. Il hoche la tête, une petite moue compréhensive sur les lèvres. Je chuchote le plus doucement possible :
   — Ce ne sont que des souris, des rats…
   La rivière de feu traverse à nouveau ma trachée. Le mécanisme de la douleur que j’étudie depuis si longtemps fonctionne trop parfaitement dans mon système nerveux au supplice. Un éclair de fureur traverse les yeux de mon tortionnaire, ses lèvres se retroussent et la haine remodèle son visage. Ce n’est plus le même homme.
   — Vous n’avez pas le droit de dire ça ! hurle-t-il d’une voix suraigüe.
   Ses mains s’élèvent vers le plafond, se rejoignent et forment un poing énorme qui va s’abattre sur ma poitrine. La peur me tétanise. Contractions musculaires, nouvelle souffrance insoutenable des pieds à la tête. Les mains du type se desserrent, redescendent lentement vers moi. Il tapote du bout de l’index mon thorax. Les vagues de brûlure se répandent vers mes épaules, mon ventre, mon sexe. Il s’ébouriffe les cheveux, son visage se détend.
   — Vous devez rester conscient, dit-il d’une voix douce. Pour entendre ce que vous auriez dû comprendre depuis longtemps : vous n’avez pas le droit de faire souffrir volontairement des animaux.
   La transpiration dégouline de mon crâne, imbibe mes sourcils et coule sur mes yeux. Le cinglé plonge ses mains dans ses poches, reste là à me regarder sans dire un mot. Ses mains bougent à l’abri du tissu, je ne sais quel engin de souffrance il va extraire. Il respire profondément, le sourire revient sur sa bouche, ses yeux s’agrandissent et il pose sur moi un regard paternel et égaré. Finalement, il sort un mouchoir de sa poche et m’essuie consciencieusement le front.
   — Pourquoi est-ce que vous vaudriez plus qu’un rongeur ? dit-il affectueusement. De quel droit tester vos produits sur ces pauvres bêtes ?
   Il se tient penché sur moi, scrutant mes prunelles. Ce type me connaît, ou au moins connaît-il mon travail.
   — Vous allez me dire que je fais moi-même ces expériences sur votre organisme… et vous aurez raison. Je voudrais ne pas avoir à mettre en œuvre ce processus pour vous faire comprendre. Mais vous voyez bien que c’est pour la bonne cause !
   Ce jeune type parle comme un vieil instituteur, une leçon bien apprise. Il est dans son monde et me fixe gentiment. J’essaie de me justifier :
   — Les rats et les souris nous aident à alléger la souffrance des humains.
   Il se redresse d’un coup, se frappe le crâne, un rictus ignoble déforme sa face. Il va frapper, je prononce rapidement quelques mots malgré la douleur :
   — Vous ne convaincrez personne en me torturant !
   — Si ! Vous ! Vous serez convaincu, et pour longtemps !
   Il pousse un grognement, se lève et quitte la pièce à grandes enjambées. Je dois fuir au plus vite. J’essaie de bouger, mais le moindre frémissement d’une de mes jambes déclenche une salve de piqûres d’aiguilles des orteils à la hanche. Le son de ses pas sur le carrelage revient, je pleure de rage de n’avoir rien pu tenter pendant son absence. Le type porte maintenant une blouse blanche et il s’est peigné soigneusement les cheveux. Plus de trace de bienveillance sur son visage, il se mord la lèvre inférieure. Dans sa main, une seringue qu’il place devant mes yeux. Sa voix dégouline de haine :
   — Ceci pourrait être votre dernière dose.
   Mon regard effrayé le fait réagir très vite. Son menton tremble, sa bouche s’ouvre et se ferme, ses yeux se plissent et s’écarquillent. Il se griffe les joues, s’arrache les cheveux en poussant des grognements. Enfin, il s’apaise, me fixe avec compassion.
   — Mais non, ce n’est pas du poison ! Je ne suis pas un assassin ! J’aimerais tant ne pas vous faire du mal.
   D’un coup, la tristesse s’empare de lui, il m’explique, comme on parle à un enfant :
   — C’est le produit que vous avez mis au point. Plus exactement, le sérum que vous avez testé lors de la phase trois de vos expériences.
   Ce cinglé est au courant des différentes étapes de mes recherches. Un gars du labo. Un collègue ? Pourtant, je ne l’ai jamais vu !
   — Évidemment, vous vous demandez comment je suis au courant… Non, vous ne m’avez jamais vu au laboratoire.
   La phase trois… on était encore loin de la formulation finale. Mon cerveau carbure à deux cents à l’heure. Je me souviens des différents résultats, des dosages testés sur les souris. Des taux de mortalité faibles, de l’addiction, des effets secondaires apparents sur les rongeurs. Une action sur la douleur musculaire très efficace, prometteuse, mais qui finit par l’amplifier. C’est ça que ce malade m’injecte !
   Il continue son monologue, toujours sur ce même ton doucereux.
   — Vous ne m’avez jamais vu parce je ne travaille qu’au petit matin, bien avant que vous et vos collègues ne torturent vos petits mammifères en cage.
   La seringue est toujours devant mes yeux. Le cinglé dans son déguisement de professeur me sourit.
   — Hé oui ! C’est moi qui fais le ménage, qui vide vos poubelles et compte les dizaines de cadavres que vous jetez aux ordures chaque jour.
   Je sais que parler va me faire souffrir, mais je n’ai pas le choix.
   — Je ne sais pas qui vous êtes. Relâchez-moi, je ne dirai rien.
   — Bien sûr que je vais vous libérer. Mais vous voyez bien que vous n’êtes pas en état d’aller bien loin. Ce qu’il vous faudrait, c’est une petite injection. Par chance, il reste un petit stock de votre produit dans la cave.
   Il fait danser la seringue devant moi.
   — Ce sera la dernière que je vous administrerai. Après, je ne crois pas que nous aurons l’occasion de nous revoir. Nous arrivons au terme de l’expérience.
   Il penche la tête sur le côté, un petit sourire au coin de la bouche. Il hausse les sourcils, interrogatif.
   — Alors ?
   Sans cette dose de sérum, je serai incapable de bouger. Et même si je risque de nouvelles hallucinations ou de tomber dans l’inconscience, je n’ai pas le choix. Je cligne des yeux en signe d’assentiment.
   Le type farfouille dans les poches de sa blouse, en sort un garrot. Il soulève mon bras, passe la lanière de caoutchouc dessous et serre un nœud sur mon biceps. La pression sur mon muscle est insoutenable, j’ai l’impression qu’on me coupe le bras à la scie à métaux. Je m’agite et aussitôt d’autres foyers de souffrance naissent partout dans mon corps. Je crie, j’insulte ce pervers et lui-même se met à brailler. Une nouvelle grimace immonde se plaque sur son visage.
   — Tout ce que vous méritez, c’est cette saloperie ! hurle-t-il en montrant le sérum.
   Il se tortille, se retourne, ses bras s’agitent dans l’air avant qu’il ne fasse volte-face. Mâchoire serrée, il fronce les sourcils, les tendons de son cou apparaissent sous sa peau. Il pousse un râle, ses yeux se révulsent et il finit par s’apaiser, comme vaincu.
   — Il vous faut cette injection, marmonne-t-il d’une voix désespérée.
   L’aiguille de la seringue s’enfonce enfin dans ma veine et délivre la substance tant attendue. Tandis que le sérum se propage dans mon corps, je vois une dernière fois le cinglé qui se penche sur moi, me sourit, caresse ma joue, se redresse et tourne les talons. J’entends encore un grincement de porte, quelques pas sur des graviers, le claquement d’une portière de voiture et enfin le bruit d’un moteur qui démarre. La douleur sourde qui me remplissait reflue peu à peu, de doux picotements parcourent ma peau. Mon corps décolle du matelas, s’élève, traverse le plafond et grimpe en flèche vers le ciel. La lumière disparaît, je suis bien, je flotte au milieu des étoiles. Je bats des bras, je nage entre la Lune et Vénus, l’univers infini m’accueille et je vogue dans un bien-être savoureux.
   Lorsque je rouvre les yeux, le sérum fait encore effet. Prudemment, je lève une main. Rien. Je bascule mes jambes sur le bord du lit. Là encore, aucune douleur. Alors, plein d’espoir, je me lève et fais quelques pas vers la porte. Mes jambes flageolent. Je porte un maillot de corps maculé de transpiration et de taches diverses, un pantalon de pyjama trop grand. Pas de chaussures. Tant pis. À petits pas, j’atteins l’allée de graviers rose. La lumière m’éblouit un peu, mes muscles affaiblis ont bien du mal à me porter, mais je dois trouver du secours au plus vite. Les petits cailloux me blessent la plante des pieds, la douleur ressentie me semble normale. Mes terminaisons nerveuses et mon centre de la douleur fonctionnent correctement.
   J’atteins la barrière ouverte. Sur le côté, le grillage d’un poulailler désaffecté. Cet extrémiste élevait-il des poules ? Je souris, je m’en fous. De toute façon, cette maison n’était sûrement pas la sienne. J’accélère un peu lorsque mes pieds foulent le sentier goudronné. Au milieu, de hautes touffes d’herbes jaunies. J’ai à peine parcouru dix mètres que mes genoux me font mal. Et puis mes quadriceps. Petits coups de poignards. Mes épaules me font souffrir aussi, cette affreuse douleur revient, bien trop vite. Encore quelques pas et mon corps entier brûle ; je pousse un cri, je hurle « à l’aide ! » et mes poumons menacent immédiatement d’exploser. À deux cents mètres de moi, un virage, et plus loin, une route, certainement : j’entends le passage d’un véhicule. Je progresse encore en titubant, mes jambes semblent remplies d’acide. J’hésite, fais encore un pas et j’abandonne. Je n’y arriverai jamais. Je me retourne vers la maison, une phrase prononcée par mon tortionnaire résonne dans ma tête : « il reste un petit stock de votre produit dans la cave ».









Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

« Modifié: 19 Septembre 2021 à 13:58:26 par Mout »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne ZagZag

  • Ex Zagreos
  • Chaton Messager
  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 485
  • Octogorneau à gros cheveux
    • Ma page perso
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #1 le: 01 Septembre 2021 à 23:13:23 »
Yo, Mécréant Obnubilateur Unilatéral et Totalitaire.

Je dois avouer que je suis un peu dubitatif. C'est bien écrit je trouve, mais j'avoue que je ne comprend pas bien le propos. Si c'est de dire que c'est mal de tuer des animaux dans des laboratoires, en présentant le kidnappeur comme un "malade" et en suivant le point de vue du scientifique, je trouve que ça ne marche pas : on s'identifie à sa douleur certes, mais ça n'explique pas vraiment pourquoi elle ne devrait pas être subie par des rongeurs (enfin je veux dire qu'il y a plus à déconstruire que juste "les animaux souffrent aussi et ne devraient pas souffrir"). Je trouve le traitement un peu simpliste et grossier à vrai dire. On ressent la douleur du narrateur, mais au fil du texte on s'y habitue, en fait, et ça réduit son impact à mes yeux. La fin est glaçante, mais avec le reste, ça n'a pas eu autant d'impact que ça aurait peut-être du.

Enfin bon, ce sera peut-être pour une autre fois, Mout !
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

Hors ligne frenchwine

  • Calliopéen
  • Messages: 563
  • Les Muses n'existent pas.
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #2 le: 02 Septembre 2021 à 04:29:22 »
J'avoue être dubitatif également ^^ j'en profite pour piquer ce joli mot ^^
J'ai eu quelque mal au début, je me suis senti perdu ^^ la douleur est profonde certes ^^ mais il agonise trop longtemps, j'ai eu envi de l'achever pour l'aider et qu'il arrête de se plaindre ^^.
Chacun son style, mais j'avoue que je n'ai pas compris le cheminement de l'histoire.

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 888
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #3 le: 02 Septembre 2021 à 20:23:40 »
Bonjour Za'gros Cheveux,

Citer
C'est bien écrit je trouve,
merci

Citer
j'avoue que je ne comprend pas bien le propos. Si c'est de dire que c'est mal de tuer des animaux dans des laboratoires, en présentant le kidnappeur comme un "malade" et en suivant le point de vue du scientifique, je trouve que ça ne marche pas
en fait, pas de "propos" au sens "message", juste un texte noir

Citer
Je trouve le traitement un peu simpliste et grossier à vrai dire. On ressent la douleur du narrateur, mais au fil du texte on s'y habitue,
Si on lit le texte dans le sens d'un texte engagé, ça ne marche pas, effectivement et c'est - je suis d'accord - simpliste.
Et si tu "t'habitues" à cette noirceur, sans que ça te touche, alors c'est que la noirceur pâlit au fil de la lecture... donc ça marche pas. Peut-être que d'autres lecteurs ne "s'habitueront" pas, à voir. Mais c'est sûr qu'on est sur quelque chose d'assez linéaire, du coup, je comprends que ça puisse lasser.

Citer
La fin est glaçante, mais avec le reste, ça n'a pas eu autant d'impact que ça aurait peut-être du.
J'imagine, oui : si on arrive lassé à la fin du texte, forcément la fin fonctionne beaucoup moins bien.

Citer
Enfin bon, ce sera peut-être pour une autre fois, Mout !
Espérons !

D'une façon générale, pour gommer cette lassitude que tu évoques, je ne vois pas énormément d'options. La première serait de raccourcir le texte. Peut-être qu'à la lecture tu aurais moins eu le temps de "t'habituer". Deuxième option (que je ne souhaite pas, c'est pas ce que je voulais faire), modifier la nouvelle pour en faire quelque chose de plus "engagé" (pas que j'ai pas envie de défendre cette cause, hein, mais pas sous la forme d'un texte plus engagé) ; peut-être mettre en scène un minimum la souffrance animale qui n'est que sous-entendue, je vais y réfléchir.
Après, l'évolution linéraire que j'évoquais au-dessus contient (ou devrait contenir) un minimum de suspens, de tension (genre : mais que va-t-il lui arriver à ce type), mais visiblement ça n'a pas fonctionné pour toi. Je peux aussi essayer de travailler cet aspect.

Bref, on se recroisera sur d'autres textes !

@frenchwine
Citer
J'ai eu quelque mal au début, je me suis senti perdu
Citer
j'avoue que je n'ai pas compris le cheminement de l'histoire.
Là, j'ai du mal à comprendre ce que tu n'as pas compris. Que le lecteur se questionne, ça me parait évident et c'est le but. Quand on lit les 6 premières phrases, on ne sait pas de quoi il retourne. Le "Je peux te détacher maintenant." permet au lecteur de savoir de quoi il retourne.
Idem avec le deuxième paragraphe : le lecteur ne sait pas d'où vient cette brume.

Peu à peu, le sens se fait, comme je disais au-dessus, c'est linéaire.

Bref, que ça marche pas comme je voudrais, je l'entends et c'est cool d'en discuter, mais qu'on puisse ne "pas comprendre le cheminement de l'histoire", ça me surprend. Si tu veux bien préciser, je suis preneur.

Citer
j'ai eu envi de l'achever pour l'aider et qu'il arrête de se plaindre
C'est bien si le texte soulève des envies de meurtre...

Merci à tous les deux pour vos commentaires.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Aponiwa

  • Modo
  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 982
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #4 le: 02 Septembre 2021 à 22:04:32 »
Hello!
Merci pour ce texte bien écrit. Tu voulais visiblement écrire un texte noir, pour moi, l'objectif est plutôt atteint. Effectivement, il y a plusieurs fois où on est en situation de se demander "qu'est-ce que c'est que ce truc?" (au début, le coup de la chaise...), ça fait peut-être un peu trop de situations qui mettent le lecteur dans l'inconnu.
Pour juger sur le fond de ton texte : moi, je trouve que tu y a été mollo, parce que quand on voit ce que les rats subissent dans les labos, je trouve que ton protagoniste a été bien traité (pas de vivisection?)!  ;)  :D
Plus sérieusement : le "voyage" dans l'espace et la basse cour qui arrivent en fin de texte, ça fait un peu tombé du ciel mais ça fonctionne sans problème.
J'aurai bien aimé comprendre pourquoi le type défendait les rats, mais ce n'est pas nécessaire.
Une petite chose : "les pupilles fétides", là, je ne suis pas sûre que tu aies employé le bon adjectif!

Merci pour ton texte! :)
« Modifié: 02 Septembre 2021 à 22:07:22 par Aponiwa »
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #5 le: 03 Septembre 2021 à 13:05:03 »
Bonjour à toi chameau-mout,


Ouch ! La noirceur te réussit particulièrement bien, ça transpire le vice et la cruauté, tu ne nous épargnes aucun détail. J'ai pris un malin plaisir à voir ce pauvre diable sur son lit de torture gesticuler en tout sens, je me suis même imaginé quel genre de tourments je lui aurais moi-même fait subir pour l'occasion...


Si tu es prêt à vraiment modifier ce texte, alors je serais plutôt du genre à te faire mieux affirmer les aspects narratifs, quitte à faire un choix concret. Pour l'instant, je trouve que tu oscilles trop entre policier et fantastique.

L'aveu du criminel (de « vous n'avez pas le droit de faire souffrir les animaux » à « c'est pour la bonne cause ») donne un sens hyper-rationnel à l'acte du tortionnaire : ça pose la question du droit des animaux versus droit de l'homme de manière frontale et sans ambiguïté. C'est le genre d'aveux d'un hors-la-loi qui pourrait tomber dans un tribunal pour de vrai, comme quand les militants usent des tribunaux pour affirmer leurs idées, leurs luttes, continuer à militer, justifiant leur volonté de franchir les limites de la légalité par croyance en leurs propres valeurs et en la légitimité de leur combat.

Pourtant, ça ne justifie pas l'horreur, la folie, le passage à l'acte irrationnel, la volonté de persuader un « ennemi scientifique » de changer de camp, de se repentir, chose qui nous fait bien plus aller vers les codes du récit fantastique. Dans ce cas, tu n'aurais pas eu besoin d'être clair dans le questionnement de la légalité, et le tortionnaire aurait bien mieux semblé réaliste en étant simplement quelqu'un qui est fasciné par le scientifique et pense qu'il peut l'imiter en réalisant les mêmes expériences que lui.

Rien n'empêche le scientifique d'avouer qu'il adore torturer les animaux, et qu'il promet à ce fou de l'aider à en torturer d'autres s'il le laisse seulement en vie. >:D


Voici le genre de modifications que je serais tenté de te faire apporter, personnellement : plus d'affirmation dans ce que tu veux transmettre à ton lecteur en affirmant le genre de questionnement que tu veux mettre sur la table (soit la question légale, policier ; soit la question des croyances, fantastique).

En revanche, pour la noirceur, je vais militer pour que ça reste aussi explicite, car c'est vraiment très réussi et convainquant, ai-je trouvé. ^^
« Modifié: 03 Septembre 2021 à 13:06:47 par Alan Tréard »

Hors ligne frenchwine

  • Calliopéen
  • Messages: 563
  • Les Muses n'existent pas.
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #6 le: 03 Septembre 2021 à 13:51:21 »
@frenchwine
Citer

    J'ai eu quelque mal au début, je me suis senti perdu

Citer

    j'avoue que je n'ai pas compris le cheminement de l'histoire.

Là, j'ai du mal à comprendre ce que tu n'as pas compris. Que le lecteur se questionne, ça me parait évident et c'est le but. Quand on lit les 6 premières phrases, on ne sait pas de quoi il retourne. Le "Je peux te détacher maintenant." permet au lecteur de savoir de quoi il retourne.
Idem avec le deuxième paragraphe : le lecteur ne sait pas d'où vient cette brume.

Peu à peu, le sens se fait, comme je disais au-dessus, c'est linéaire.

Bref, que ça marche pas comme je voudrais, je l'entends et c'est cool d'en discuter, mais qu'on puisse ne "pas comprendre le cheminement de l'histoire", ça me surprend. Si tu veux bien préciser, je suis preneur.



Le cheminement m'a semblé long pour arriver au poulailler ^ mon raccourci improbable résume mal, je l'avoue le boulot effectué, ^^ si j'avais su, je n'aurais pas dû lire le concours et ses mots obligés, mais je n'ai pas vraiment cherché. J'ai lu sur un autre texte ^^ comme un cheveux sur la soupe le coup du poulailler ^^, je pourrais dire la même chose et ce serait idiot ^^.
Mais j'en reviens au texte :
L'acte en lui même je n'approuve pas, mais les raccourcis me semblent justement raccourcis en blanc et noir, c'est sûrement le propos de l'auteur.
J'ai lu plus haut que l'on parle de noirceur, je n'ai pas vraiment trouvé ^^ ou alors je me suis habitué.
Certaines choses improbables ^^ mais le texte en lui-même est assez improbable ^^, j'imagine que je suis attaché à subir des sévices et autres injections ^^ dans quel état serais-je ? sûrement souillé, en pleurs, pour le fait de crier ou parler j'ai suivi le propos, donc je ne dirais rien.
En bref, je ne lèverais pas mon pouce, je ne le baisserais pas non plus ^^ parce que le texte est bien écrit, mais je n'ai pas accroché, il s'en faut d'une épaisseur d'aiguille.

« Modifié: 03 Septembre 2021 à 13:53:32 par frenchwine »

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 860
    • Ma page perso
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #7 le: 03 Septembre 2021 à 22:59:47 »
Bonjour Mout14,

Je trouve ton texte très bien écrit, très noir, mais je n’ai absolument pas compris son sens.
J’ai lu attentivement, cherchant un indice qui m’expliquerait qui est le prisonnier, pourquoi il est là (à part qu’il a fait des expériences sur des animaux) et pourquoi il arrive à sortir et je n’ai rien trouvé qui réponde à mes questions jusqu’à la fin.
Du coup, bah, je suis déçue. Soit je ne suis pas assez intelligente pour comprendre, soit les indices ne sont pas là.

Après, juste une toute petite coquille : tu n’as pas mis de majuscule à la Lune.

Merci quand même  :)
« Modifié: 03 Septembre 2021 à 23:21:34 par Earth son »

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 888
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #8 le: 04 Septembre 2021 à 10:11:31 »
Salut les commentateurs !
Une belle activité, ça fait plaisir.
Merci à tous pour ces commentaires très riches et enrichissants.

@Aponiwa

Citer
Tu voulais visiblement écrire un texte noir, pour moi, l'objectif est plutôt atteint.
cool :)

Citer
Pour juger sur le fond de ton texte : moi, je trouve que tu y a été mollo
c'est vrai, c'est un autre axe pour améliorer le texte : appuyer encore plus sur le côté "torture". Le "méchant" étant quelqu'un de rationnel dans sa folie, il faudrait que ce soit les effets du produit qui génèrent d'autres choses que la douleur et l'addiction. J'ai voulu travailler sur l'angoisse et l'emprisonnement - le gars est sur son lit, incapable de bouger quasi du début à la fin.

Citer
les pupilles fétides
oui, j'ai hésité, j'ai vérifié et "techniquement" ça passe, le "fétide" qui est ici imagé ; mais je me suis dit que les lecteurs pourraient accrocher. Je vais peut-être changer.

Citer
Plus sérieusement : le "voyage" dans l'espace et la basse cour qui arrivent en fin de texte, ça fait un peu tombé du ciel mais ça fonctionne sans problème.
j'avoue que le respect du thème est assez moyen !

Citer
J'aurai bien aimé comprendre pourquoi le type défendait les rats, mais ce n'est pas nécessaire.
oui, j'ai choisi de ne pas expliquer cela ; le type reste assez inconnu du lecteur (et du narrateur), c'est censé questionner le lecteur et augmenter l'angoisse, visiblement ça marche pas très bien, ou pas pour certains lecteurs.

@Alan
Citer
Ouch ! La noirceur te réussit particulièrement bien, ça transpire le vice et la cruauté, tu ne nous épargnes aucun détail. J'ai pris un malin plaisir à voir ce pauvre diable sur son lit de torture gesticuler en tout sens, je me suis même imaginé quel genre de tourments je lui aurais moi-même fait subir pour l'occasion...
merci, heureusement que mon narrateur n'est pas tombé entre tes mains !!!

Citer
L'aveu du criminel ... donne un sens hyper-rationnel à l'acte du tortionnaire
Citer
Pourtant, ça ne justifie pas l'horreur, la folie, le passage à l'acte irrationnel
Pour moi, on n'oscille pas entre le policier et le fantastique, le gars est juste un psychopathe : il agit de manière irrationnelle pour des causes rationnelles.

Citer
le tortionnaire aurait bien mieux semblé réaliste en étant simplement quelqu'un qui est fasciné par le scientifique et pense qu'il peut l'imiter en réalisant les mêmes expériences que lui.
c'est vrai que ce serait un genre de folie intéressante à creuser

Citer
Rien n'empêche le scientifique d'avouer qu'il adore torturer les animaux, et qu'il promet à ce fou de l'aider à en torturer d'autres s'il le laisse seulement en vie.
oui, ça marcherait sûrement bien

Ce genre de modification est trop importante, je crois que ça nécessiterait une sacrée réécriture et de forcément changer la fin - la chute. Je ne vais donc pas exploiter cette piste drôlement originale.

Citer
plus d'affirmation dans ce que tu veux transmettre à ton lecteur
comme dit plus haut à Za'Gros Cheveux, je ne veux rien transmettre au lecteur (en terme de message), si c'était le cas, ce serait assez simpliste et grossier.

@frenchwine
Citer
Le cheminement m'a semblé long pour arriver au poulailler
Cette phrase m'a fait rire !

Citer
L'acte en lui même je n'approuve pas, mais les raccourcis me semblent justement raccourcis en blanc et noir
de quel acte parles-tu ? Et que veux-tu dire par "raccourcis en blanc et noir" ?

Quant à l'aspect "improbable", je suis d'accord : les actes des psychopathes sont souvent improbables.

@Earth son

Citer
Je trouve ton texte très bien écrit, très noir, mais je n’ai absolument pas compris son sens.
cool !

Citer
J’ai lu attentivement, cherchant un indice qui m’expliquerait qui est le prisonnier, pourquoi il est là (à part qu’il a fait des expériences sur des animaux) et pourquoi il arrive à sortir et je n’ai rien trouvé qui réponde à mes questions jusqu’à la fin.
Moins cool !
Alors, qui est le prisonnier, ça c'est dit dans le texte, qui est le tortionnaire, c'est dit aussi. Pourquoi il arrive à sortir, ça c'est pas dit, c'est la chute. Peut-être que là il faudrait un indice plus fort, mais la dernière phrase me semblait suffisante.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci encore à tous pour ces commentaires très riches et enrichissants. Je vois que ce texte n'est pas une réussite, même si la plupart d'entre vous disent qu'il est bien écrit. Je n'ai pas encore d'idées très claires pour améliorer cette petite nouvelle, j'espère que ça germera dans ma petite tête.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 860
    • Ma page perso
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #9 le: 04 Septembre 2021 à 10:44:07 »
Bonjour Mout14,

Alors, en lisant ton explication, je m'aperçois que j'avais finalement bien compris.
C'est juste le "pourquoi il le relâche" que j'avais pas trop capté.

A+

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #10 le: 04 Septembre 2021 à 11:51:11 »
Bonjour chameau-mout',

Citer
Merci encore à tous pour ces commentaires très riches et enrichissants. Je vois que ce texte n'est pas une réussite, même si la plupart d'entre vous disent qu'il est bien écrit. Je n'ai pas encore d'idées très claires pour améliorer cette petite nouvelle, j'espère que ça germera dans ma petite tête.

C'est vrai que le temps manque, et que ton écrit ressemble aux rouages d'un savant mécanisme : une pièce de moins et c'est l'ensemble qui pourrait en pâtir. Alors j'espère que nos différentes idées et propositions t'auront déjà offert quelques pistes malgré tout et je te souhaite bon courage pour aboutir à une version finale qui te satisfasse au mieux. À bientôt. :)

Hors ligne Melina Doris

  • Scribe
  • Messages: 80
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #11 le: 05 Septembre 2021 à 19:04:14 »
Bonsoir
Le début m'a rappelé une nouvelle de S. Beckett dont le titre m'échappe pour le moment.  J'ai bien aimé te lire et j'ai trouvé le texte bien écrit.  Mais il y a comme un sentiment d'insatisfaction qui persiste. D'où mes petites suggestions.
Peut-être qu'il serait souhaitable d'accentuer le côté noir de ce personnage fou et creuser davantage ses motivations. Du côté du narrateur, faire en sorte que sa souffrance ait une quasi similitude avec celle ressentie par les animaux de laboratoire, quitte à plonger dans le sordide.  Un mot aussi au sujet de la fin. Il me semble qu'elle arrive un peu tôt,  qu'elle demande à être étoffée, je la trouve  énigmatique pour tout dire. Est-ce l'addiction qui attend le narrateur ?
Les deux personnages sont bien trouvés et l'idée de ce retournement de situation très intéressante.
Merci pour ce partage.









« Modifié: 05 Septembre 2021 à 19:09:09 par Melina Doris »

Hors ligne frenchwine

  • Calliopéen
  • Messages: 563
  • Les Muses n'existent pas.
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #12 le: 05 Septembre 2021 à 19:28:56 »
Le temps, voilà le souci, je suis certain que tu aurais pris le temps, mais le concours oblige avec ses restrictions, de nous pondre quelque chose de plus léché, et juste un autre point de détail, mets toi à la place de la victime, tu n'as jamais été enfermé ou subi des sévices, j'espère bien entendu ^^ pas de larmes, pas de souillures juste des bobos, courir, ramper, chercher de l'aide, ne penser qu'aux secours ^^ même le tout en sachant que le sérum est à coté.

Hors ligne Ocubrea

  • Modo
  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 828
  • Corbeau au bec d'or
    • Pour plus d'informations
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #13 le: 07 Septembre 2021 à 23:09:00 »
Bien le bonsoir Mout ! :D

Bon, on sait tous pourquoi on est là, alors n'y allons pas par quatre chemins :

Citer
Au-dessus de moi, ce regard fou, ces yeux plissés où la haine enflamme les pupilles fétides.
Des pupilles "fétides" ? T'es sûr de toi ? :mrgreen:

Citer
La brume s’est installée entre mes yeux et le monde ; une brume ondulante, qui s’empare des objets, les mâchouille et les recrache flous et déformés.
J'aime bien.

Citer
Vous avez dû remarquer que vous n’êtes pas trop en état de faire du sport !
La phrase sonne bizarre, j'ai l'impression que le "trop" est de trop ^^
Mais c'est p'têt juste moi.

Citer
J’ouvre les yeux sans broncher, mon tortionnaire a quitté sa blouse blanche.
Pour moi il faudrait un autre signe de ponctuation qu'une virgule ici : soit un point, soit deux points, par exemple.

Citer
Pull à col roulé, cheveux en bataille et un sourire bien heureux dessiné sur ses lèvres, il me toise et s’approche jusqu’au bord de mon lit.
En général, "bienheureux" s'écrit sans espace, non ?

Citer
— Vous allez me dire que je fais moi-même ces expériences sur votre organisme… et vous aurez raison. Je ne suis pas fier de devoir mettre en œuvre ce processus pour vous faire comprendre. Mais vous voyez bien que c’est pour la bonne cause !
Citer
— Mais non, ce n’est pas du poison ! Je ne suis pas un assassin !
J'aurais du mal à te dire pourquoi, mais ces répliques sonnent faux, pour moi...

Citer
Mes jambes flagellent.
"flageolent" :D

Citer
j’hurle « à l’aide ! »
"je hurle" (pas d'élision ici).

Citer
Je me retourne vers la maison, une phrase prononcée par mon tortionnaire résonne dans ma tête : « il reste un petit stock de votre produit dans la cave ».
La fin est... :o :o :o

Alors niveau impression générale... J'ai beaucoup, beaucoup de mal avec la violence "volontaire", la cruauté et en particulier la torture, donc la première partie de ton texte a été difficile à lire pour moi. En revanche, par la suite, ça a été mieux et j'ai pu lire tout d'une traite, je ne sais pas pourquoi. Je trouve que tu as réussi à écrire un texte qui avait beaucoup d'intensité et d'impact en très peu de lignes, donc bravo pour ça ! L'idée derrière est bien trouvée et tu l'as très très bien menée à bien, notamment le fait qu'il parle de "dernière" injection : on comprend qu'il y en a eu d'autres avant, mais on ne comprend pas tout de suite ce que ça signifie, même si on a des doutes. Et comme j'ai déjà dit, je trouve ta fin excellente, elle met une bonne claque !

J'ai déjà pointé du doigt les dialogues, qui pour moi font un peu trop "pièce de théâtre", je trouve qu'ils ne sont pas très naturels, il y aurait moyen de les retravailler... Je trouve aussi que la douleur est un peu lourdement décrite, avec des concepts qui reviennent souvent (mais je ne sais pas te dire si ça me déplaît parce que je trouve que c'est un défaut d'"écriture" ou bien parce que je n'aime pas lire une description d'une telle souffrance).

Donc dans l'ensemble, très très bon texte selon moi, même si j'ai du mal à trouver les deux thèmes dedans (basse-cour, j'imagine ? et ...?).
A plousse ! ;D
"Il est plus facile de jouer au mikado avec des spaghettis crus qu'avec des spaghettis cuits.” - Philippe Geluck.

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 988
Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #14 le: 08 Septembre 2021 à 19:38:40 »
Les histoires de tortures ce n'est pas mon truc. J'aime bien savoir pourquoi la personne fait cela. Tu dis que c'est pour venger les souris et les rats. Mais en faisant cela, ça ne changera rien aux conditions de ses souris et des rats. Ils devraient plutôt les libérer de leurs cages.

Il a attrapé cet homme, le torture, mais il ne changera rien à la situation par cette action. Si encore, il c'était filmé pour menacer les gens, ou qu'il faisait partit d'un collectif de libération des rats de laboratoire, où ils avaient prévu de faire une action coup de poing.
La, il fait tout cela seul, a l'abri des regards. Il va traumatiser sa victime, mais cela n'aura aucune incidence sur son combat.
La victime a peut être étés déjà remplace à son lieu de travail.
Je pense que le héros tortionnaire, aurait dû être un "simple" sadique.

Mon avis semble négatif, désolée. Mais les consignes sont d'analyser le texte. C'est vrai que j'ai remarqué que je relève que le négatif selon mes gouts.
Sinon il est bien écrit ;)
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.013 secondes avec 15 requêtes.