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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Serpentine

Auteur Sujet: Serpentine  (Lu 7014 fois)

Hors ligne ernya

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Serpentine
« le: 16 Janvier 2011 à 23:46:51 »
Bon, à défaut d’avoir relevé un Défi ce mois-ci, j’aurai quand même un peu écrit.
Alors, ce texte au début, je comptais le proposer au Blind Test et finalement ben il s’est avéré trop long.
 J’ai commencé les premières lignes pendant une conférence sur Shakespeare qui me saoulait et après quelques parties de solitaire infructueuses qui commençaient à me saouler aussi. Pour former une magnifique boucle, il faudrait que ce texte vous saoule aussi XD. Enfin, je ne le souhaite pas pour autant.
Ah et le titre, ça m’a prise comme ça, je sais pas si c’est très approprié du coup (mais je n’avais pas encore de S en titre :mrgreen:). Sinon, grand moment, mes amis, il y a des dialogues. 8)
C'est un peu dans le même style que Qui tangue, un peu.
Voilà, y a peut-être des passages un peu zarby, un peu illuminés qui sont peut-être pourris d’ailleurs, je sais pas, la fin se fait sur le même ton affolé, ça y est j’en dis trop, chut, voilà c’est à vous.






Serpentine






- Comment va-t-elle ?
- Le serpent va mourir, qu’elle dit.
Il regarda vers le petit temple, le temps était pourtant clément. Elle allait le soigner, le serpent, il le fallait bien, ils étaient incapables de veiller seuls sur eux-mêmes.
- Elle m’a jeté des choses au visage, elle n’a jamais fait ça. Pas avec moi.
L’homme regarda la petite fille. Elle semblait plus déçue qu’inquiète. Trop jeune sans doute pour comprendre. Il y avait quelque chose de gluant qui suintait de ses cheveux. Il ne voulait pas savoir ce que c'était. Elle-même secouait ses mèches avec dégoût, espérant que ses mains desséchées ôteraient la substance. Elle ne faisait que l’étaler.
- Tu devrais les laver, ça ne partira pas comme ça.
Elle s’obstinait.
Il détourna les yeux et se rappela son panier :
- Je venais apporter des offrandes…
- Elle en a déjà plein. Et puis elle ne mange jamais rien.
- Elle n’a pas à le faire ! Ce n’est pas pour elle. C’est pour la déesse.
- La déesse aussi mange peu. Les offrandes, elles sont toutes en train de pourrir.
Il sourit, elle était jeune.
- C’est quoi comme offrandes ? demanda-t-elle.
- Du vin et des gâteaux sucrés. Un peu de douceur contre le mal.
- Oh ! Tu veux que je les monte pour toi ? Elle est assez énervée.
Il hésita un moment. C’était sacrilège que de laisser une simple habitante manger des offrandes divines. Mais le chemin était escarpé ; il lui tendit son gros panier. Elle eut du mal à le porter. Il la regarda s’éloigner maladroitement, marchant comme une bossue, glissant de temps à autre.
La petite arriva enfin au sommet. On voyait encore des fruits pourris écrasés par terre. Elle inspira un grand coup et pénétra dans le temple.
La prêtresse berçait le serpent contre elle. Il ne réagissait guère, son sifflement semblait enroué. Elle murmurait. Un pan de sa manche était tout noir. La petite chercha du regard le drame. Non loin de l’autel, un encensoir gisait, renversé. Il y avait des braises encore fumantes. Elle ne s’était donc pas calmée.
-   Qu’est-ce que tu fais encore ici ? Je t’ai dit que je ne voulais voir personne.
-   Je rapporte des offrandes. Il y a du vin et des gâteaux !
-   Je n’ai pas faim.
-   Alors, je peux les manger ?
La prêtresse serpentine ne répondit pas. Ca ne la dérangeait pas que Tito mange les offrandes. Elle ou une autre, c’était toujours à manger et elle avait toujours faim, la petite. Et puis, elle était contente que Tito soit revenue. Elle s’ennuyait toute seule, alors la petite venait lui tenir compagnie. Parfois elle la frappait. Fort. Mais Tito revenait toujours. Tous les jours même. La petite lui montrait ses plaies et ses croûtes en riant. Serpentine s’en voulait souvent en voyant les trainées rouges ; elle détournait les yeux et tentait de trouver du réconfort auprès des gravures sur les murs. Elle était trop seule. On lui avait dit qu’elle serait prêtresse alors qu’elle n'avait que cinq ans. Une prêtresse comme sa mère. Elle avait continué à vivre tranquillement, elle ne venait que rarement au temple. Elle ne se souvenait guère de sa mère. Une femme bizarre, qui lui souriait toujours, mais qui n’avait jamais pris dans ses bras que le vieux serpent. Et puis, un jour, il y avait eu un grand tumulte. Sa mère et le serpent n’étaient plus. On l’avait attrapée, habillée rapidement d’une tunique étrangement granuleuse et on l’avait traînée au temple. On lui avait donné un petit serpent et depuis elle veillait sur lui. Elle devait répondre aux questions aussi, interroger les dieux – qu’elle n’avait jamais entendus mais il fallait faire semblant – parfois elle devait soigner les blessés. Ca, elle avait un peu appris. Elle connaissait beaucoup de remèdes. Il fallait qu’elle rajoute quelques paroles étranges, des crachats parfois, et la personne guérissait.
En réalité, elle s’ennuyait beaucoup. Elle restait souvent seule, personne n’était censé venir au temple pour faire la conversation, ce devait toujours être important. Il n’y avait que Tito qui avait passé outre cette règle. Au début, elle lui avait crié dessus, elle l’avait rouée de coups pour qu’elle parte, mais, une semaine plus tard, la petite était revenue, avec ses taches bleues.
Elle ne comprenait pas bien pourquoi Tito s’obstinait. Sûrement parce qu’elle n’avait plus de famille et donc personne pour s’occuper d’elle. Elle ne savait pas trop. Tito ne lui avait rien dit et elle n’en avait que faire après tout. La vie des autres ne l’intéressait pas. Ce qu’elle aimait, c’était ce temple, la nourriture partout, le feu, l’encens, cette odeur toujours forte, ces murs froids, la poussière sous les pieds, le serpent et puis Tito aussi, un peu.
La gamine avalait son quatrième gâteau sucré. Elle fermait les yeux de plaisir.
- Tu voles dehors aussi ? demanda la prêtresse.
- Je ne vole pas ! J’ai le droit de manger ça, si tu n’en veux pas. Faut pas gâcher.
- Oui mais dehors, tu as déjà chapardé des fruits ou des gâteaux ?
La petite ne répondit pas, mais elle avait un peu baissé la tête.
- Je ne dirai rien si tu voles des choses pour moi.
- Pourquoi ? Si tu as besoin de quelque chose, les autres te le donneront. Ils te donnent toujours plein de choses dont tu n’as pas besoin.
- Cette fois-ci, c’est différent. Ils ne me le donneront pas. Parce que c’est interdit.
Tito releva la tête, intéressée. La prêtresse se leva et alla s’asseoir près d’elle.
- C’est quoi que tu veux que je te rapporte ?
- Un serpent.
- Un serpent ?! Mais… tu n'as pas le droit !
- Parle moins fort, tu veux ? C’est vrai, mais je ne pourrai jamais guérir le petit serpent. Et je ne veux pas mourir. Alors tu captures un serpent, je le remplace à la mort de celui-là, et tout le monde n’y verra que du feu. Et toi, évidemment, tu tiendras ta langue. Parce que tu es mon amie, n’est-ce pas ma petite Tito ? Tu veux bien aider ton amie ?
- Non, non, non.
- Ingrate ! Après tout ce que j’ai fait pour toi ? Tu viens ici tous les jours et tu me laisserais mourir sans rien faire ?
 La jeune fille s’était mise à bombarder Tito de coups de poings. Tito tenta faiblement de la repousser. Mais la prêtresse s’était levée pour prendre un bâton.
- Si tu ne veux pas m’aider alors va-t’en ! VA-T’EN !
Tito se leva, lui tira la langue et s’enfuit. Elle entendit la prêtresse lui crier quelque chose, des méchancetés sûrement. Mais elle était déjà loin. Elle dévala la pente en courant, traversa le village à la même allure et s’arrêta enfin juste avant les plantations. Elle se frotta les bras, Serpentine avait tapé fort. Elle était devenue folle, jamais elle n’accepterait de voler un serpent. Elle se moquait bien des règles du village, mais de celle-là, non. Le serpent, c’était quelque chose de sacré. Même si elle n’aurait su dire pourquoi. Depuis toute petite, on le lui avait dit. Mais c’est vrai que quand elle l’avait enfin vu, ce serpent, il lui avait semblé tout rabougri, ridicule même. D’ailleurs elle avait pouffé, comme si tout cela n’avait été qu’une farce et que le vrai serpent se cachait plus loin, aussi grand que la statue de la déesse. Mais non, c’était bien celui-là, le seul, l’unique. Ce vieux serpent tout pelé, tout moche, qui ne faisait même pas peur quand il sifflait. Elle avait été déçue et puis elle avait commencé à parler avec Serpentine. Il fallait lui obéir, ça aussi, on le lui avait longuement répété. Alors elle lui obéissait, elle se sauvait juste quand elle voulait la frapper, parce que ça n’est pas agréable. Mais enfin ce n’était pas juste ce qu’on lui demandait de faire. Pourtant, elle ne voulait pas que Serpentine meure, ça non. Même si elle la frappait parfois, mais ça, c’était parce qu’elle était un peu folle. Elle n’était pas vraiment méchante et les bleus et les croûtes partaient vite. Il fallait l’aider parce que oui, si le serpent mourait, la prêtresse devait mourir aussi. Elle devait se poignarder. Tito avait déjà vu Serpentine jouer avec un poignard, le faire glisser le long de sa cuisse, et le sang qui apparaissait, rouge, sinueux. Et puis elle avait essuyé avec son doigt pour oindre le serpent. Alors oui, elle pourrait faire ça, elle était suffisamment folle pour ça, mais, mais non, ce n’était pas possible, pas la prêtresse, pas son amie baignant dans le sang avec ce vieux serpent mort à côté d’elle, elle ne voulait pas que cela arrive. Elle irait en voler un de serpent, elle serait sa complice, tant pis, elles seraient toutes les deux maudites, de toute façon, elle l’était déjà, elle avait mangé les offrandes de la déesse.
Elle pensait trop. On ne lui avait jamais demandé de penser autant et ça lui faisait mal à la tête, et mal au ventre aussi. Les hommes dans les plantations la regardaient d’un mauvais œil, ils la connaissaient bien pour l’avoir souvent coursée. Leurs regards la gênaient, lui rappelaient que ce qu’elle allait faire était interdit, sacrilège même. Mais il fallait bien qu’elle aide la prêtresse parce que sinon elle se retrouverait toute seule. Comme avant. Non, il ne fallait plus y penser. Il fallait bloquer toutes les mauvaises pensées qui se dressaient comme les monstres dans les cauchemars. La prêtresse les avait mises en fuite ces pensées, il valait mieux penser au serpent. Pour en trouver, et surtout pour en prendre un sans se faire voir, parce que sinon..., pour en trouver, il faudrait sortir loin loin du village marcher tout droit jusqu’aux petits arbustes tout là-bas et il faudrait encore faire très attention parce qu’il y avait toujours des gens par-là, des enfants, des vieillards ou des voyageurs. Elle prendrait une nasse pour l’enfermer. Oui, mais elle n’avait pas de nasse, il faudrait encore voler. Et après il faudrait trouver un bon serpent, un comme celui de la prêtresse, mais en bonne santé. Et puis en revenant, il ne faudra pas se faire voir. Il faudrait qu’elle rentre de nuit, ce serait plus prudent, il n’y aurait presque plus personne dans les rues et elle pourrait se faufiler parmi les ombres. Tout cela c’était à peu près clair dans sa tête, seulement, il y avait encore des brins de raison qui s’agitaient et qui résistaient. Il y a longtemps, quand ils étaient encore là pour veiller sur elle, ses parents l'avaient emmenée cracher sur l’impie, elle se souvenait bien, on l’avait traîné, roué de coups et puis et puis on l’avait ouvert comme un poisson et ses entrailles s’étaient déversées d’un coup et elle avait vomi. Elle ne voulait pas qu’on l’ouvre elle aussi comme un poisson. Ca devait faire vraiment mal, bien plus mal que les coups de Serpentine.
Tito s’enfuit en courant, elle traversa les plantations, recueillant aux passages les insultes et les menaces et continua loin loin loin. Elle avait mal dans la poitrine, elle dut s’arrêter, haletante. La course lui avait fait du bien, elle avait les idées plus claires et la peur s’était calmée. Elle était même prête à chercher à l’instant un serpent, mais elle n’avait pas de nasse. Et puis il n’y avait pas de chose rampante à l’horizon.
Le jour déclinait, le ciel se faisait plus rouge par endroits, près du temple de Serpentine. Il était tout petit, tout petit comme le vieux serpent rabougri. Il était assez drôle, ce petit temple que le peuple entier vénérait. Cette petite chose tout là-bas tout là-haut qui osait pointer son museau vers les cieux.
Il faisait presque nuit désormais et on voyait quelques points lumineux dans les champs, les planteurs repartaient chez eux. Tito commençait à avoir mal aux fesses sur son rocher rugueux. Et faim aussi. Elle se rappelait le goût du miel dans les gâteaux.
Elle se leva et se mit à fureter partout. Elle chercha, essaya plutôt parce que dans la pénombre ce n’est guère chose aisée, il lui fallut du temps et la nuit tombait de plus en plus vite, et finalement elle abandonna. Elle rentra maussade dans son petit nid, un sale coin qu’on lui avait attribué par pitié. Une écuelle froide l’attendait, elle mangea sans appétit et dormit mal.

Le lendemain, elle resta tard, recroquevillée dans son petit coin, à dormir. La journée était déjà bien avancée quand elle décida de partir en quête d’une nasse. Elle jeta un rapide coup d’œil en passant vers le temple. Il y avait quelques personnes, Serpentine était occupée. Et puis de toute façon, elle ne l’accueillerait qu’avec des cris et son fouet si elle venait les mains vides.
Alors elle se mit à déambuler dans les ruelles marchandes et avisa plusieurs nasses qui feraient l’affaire. Elle savait très bien voler, elle passait son temps à le faire, comme la plupart des autres enfants qui s’étaient retrouvés seuls du jour au lendemain sans bien comprendre ce qui s’était passé. Parfois même, ils se faisaient complices pour voler des grosses choses, mais cela finissait souvent en mêlée générale car certaines choses ne se partagent pas quand on a le ventre vide. Parfois elle avait eu le dessus et parfois non, elle n’avait récolté que les fruits écrasés et quelques coups. Mais là, elle se débrouillerait seule et sans plan. La plupart du temps, elle était subtile, mais là, elle n’était pas encore assez bien réveillée. Alors sans une ni deux, elle prit la première nasse qu’elle trouva et partit en courant. Le marchand ne l’avait pas vue, mais les autres étaient plus attentifs, et de toute manière ils se méfiaient en permanence dès qu’ils apercevaient des enfants. Tito se mit à courir, mais ses jambes avaient du mal à la porter. Elle bouscula ceux qui ne s’écartaient pas, évita de justesse un homme qui essayait de l’attraper et s’étala par terre en tournant au coin à cause d’autres enfants qui jouaient. Elle les aurait griffés jusqu’au sang si elle en avait eu le temps, mais non, il fallait qu'elle se relève vite avant que les autres ne la rattrapent. Trop tard. Les enfants se dispersèrent, l’un avec la nasse, elle, resta dans la poigne de l’homme. Il la secoua méchamment, lui lançant à tout va des insultes et des menaces. Tito regardait les enfants filer et se demandait comment elle allait pouvoir récupérer cette nasse avant la nuit. L’homme, semblant s’énerver que son savon n’ait aucun effet,  lui flanqua une gifle pour la faire réagir. Tito le regarda enfin, il n’y avait ni peur, ni regret dans ses yeux. Au contraire, elle lui jetait des regards venimeux. Elle n’attendait en fin de compte qu’une seule chose, qu’ils en finissent pour qu’elle aille réaffirmer ses droits sur cette nasse. L’homme semblait hésiter, sa colère irradiait tout son visage, il était très laid. D’autres personnes venaient voir, Tito les entendait crier qu’ils en avaient assez de cette bande de petits voleurs, qu’elle n’avait qu’à payer pour les autres. Mais Tito n’avait pas envie de se prendre une volée de coups de bâton pour tous ces fruits écrasés que les autres avaient daigné lui laisser, ce n’était pas équitable. Elle tenta de dire quelque chose, pour toute réponse, l’homme la frappa à nouveau. C’en était trop, elle trépigna et à coups de griffes et à coups de pieds, elle réussit à s’échapper de son étreinte et repartit en courant. Personne ne la poursuivit. Elle pensa se réfugier chez Serpentine. Elle voulait retrouver le calme et le froid du temple. Avec un peu de chance Serpentine serait de bonne humeur et ne la chasserait pas. Elle monta péniblement la pente, la journée se faisait chaude. Un homme sortait du temple, il paraissait inquiet, la prophétie ne devait pas lui convenir. Tito rentra. Serpentine se passait de l’eau sur le visage, elle tremblait encore. Tito regarda la corbeille, le serpent dormait. Du moins, elle l’espérait.
-   J’ai essayé de voler une nasse mais je me suis fait prendre. J’ai chaud et faim.
Serpentine se retourna brusquement.
-   Tu veux bien m’aider finalement ?
Le ton était sincère, elle avait cru qu’elle refuserait. Cela remplit Tito de fierté.
-   Il y a des offrandes ? J’ai vraiment faim, tu sais.
Serpentine lui indiqua, d’un geste vague, un coin. Il y avait du lait et quelques fruits. Mais pas de gâteaux.
- Il va mourir dans peu de temps, Tito. Il ne bouge presque plus, j’ai prié la déesse, mais cela ne servira à rien. Il va mourir, Tito.
La petite mangeait goulûment, elle ne l’écoutait pas.
- Tito, tu écoutes ce que je dis ? Le serpent va mourir,  demain matin…
- Le petit serpent, je vais le trouver. Ne t'inquiète pas. Mais j'ai pas de nasse.
- Ce que tu peux être bête parfois. Au lieu de te faire remarquer dans tout le village, tu aurais mieux fait d’en prendre une ici.
- Mais tu venais de me…
Serpentine lui lança un regard d’avertissement. Ne jamais la contredire. Tito baissa la tête et finit sa lampée. Serpentine était retournée auprès du serpent et le caressait avec d’infinies précautions. Soudain, elle se leva précipitamment, courut vers Tito, lui arracha ce qu’elle avait dans les mains et la poussa devant elle. Une femme et un homme entraient.
-Prends cette corbeille et lave bien la robe.
Tito prit la corbeille qu’elle lui montrait et quitta le temple. Elle espérait que la corbeille contiendrait des choses intéressantes. Elle l’ouvrit plus loin, près du fleuve. Il y avait effectivement des tuniques dedans. Elle osa les revêtir, elles étaient un peu trop longues pour elle, elles traînaient par terre. Elle décida qu’elle attraperait le serpent avec. C’étaient des attributs de prêtresse, le sacrilège serait donc moins grave. Elle les enleva et les reposa dans la nasse et se remit en route. Lorsqu’elle fut enfin loin des demeures et dans un cadre plus propice à trouver le serpent, elle enfila de nouveau une tunique, cela l’amusait. Comme les serpents ne se montraient pas, elle commença à imiter Serpentine. Elle prit un vieux bâton et se mit à le bercer. Mais cela ne la fit pas rire, alors elle jeta le bâton et s’assit par terre. La robe était déjà sale avant de toute façon. Elle attendit longtemps avant d’entendre le bruissement qu’elle attendait. Elle se leva d’un bond, les sens en alerte, chasseuse sur le point d’acculer sa proie, et se jeta sur le reptile. Elle le serra fortement entre ses mains, comme si elle se battait vraiment avec. La capture avait été trop facile ; elle déposa le serpent dans la nasse, sans vraiment le regarder. Puis, elle enleva la robe et l’oublia. Elle regarda tout là-haut tout là-bas pour voir si le ciel s’effarouchait de son geste, mais non il n’y avait ni nuage et ni grondement dans l’air. Alors, elle prit la nasse dans ses bras et se mit en route, la nuit n’était pas encore tombée.

Les autres ne la soupçonnaient pas, ils vaquaient à leurs propres affaires, elle grimpa la longue pente poussiéreuse, il y avait du monde à l’intérieur. Beaucoup de monde. Tito fit le tour et déposa sa nasse derrière. Elle tremblait quelque peu, et si le serpent… ? Elle n’osait pas entrer, elle était trop sale. Finalement, elle entendit des cris et puis ce fut un pêle-mêle d’hommes,  Serpentine apparut sur le seuil. Il y avait des larmes sur ses joues et une tache auburn sur sa robe.
Tito attendit quelques instants avant de la rejoindre dans le temple. D’un coup d’œil, elle vit que le serpent ne bougeait plus, mais quelque chose lui disait qu’il n’était pas encore mort, quelque chose dans l’attitude de Serpentine l’assurait qu’il vivait toujours.
- Serpentine ?
Elle ne répondait pas, elle ne savait qu’émettre des hoquets de courroux.
- Serpentine, tu es blessée ?
Elle se retourna enfin, un petit rire fatigué dans la gorge.
- Tu parles de ça ? (elle montrait la tache sur son bas-ventre), ça, vois-tu, c’est mon petit serpent à moi qui coule coule coule tout doucement entre mes cuisses, ça, Tito, c’est le sale sang qui veut toujours couler, qui te déchire gentiment ici, qui tire et tire encore mais il n’y a rien d’autre qui sort que ce sale sang du sang rien que du sang alors que moi je voulais je voulais un petit être tu vois un petit rien qu’à moi dont moi  je m’occuperai, le serpent il est trop petit et il est malade, il m’a même mordue plusieurs fois, ça m’a laissé des petits points noirs là sur les bras, mais moi je croyais je voulais une petite chose pas un humain ça non un petit animal à moi rien qu’à moi mais non rien rien d’autre que ça, que ce sang qui coule et qui tache.
Elle s’était effondrée par terre, les mains sur son ventre, et elle se laissait aller d’avant en arrière en gémissant tout doucement. Tito ne savait quoi dire, elle avait entendu tous les mots, mais elle ne comprenait pas, elle voyait juste ce sang là, et les larmes sur les joues. Alors, elle s’approcha, elle passa une main sur le visage mouillé de Serpentine, elle ne savait que faire et que dire pour la consoler. La prêtresse lui prit la main, l’embrassa et la serra. Un peu trop au goût de Tito mais pour rien au monde elle n’aurait retiré sa main.
Serpentine la lâcha enfin et alla se passer de l’eau sur le visage. Elle semblait avoir oublié le sang qui gouttait sur son entrejambe.
- Et le serpent ? Comment il va ?
-Il va bientôt mourir. Les hommes étaient inquiets. Ils craignent pour leurs vies. Ils craignent de mourir sans guide.
-Mais tu… et si… on pourrait… pourquoi tu devrais mourir aussi ?
- Si le serpent meurt, la prêtresse doit mourir aussi.
- Mais tu ne mourras pas ! J’ai trouvé ce que tu voulais ! Il est derrière, dans la nasse.
Serpentine eut un faible sourire.
- C’est bien Tito. Je savais que toi tu ne m’abandonnerais pas.
Serpentine déposa ses lèvres sur le front de Tito. Elles étaient encore froides d’eau.
-Ecoute, Tito, on va prendre ces herbes là- bas, d’accord, on va faire un breuvage pour le serpent. Il faut essayer de le guérir parce que c’est lui le serpent de la déesse.
Tito s’empressa. Elle aida du mieux qu’elle put et elle laissa Serpentine s’efforcer de faire ingurgiter au serpent la pâte malodorante. Puis, elle laissa Serpentine mettre de l’encens partout et sortir toutes les offrandes. Serpentine mangea peu, Tito mangea et but beaucoup. Il faisait chaud, très chaud et l’odeur de l’encens était forte. Elle commençait à avoir mal à la tête. Il était temps qu’elle parte. Elle laissa Serpentine, elle divaguait un peu.
Sur le chemin du retour, elle faillit tomber plusieurs fois, des bandes noires obscurcissaient par moments ses yeux et elle avait la tête et l’esprit lourds. Elle tarda à s’endormir.
Le lendemain, elle se leva tôt, dès que les lumières du soleil lui chatouillèrent le visage, elle voulait être là si le serpent était mort, elle voulait être là pour aider Serpentine.
Elle grimpa rapidement la pente et arriva à bout de souffle dans le temple. Il y avait des bouts d’encens partout. Elle chercha le serpent, mais il n’était pas dans sa corbeille. Elle appela, sans réponse, avança vers la statue. A ses pieds gisait Serpentine, le serpent au milieu de ses cuisses tachées.
Tito ne poussa pas de cri, se plaquant les mains sur la bouche, elle courut, courut aussi vite qu’elle pouvait loin bien plus loin que les plantations loin vers le pays des étrangers, loin du petit temple qui saignait tout là-haut tout là-bas, loin du serpent pelé et de Serpentine aux cuisses tachées.



« Modifié: 08 Avril 2013 à 21:41:29 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Rain

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Re : Serpentine
« Réponse #1 le: 17 Janvier 2011 à 12:17:41 »
Comme d'habitude, j'ai bien aimé ce texte !

Bon, j'ai pas grand chose à dire ou à reprocher si ce n'est qu'au début, j'étais un peu perdu dans les dialogues entre la gamine et le mec qui vient faire des offrandes, j'ai dû relire une seconde fois pour trouver qui est qui. Mais ça doit être la fatigue.
Manque des espaces après quelques tirets, aussi, un peu partout dans le texte.

En dehors de ça, j'aime beaucoup l'ambiance, j'ai trouvé le texte assez poétique. Enfin, je sais pas, on reconnaît bien ta patte, quoi. Et malgré la longueur, j'ai pas décroché, y'a pas vraiment de longueur, justement, ça c'est bien.

Bref voilà, j'ai bien aimé.
Perdu

Hors ligne Plume d'argent

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Re : Serpentine
« Réponse #2 le: 17 Janvier 2011 à 14:33:55 »
Coucou !

J'ai lu le texte et j'ai bien aimé. Je dois dire que j'ai été transportée par l'histoire de bout en bout. En fait je ne sais pas trop quoi dire, le texte est sympa, la lecture est fluide, les émotions sont bien rendus, on sent cette lourdeur tragique qui plane tout au long.

Y a juste la fin qui me plaît pas. Il était évident que ça n'aurait pas fini autrement, malgré le faible espoir entrevu, mais je sais pas, une chute brutale et puis...je sais pas.

Hors ligne Gros Lo

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Re : Serpentine
« Réponse #3 le: 17 Janvier 2011 à 16:42:50 »
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Il y avait quelque chose de gluant qui suintaient de ses cheveux.
suintait

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La prêtresse berçait le serpent contre elle.
tout ça fait très couverture de Salammbô

Citer
-Un serpent ?! Mais… mais… tu N’AS PAS LE DROIT !
xD on dirait Galadriel

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il fallait que vite vite elle se relève avant que les autres ne la rattrapent
pas convaincu par les répétitions enfantines/oralisées

Citer
elle voyait juste ce sang là
ce sang-là

Citer
Il regarda vers le petit temple, le temps était pourtant clément.
Elle ne faisait que l’étaler.
temple/museau
le passage où elle saigne
la phrase de conclusion
j’aime


J’ai vraiment préféré à Carmen, je trouve que là aussi c’est dans tes “thèmes“ mais des thèmes plus récents peut-être, je sais pas, ça doit être l’assimilation temple/prêtresse >Qui tangue et qui vacille. En fait je lui trouve les mêmes qualités et les mêmes défauts (notamment le côté pas crédible de certains passages où le narrateur/enfant a bcp trop d’autonomie et de pensées d’adulte sous couvert de logique enfantine [càd : dans la narration, les rapprochements d’idée (coq à l’âne) font enfantin, mais à côté de ça les décisions sont celles d’un adulte)
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne ernya

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Re : Serpentine
« Réponse #4 le: 17 Janvier 2011 à 18:33:35 »
Rain:
Ouaip, je déteste les "dit-il" et compagnie.
Je vais regarder ce problème d'espaces.

Plume:
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Y a juste la fin qui me plaît pas. Il était évident que ça n'aurait pas fini autrement, malgré le faible espoir entrevu, mais je sais pas, une chute brutale et puis...je sais pas.
oui, c'est un peu brutal, j'ai une fâcheuse tendance à tout saborder XD

Lo':

Citer
La prêtresse berçait le serpent contre elle.
tout ça fait très couverture de Salammbô
elle le berce sur la couv ? (pas sur celle de Folio Classique)
mais oui le parallèle est facile et j'ai revu vite fait Salammbô l'autre jour pour le mémoire tout ça donc oui et puis influence post meeting etc etc

Citer
il fallait que vite vite elle se relève avant que les autres ne la rattrapent
pas convaincu par les répétitions enfantines/oralisées
celle-là je peux l'envoyer valser en effet

Citer
Citation
elle voyait juste ce sang là
ce sang-là
oui mais non, je persiste, c'est le "là" locatif, peut-être qu'il manque une virgule ?

Je suis contente que t'aies apprécié les passages relevés vu que c'est ceux que j'aime le plus.

Citer
J’ai vraiment préféré à Carmen, je trouve que là aussi c’est dans tes “thèmes“ mais des thèmes plus récents peut-être, je sais pas, ça doit être l’assimilation temple/prêtresse >Qui tangue et qui vacille.
oui, c'est un peu saoulant que mon imagination soit à ce point réduite. Mais en même temps, je crois que c'est quand même un peu différent de Qui tangue et vacille.

Citer
En fait je lui trouve les mêmes qualités et les mêmes défauts (notamment le côté pas crédible de certains passages où le narrateur/enfant a bcp trop d’autonomie et de pensées d’adulte sous couvert de logique enfantine [càd : dans la narration, les rapprochements d’idée (coq à l’âne) font enfantin, mais à côté de ça les décisions sont celles d’un adulte)
pas faux. Enfin vu que le reproche est le même, si ça te saoule pas, ça m'aiderait que tu relèves les passages où justement ça manque de crédibilité, vu que j'ai pas l'air de m'en rendre bien compte.


Merci beaucoup à tous les trois !
« Modifié: 17 Janvier 2011 à 18:35:08 par ernya »
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Re : Serpentine
« Réponse #5 le: 17 Janvier 2011 à 19:12:17 »
Ah et j’aime bien le titre (cela dit c’est dommage que du coup le prénom ait pas de vrai rapport sémantique avec le texte, c’aurait pu faire une dimension supplémentaire). Ok pour . Oui sur la couverture elle est juste raide comme un piquet et le serpent aussi, et ils sont à côté et elle tend la main un peu je crois. De toute façon ce n’est pas une critique, moi aussi je m’étais inspiré de cette couverture xD Bientôt on va pouvoir faire un recueil en la reprenant.

Bon j’ai relu sans vraiment trouver d’exemple précis, donc peut-être que c’est personnel. Ou alors que le côté peu crédible lié au fait que tes héroïnes raisonnent toutes de la même façon, je ne sais pas trop. Peut-être que c’est plus visible dans Qui tangue, je regarderai

Citer
Mais il fallait bien qu’elle aide la princesse parce que sinon elle se retrouverait toute seule
prêtresse lol

Citer
aucune envie de se prendre une volée de coup de bâton pour tous ces fruits écrasés
coups

Citer
Elle ne répondait pas, elle ne savait qu’émettre des hoquet de courroux.
hoquets

dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

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Re : Serpentine
« Réponse #6 le: 18 Janvier 2011 à 07:45:14 »
Je l'avais déjà lu hier matin mais je réitère ! En règle générale, j'ai trouvé que ça faisait très Qui tangue... ce qui est à la fois bien et pas bien : bien de replonger dans l'univers (même si en lisant les commentaires c'était pas trop ton objectif), pas bien de pas changer de thématique. Ca reste une lecture agréable itout, même si ça finit pas très joyeusement :mrgreen:

Citer
Et si, grand moment, mes amis, il y a des dialogues. 8)
LE SCOOP DU SIÈCLE

Citer
- Comment va-t-elle ?
- Le serpent va mourir, qu’elle dit.
le "qu'elle dit" est confonsant avec le dit-elle, comme Rain j'ai eu du mal à savoir qui était qui.

Citer
C’était sacrilège que de laisser une simple habitante manger des offrandes divines.
à ce moment-là il lui donne pour qu'elle monte les offrandes, pas pour qu'elle les mange si j'ai bien compris. Ou alors il est à ce point suspicieux ?

Citer
La prêtresse berçait le serpent contre elle.
c'est quand même dégueu

Citer
La petite chercha du regard le drame.
le rejet a un effet étrange, déjà j'ai du mal à voir de quel drame potentiel il s'agit (la mort du serpent ?) alors le rejeter ça lui donne un gros relief lol

Citer
seulement, il y avait encore des brins de raison qui s’agitaient et qui résistaient.
j'adore l'idée des brins de raison !

Citer
Elle avait mal dans la poitrine, elle dut s’arrêter, haletante. La course lui avait fait du bien, bien qu’un peu mal à la poitrine,
répétition peu utile (?)

Citer
Elle se rappelait le goût du miel dans les gâteaux.
vous souvenez-vous des fraises ?

Citer
- Je t’en ramènerai un ce soir, mais il faut que je trouve une nasse.
ça fait assez adulte comme réplique

Citer
Tito ne poussa pas de cri, se plaquant les mains sur la bouche, elle courut, courut aussi vite qu’elle pouvait loin bien plus loin que les plantations loin vers le pays des étrangers, loin du petit temple qui saignait tout là-haut tout là-bas, loin du serpent pelé et de Serpentine aux cuisses tachées.
Sans plus la fin, ça fait très "jvais résumer un peu hi hi hi"

Hors ligne ernya

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Re : Serpentine
« Réponse #7 le: 18 Janvier 2011 à 10:34:55 »
Citer
- Comment va-t-elle ?
- Le serpent va mourir, qu’elle dit.
le "qu'elle dit" est confonsant avec le dit-elle, comme Rain j'ai eu du mal à savoir qui était qui.
XD, j'y aurais jamais pensé. Enfin, après, vous voyez avec le ton du texte que cette hypothèse est fausse. :huhu:

Citer

C’était sacrilège que de laisser une simple habitante manger des offrandes divines.
à ce moment-là il lui donne pour qu'elle monte les offrandes, pas pour qu'elle les mange si j'ai bien compris. Ou alors il est à ce point suspicieux ?
yup, c'est un gros flemmard aussi. Mais il a bien deviné la petite.


Citer
La prêtresse berçait le serpent contre elle.
c'est quand même dégueu
mais non !


Citer
La petite chercha du regard le drame.
le rejet a un effet étrange, déjà j'ai du mal à voir de quel drame potentiel il s'agit (la mort du serpent ?) alors le rejeter ça lui donne un gros relief lol
j'avais pas fait gaffe pour le rejet, il est peut-être pas très approprié en effet. Quant au drame, c'est expliqué, non ? Cléo casse des vases, Serpentine s'amuse à lancer des fruits pourris et des encensoirs. Du coup elle s'est brûlée la manche, cette idiote.
Oui, je sais, c'est elliptique, mais je peux pas toujours tout expliquer à la fin.

Citer
seulement, il y avait encore des brins de raison qui s’agitaient et qui résistaient.
j'adore l'idée des brins de raison !
cool ! j'étais pas sûre de moi pour ceux-là


Citer
Elle avait mal dans la poitrine, elle dut s’arrêter, haletante. La course lui avait fait du bien, bien qu’un peu mal à la poitrine,
répétition peu utile (?)
ouip, je vais la jarter


Citer
- Je t’en ramènerai un ce soir, mais il faut que je trouve une nasse.
ça fait assez adulte comme réplique
ok, je vais tenter de reformuler

Citer
Tito ne poussa pas de cri, se plaquant les mains sur la bouche, elle courut, courut aussi vite qu’elle pouvait loin bien plus loin que les plantations loin vers le pays des étrangers, loin du petit temple qui saignait tout là-haut tout là-bas, loin du serpent pelé et de Serpentine aux cuisses tachées.
Sans plus la fin, ça fait très "jvais résumer un peu hi hi hi"
je le vois pas trop comme un résumé, mais c'est peu mon problème, quand j'aime une formule ou quand dans l'écriture du texte je me mets à aimer une formule, faut que je la ressorte partout pour être sûre qu'elle va marquer vos grands esprits. :mrgreen:
Donc cette fin, j'y touche pas, mais je vais essayer de réfréner mes envies de coller la même phrase partout.

Voili voilu merci !
« Modifié: 18 Janvier 2011 à 10:39:20 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Verasoie

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Re : Serpentine
« Réponse #8 le: 18 Janvier 2011 à 12:34:14 »
Citer
Non, ça ne la dérangeait pas que Tito mange les offrandes. Elle ou une autre, c’était toujours à manger et elle avait toujours faim, la petite. Et puis, elle était contente que Tito soit revenue. Elle s’ennuyait toute seule, alors Tito venait lui tenir compagnie. Parfois elle la frappait. Fort. Mais Tito revenait toujours.

Le 3e Tito me semble de trop

Citer
–qu’elle n’avait jamais entendus mais il lui fallait faire semblant –

Ce serait un peu moins lourd avec "il fallait" ? (Gros chipotage)

Citer
Parce que tu es mon amie, n’est-ce pas ma petite Tito ? Tu veux bien aider ton amie ?

Huhuhu elle fait peur. Enfin on sent bien le côté "envie de lui faire confiance, mais on sait qu'on devrait s'en méfier".

Citer
Tito se leva, lui tira la langue et s’enfuit.

Ça me paraît étrange qu'elle tire la langue, si elle était attachée à la prêtresse et que sa réaction la surprend, ça me paraît encore trop détaché et contrôlé de juste tirer la langue.

Citer
Elle se moquait bien des règles du village, mais celle-là, non.

de celle-là ?

Citer
Elle l’avait déjà vue jouer avec, oui, prendre le poignard et le faire glisser le long de sa cuisse, et le sang qui apparaissait, rouge, sinueux. Et puis elle avait essuyé avec son doigt pour oindre le serpent.

 :mrgreen:
Trop cool !

Citer
Il y avait longtemps, elle avait accompagné ses parents et elle avait craché avec eux sur l’impie, elle se souvenait bien, on l’avait traîné, roué de coups et puis et puis on l’avait ouvert comme un poisson et ses entrailles s’étaient déversées d’un coup et elle avait vomi. Elle ne voulait pas qu’on l’ouvre elle aussi comme un poisson. Ca devait faire vraiment mal, bien plus mal que les morsures du fouet de Serpentine. Mais la prêtresse, sa prêtresse…

Koutchi !
Non c'est pour dire que j'aime la comparaison avec le poisson.

Citer
comme la plupart des autres enfants qui, comme elle,

comme comme (remplacer le deuxième par "eux aussi" ?)

Citer
Parfois même, ils se faisaient complices pour voler des grosses choses, mais généralement cela finissait ensuite en mêlée générale

Je trouve que le "ensuite" n'est pas nécessaire

Citer
Mais là, elle se débrouillerait seule et sans plan. La plupart du temps, elle était subtile, mais là,

Mais là, deux fois

Citer
Alors sans une ni deux,

Mdr ! Trop bien l'expression comme ça ^ ^

Citer
Tito se mit à courir, mais ses jambes avaient dû mal à la porter.

du

Citer
Elle les aurait griffé jusqu’au sang si elle en avait eu le temps,

griffés

Citer
L’homme semblait hésiter, sa colère irradiait tout son visage, cet homme était très laid.

Juste "il", à la fin, pour éviter la répétition ?

Citer
Elle tenta de dire quelque chose, pour toute réponse, l’homme la gifla à nouveau. C’en était trop, elle trépigna et à coups de griffes et à coups de pieds, elle réussit à s’échapper de l’étreinte de l’homme et repartit en courant.

Pareil, "de son étreinte" ?

Citer
si ce n'est qu'au début, j'étais un peu perdu dans les dialogues entre la gamine et le mec qui vient faire des offrandes, j'ai dû relire une seconde fois pour trouver qui est qui. Mais ça doit être la fatigue.

Pareil en fait, au début j'avais inversé





Oh làlà j'adore Serpentine.  :coeur:

Franchement j'ai beaucoup aimé ce texte, à part le grand paragraphe réflexions/vol/capturée de Tito que j'ai trouvé un peu moins bien exécuté (déjà le fait que ce soit un peu un bloc, peut-être). Je trouve qu'il a toute son utilité aussi, mais qu'il y a un côté un peu plus flou dedans, voilà.

Sinon sur la narration je trouve vraiment fluide, à part la confusion dans le dialogue du début les autres posent pas de problème. L'ambiance est bien distillée comme tu sais faire, sans descriptions mais avec des détails qui plantent le décor et tout et tout.

C'est vrai que ça fait penser à Salammbô et Qui tangue et vacille mais tu es allée beaucoup plus loin sur le violent/sensuel et c'est ce que j'aime vraiment dans ce texte, et pour ça que j'adore Serpentine en tant que perso ; le passage que j'ai relevé avec la mutilation par exemple. Et puis ma mâchoire s'est décrochée pendant la tirade de la prêtresse à la fin. Elle est trop ouf.


Hors ligne Kailiana

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Re : Serpentine
« Réponse #9 le: 18 Janvier 2011 à 13:16:04 »
Citer
Elle-même secouait ses mèches avec dégoût, espérant que ses petites mains desséchées ôteraient la substance.
pour moi secouer ses mèches c'est secouer la tête pour que les cheveux bougent, pas les secouer avec les mains
Pour le dialogue du début entre la fille et l'homme, j'avais du mal à savoir qui parlait
Citer
Elle était devenue folle, jamais elle n’accepterait de voler un serpent. Elle se moquait bien des règles du village, mais celle-là, non. Le serpent, c’était quelque chose de sacré. Elle n’aurait su dire vraiment pourquoi. Depuis toute petite, on le lui avait dit. Mais c’est vrai que quand elle l’avait enfin vu, ce serpent, il lui avait semblé tout rabougri, ridicule même. D’ailleurs elle avait pouffé, comme si tout cela n’avait été qu’une farce et que le vrai serpent se cachait plus loin, aussi grand que la statue de la déesse. Mais non, c’était bien celui-là, le seul, l’unique. Ce vieux serpent tout pelé, tout moche, qui ne faisait même pas peur quand il sifflait. Elle avait été déçue et puis elle avait commencé à parler avec Serpentine. Il fallait lui obéir, ça aussi, on le lui avait longuement répété. Alors elle lui obéissait, elle se sauvait juste quand elle voulait la frapper, parce que ça n’est pas agréable. Mais enfin ce n’était pas juste ce qu’on lui demandait de faire. Pourtant, elle ne voulait pas que Serpentine meurt, ça non. Même si elle la frappait parfois, mais ça, c’était parce qu’elle était un peu folle, la pauvre. Elle n’était pas vraiment méchante et les bleus et les croûtes partaient vite. Il fallait l’aider parce que oui, si le serpent mourait, la prêtresse devait mourir aussi. Elle devait se poignarder. Tito n’arrivait pas à imaginer Serpentine s’enfoncer un poignard dans le ventre. Elle l’avait déjà vue jouer avec, oui, prendre le poignard et le faire glisser le long de sa cuisse, et le sang qui apparaissait, rouge, sinueux. Et puis elle avait essuyé avec son doigt pour oindre le serpent. Alors oui, elle pourrait faire ça, elle était suffisamment folle pour ça, mais, mais, mais non, ce n’était pas possible, pas la prêtresse, pas son amie baignant dans le sang avec ce vieux serpent mort à côté d’elle, elle ne voulait pas que cela arrive. Elle irait en voler un de serpent, elle serait sa complice, tant pis, elles seraient toutes les deux maudites, de toute façon, elle l’était déjà, elle avait mangé les offrandes de la déesse, alors après tout qu’est-ce que ça pouvait changer ?
un peu long/répétitif comme passage, je trouve
Citer
Elle savait très bien voler, d’ailleurs, elle passait son temps à le faire
"d'ailleurs" inutile


Ben, moi, désolé, mais j'ai aimé sans plus  :-[
J'ai trouvé quelques longueurs, dans la narration surtout, la manière de parler de la gamine avec toute les répétitions + le fait qu'elle repense plusieurs fois à la même chose. Niveau scénario, j'aimais bien l'ambiance au début jusqu'à la presque fin. Mais la fin... c'est quoi cette fin ? Tu devais la terminer en un temps limité ?  :P
Non, je ne suis vraiment pas entrée dedans par rapport à ce qui aurait pu être. J'ai du mal à savoir pourquoi. Je veux dire, j'aime l'ensemble du scénario (sauf la fin expédiée), quand je prends des extraits, le style me va... Mais au final, non, je ne suis pas rentrée dedans. Du tout. J'ai l'impression assez bizarre, surtout étant donné la taille du texte, d'avoir lu un résumé de l'histoire que tu voulais conter.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Serpentine
« Réponse #10 le: 18 Janvier 2011 à 15:23:30 »
Vera :

Je vais pas répondre à chacune de tes remarques parce que je suis d'accord avec presque toutes les modif que tu me proposes.

Citer
Parce que tu es mon amie, n’est-ce pas ma petite Tito ? Tu veux bien aider ton amie ?

Huhuhu elle fait peur. Enfin on sent bien le côté "envie de lui faire confiance, mais on sait qu'on devrait s'en méfier".
huhu, oui, c'est tout à fait ça.

Citer
Tito se leva, lui tira la langue et s’enfuit.

Ça me paraît étrange qu'elle tire la langue, si elle était attachée à la prêtresse et que sa réaction la surprend, ça me paraît encore trop détaché et contrôlé de juste tirer la langue.
oui, peut-être, enfin pour moi, Tito joue un peu avec Serpentine aussi.

Pour le dialogue, là où vous inversez, c'est là  ?
Citer
Elle s’obstinait.
- Je venais apporter des offrandes…

Citer
Franchement j'ai beaucoup aimé ce texte, à part le grand paragraphe réflexions/vol/capturée de Tito que j'ai trouvé un peu moins bien exécuté (déjà le fait que ce soit un peu un bloc, peut-être).
je suis assez d'accord sur le fait que c'est le passage un peu "bof"

Citer
C'est vrai que ça fait penser à Salammbô et Qui tangue et vacille mais tu es allée beaucoup plus loin sur le violent/sensuel
XD, sur la violence peut-être, mais sur le sensuel, plus dans Qui tangue quand même, non ?
enfin l'idée de violence, oui, c'est en ça où je trouve que c'est différent ici, et puis y'a pas tout le côté mystique avec Ishtar aussi, enfin "même thème" mais pas pareil quoi (encore heureux)

Citer
et pour ça que j'adore Serpentine en tant que perso
ça, ça me fait plaisir parce que moi et les personnages  :huhu:

Citer
Et puis ma mâchoire s'est décrochée pendant la tirade de la prêtresse à la fin. Elle est trop ouf.
cool ! enfin, oui, j'avais peur que ce soit pas tip top donc cool


contente que ça t'ait plu^^

Kail :

Citer
Elle-même secouait ses mèches avec dégoût, espérant que ses petites mains desséchées ôteraient la substance.
pour moi secouer ses mèches c'est secouer la tête pour que les cheveux bougent, pas les secouer avec les mains
euh oui, mais là, non. XD

Citer
un peu long/répétitif comme passage, je trouve
en fait, j'ai essayé, enfin dans mon idée, c'était montrer ses pensées et tu sais, on tourne souvent en rond quand on pense, non ? enfin, ça doit sûrement pas être rendu comme ça à vrai dire. Et c'est vrai que ça fait plus répétitif que rendu d'une pensée...

Citer

 Mais la fin... c'est quoi cette fin ? Tu devais la terminer en un temps limité ? 
euh c'est-à-dire que euh... oui, je, enfin je sais jamais finir... et Serpentine voulait plus écrire avec moi.... 


Citer
Non, je ne suis vraiment pas entrée dedans par rapport à ce qui aurait pu être. J'ai du mal à savoir pourquoi. Je veux dire, j'aime l'ensemble du scénario (sauf la fin expédiée), quand je prends des extraits, le style me va... Mais au final, non, je ne suis pas rentrée dedans. Du tout. J'ai l'impression assez bizarre, surtout étant donné la taille du texte, d'avoir lu un résumé de l'histoire que tu voulais conter.
je sais pas trop quoi te répondre... enfin le mot "résumé" m'a fait un peu mal XD. Ca aurait pu donner un truc plus long oui peut-être, mais j'avais plus d'idées, plus d'inspi, enfin je sais pas. Mais de pas de résumé, non.

D'ailleurs c'est marrant, j'aurais cru que t'aurais, comme Lo', préféré ce texte à Carmen. Enfin bon tant pis.

merci d'être passées !
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Re : Serpentine
« Réponse #11 le: 28 Février 2011 à 10:33:34 »
Remarques au fil de ma lecture :

Citer
- Je venais apporter des offrandes…
- Elle en a déjà plein. Plus qu’il n’en faut. De toute façon elle ne mange jamais rien.
- Ce n’est pas pour elle. C’est pour la déesse.
- La déesse aussi mange peu. Les offrandes, elles sont toutes en train de pourrir.Il sourit, elle était jeune.
- Qu’est-ce que c’est comme offrandes ?
- Du vin et des gâteaux sucrés. Un peu de douceur contre le mal.
- Oh ! Veux-tu que je les monte pour toi ? Elle est assez énervée, tu sais.
J'ai vraiment pas compris qui parle quand.

Citer
son sifflement semblait enroué
Aha, le fourchelang n'est plus ce qu'il était...
*non non, pas la peine, je suis déjà sortie*

Citer
ça ne la dérangeait pas que Tito mange les offrandes
Tito... c'était pas un dictateur yougoslave ?  ;D Ça fait bizarre pour une petite fille...
Oui, oui, promis, j'arrête les remarques inutiles  :-¬?

Citer
La jeune fille s’était mise à bombarder Tito de coups de poings
Ah, c'est bizarre, je la voyais absolument pas comme une jeune fille, plutôt comme une femme bien adulte. Peut-être préciser, avant, qu'elle aussi est jeune ? Je sais pas si je vais arriver à remodeler mon image d'elle dans la suite du texte...

Citer
jusque avant les plantations.
juste

Citer
elle ne voulait pas que Serpentine meurt
meure

Citer
Elle l’avait déjà vue jouer avec, oui, prendre le poignard et le faire glisser le long de sa cuisse, et le sang qui apparaissait, rouge, sinueux.
C'est peut-être moi, mais je trouve qu'il y a un problème au niveau de la syntaxe de cette phrase. Le dernier bout de phrase ("qui apparaissant, rouge, etc."), il se rattache au verbe voir, non ? (elle voit le sang qui apparaissait). Sauf que je saurais pas dire, grammaticalement, pourquoi, mais je crois pas que ce soit correct, ou alors c'est maladroit. Parce que si on enlève le morceau de phrase entre les deux, ça conne : "elle l'avait déjà vue et le sang qui apparaissait". (Déjà, je crois que "vue", comme ça a deux COD, ça devrait s'accorder au pluriel ? Enfin, pas sûre, mais là ça me fait très bizarre). Et, bref, c'est toi l'étudiante en lettres, je sais pas trop comment le dire, mais je crois que c'est pas correct...


Citer
Les hommes dans les plantations la regardaient d’un mauvais œil, ils la connaissaient bien pour l’avoir souvent coursée. Mais elle était à la stricte limite donc ils n’avaient pas le droit de lui faire du mal. Leurs regards la gênaient, lui rappelaient que ce qu’elle allait faire était interdit, sacrilège même. Mais il fallait bien qu’elle aide la prêtresse parce que sinon elle se retrouverait toute seule.
Ça fait un peu répétition (plus que les deux "mais", les deux constructions avec la même structure)

Citer
Pour en trouver, et surtout pour en prendre un sans se faire voir
Et en trouver un pareil , non ? J'avoue que ça me surprend, depuis tout à l'heure, qu'elle n'ait pas peur que quelqu'un découvre la supercherie (pas en la prenant sur le fait, mais ensuite, en voyant que le serpent n'est pas le même).
Et puis, même si elle a pas peur de se faire mordre, c'est pas facile à attraper un serpent, ça va quand même vachement vite ! (du moins celui qui est un jour passé devant moi à toute vitesse dans un champs quand j'étais petite, si j'avais voulu l'attraper j'aurais pas réussi. Ok, j'ai surtout pensé à partir vite fait, mais même :mrgreen: )

Citer
Et après il faudrait trouver un bon serpent, un comme celui de la prêtresse, mais en bonne santé.
Je retire ce que j'ai dit ! Mais la réflexion vient peut-être un peu tard...

Citer
Il y avait longtemps, elle avait accompagné ses parents
Deux petites choses :
- elle était pas censée ne pas avoir de famille ?
- "il y avait longtemps", ça transpose "il y a longtemps" dans un récit au passé, je vois bien, mais... je trouve que ça colle pas. ça fait pas du tout naturel, voire un peu lourd...

Citer
Mais la prêtresse, sa prêtresse…
Je chipote, mais je comprends pas trop ce qu'elle voulait dire dans ce bout de phrase... (d'habitude, quand on interrompt une phrase, c'est que c'est sous-entendu : le lecteur sait ce qu'allait contenir la phrase, grosso modo. Là j'avoue que je vois pas trop - mais je suis peut-être pas bien réveillée ^^ )


Citer
Et puis il n’y avait nulle créature rampante à l’horizon.
Etant donné qu'on est dans la tête d'une petite fille (et c'est d'ailleurs très bien retranscrit dans tout le paragraphe), cette phrase ampoulée (ou empoulée ? Je sais jamais l'écrire) ne colle pas, je trouve.

Citer
le ciel se faisait plus rouge par endroits
...il va couler beaucoup de sang cette nuit...
(non, non, désolée, je sais : j'avais dit que j'arrêtais avec les remarques débiles  :-[ )

Citer
tout là-bas tout là-haut on voyait le temple de Serpentine. Il était tout petit, tout petit comme le vieux serpent rabougri
ça fait quand même beaucoup de "tout". J'aime bien l'effet de "tout là-bas tout là-haut", et puis de "tout petit, tout petit comme le vieux serpent", mais les 2 à côté, ça fait une impression de répétition... Surtout que la ligne au-dessous  :
Citer
ce petit temple que tout le monde vénérait


Citer
Cette toute petite chose tout là-bas tout là-haut qui osait pointer son museau vers les cieux
Ok, ça doit être fait exprès, la répétition, mais (chez moi du moins) ça passe vraiment pas...  :-[

Citer
Elle se rappelait le goût du miel dans les gâteaux.
J'aime bien ce détail :)

Citer
Elle chercha, essaya plutôt parce que dans la pénombre ce n’est guère chose aisée
même remarque que plus haut, avec le "nulle créature rampante"

Citer
un sale coin qu’on lui avait attribué par pitié.
J'arrive toujours pas à saisir si elle a une famille (qui serait morte ou l'autair abandonnée) ou pas.

Citer
comme la plupart des autres enfants qui s’étaient retrouvés eux aussi seuls du jour au lendemain sans bien comprendre ce qui s’était passé.
C'est bien cette petite explication, mais ça pourrait peut-être venir avant ?

Citer
ils se faisaient complices pour voler des grosses choses, mais généralement cela finissait  en mêlée générale car certaines choses ne se partagent pas quand on a le ventre vide.
Répétition

Citer
elle n’était pas encore bien réveillée pour l’être
Il me semble que c'est pas très correct, si ? On attend "pas encore assez bien réveillée pour l'être" ; là je suis pas sûre que ça se dire, tel que c'est écrit.

Citer
Elle tenta de dire quelque chose, pour toute réponse, l’homme la gifla à nouveau.
il faudrait une autre ponctuation qu'une virgue, après "chose" : un point, ou un point virgule, voire un tiret. Parce qu'on change vraiment d'idée dans la phrase : le "pour toute réponse" qualifie la gilfe de l'homme, pas la façon dont elle essaie de parler.

Citer
à coups de griffes et à coups de pieds,
Répétition

Citer
Le ton était sincère, apparemment, elle avait cru que Tito refuserait
Pareil qu'avec le "pour toute réponse" : on voit pas bien si le "apparemment" s'applique au ton ou à ce qu'elle avait cru ; il faudrait une autre ponctuation qu'une virgule, pour le mettre clairement d'un côté ou de l'autre de la phrase.

Citer
Elle les reposa dans la nasse
Mais elle les avait pas enfilées ? Faudrait peut-être préciser, d'un mot, qu'elle les enlève ; j'ai dû relire le passage parce que j'étais plus sûre qu'elle les avait bien mises et je comprenais pas.

Citer
Elle se leva d’un bond, les sens en alerte, chasseuse sur le point d’acculer sa proie et se jeta sur le reptile
vurgule après "proie", non ?

Citer
Elle le serra fortement entre ses mains, comme si, comme si elle se battait vraiment avec.
Petite boucle temporelle/crise de bégaiement/phrase mal effacée sur le brouillon ? ^^

Citer
La capture avait été trop facile
j'avoue que je trouve aussi xD


Citer
et si le serpent ?
manquent les points de suspension pour montrer que la phrase est coupée (sinon ça fait drôle)

Citer
ce fut un pêle-mêle d’hommes
ça existe, ça, un pêle-mêle ?  ???


Citer
il m’a même mordu plusieurs fois
mordue

Citer
ça, vois-tu, c’est mon petit serpent à moi qui coule coule coule tout doucement entre mes cuisses, ça, Tito, c’est le sale sang qui veut toujours couler, qui te déchire gentiment ici, qui tire et tire encore mais il n’y a rien d’autre qui sort que ce sale sang du sang rien que du sang alors que moi je voulais je voulais un petit être tu vois un petit rien qu’à moi dont moi  je m’occuperai,  
Je veux bien qu'elle soit folle, mais j'ai pas trop saisi le délire xD

Citer
Elle s’était effondrée par terre, les mains sur son ventre, et elle se laissait aller d’avant en arrière en gémissant tout doucement.
Attends, je comprends pas... C'est ses premières règles ? Mais alors elle a quoi, douze-treize ans ??? Mais je la voyais vachement plus vieille, moi ! Et si Tito est tellement plus jeune, elle a quel âge ? Moi je lui donnais dans les 9-10 ans...
Faudrait peut-être préciser un tout petit peu plus, pour la prêtresse, parce que j'arrive pas vraiment à la visualiser depuis le début, avec toutes ces indications d'âge qui apparaissent un peu tard.

Citer
on va faire, un breuvage
virgule en trop

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Tito ne poussa pas de cri, se plaquant les mains sur la bouche, elle courut, courut aussi vite qu’elle pouvait loin bien plus loin que les plantations loin vers le pays des étrangers, loin du petit temple qui saignait tout là-haut tout là-bas, loin du serpent pelé et de Serpentine aux cuisses tachées.
J'ai... pas tout compris. Pourquoi elle fait ça, Serpentine ? C'est pas très logique. En plus, on dirait qu'elle a empoisonné, ou donné une drogue à Tito, mais je vois pas bien pourquoi ni pour quoi...



Dans l'ensemble, j'ai bien aimé, surtout le personnage de Tito qui est bien campé. Celui de Serpentine est bien plus classique dans tes textes (la jeune femme qui a un rapport avec la divinité (muse, demi-déesse, prêtresse...) mais qui est quand même un brin foldingue mais aussi tragique). J'ai trouvé que l'ambiance était bien plantée aussi (aucune description, mais on visualise bien le temple, le village, la vie aux plantations et au marché...)
Par contre, l'histoire est bien classique ; mais bon, c'est pas très grave.
Ce qui m'a plus gênée, ce sont de petites incohérences dans les détails (j'ai essayé de les reveler au fur et à mesure, chaque fois qu'un truc me faisait tiquer). C'est peut-être juste moi qui saisissais pas, mais ça m'a donné une sensation d'imprécision tout au long du texte, c'est dommage.

Voilà, j'ai trouvé bien sympathique comme texte, mais y a encore quelques détails à retoucher, je crois :)


(et à la différence de Kail, j'ai trouvé que le passage qu'elle cite est une première entrée dans la tête de Tito, alors même si, oui, les idées se répètent, au moins on a le temps de s'habituer à la façon de penser de la petite fille, et ça rend son personnage bien campé. A mon avis, hein.)


EDIT : remarque absolument inutile : la petite m'a fait penser à Pim dans Le vent de feu. Oui, je sais, ça n'a aucune espèce d'intérêt ce que je dis xD
« Modifié: 28 Février 2011 à 10:38:31 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Serpentine
« Réponse #12 le: 28 Février 2011 à 14:14:53 »
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J'ai vraiment pas compris qui parle quand.
Bon, a priori, j’ai changé le dialogue pour éclaircir

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ça ne la dérangeait pas que Tito mange les offrandes
Tito... c'était pas un dictateur yougoslave ?    Ça fait bizarre pour une petite fille...
Oui, oui, promis, j'arrête les remarques inutiles   
XD, oui, ça me rappelle de vieux trucs du bac XD. Ben tant pis, ça permettra de redonner une image positive à ce nom !


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Elle l’avait déjà vue jouer avec, oui, prendre le poignard et le faire glisser le long de sa cuisse, et le sang qui apparaissait, rouge, sinueux.
C'est peut-être moi, mais je trouve qu'il y a un problème au niveau de la syntaxe de cette phrase. Le dernier bout de phrase ("qui apparaissant, rouge, etc."), il se rattache au verbe voir, non ? (elle voit le sang qui apparaissait). Sauf que je saurais pas dire, grammaticalement, pourquoi, mais je crois pas que ce soit correct, ou alors c'est maladroit. Parce que si on enlève le morceau de phrase entre les deux, ça conne : "elle l'avait déjà vue et le sang qui apparaissait". (Déjà, je crois que "vue", comme ça a deux COD, ça devrait s'accorder au pluriel ? Enfin, pas sûre, mais là ça me fait très bizarre). Et, bref, c'est toi l'étudiante en lettres, je sais pas trop comment le dire, mais je crois que c'est pas correct...
Alors oui, syntaxiquement y’a une rupture en fin de phrase, rupture voulue et que j’assume, je peux même te donner le nom barbare littéraire : hyperbate. Donc non pas d’histoire de COD.


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Il y avait longtemps, elle avait accompagné ses parents
Deux petites choses :
- elle était pas censée ne pas avoir de famille ?
- "il y avait longtemps", ça transpose "il y a longtemps" dans un récit au passé, je vois bien, mais... je trouve que ça colle pas. ça fait pas du tout naturel, voire un peu lourd...
Ses parents ont crevé je ne sais quand, dans je ne sais quelles conditions, je vous laisse imaginer. Sinon ok pour le « il y avait longtemps »

Citer
Mais la prêtresse, sa prêtresse…
Je chipote, mais je comprends pas trop ce qu'elle voulait dire dans ce bout de phrase... (d'habitude, quand on interrompt une phrase, c'est que c'est sous-entendu : le lecteur sait ce qu'allait contenir la phrase, grosso modo. Là j'avoue que je vois pas trop - mais je suis peut-être pas bien réveillée  )
Ben elle s’imagine sa prêtresse tuée. J’ai essayé de reproduire les sauts de la pensée avec les apparitions brusques d’images.

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tout là-bas tout là-haut on voyait le temple de Serpentine. Il était tout petit, tout petit comme le vieux serpent rabougri
ça fait quand même beaucoup de "tout". J'aime bien l'effet de "tout là-bas tout là-haut", et puis de "tout petit, tout petit comme le vieux serpent", mais les 2 à côté, ça fait une impression de répétition... Surtout que la ligne au-dessous  :
Citation
ce petit temple que tout le monde vénérait
jvais en enlever

Citer
comme la plupart des autres enfants qui s’étaient retrouvés eux aussi seuls du jour au lendemain sans bien comprendre ce qui s’était passé.
C'est bien cette petite explication, mais ça pourrait peut-être venir avant ?
Nope, j’ai pas envie de saouler le lecteur dès le début^^

Citer
elle n’était pas encore bien réveillée pour l’être
Il me semble que c'est pas très correct, si ? On attend "pas encore assez bien réveillée pour l'être" ; là je suis pas sûre que ça se dire, tel que c'est écrit.
Ok

Citer
Elle tenta de dire quelque chose, pour toute réponse, l’homme la gifla à nouveau.
il faudrait une autre ponctuation qu'une virgue, après "chose" : un point, ou un point virgule, voire un tiret. Parce qu'on change vraiment d'idée dans la phrase : le "po
ur toute réponse" qualifie la gilfe de l'homme, pas la façon dont elle essaie de parler.
Oui, mais la virgule marche en amont et en aval, il me semble. Un autre signe de ponctuation serait trop fort, indiquerait une rupture qu’il n’y a pas ici puisque ce sont deux actions qui s’enchaînent.

Citer
à coups de griffes et à coups de pieds,
Répétition
D’un autre côté, ça se dit « à coups de griffes et de pieds » ?

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Le ton était sincère, apparemment, elle avait cru que Tito refuserait
Pareil qu'avec le "pour toute réponse" : on voit pas bien si le "apparemment" s'applique au ton ou à ce qu'elle avait cru ; il faudrait une autre ponctuation qu'une virgule, pour le mettre clairement d'un côté ou de l'autre de la phrase.
J’ai enlevé le « apparemment »


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Elle le serra fortement entre ses mains, comme si, comme si elle se battait vraiment avec.
Petite boucle temporelle/crise de bégaiement/phrase mal effacée sur le brouillon ?

Je crois que j’avais voulu rendre un effet mais comme c’est de la narration ça passe pas trop donc je vais l’enlever


Citer
ce fut un pêle-mêle d’hommes
ça existe, ça, un pêle-mêle ?
 
yup, vois plutôt http://www.cnrtl.fr/definition/p%C3%AAle-m%C3%AAle

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Je veux bien qu'elle soit folle, mais j'ai pas trop saisi le délire xD
Hm, il me semble que dans ma tête, elle se faisait tout un délire sur le sang qui provient de l’accouchement, de la vie donc (et pas de la mort). Enfin je saurai pas trop expliquer sans casser le texte je pense.

Citer
Elle s’était effondrée par terre, les mains sur son ventre, et elle se laissait aller d’avant en arrière en gémissant tout doucement.
Attends, je comprends pas... C'est ses premières règles ? Mais alors elle a quoi, douze-treize ans  Mais je la voyais vachement plus vieille, moi ! Et si Tito est tellement plus jeune, elle a quel âge ? Moi je lui donnais dans les 9-10 ans...
On peut avoir ses premières règles bien plus tard… même si certes, vu que je situe ce texte dans un cadre temporel ancien, les filles étaient plus précoces. Ceci dit je crois pas sous-entendre que ce sont ses premières règles.

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Faudrait peut-être préciser un tout petit peu plus, pour la prêtresse, parce que j'arrive pas vraiment à la visualiser depuis le début, avec toutes ces indications d'âge qui apparaissent un peu tard.
Oui mais non. Non parce que personnellement je n’en sais rien et que je ne trouve pas ça très important. Tu peux comprendre que Tito à entre huit et neuf ans et la prêtresse dans les 15-16, ça sera à peu près ça si tu veux, mais j’ai pas envie de donner une indication précise. ::)

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J'ai... pas tout compris. Pourquoi elle fait ça, Serpentine ? C'est pas très logique. En plus, on dirait qu'elle a empoisonné, ou donné une drogue à Tito, mais je vois pas bien pourquoi ni pour quoi...
Pourquoi elle fait ça ? Parce qu’elle s’est ou moins shootée, qu’elle se repent, qu’elle délire, je ne crois que pas ce personnage soit un personnage raisonnable. :mrgreen: Je préfère laisser le lecteur chercher sa propre justification, soit s’en moquer comme moi. Ce qui m’intéressait c’est son acte, pas sa motivation. Mais sinon non, elle n’a pas drogué Tito.

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EDIT : remarque absolument inutile : la petite m'a fait penser à Pim dans Le vent de feu.
Connais pas du tout

(pour la plupart des autres remarques, j'ai corrigé^^)

Je suis contente que t’aies bien aimé malgré tout, parce que c’est pas un thème que t’aimes donc c’est cool ! ^^

"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Serpentine
« Réponse #13 le: 28 Février 2011 à 14:33:31 »
J'avoue que je suis pas convaincue par tes explications  :P J'ai juste relevé ce qui m'a gênée à la lecture, et ça continue donc à me gêner ^^ Je sais pas si c'est très la peine que je re-réponde point par point, puisque après tout, l'auteur est maître en son domaine ^^


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Alors oui, syntaxiquement y’a une rupture en fin de phrase, rupture voulue et que j’assume, je peux même te donner le nom barbare littéraire : hyperbate. Donc non pas d’histoire de COD.
Ok, mais moi je trouve cette phrase très moche, lol.

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Ben elle s’imagine sa prêtresse tuée. J’ai essayé de reproduire les sauts de la pensée avec les apparitions brusques d’images.
Ok ! Alors peut-être juste ajouter un mot, avant de couper la phrase, pour que le lecteur soit sur la piste ?

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Citation
comme la plupart des autres enfants qui s’étaient retrouvés eux aussi seuls du jour au lendemain sans bien comprendre ce qui s’était passé.
C'est bien cette petite explication, mais ça pourrait peut-être venir avant ?

Nope, j’ai pas envie de saouler le lecteur dès le début^^
C'est l'absence de donnée qui m'a saoulée, personnellement. Une explication, c'est pas forcément un retour en arrière genre La Cité de la Peur qui raconterait la vie de la fillette depuis ses premiers pas :P Mais, en tant que lectrice, jusqu'aux 3/4 du texte j'ai pas arrêté de me dire que je comprenais pas si elle avait une famille ou non, et que ça faisait pas cohérent, et du coup quand l'explication vient, ça vient un peu tard pour apaiser cette insatisfaction. Donc, juste cette mention, ou une autre similaire mais tout aussi discrète, plus tôt dans le récit, ça m'aurait retiré cette impression de "y a un bug dans la matrice" :P
Ceci dit, bien sûr, c'est toi qui décides, hein ! Je détaille juste pourquoi j'ai relevé ce passage ^^

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Citation
à coups de griffes et à coups de pieds,
Répétition
D’un autre côté, ça se dit « à coups de griffes et de pieds » ?
Je dirais que ça se dit... Pourquoi, ça te fait bizarre à l'oreille ?

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Ceci dit je crois pas sous-entendre que ce sont ses premières règles.
Hm... Ce sont bien ses règles, non ? Sinon j'ai rien compris au passage.
Quant au fait que ce soient ses premières, ce qui m'a orientée vers cette idée c'est qu'elle a l'air complètement traumatisée, et prend aucune mesure pour ne pas étaler son sang partout, lol. Ça semble pas très naturel chez une fille ; je veux dire que c'est un truc auquel on s'habitue, non ? On va pas se faire un délire existentiel pseudo-hystérique chaque mois xD
Du coup, j'ai vraiment cru que tu voulais dire que c'étaient ses premières règles, et si c'est pas ça, je vois pas trop ce que c'est, j'avoue... (Elle a tenté un avortement ? Mdr)

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J'ai... pas tout compris. Pourquoi elle fait ça, Serpentine ? C'est pas très logique. En plus, on dirait qu'elle a empoisonné, ou donné une drogue à Tito, mais je vois pas bien pourquoi ni pour quoi...
Pourquoi elle fait ça ? Parce qu’elle s’est ou moins shootée, qu’elle se repent, qu’elle délire, je ne crois que pas ce personnage soit un personnage raisonnable.  Je préfère laisser le lecteur chercher sa propre justification, soit s’en moquer comme moi. Ce qui m’intéressait c’est son acte, pas sa motivation. Mais sinon non, elle n’a pas drogué Tito.
Quand j'ai dit que j'étais pas convaincue par ton explication, c'est de celle-là que je parlais :mrgreen:
Déjà, pour Tito, j'ai vraiment cru qu'elle était droguée puisqu'elle répète qu'il fait très chaud (alors qu'elle a bien spécifié plus haut que le temple est toujours frais), qu'elle a l'air complètement sonnée, et qu'elle s'endort si vite. Vu que tu viens de nous parler de breuvage, et qu'elle a mangé beaucoup, sous les yeux de la prêtresse-folle, j'estime que comprendre que Serpentine lui a fait ingérer une substance pour qu'elle dorme (au moins) n'est pas une hérésie de la part du lecteur :P Lol. Non mais je veux dire que c'est peut-être pas très clair, parce que j'ai VRAIMENT compris ça (c'était pas une interprétation incertaine que j'aurais collé sur un passage un peu flou... J'étais sûre que c'était ce que tu avais voulu dire)

J'ai relu la fin... et en fait je crois que j'ai pas compris. A la première lecture, j'ai cru qu'elle était morte, Serpentine. Mais en relisant, je suis pas si sûre et du coup j'aime encore moins la fin parce que je comprends rien... Il se passe quoi, en fait, dans les dernières lignes ?



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Je suis contente que t’aies bien aimé malgré tout, parce que c’est pas un thème que t’aimes donc c’est cool !
Pourquoi ce serait un thème que j'aime pas ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Serpentine
« Réponse #14 le: 28 Février 2011 à 19:27:01 »
Hop !

Désolée je fais pas de relevé détaillé, mais tu en as eu plein après tout  :-¬?.
Alors j'ai aimé moi aussi ! C'est vrai qu'on pense à Qui tangue et vacille mais c'est quand même différent. Sinon j'aime l'image du serpent et de la déesse, et le nom de Serpentine, aussi.
Voilà, donc j'ai bien aimé l'histoire, tout ça, et je me suis facilement plongée dedans. Et j'ai pas eu de problème de compréhension pour les dialogues de début. Voilou !

Hop !
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

 


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